Ah ! je ris de nous voir

Stéphane GEORIS, L’éclat du rire, Trans­boréal, 2025, 96 p., 9,5 €, ISBN : 978–2‑36157–358‑4

georis l'éclat du rireArtiste et clown des rues de tous les instants et con­ti­nents, mieux con­nu dans le présent Car­net sous le pseu­do­nyme de Tim­o­téo Ser­goï, Stéphane Georis écrit ici depuis l’hôpital du Sart Tilman à Liège. Mal­gré une méchante bac­térie menaçant sa colonne vertébrale et pour la col­lec­tion « Petite philoso­phie du voy­age », il nous con­fie joyeuse­ment le bilan de ses expéri­ences et réflex­ions sur le rire à tra­vers lui et Tout. Con­tin­uer la lec­ture

« (…) C’est dans l’entre-deux / cet évaporé de conscience … »

Anne-Marielle WILWERTH, La haute cou­ture de l’infime, Illus­tra­tions de Marc Bergère, Bleu d’encre, 2025, 95 p., 15 €, ISBN : 978–2‑930725–88‑8

wilwerth la haute couture de l'infimeL’infime dont il est fait men­tion dans le titre si inspi­rant de ce recueil, est sans aucun doute l’objet de la recherche formelle à laque­lle se livre la poétesse. Cha­cun des textes offre cette brièveté de l’aphorisme dont on ne cesse, une fois ceux-ci lus, d’explorer les pos­si­bles qu’ils envis­agent, de sil­lon­ner les labours qu’ils creusent, de s’abandonner aux per­spec­tives qu’ils dévoilent. Con­tin­uer la lec­ture

Les Manneken-prix 2025

Les lau­réats et lau­réates des Man­neken-prix 2025 ont été dévoilés ce ven­dre­di 28 novem­bre. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix de littérature Charles Plisnier 2025

Michelle Fourez

Michelle Fourez — pho­to Sara Con­stan­ca

Le prix de lit­téra­ture Charles Plis­nier 2025 était con­sacré au roman. Sa lau­réate a été annon­cée ce jeu­di 27 novem­bre. Con­tin­uer la lec­ture

L’espérance de la jeunesse

Daniela GINEVRO, À l’ombre des marées, Lans­man, 2025, 56 p., 11 €, ISBN : 9782807104488

ginevro a l'ombre des mareesLe réc­it se déroule après la Grande Vague, quelque part dans le Grand Nord, sur les anci­ennes ter­res, dans une ville por­tu­aire. L’intrigue prend place autour d’un abribus, face au quai. Il pleut de manière inin­ter­rompue. La mer est agitée. On entend le clapo­tis de l’eau et les cris des mou­ettes. Que la marée soit haute ou basse, l’eau débor­de de plus en plus sur le quai. La Grande Vague a tout emporté et lais­sé der­rière elle quelques êtres débous­solés. Tous sont par­tis ou sont morts. Trois enfants oubliés – La brindille, Jukel et Tem­ba – se retrou­vent dans cet abribus, sorte de cabane faite de sacs plas­tiques. Au fil des pages, ce lieu est de plus en plus encom­bré par des pneus, sacs, planch­es, bâtons, bouteilles… Ces trois enfants atten­dent un bus qui n’arrivera jamais et scru­tent l’horizon d’où pour­rait sur­gir un bateau. Con­tin­uer la lec­ture

Pépites du SLPJ 2025 : le palmarès

maury beril en bataille

Le Salon du livre et de la presse jeunesse (SLPJ) de Mon­treuil a lieu du 26 novem­bre au 1er décem­bre. Des prix lit­téraires, les “pépites”, y sont décernés. Con­tin­uer la lec­ture

Bonjour tendresse

Un coup de cœur du Car­net

Gwen GUÉGAN, Claire obscure, Chat polaire, 2025, 76 p., 16 €, ISBN : 978–2‑931028–40‑7

guegan claire obscureGwen Gué­gan revient avec ce nou­veau ren­dez-vous, à la fois intime et dis­tant, Claire obscure.

