Le 5 mai 2026 est le 125ème anniversaire de la naissance de l’écrivaine Madeleine Ley (5 mai 1901 — 1981), lauréate du prix Rossel 1939 pour Le grand feu. Cet anniversaire nous offre l’occasion de redécouvrir l’écrivaine et son œuvre à partir de nos archives. Continuer la lecture
On ne peut pas tout acheter
Un coup de cœur du Carnet

D’où personne ne revient
Autrice : Clarence Pitz
Maison d’édition : Belfond
Collection : Belfond noir
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 400
Prix : 21,50 €
Livre numérique : 14,99 €
EAN : 9782714405579
Pondichery, 2005. Un homme aux aguets se dirige vers la mer, le corps d’un enfant mort contre lui. À l’abri des regards, il va le brûler avant de le livrer à la mer. Il sourit et pense déjà à sa prochaine petite victime. Tout de suite : 2025, ile de la Sentinelle (à l’extrême sud de l’Inde). Marie Seghers a entrainé son fiancé Enguerrand et son frère Louis dans une équipée folle, bravant l’interdiction absolue d’accéder à un territoire strictement réservé aux Jarawas, une peuplade restée coupée du monde moderne qui se défend farouchement contre toute intrusion. Leurs flèches viennent de tuer les deux jeunes hommes, Marie est blessée et elle ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un hélicoptère des autorités indiennes. À son réveil sur un lit d’hôpital, on l’informe qu’elle risque 20 ans de prison ferme. Elle a beau expliquer qu’elle est venue faire provision d’une algue rare qui peut la soulager du mal qui la ronge depuis son enfance, rien n’y fait. Des douleurs atroces s’emparent régulièrement d’elle qui la laissent épuisée et aucun remède ne permet de les prévenir. Et pour ne rien arranger, on lui annonce dans la foulée que ses parents, que la police a voulu prévenir, ont été retrouvés morts à l’autre bout du monde, dans la piscine de leur belle demeure du Zoute. Continuer la lecture
Un colloque sur les archives de l’édition
Les 28 et 29 mai 2026, la KBR accueillera le colloque international Archives éditoriales en Belgique francophone. Objets, méthodes et circulations. Il est organisé par les AML, avec le soutien du FNRS et de l’Unité de recherches Traverses de l’Université de Liège. Continuer la lecture
fiEstival maelstrÖm 2026 : le programme
Le fiEstival maelstrÖm est à la fois une grande fête et un festival d’arts poétiques, littéraires et musicaux. La 20e édition aura lieu du jeudi 14 au lundi 25 mai 2026.
Événement mis en oeuvre par les éditions maelstrÖm reEvolution, le fiEstival propose une semaine où artistes, poétesses, poètes… se rencontrent et investissent les théâtres, les parcs, les rues et divers lieux d’Etterbeek, Ixelles, Saint-Gilles, Berchem Sainte-Agathe, Bruxelles-Ville, Namur et Paris. Continuer la lecture
Bibliographie – 1er mai 2026

Avec la bibliographie du Carnet, retrouvez toutes les publications, nouveautés et rééditions, en littérature belge.
Une liste établie par Thibault Carion
Vers le « surlivre »

Qu’est-ce qu’un beau livre ?
Pour une bibliophilie populaire
Auteur : Jan Baetens
Maison d’édition : Presses universitaires de Liège
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 228
Prix : 23 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑87562–510‑6
Voici un essai qui, à plus d’un égard, ne manquera pas de surprendre, voire de déranger. Les mots « beau livre » et « bibliophilie » semblent annoncer une réflexion sur l’amour des éditions originales, des tirages réduits, des reliures soignées, des illustrations artistiques ou encore des dédicaces d’auteur. Certes, l’épithète « populaire » voudrait infléchir le caractère élitiste de cet engouement, mais en l’occurrence elle parait plutôt contradictoire. Quant à l’expression ambigüe « beau livre », elle peut viser aussi bien l’aspect visuel que la qualité littéraire. Bref, associant une question et une intention, le titre de Jan Baetens n’affirme rien, ne promet rien : il se contente d’amorcer une recherche. Paradoxe supplémentaire, le volume est édité par des Presses Universitaires, ce qui suggère une œuvre savante, solidement charpentée, exempte de fantaisie et de subjectivité… Comment manœuvrer devant cet entrelacs de pièges et de défis ? Continuer la lecture
Prix biennal de littérature wallonne 2026 : appel à candidatures
La Ville de Liège décerne tous les deux ans un prix de littérature wallonne. Pour l’édition 2026, les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 30 juin 2026. Continuer la lecture
Monochrome, vertige, et regard intérieur

Monochrome atteint par le vertige
Auteur : François Jacqmin
Édition et postface : Gérald Purnelle
Maison d’édition : Cadran ligné
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 62
Prix : 14 €
Livre numérique : /
ISBN : 978–2‑493603–09‑8
Poursuivant l’inventaire et la mise au jour des écrits non édités, demeurés inédits ou abandonnés du poète François Jacqmin – tout au long de son existence, jusqu’à sa mort en 1992 –, Gérald Purnelle publie aux éditions du Cadran ligné Monochrome atteint par le vertige, un court recueil de textes du poète. Le travail à l’écritoire entend cette fois questionner, parmi les nombreux chantiers en cours qui coexistaient dans l’atelier de Jacqmin, une réflexion ontologique sur l’être, son unicité, et sa place – ou bien plus sa solitude – dans le monde, par le prisme du monochrome. Continuer la lecture
Prix Marcel Thiry 2026 : appel à candidatures
Le prix Marcel Thiry 2026 récompensera un roman ou un recueil de nouvelles. Les candidatures sont attendues jusqu’au 30 juin 2026. Continuer la lecture
Engagement communiste et art
Un coup de cœur du Carnet

