Archives par étiquette : François Jacqmin

Monochrome, vertige, et regard intérieur

Jacqmin Monochrome atteint par le vertige

Monochrome atteint par le vertige

Auteur : François Jacqmin

Édi­tion et post­face : Gérald Pur­nelle

Mai­son d’édition : Cad­ran ligné

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 14 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑493603–09‑8

Pour­suiv­ant l’inventaire et la mise au jour des écrits non édités, demeurés inédits ou aban­don­nés du poète François Jacqmin – tout au long de son exis­tence, jusqu’à sa mort en 1992 –, Gérald Pur­nelle pub­lie aux édi­tions du Cad­ran ligné Mono­chrome atteint par le ver­tige, un court recueil de textes du poète. Le tra­vail à l’écritoire entend cette fois ques­tion­ner, par­mi les nom­breux chantiers en cours qui coex­is­taient dans l’atelier de Jacqmin, une réflex­ion ontologique sur l’être, son unic­ité, et sa place – ou bien plus sa soli­tude – dans le monde, par le prisme du mono­chrome. Con­tin­uer la lec­ture

Littérature retrouvée 5 : “Écrits sur l’art et les artistes” de François Jacqmin

litterature retrouvee jacqmin

En fin d’année, l’activité édi­to­ri­ale se met en pause, les nou­veautés ne revien­dront en librairie que début jan­vi­er. Le moment est idéal pour sor­tir de l’actualité et décou­vrir d’autres livres. Notre série Lit­téra­ture retrou­vée vous pro­pose des pépites que l’histoire lit­téraire n’a pas retenues, mais que des maisons d’édition ont récem­ment retrou­vées et mis­es en lumière par une nou­velle édi­tion de qual­ité.

Auteurs – et plus sou­vent encore autri­ces – injuste­ment mécon­nus, ou œuvres sup­posées mineures d’écrivains réputés : du 22 décem­bre au 2 jan­vi­er, du lun­di au ven­dre­di, Le Car­net et les Instants vous emmène à la ren­con­tre de 10 livres qu’une réédi­tion récente a judi­cieuse­ment sor­tis de l’oubli.

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Dans l’atelier de François Jacqmin

François JACQMIN, Un ciel unique, suivi de Le livre du moi, Édi­tion et pré­face de Gérald Pur­nelle, Tail­lis Pré, coll. « Ha ! », 2025, 146 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87450–239‑2

jacqmin un ciel uniqueLes édi­tions du Tail­lis Pré pour­suiv­ent avec régu­lar­ité et sous la direc­tion de Gérald Pur­nelle, leur con­tri­bu­tion à la pub­li­ca­tion des œuvres poé­tiques de François Jacqmin (1929–1992). Réédi­tions et inédits (L’œuvre du regard, 2012 ; Le Domi­no gris, 2017 ; Stèles, 2019) vien­nent com­pléter les paru­tions aux Archives et Musée de la Lit­téra­ture d’un pre­mier vol­ume d’œuvres com­plètes (L’amour la terre, 1946–1956, 2022) et d’un deux­ième con­sacré aux artistes (Écrits sur l’art et les artistes, 1954–1991, 2023). Si l’on y ajoute les réédi­tions en Espace Nord de Les saisons et Le livre de la neige (tous deux en 2016), on peut con­sid­ér­er que l’accès à la pro­duc­tion écrite de l’ancien mem­bre du groupe Phan­tomas est aujourd’hui large­ment facil­itée, d’autant que d’autres recueils posthumes sont égale­ment sor­tis de l’imprimerie ces dernières années (à La Pierre d’alun, au Tétras-Lyre). Con­tin­uer la lec­ture