Je lève alors un voile / pour ren­con­tr­er cette ombre / mécon­nue / qui est là, en moi / depuis l’origine Con­tin­uer la lec­ture

Jean Claude Bologne. Le jeu des perles de vie

Un coup de cœur du Car­net

Chris­tine BINI, L’Envol et le Sil­lon. L’œuvre romanesque de Jean Claude Bologne, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es, 2025, 244 p., 20 €, ISBN : 9782803200924

bini l'envol et le sillonLa ren­con­tre entre le champ romanesque de Jean Claude Bologne et le regard de Chris­tine Bini se place sous le signe de la grâce, d’une grâce athée qui rend toute la mesure de la puis­sance esthé­tique, de la com­plex­ité et de l’exigence d’une œuvre rad­i­cale­ment sin­gulière. Le titre de l’essai, le tableau de Breughel, La Chute d’Icare (la ver­sion du musée Van Buuren) en cou­ver­ture dévoilent l’intuition qui dicte et guide l’étude : « Le titre choisi pour cet essai asso­cie Jean à l’envol, et Claude au labour, sym­bol­ique­ment. Ce sont là deux motifs impor­tants de l’œuvre romanesque de Bologne : l’aspiration à la tran­scen­dance, et l’ancrage dans l’histoire, ter­reau de la fic­tion. » La com­plé­men­tar­ité des deux gestes (le vol vers l’infini et le labour de la terre fic­tion­nelle, de la chair his­torique) par laque­lle Chris­tine Bini définit l’imaginaire du romanci­er est égaiement à l’œuvre dans l’exégèse qu’elle lui con­sacre. Con­tin­uer la lec­ture

Le racisme et l’antiracisme à la belge

Sarah DEMART, La fic­tion pos­tra­ciale belge. Antiracisme afrode­scen­dant, fémin­isme et aspi­ra­tions décolo­niales, Édi­tions de l’Université de Brux­elles, coll. « Soci­olo­gie et anthro­polo­gie », 2025, 188 p., 21 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782800418650

demart la fiction postcoloniale belgeSi on oublie sou­vent que le racisme est une idéolo­gie fluc­tu­ante, vari­able selon les cul­tures, les pays, les groupes soci­aux…, on réalise encore moins que son pen­dant, l’antiracisme, n’est pas une valeur uni­verselle (ce fameux uni­versel, qui lui aus­si pose bien des ques­tions), intem­porelle et détachée de tout con­texte. Il suf­fi­rait pour­tant, par exem­ple, de réu­nir des militant·es de la mou­vance « Touche pas à mon pote » des années 1980 et des activistes décolo­ni­aux d’aujourd’hui pour provo­quer de vives dis­cus­sions, mesur­er l’ampleur du décalage idéologique alors que tou.tes aspirent à une société égal­i­taire. Mais quar­ante ans de recherche, de luttes, d’évolution de la société les sépar­ent. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Libraires en Seine 2026 : les présélections

Chaque année, une quin­zaine de librairies parisi­ennes décer­nent les prix Libraires en Seine, en lit­téra­ture générale et en lit­téra­ture pour la jeunesse.  Con­tin­uer la lec­ture

Une grande voix

Madeleine LEY, Poésies, Pré­face de Jacques Van­den­schrick, Édi­tion de Gérald Pur­nelle, Tail­lis Pré, coll. “Ha !”, 2025, 240 p., 22 €, ISBN : 978–2‑87450–248‑4

ley poésiesLa car­rière lit­téraire de Madeleine Ley (1901–1981) est brève. En 1930, elle pub­lie un pre­mier recueil de poésie, Petites voix, suivi de deux romans pour enfants (1931 et 1935). En 1936, parait son roman Olivia. Suiv­ent, en 1941, les poèmes de La mai­son du ciel. Puis, c’est le silence, à l’exception de la pub­li­ca­tion en 1942 de Le grand feu, couron­né sur man­u­scrit par le Prix Rossel en 1939. Con­tin­uer la lec­ture

Mémoire et avenir

Thomas DEPRYCK et Antoine LAUBIN, Maria et les oiseaux (His­toires de Bel­gique), De Fac­to/CED-WB/Emile & Com­pag­nie, 2025, 240 p., 20 €, ISBN : 978–2‑8071–0443‑3

depryck laubin maria et les oiseaux histoires de belgiqueMaria et les oiseaux nous donne à lire un vaste jeu his­torique de l’His­toire de Bel­gique de 1945 à aujour­d’hui au départ de Hau­mières, petit vil­lage fic­tif du Hain­aut occi­den­tal, situé quelque part entre la France, la Flan­dre et l’Escaut. Les auteurs de cette saga, Thomas Depryck et Antoine Laubin, y don­nent nais­sance à une femme, Maria, en 1927. Con­tin­uer la lec­ture

