Archives par étiquette : Théâtre

Retrou­vez ici tous nos arti­cles et recen­sions con­sacrés au théâtre

La vie à contre-emploi

Alex LORETTE, Dream Job(s), Lans­man et CED-WB, 2019, 80 p., 12 €, ISBN : 978–2‑8071–0224‑8

Le théâtre con­tem­po­rain cherche, à chaque généra­tion, à ébran­ler les con­ven­tions sociales de la vio­lence com­mune, invis­i­ble, banale. Alex Lorette est de ces auteurs et sa dernière pièce Dream job(s), enfonce le clou dans l’u­nivers de l’apparence raisonnable du man­age­ment et des prof­its implaca­bles qu’elle doit génér­er. La pièce a reçu le prix des met­teurs en scène « hors » et « en » Bel­gique 2017–2018. Con­tin­uer la lec­ture

Les trois sœurs de l’Eldorado

Vir­ginie THIRION,Un pied dans le par­adis, Lans­man, 2018, 46 p., 10€, ISBN : 978–2‑8071–0214‑9

Madeleine et Jeanne, deux sœurs sans le sou, vivent dans l’ancien ciné­ma famil­ial qui n’est plus qu’une ruine. La belle époque de l’Eldorado est bien loin­taine. L’avenir n’offre plus que des pla­fonds croulants, des bouil­lons et du pain ras­sis. Alors par­fois une main inno­cente traine dans le ray­on trai­teur du super­marché le plus proche et emporte avec elle lotte à l’armoricaine ou lapin aux pruneaux. Les deux sœurs, qui sont comme un vieux cou­ple, aiment jouir de petits plaisirs. Un soir, Louise, leur sœur cadette, refait sur­face après dix ans d’absence. Elle n’a plus un rond et veut réin­té­gr­er le domi­cile famil­ial. Madeleine et Jeanne acceptent. Les voilà prêtes à se ser­rer la cein­ture à trois. La vie est moins som­bre quand on est plusieurs. Elles désirent toute­fois manger à leur faim et se met­tent à vol­er de plus en plus. Des petits plats cuis­inés dans le hyper, on passe aux vête­ments et aux vas­es dans les cimetières. Tout est bon pour se faire un peu de blé. Surtout qu’un expert leur somme de quit­ter leur domi­cile devenu insalu­bre. L’expropriation n’est plus très loin, mais les trois sœurs n’ont pas dit leur dernier mot. Telles des Robins des bois, elles extorquent les rich­es. Tout est per­mis pour sur­vivre. Louise ren­con­tre d’ailleurs un veuf riche au cimetière. La voilà leur solu­tion. À moins qu’elles ne soient tombées sur plus rusé qu’elles encore… Con­tin­uer la lec­ture

Du dedans des histoires

Thier­ry LEFÈVRE, Les his­toires de la baraque, Lans­man, 2018, 123 p., 12 €, ISBN : 978–2‑8071–0212‑5 – Spec­ta­cle à Brux­elles du 19 au 30 mars 2019

On imag­ine aisé­ment la scène de théâtre expres­sion­niste, les planch­es de chêne nues aux murs et au sol, une chaise de pin pour seul mobili­er, des herbes en brins sur le bas du pan­talon, la rosée dans la voix sépul­crale, un tableau bucol­ique de cabane, des couleurs plus som­bres que vives, un éclairage de brais­es et l’ancien temps retrou­vé du gri­ot, du barde, du fableur, du magi­cien des mots et du con­teur de vérités com­pris­es sans démon­stra­tion.

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Le prix du Parlement de la FWB pour Kenan Görgün

Kenan Görgün

Chaque année, le par­lement de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles remet son prix lit­téraire, récom­pen­sant suc­ces­sive­ment une pièce de théâtre, une oeu­vre en prose, un recueil poé­tique et un essai. Pour cette édi­tion, le théâtre est à l’hon­neur. Le prix revient à Kenan Görgün.

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L’après

Lau­re CHARTIER, Un fait divers, Lans­man, 2018, 44 p., 8 €, ISBN : 978–2‑8071–0219‑4 

Que se passe-t-il les min­utes, les heures, les semaines, les mois qui suiv­ent un viol ? Com­ment tra­vers­er cette épreuve et faire face à son agresseur quand on a le cran de porter plainte ? Com­ment sur­vivre ? Dans Un fait divers, nous suiv­ons toutes ces étapes à tra­vers les yeux de la vic­time, une fille sans his­toire, celle que d’habitude on ne voit pas, celle dont on oublie le nom.Le par­cours du com­bat­tant l’attend. La tête qui tourne, la fatigue, les émo­tions qui jouent au yoyo, entre rires et larmes, le clan qui se referme pour mieux vous pro­téger, la police, le psy qui vous par­le d’internement, la gyné­co et son kit-viol, le traite­ment de trithérapie préven­tif et ses effets sec­ondaires, les dif­fi­cultés de con­tin­uer à tra­vailler coûte que coûte, l’identification du vio­leur, le procès, la con­damna­tion, le retour dans le bar où tout a basculé,les paroles des autres…