François Jacqmin, de l’art et des artistes

François JACQMIN, Écrits sur l’art et les artistes 1954–1991, édi­tion établie par Gérald Pur­nelle, pré­face de Pierre-Yves Soucy, AML Edi­tions, coll. « Archives du Futur », 2023, 262 p., 28 €, ISBN : 978–2‑87168–097‑0

jacqmin ecrits sur l art et les artistesSur la cou­ver­ture, un apho­risme peint, let­tres noires sur fond rouge, de et par François Jacqmin : « Pourvu qu’il n’arrive Rien ». Ce grand Rien, que pou­vait-il représen­ter pour le poète des Saisons et du Domi­no gris ? On songe à « la Cat­a­stro­phe », qui han­tait les pages du seul roman de Chris­t­ian Dotremont, La pierre et l’oreiller. Mais chez Jacqmin, qui n’a cessé de creuser par l’écriture ce puits sans fond qu’est la notion même d’exister, ce grand Rien reste un mys­tère. Les écrits pub­liés, inédits ou ébauchés de Jacqmin, déposés et inven­toriés aux Archives et Musée de la Lit­téra­ture (AML), font désor­mais l’objet d’une volon­té de pub­li­ca­tion inté­grale. C’est ain­si qu’après un pre­mier vol­ume d’Œuvres com­plètes cou­vrant les années 1946–1956, paru en 2022 dans une édi­tion de Gérald Pur­nelle (ULiège), sort un nou­v­el ouvrage sur beau papi­er, con­sacré aux Écrits sur l’art et les artistes. Pierre-Yves Soucy, dans sa pré­face, le sig­nale d’emblée : les textes réu­nis, pros­es, poèmes, apho­rismes, réflex­ions, sont de statuts divers. Cer­tains ont été pub­liés, d’autres pas, jugés sans doute non aboutis par l’auteur, d’autres encore ont con­sti­tué une masse imposante d’écriture, qui visait pour l’écrivain « à dévelop­per sa pen­sée en vue d’ensemble plus réduits et des­tinés à la pub­li­ca­tion. » Con­tin­uer la lec­ture

François Jacqmin en ses premiers états

François JACQMIN, Œuvres com­plètes 1. L’amour la terre, 1946–1956, édi­tion cri­tique et géné­tique établie par Gérald Pur­nelle, AML Edi­tions, coll. « Archives du Futur », 2022, 344 p., 28 €, ISBN : 978–2‑87168–091‑8

jacqmin oeuvres completes 1Il y a un peu plus de trois décen­nies, le 13 févri­er 1992, s’éteignait François Jacqmin, essen­tielle­ment recon­nu de son vivant pour quelques dis­crets mais éblouis­sants recueils poé­tiques, tels Les saisons (Phan­tomas, 1979) et Le livre de la neige (La Dif­férence, 1990, tous deux réédités en Espace Nord en 2016). Si la recon­nais­sance cri­tique et publique fut tar­dive, on le doit en par­tie à l’écrivain lui-même. L’œuvre poé­tique de Jacqmin, l’un des « Sept types en or » réu­nis en 1953 par l’amitié au sein de la revue Phan­tomas de Théodore Koenig et Joseph Noiret, était en apparence rel­a­tive­ment peu abon­dante. Lui-même, volon­taire­ment, ne livrait qu’avec parci­monie ses textes, alors même qu’il était de notoriété publique à cette époque que l’écriture, celle de poèmes en prose, de réflex­ions sur le lan­gage et le silence, la méta­physique de l’être, les rela­tions entre l’humain et la nature… emplis­sait une grande par­tie de ses jours et de ses nuits. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2022 de Christophe Meurée

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2022 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Christophe Meurée. Con­tin­uer la lec­ture

François Jacqmin « paysan perverti par l’écriture »

Un coup de cœur du Car­net

Cahiers François Jacqmin, n° 1, Press­es Uni­ver­si­taires de Liège, 2019, 110 p., 13 €, ISBN : 978–2‑87562–225‑9

L’importance et la sin­gu­lar­ité de la voix poé­tique du Lié­geois François Jacqmin (1929–1992) ont été à maintes repris­es soulignées sur le blog du Car­net et les instants. Les voici défini­tive­ment con­sacrées avec la paru­tion, aux Press­es Uni­ver­si­taires de Liège, d’une pre­mière livrai­son de Cahiers tout entiers dédiés à la mémoire de l’auteur des Saisons et du Manuel des ago­nisants.


