Marcel LECOMTE, Le Sens des Tarots et autres souvenirs, avec des images de Pierre ALECHINSKY, La Pierre d’Alun, coll. « La petite pierre », 2025, 64 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87429–109‑8
Marcel Lecomte (1900–1966), poète, écrivain, chroniqueur, commentateur des arts plastiques, des lettres – et même de politique – , membre du trio surréaliste qui publia les tracts de Correspondance au milieu des années 1920, a toujours manifesté un grand intérêt pour l’ésotérisme, une thématique récurrente dans son œuvre. Y cherchant des points de jonction entre les cultures anciennes et son propre présent, sans doute, mais tentant également d’en dégager quelques lignes essentielles qui pouvaient peut-être expliciter cette forme d’autonomie créatrice existant entre les mots, la poésie, et les idées : une voie initiatrice dans la littérature dont il se voulait à la fois l’observateur, le praticien, et le commentateur. Continuer la lecture




Ultime passion est une nouvelle assez courte, récente vu les références à des techniques d’aujourd’hui. Elle étonne cependant, car Paul Emond condense et résume dans ce bref texte toute une part de sa production romanesque antérieure.
L’on sait Armel Job fin observateur des âmes humaines, tant il a créé de personnages dont la présence forte imprègne la vie de ses lecteurs. Voici qu’il s’est prêté au jeu de l’extrême brièveté, celui des instantanés de la collection « La petite pierre » des éditions de La Pierre d’Alun, qui associe ses écrits aux illustrations de Benjamin Monti pour ce nouveau petit volume spiralé.
Quarante ans d’édition à La Pierre d’alun, animée par Jean Marchetti, cela n’est pas rien, et la Bibliotheca Wittockiana à Bruxelles s’en fait l’écho au travers d’une 





On a tous été confrontés aux vieilles photos de famille. Photographies polaroïd, sépia, argentiques qui ont cet avantage sur le numérique d’être imprimées donc aussi le pouvoir de remonter à la surface un jour ou l’autre, sans crier gare. Photos détentrices le plus souvent de secrets « flottant dans l’atmosphère » qu’ils soient d’alcôve, d’état ou de polichinelle. Gardiens de mémoires enfouies, ces clichés, retrouvés au fond de quelque tiroir, prennent la place de mots soufflés, écrits et perdus. Paroles qui s’envolent, images qui restent même si elles s’effacent parfois. Dans ce texte publié à La pierre d’alun sous forme de petit carnet à spirales (à feuilleter en écoutant William Sheller), les images de Simon répondent aux mots de Jean-Luc. Ou peut-être est-ce l’inverse ? Peu importe puisque le dialogue ici entre le père et le fils naît en quelque sorte de ces bains révélateurs qui font revivre les silhouettes familiales délitées.