
Une femme âgée morte dans l’incendie de sa maison, un enseignant poignardé au porte-plume à la fin d’une soirée de rencontre avec les parents. C’est déjà beaucoup pour la brigade qui a rapidement classé sans suite le premier fait il y a quelques mois, faute d’indices permettant de croire à un acte criminel. Au sein de l’équipe, les hypothèses s’affrontent et l’une tente de s’imposer, celle d’actes isolés, la mort de l’enseignant étant raccrochée à l’agissement d’un djihadiste tel que celui qui s’en était pris à Samuel Paty. Continuer la lecture

Bien des romans policiers, à l’instar de leurs nombreuses déclinaisons destinées au petit écran, entraînent le lecteur dans des récits menés au pas de charge qui prennent soin de délivrer leur dose régulière d’adrénaline. D’autres promènent tranquillement leur fiction et misent sur des atouts complémentaires pour attiser le plaisir de la lecture. Le premier roman de Pascal Lorent appartient résolument à la seconde catégorie, prenant bien le temps d’installer ses personnages, de construire une ambiance, de l’insérer dans un espace et un temps donnés.