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Jean-Marie Piemme. Le théâtre comme révélateur du monde

Jean-Marie PIEMMEBrux­elles, print­emps noir suivi de Scan­daleuses et 1953, Post­face de Pierre Piret, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2018, 288 p., 9 €, ISBN : 978–2875681492

Com­ment le théâtre est-il à même de ques­tion­ner l’Histoire, ses crises, ses tragédies ? Com­ment dress­er un dis­posi­tif scénique qui la prend au piège de ses pro­pres folies ? Dra­maturge majeur de la scène théâ­trale actuelle, Jean-Marie Piemme con­stru­it « un théâtre de sit­u­a­tions » (Sartre) comme l’analyse Pierre Piret dans sa très riche post­face. Créée par Philippe Sireuil, la pièce Brux­elles, print­emps noir évoque les atten­tats qui frap­pèrent Brux­elles le 22 mars 2016. Pour le pire, le réel a repro­duit l’imaginaire : alors qu’il avait rédigé une fic­tion sur le thème des atten­tats, ces derniers frap­pent la cap­i­tale, la plongeant dans un print­emps noir. Jean-Marie Piemme se livr­era à un tra­vail de réécri­t­ure, pro­duisant un texte théâ­tral mobile, lais­sé ouvert au sens où la mise en scène, le jeu des acteurs inter­vi­en­nent dans l’articulation des dix-huit tableaux qui la com­posent. Inter­ro­geant l’irruption des forces de mort dans le tis­su de la vie, la con­struc­tion de la tragédie adopte un point de vue kaléi­do­scopique : elle com­bine les voix des vic­times, des morts, leurs dernières paroles souf­flées par les bombes, les voix des blessés, les dis­cours entre cynisme et veine ubuesque des politi­ciens, des min­istres, l’intervention des Par­ques, l’interview d’un dji­hadiste, la voix de la faucheuse, de la camarde,celles de l’auteur, des acteurs jouant la pièce.

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Ulysse des temps modernes

René BIZAC, Je suis un héros, Lans­man, 2018, 54 p., 10 €, ISBN : 978–2‑8071–0210‑1

Un valeureux gail­lard, Jean-Denis Coum­ba, petit-fils de Sib­ri-le-Colosse, descen­dant de Mam­ba, le chef de cav­a­lerie du roi des Mossi, quitte l’Afrique et entre­prend la tra­ver­sée vers l’Europe. Un autre gars de son vil­lage, Dia­baté, son presque frère, celui dont le grand-père a trahi, l’accompagne. Le petit rafiot qui les trans­porte coule et emporte au fond des abysses tous ses occu­pants, excep­té Jean-Denis qui survit et nage jusqu’à Anvers. Là, le bourgmestre — un ancien gros qui cherche à redor­er son bla­son — le prend sous son aile et lui pro­pose de devenir lieu­tenant-colonel à cheval. Mais Jean-Denis s’ennuie rapi­de­ment et con­tin­ue sa route jusqu’à Paris. S’il veut vivre comme un prince, c’est là qu’il doit se ren­dre ! L’homme ne s’en sort pas trop mal : il tra­vaille illé­gale­ment à Rungis, aide les touristes au pied de la Tour Eif­fel et se nour­rit dans les poubelles du XVIème. Toute­fois, un chi­nois, Mon­sieur Ping, qui a remar­qué sa puis­sance, désire l’embaucher. À force de refuser, l’Asiatique lui colle l’inspection au cul. Dia­baté fait son grand retour. L’homme a égale­ment survécu au naufrage. Les aven­tures de Jean-Denis ne sont pas ter­minées. En échange d’une promesse de papiers, il se retrou­ve à garder le chien de la femme du patron de Rungis. Un petit chien nerveux qui ne cesse d’aboyer et qui fera bas­culer la pièce dans une toute autre dimen­sion. Con­tin­uer la lec­ture

Arrestation arbitraire

Giuseppe LONOBILE, Emma K., Lans­man, coll. « Lans­man Poche », 2018, 66 p., 8€, ISBN : 978–2807101999