Les artistes belges et le communisme : Magritte, Masereel et les autres…
Direction de la publication : Paul Aron et Anne Morelli
Maison d’édition : Éditions de l’Université de Bruxelles
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 168
Prix : 18 €
Livre numérique : /
EAN : 9782800419428
La question « quel sens y a‑t-il à parler d’artistes communistes ? » déployée dans ce remarquable ouvrage collectif s’intègre dans une réflexion plus vaste portant sur la pertinence et les limites des classifications des arts en termes d’école, de mouvement, de style. Consacré aux artistes belges ayant adhéré au communisme ou proches du mouvement, ce volume dirigé par Paul Aron et Anne Morelli comble une lacune dans le champ des recherches : l’absence d’étude de fond sur les liens complexes entre une nébuleuse hétérogène d’artistes belges et le communisme. Interrogeant la doctrine du réalisme socialiste impulsée par Jdanov, la préférence énoncée par le parti pour un art figuratif servant la cause communiste, Paul Aron analyse l’influence que le communisme, sa lutte antifasciste en Belgique, en Europe occidentale, a exercé sur les artistes et conclut par la négative, l’inexistence d’un art communiste. « Il n’y a pas d’art communiste parce que, à regarder le court XXème siècle dans sa totalité, le communisme n’a jamais été un mouvement organisé sur le plan national ou international capable d’imposer un modèle que les artistes auraient pu ou voulu suivre. » Continuer la lecture
Le désir de vivre, le courage de survivre – écrire
Un coup de cœur du Carnet

Il y a eu les livres de celles et ceux qui ont vécu l’expérience de la déportation, des camps – entre autres, ceux de Robert Antelme, Edith Bruck, Charlotte Delbo, Primo Levi – avec leur écriture façonnée, modelée, souvent au cordeau, pour approcher (témoigner), au plus près, l’organisation implacable des camps, l’extrême dégradation vécue. Puis il y a eu, il y a encore, les livres de leurs enfants, cherchant « à rompre l’absolu d’un silence » (Lydia Flem) dans lequel se sont emmurés de nombreux parents revenus des camps de la mort, devenant les otages de leur secret, à leur corps et esprit défendant. Citons, parmi les autrices belges, Lydia Flem, Chantal Akerman (pour certains de ses films aussi), et plus récemment Myriam Spira et Marianne Lefebvre-Raepsaet, qui ont écrit pour « se délester du fardeau traumatique de [leurs] parents » (Myriam Spira), pour devenir les héritières actives de leur filiation (Lydia Flem). Pour transmettre également : « Aujourd’hui il ne reste plus que quelques déportées. La génération suivante, la mienne, va bientôt disparaître. Qu’allons-nous laisser à nos enfants, nos petits-enfants, les générations futures ? » (Marianne Lefebvre-Raepsaet). À cette question, on peut répondre que la transmission va continuer – et continue déjà – avec la troisième génération, elle aussi marquée. Continuer la lecture
Les “Indiens” d’Amérique : entretien avec François-Xavier Lavenne
Aztèques, Huichols, Mayas, Iroquois, Incas, Apaches, Quechuas, Sioux, Triquis, Navajos, Potawatomis… : les Autochtones d’Amérique inspirent auteurs et autrices, en Belgique et ailleurs. Entre aventures de conquistadors et récits de rencontres dans le monde d’aujourd’hui, ils font souvent figure d’altérité radicale.
Très présents dans la littérature belge, les personnages d’Autochtones d’Amérique soulèvent des questions liées à l’identité et à la colonisation. Le sujet valait bien un dossier du Carnet et les Instants.
Initié avec l’article « Les ‘Indiens’ d’Amérique : de la conquête au musée » paru dans Le Carnet et les Instants n° 227 (avril 2026), il se poursuit sur ce blog avec trois entretiens, autour d’œuvres qui mettent en scène des Amérindiens. Continuer la lecture
Décès de Jack Keguenne
Nous apprenons le décès de l’écrivain et plasticien Jack Keguenne. Continuer la lecture
Relire Yvon Givert
Ce 26 avril marquera le 100ème anniversaire de la naissance du romancier, poète, nouvelliste et dramaturge Yvon Givert (26 avril 1926 — 6 mars 2005). Ce centenaire nous offre l’occasion de redécouvrir l’écrivain et son œuvre à partir de nos archives. Continuer la lecture
Entre foutre et foudre, l’érotisme

Littérature et érotisme
Auteurs et autrices : Laurence Boudart, Michel Brix, Éric Brogniet, Luc Dellisse, Estelle Derouen, Paloma Hermina Hidalgo, Yves Namur et Alexandre Saanen
Maison d’édition : Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 176
Prix : 18 €
Livre numérique : /
EAN : 9782803200962
Il y a bien à désirer et à jouir dans le volume Littérature et érotisme, issu d’un colloque tenu en décembre 2026 en notre Académie royale. Bien sûr, huit interventions ne suffiront guère à épuiser un sujet à la fois ancestral et si fécond, mais comme l’écrit d’emblée Yves Namur dans la préface de ces actes, « le point de vue choisi [porte sur] un champ d’investigations où l’écriture elle-même est à l’épreuve, où le style et les mots importent ». « Approcher [le corpus de la littérature érotique], remarque en outre Estelle Derouen, c’est interroger ce qu’il véhicule, ce qu’il incarne et ce qu’il symbolise, afin d’accéder à sa grande diversité formelle et thématique ». Continuer la lecture
Seneffe en août : les résidents 2026
Cette année encore, les dépendances du château de Seneffe accueilleront auteurs, autrices, traducteurs et traductrices pour une résidence estivale de travail et d’écriture. Les artistes sélectionnés sont désormais connus. Continuer la lecture