Lire aus­si : La poésie à Liège : d’I­zoard et Jacqmin à nos jours (C.I. 194)


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François Jacqmin. Se tenir face à l’impasse

François JACQMIN, Stèles, Pré­face d’Emeline Deroo et Loris Not­turni, Tail­lis Pré, 2019, 136 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87450–149‑4

Rédigé dans les années 1980, le recueil Stèles fait par­tie des textes inédits lais­sés par le poète François Jacqmin (1929–1992). L’auteur d’Être, du Domi­no gris, de L’œuvre du regard, du Poème exac­er­bé, du Livre de la neige creuse ici un ques­tion­nement poé­tique sous une forme apho­ris­tique. Non point l’aphorisme comme con­den­sa­teur d’une vérité mais comme épure au plus près de la matière de la vie. Il appro­fon­dit ce qui n’a cessé de le hanter : le bat­te­ment de l’être et du néant, le rap­port entre le don­né et la logique, entre le réel et le verbe. Son aven­ture créa­trice se sou­tient d’une ten­sion entre la sphère de la pen­sée (philosophique, logique, cal­cu­lante…) qui écrase le mys­tère et l’activité poé­tique qui laisse bruire ce qui est. La spécu­la­tion abstraite, les sys­tèmes détru­isent l’énigme du monde en l’arraisonnant par le con­cept. Se des­sine la fig­ure en creux d’un poète qui se veut le gar­di­en de l’innommable, de l’ineffable. Les exis­tants, les phénomènes excè­dent la pen­sée que l’homme en prend. Con­tin­uer la lec­ture

Le jeu de dominos de François Jacqmin

François JACQMIN, Le Domi­no gris. Poèmes en prose, Post­face de Lau­rent Robert, Tail­lis Pré, 2017, 154 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87450–124‑1

jacqmin le domino grisEnfant, nous jouions aux domi­nos, tout en nous trav­es­tis­sant sous un masque de tis­su. Ado­les­cent, nous ten­tions d’en saisir les com­bi­naisons math­é­ma­tiques, en rêvant d’un car­naval à Venise. Jeune adulte, nous écoutions en boucle une pièce pour clavecin de François Couperin, Les Folies françois­es, qu’il avait dédiée aux domi­nos. Le domi­no chez Couperin, com­pos­i­teur du XVIIIe siè­cle, ne désig­nait ni le jeu, ni le masque, mais bien tout un habit de bal masqué, sur­mon­té d’un lourd capu­chon. Dans ses vari­a­tions musi­cales, Couperin avait asso­cié une car­ac­téris­tique humaine à chaque couleur de vête­ment : le rouge sang pour l’ardeur, le noir pour le dés­espoir, le bleu pour la fidél­ité… et le gris pour la per­sévérance. Con­tin­uer la lec­ture

François Jacqmin : prendre le néant à son propre piège

Un coup de cœur du Carnet

François JACQMIN, Traité de la pous­sière (juin 1990 – févri­er 1991), Cad­ran ligné, 2017, 220 p., 17 €, ISBN : 2954369663

Après Le Manuel des ago­nisants (Tétras-Lyre) puis l’essai L’Écriture et la foudre signé Gérald Pur­nelle (Midis de la Poésie / L’Arbre à paroles), tous deux parus en 2016, voici que s’étend à nou­veau le vaste chantier poé­tique lais­sé en friche par le poète François Jacqmin à sa dis­pari­tion, en 1992. Com­posé d’inédits extraits du Fonds Jacqmin que con­ser­vent les Archives du Musée de la Lit­téra­ture, ce recueil répond au désir exprimé par le poète, celui de « con­stru­ire un livre qui n’aurait jamais vu le jour. » Ce sera Le Traité de la Pous­sière, un titre qu’aurait pu jalouser Cio­ran…


À lire : Archives François Jacqmin aux A.M.L.


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François Jacqmin au seuil de sa vérité

François JACQMIN, Manuel des ago­nisants, post­face de Gérald Pur­nelle, Tétras Lyre, 120 p. 14 €   ISBN : 978–2‑930685–25‑0

jacqmin-manuel-des-agonisants« Une fig­ure nette et déser­tique du temps », l’expression, signée Gérald Pur­nelle, pour­rait car­ac­téris­er tout l’œuvre poé­tique élaboré par le Lié­geois François Jacqmin depuis l’émergence de sa parole  jusqu’à son ultime souf­fle.