Le jour de son douz­ième anniver­saire, Emma K. reçoit la vis­ite d’un homme qu’elle ne con­nait pas et qui l’arrête. Pour quel motif ? Elle n’en sait rien. Ses par­ents et son frère ont été envoyés « en vacances », tan­dis qu’elle se voit privée de lib­erté. Elle doit toute­fois con­tin­uer à se ren­dre à l’école et est escortée en per­ma­nence par un agent, sorte de polici­er-nounou, qui aime regarder la télévi­sion et prend de plus en plus les allures d’une mouche. À l’école, per­son­ne ne sem­ble trou­ver cette sit­u­a­tion étrange. Sa prof, Madame Grubach, la met en con­tact avec son frère avo­cat, mais Emma K. se rend rapi­de­ment compte que per­son­ne ne parvient réelle­ment à l’aider. Per­son­ne ne sait surtout ce qui se trame réelle­ment. Elle apprend que nom­bre d’enfants comme elle atten­dent leur procès, trainent dans les couloirs de son immeu­ble et se ren­dent par­fois au gre­nier. Il se dit qu’une géante tir­erait les ficelles de tout cela. Emma tente de trou­ver des répons­es. Pourquoi veut-on les musel­er et les priv­er de lib­erté ? Ne peut-on pas remet­tre en ques­tion la parole des instances de pou­voir ? Sa recherche de la vérité la met en présence de nom­breux autres per­son­nages. Sa com­bat­tiv­ité, son besoin de jus­tice et sa soif d’être défendue pour­raient bien lui don­ner rai­son. Con­tin­uer la lec­ture

Auteurs dramatiques : appel à candidatures pour la bourse Claude Etienne

Claude Eti­enne © Pas­cal Cornil

Le Rideau de Brux­elles crée une bourse d’aide à l’écri­t­ure pour de jeunes auteurs de théâtre. Les can­di­da­tures sont atten­dues pour le 25 novem­bre 2018.  Con­tin­uer la lec­ture

Être différent

Loris LIBERALE, Y a pas de lézard, Lans­man, 2018, 38 p., 9 €, ISBN : 978–2807102071

Léo a des dif­fi­cultés à se faire accepter. Quand il par­le, il arrive sou­vent que sa langue fourche, qu’il se mette à bégay­er et que son dis­cours en devi­enne incom­préhen­si­ble, ce qui provoque évidem­ment les rires et les moqueries de ses com­pagnons de classe. Ils le surnom­ment « Mon­key ». Léo essaie de pass­er out­re, mais au fond de lui, il est tou­jours un peu plus blessé. Par­fois, le poids des moqueries étant trop lourd, Léo pique des crises. Il passe le plus clair de son temps seul, à éviter ses cama­rades et zone dans les couloirs de l’école, ce qui ne plaît pas à l’éducateur. Un des élèves, Rémi, est par­ti­c­ulière­ment méchant avec lui et veut lui nuire. Con­tin­uer la lec­ture

Paul Emond. Descente dans la condition humaine

Paul EMOND, His­toire de l’homme, tome 2, Lans­man, 2018, 14 €, ISBN : 978–2‑8071–0193‑7

Art de l’illusion qui révèle les vérités cachées, le théâtre crée une scène sur laque­lle com­para­is­sent les pas­sions des hommes, l’échiquier du pou­voir, les con­flits entre morale et poli­tique, la grande tra­gi-comédie de l’Histoire. Dans ce deux­ième tome d’His­toire de l’homme, le dra­maturge et romanci­er Paul Emond agence une « pièce fleuve, mobile, chao­tique et à suiv­re » se découpant en saynètes qui revis­i­tent au fil d’un humour philosophique le mythique et le banal, la folie des hommes, des dieux et les grandes orgues des pul­sions. Le secret de la puis­sance cor­ro­sive des scènes a pour nom con­den­sa­tion. Qu’il déterre les facettes con­tem­po­raines du mythe d’Orphée, d’Ulysse, qu’il s’empare de l’invention de mon­sieur Guil­lotin, qu’il agence à ciel ouvert une curieuse trinité com­posée d’un provo­ca­teur, d’un pick­pock­et et d’une rêveuse, l’œil du dra­maturge noue le sur­réel à une analyse poé­tique des ressorts de la con­di­tion humaine. Pour ce faire, il con­joint point de sur­vol et descente dans la pâte micro­scopique des faits ; il se décen­tre, se fait ani­mal, ange, quit­tant l’ancrage humain afin de lire à rebours la mécanique des réc­its de vie et des hauts faits his­toriques. Con­tin­uer la lec­ture

Michèle Fabien. Soulèvement des corps

Un coup de cœur du Carnet

Michèle FABIEN, Jocaste, Claire Lacombe, Berty Albrecht, post­face de Veroni­ka Mabar­di,  Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2018, 176 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–403‑5