Théâtre de papier

Paul BIOT, Les efface­ments d’Amédée, Cerisi­er, 2025, 144 p., 15 €, ISBN : 9782872672554

biot les effacements d'amédée et autres nouvellesPaul Biot est un homme mul­ti­ple : juriste, auteur et dra­maturge, comé­di­en, met­teur en scène, for­ma­teur en créa­tion. Son nom est indis­so­cia­ble­ment lié au mou­ve­ment du théâtre action dont il a été un des arti­sans act­ifs dans toute la fran­coph­o­nie et ce depuis des décen­nies. On lui doit aus­si quelques ouvrages de référence sur cette dis­ci­pline en mou­ve­ment qui va à la ren­con­tre du pub­lic pour explor­er avec lui des thé­ma­tiques socié­tales, le spec­ta­cle se con­stru­isant en direct avec l’apport des per­son­nes présentes, le plus sou­vent en lien avec des com­bats pour les droits humains. Aujourd’hui, il présente pour la pre­mière fois une œuvre lit­téraire de fic­tion sous la forme d’un recueil, Les efface­ments d’Amédée et autres nou­velles. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix Marcel Thiry 2025

prix marcel thiry 2025 illu

Le prix Mar­cel Thiry 2025 était dédié à la poésie. Il a été remis le 21 novem­bre lors d’une soirée au Grand Cur­tius.

Con­tin­uer la lec­ture

(re)visiter la poésie française de Belgique

Les poètes de la rue Ducale. Antholo­gie poé­tique, Intro­duc­tion et choix par Yves Namur, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2025, 247 p., 20 €, ISBN 978–3‑8032–0093‑1

namur les poetes de la rue ducaleQu’est-ce au juste que cette « rue Ducale » ? De quand date sa réu­nion de poètes ? Qui en fit (fait) par­tie ? L’énigme – bénigne – s’éclaire bien­tôt si l’on s’avise qu’une rue Ducale bor­de le Parc Roy­al à Brux­elles et longe le Palais des Académies royales, dont celle des écrivains fran­coph­o­nes… Con­venons-en, un titre comme “Nos poètes académi­ciens” eût paru plus com­passé, voire intim­i­dant. Or, il s’agit avec cette nou­velle antholo­gie de sor­tir des armoires tout un pan de notre lit­téra­ture, de la fin 19e à aujourd’hui, pour opér­er une remise en lumière et un grand bras­sage intergénéra­tionnel. Yves Namur, qui col­lab­o­ra jadis avec Lil­iane Wouters, est un anthol­o­giste expéri­men­té. Il a choisi de ranger les textes en suiv­ant non l’ordre his­torique de leur paru­tion mais l’ordre alphabé­tique des noms d’auteur(trice), ce qui engen­dre des voisi­nages inat­ten­dus et par­fois même dis­so­nants : Véronique Bergen et Charles Bernard, Edmond Van­der­cam­men et Fer­nand Ver­he­sen, Jea­nine Moulin et Pierre Nothomb… Ain­si, loin du car­can chronologique, le vol­ume pro­gresse par sauts et con­trastes où l’idiosyncrasie de chaque auteur(trice) est mise en relief par celle de ses commensaux(ales), non sans pro­duire un plaisant effet de chine. Con­tin­uer la lec­ture

Duo dada dodu dis donc

Christoph BRUNEEL et José VANDENBROUCKE, … NU & con­tinu, Âne qui butine, coll. “Amphis­bène”, 2025, 166 p., 22 €, ISBN : 978–2‑919712–38‑0

bruneel vandenbroucke nu & continu« Spec­tal­lumeurs », Christoph Bruneel et José Van­den­broucke van­nent les let­tres dans la joie et les mirages. Ils les tamisent et les déplient sur un cadavre exquis de flots de mots col­lants et de col­lages, qui meurent dans des remous poé­tiques pour en génér­er par l’écume, de nou­veaux sur le chant. Dont les cou­plets inin­ter­rom­pus respirent abon­dam­ment l’air par la page ouverte, dévalée en lignes ser­rées et dérangées ; tel un tor­rent NU & con­tinu. Con­tin­uer la lec­ture