Com­mencer, pour évo­quer un recueil poé­tique, en par­lant de son post­faci­er appa­raî­tra sans doute comme une hérésie ; c’est qu’à lire les pages essen­tielles que Pur­nelle con­sacre au Manuel des ago­nisants, l’on a tôt fait de s’apercevoir quelle sym­biose règne entre l’épure des derniers textes aux­quels tra­vail­lait Jacqmin avant de nous être ravi et le regard qu’y pose son exégète. Pur­nelle ne se con­tente pas d’analyser, soit de dis­sé­quer froide­ment une dépouille ver­bale ; con­juguant la maes­tria du philo­logue avec la finesse du glos­sa­teur, il en rassem­ble les mem­bres épars, les rac­com­mode, leur réin­jecte du sens et leur réin­suf­fle vie à titre posthume. Con­tin­uer la lec­ture

Le sensuel et le silentiaire

Gérald PURNELLE, L’écriture et la foudre. Jacques Izoard et François Jacqmin. Deux poètes entre les choses et les mots, Midis de la Poésie / L’arbre à paroles – Essais, 40 p.   ISBN : 978–2‑87406–637‑5

purnelleLa col­lec­tion d’essais tirés des con­férences pronon­cées lors de ces ren­con­tres priv­ilégiées que sont les Midis de la poésie comp­tait déjà, par­mi les grands noms qui l’émaillent, Pasoli­ni, Brecht, Bauchau, Duras, Aragon… Grâce à l’étude que livre Gérald Pur­nelle, pro­fesseur à l’Université de Liège, deux Lié­geois vien­nent rejoin­dre cette cohorte d’éminences : Jacques Izoard et François Jacqmin. Con­tin­uer la lec­ture

La neige, sans contrefaçon

François JACQMIN, Le livre de la neige, post­face de Gérald Pur­nelle, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2016, 152 p., 8 €

jacqmin le livre de la neigeLa col­lec­tion « Espace Nord » a l’excellente idée de remet­tre à la dis­po­si­tion des lecteurs deux ouvrages majeurs du poète François Jacqmin (1929–1992) : Les Saisons, ini­tiale­ment paru dans la col­lec­tion du vivant de l’auteur, en 1988 ; et Le Livre de la neige, dernier recueil de poèmes en prose pub­lié aux Edi­tions de la Dif­férence par Jacqmin, avant son décès en 1992. Deux recueils, qui ne sont que l’arbre fine­ment tail­lé cachant la forêt d’écrits qu’a lais­sés le poète – vingt caiss­es de man­u­scrits déposés aux Archives et Musée de la Lit­téra­ture –, par­mi lesquels ont déjà été extraits des recueils sen­si­ble­ment achevés, comme nous l’évoquions l’an dernier à pro­pos du Plumi­er du vent. Con­tin­uer la lec­ture

Hommage à François Jacqmin

jacqminLe lun­di 29 févri­er à 20h, le Con­ser­va­toire roy­al de Liège et l’Université de Liège s’associent pour une con­férence-con­cert excep­tion­nelle en hom­mage au grand poète lié­geois François Jacqmin (1929–1992). Con­tin­uer la lec­ture

Le plumier de François Jacqmin

François JACQMIN, Le Plumi­er de vent, illus­tra­tions d’Alexandre Hol­lan, pré­face de Daniel Mey­er, pro­logue de Gérald Pur­nelle, La pierre d’alun, 2015, 80 p., 32 €

jacqminIl en va de cer­tains écrivains comme des espèces d’oiseaux migra­teurs : ils s’en vont en fin d’automne, on s’attend à les revoir dans nos jardins aux pre­miers jours de print­emps, de nou­velles plumes sur le dos, et puis, rien. On les attend en vain, ils ne réap­pa­rais­sent pas. Quelque­fois, c’est toute une lignée dont on perd ain­si la trace, ou le dernier spéci­men d’une espèce déjà men­acée. Des « Sept types en or » (rap­pelons leurs noms : Théodore Koenig, Mar­cel et Gabriel Piquer­ay, François Jacqmin, Paul Bour­goignie, Joseph Noiret, Pierre Put­te­mans) qui ani­mèrent dès 1953 le groupe «  Phan­tomas » (« La revue Phan­tomas, c’est Popocate­petl six fois par an », affichait la qua­trième de cou­ver­ture), c’est François Jacqmin qui, le pre­mier, en 1992, s’éclipsa au loin, fidèle à sa dis­cré­tion toute bri­tan­nique. Et le dernier des « Sept », Pierre Put­te­mans, s’est défini­tive­ment envolé en 2013. Con­tin­uer la lec­ture