Michèle Fabien, JocasteJocaste, Claire Lacombe, Berty Albrecht… trois femmes que Michèle Fabi­en arrache au silence, celui de l’Histoire des hommes, des vain­queurs, trois femmes dont elle porte la voix comme un flam­beau éclairant les pas­sions humaines et les mythes, la roue du temps et l’avènement du nou­veau. Dra­maturge, femme de théâtre qui par­tic­i­pa à l’aventure de l’Ensemble Théâ­tral Mobile, fig­ure majeure du Jeune Théâtre belge dans les années 1970–1990, tra­duc­trice du théâtre de Pasoli­ni, Michèle Fabi­en (1945–1999) est l’auteure d’une œuvre ardente qui a renou­velé la scène du théâtre. Salu­ons Espace Nord de pour­suiv­re l’entreprise d’édition des pièces de Michèle Fabi­en. Après Char­lotte, Sara Z. et Notre Sade accom­pa­g­né d’une pré­cieuse lec­ture de Marc Quaghe­beur, ce vol­ume remar­quable­ment post­facé par Veroni­ka Mabar­di réu­nit trois textes qui réin­ter­ro­gent l’espace de la représen­ta­tion, l’émergence d’un corps porté par la let­tre et la réap­pro­pri­a­tion d’une vie, d’une parole, d’un nom, d’un sens. Con­tin­uer la lec­ture

Résidence d’écriture La Chartreuse : appel à candidatures

Dans le cadre de la con­ven­tion signée entre la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles et La Char­treuse de Vil­leneuve lez Avi­gnon – Cen­tre nation­al des Écri­t­ures du Spec­ta­cle, un appel à can­di­da­tures est lancé pour l’attribution de 4 bours­es. Les dossiers sont atten­dus pour le 6 sep­tem­bre 2018. Con­tin­uer la lec­ture

« Je vins en un lieu où la lumière se tait »

Alex LORETTE, Géo­gra­phie de l’enfer, Lans­man, 2018, 50 p., 11€, ISBN : 978–2‑8071–0179‑1

lorette geographie de l enfer.jpgFranck, JC et Leslie vivent dans un trou per­du. Aucun voisin, aucune mai­son aux alen­tours. Que la nature à perte de vue, ses forêts, les bruits qui craque­nt, des hul­ule­ments, le vent qui souf­fle. Rien qu’eux trois et leur pro­fonde soli­tude, brisée par­fois par des échap­pées au tra­vail ou sur les routes. Qui sont-ils les uns pour les autres ? Deux frères et une sœur ? Un ménage à trois ? Des amis ? De sim­ples colo­cataires ? Con­tin­uer la lec­ture

S’accroche-t-on Malgrétout ou Tantpis, c’est fini ?

Stanis­las COTTON, La pro­fondeur des forêts, Lans­man, 2018, 48 p., 11€, ISBN : 9782807101845

cotton la profondeur des forêts.jpgSir­ius Mal­grétout com­mence un nou­veau job dans un mag­a­sin d’électroménagers. Il passe ses journées à par­courir les longues allées d’un hangar, à charg­er des fri­gos ou des lave-vais­selles, à pouss­er un char­i­ot et à trans­porter le tout jusqu’à l’accueil. Un emploi fati­gant et extrême­ment répéti­tif : tick­et allée numéro untel, emplace­ment untel — charge­ment — déplace­ment — livrai­son. Et on recom­mence. De plus, Sir­ius n’a pas vrai­ment le physique du démé­nageur. Un curieux per­son­nage, Tom­my Tant­pis, le suit partout. Qui est-il ? Un fan­tôme qui le hante, comme le dit la légende ? Un mau­vais cauchemar ? Un ami qui lui veut du mal ? Son pro­pre dou­ble ? Le mys­tère reste entier. Con­tin­uer la lec­ture

La mémoire théâtrale retrouvée

Paul ARON, Une his­toire du théâtre belge de langue française (1830–2000), Impres­sions nou­velles, coll. “Espace Nord”, 2018, 368 p., 11 € / ePub : 6.99 €, ISBN : 978–2875683977

aron une histoire du theatre belge de langue francaiseDans l’avant-propos à la réédi­tion de son essai qui retraçait, en 1995, Une his­toire du théâtre belge de langue française (1830–2000), Paul Aron souligne « l’irremplaçable pré­car­ité » de cet art, chaque représen­ta­tion étant par nature unique.

Si, en spec­ta­teur sen­si­ble, il nous livre une vision sub­jec­tive de ce qu’il a vécu per­son­nelle­ment au théâtre, il espère que les élé­ments réu­nis au cours de ses recherch­es aideront le lecteur à pren­dre la mesure d’un pat­ri­moine pré­cieux, qui reste peu con­nu. Souhait exaucé ! Con­tin­uer la lec­ture