Archives par étiquette : Maurice Maeterlinck

Les carnets et les moments

Les moments lit­téraires, n°45 : Diaristes belges, Pré­face de Marc Quaghe­beur, 2021

les moments litterairesDepuis une ving­taine d’années, la revue Les moments lit­téraires mène un remar­quable tra­vail d’exploration des écrits de l’intime, en se con­cen­trant sur des fig­ures qui illus­trent, ou des thèmes qui tra­versent, cette veine de créa­tion. À par­courir son riche cat­a­logue (dont cer­tains numéros sont épuisés), on y croise des per­son­nal­ités aus­si divers­es que Roland Jac­card, Annie Ernaux, Mar­cel Conche, Camille Lau­rens, Boris Cyrul­nik, Gabriel Matzn­eff, Fred Deux, Emmanuel Car­rère, Lydia Flem, tant d’autres… Con­tin­uer la lec­ture

Maeterlinck : des abeilles et des fleurs

Mau­rice MAETERLINCK, La vie des abeilles, suivi de L’intelligence des fleurs, Post­faces de Lau­rence Boudart, Impres­sions nou­velles, coll. “Espace Nord”, 2020, 460 p., 9,50 €, ISBN : 978–2875684813

Dépas­sant les cli­vages entre sci­en­tifiques et poètes, précurseur d’une pen­sée d’une intel­li­gence ani­male et végé­tale à une époque où pré­vaut la dis­jonc­tion entre l’humain, seul doté d’âme, de sen­si­bil­ité, et le reste du vivant privé d’aptitudes cog­ni­tives, Mau­rice Maeter­linck développe des essais nova­teurs qui con­tes­tent la pri­mauté que l’humain s’octroie dans la chaîne des êtres. En 1901, dix ans avant la con­sécra­tion du prix Nobel, paraît La vie des abeilles qui, rompant avec les théories de Pavlov, con­tes­tant l’animal-machine de Descartes et l’anthropomorphisme de Buf­fon, avance une thèse rad­i­cale­ment inédite que les sci­en­tifiques con­firmeront des années plus tard : non seule­ment les insectes, les mam­mifères mais aus­si les plantes sont dotés, non d’un seul instinct, mais d’une intel­li­gence spon­tanée élaborée. Con­tin­uer la lec­ture

Les insectes sociaux sous la loupe de Maeterlinck

Mau­rice MAETERLINCK, La vie des abeilles, Pré­face de Michel Brix, Bar­tillat, coll. « Omnia Poche », 2019, 258 p., 12 €, ISBN : 978–2‑84100–676‑2

Mau­rice MAETERLINCK, La vie des ter­mites, Pré­face de Michel Brix, Bar­tillat, coll. « Omnia Poche », 2019, 160 p., 10 €, ISBN : 978–2‑84100–676‑6

Mau­rice MAETERLINCK, La vie des four­mis, Pré­face de Michel Brix, Bar­tillat, coll. « Omnia Poche », 2019,198 p., 12 €, ISBN : 978–2‑84100–677‑9

L’œuvre de Mau­rice Maeter­linck (1862–1949) dégage une impres­sion générale aus­si puis­sante que celle du mas­sif de l’Everest, quand il n’était arpen­té que par quelques rares alpin­istes téméraires et aven­tureux : on ne sait par quelle face il faut l’aborder. Maeter­linck, fig­ure de proue du sym­bol­isme, se dresse presque mal­gré lui tel un som­met (à ce jour seul prix Nobel-ge de lit­téra­ture, en 1911), con­sti­tué d’innombrables cimes et crêtes dans les domaines du théâtre (Pel­léas et Mélisande, 1892, mis en musique par Claude Debussy en 1902), du con­te féérique (L’oiseau bleu, dont Stanislavs­ki assura avec grand suc­cès la mise en scène à Moscou dès 1908), de la poésie (Ser­res chaudes, 1889), de l’essai (notam­ment sur les mys­tiques, dans Le Tré­sor des hum­bles, 1896), ou encore de la tra­duc­tion (Novalis). À cette œuvre que l’on croirait réservée à la seule société let­trée, appré­ciée des avant-gardes, il faut encore ajouter des ouvrages qui con­nurent un large suc­cès pop­u­laire tout au long du 20e siè­cle, et con­stam­ment réédités : sa trilo­gie con­sti­tuée par La vie des abeilles (1901), La vie des ter­mites (1926), et La vie des four­mis (1930), que les édi­tions Bar­tillat ressor­tent en poche aujourd’hui. Con­tin­uer la lec­ture

Six auteurs belges mis en musique (plus un) et où les écouter

littérature et musique

Aragon inter­prété par Jean Fer­rat, Madame Deshoulières par Jean-Louis Murat et Isabelle Hup­pert, Baude­laire par Mylène Farmer… : si le ciné­ma puise sou­vent ses sujets dans les romans, la chan­son se tourne quant à elle plus naturelle­ment vers la poésie. 

La lit­téra­ture belge a fait elle aus­si l’ob­jet de plusieurs trans­po­si­tions musi­cales, cer­taines bien con­nues, d’autres plus con­fi­den­tielles. Voici une sélec­tion de six auteurs et autri­ces mis en musique, avec un bonus.


Lire aus­si : Textyles n° 26–27 (2005) : “Musique et lit­téra­ture”


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Exposition : “130 ans de théâtre belge”

affiche arlonDu 22 avril au 14 mai 2017, la Mai­son de la Cul­ture d’Ar­lon en col­lab­o­ra­tion avec les AML accueillera une expo­si­tion con­sacrée à l’his­toire du théâtre belge. Son nom? “130 ans de théâtre belge, de Maeter­linck à Guy Denis”.  Con­tin­uer la lec­ture

Soirée Maeterlinck à la Cinematek le 15 mai

tourneurUne con­férence, puis un film : la Cin­e­matek con­sacre sa soirée du 15 mai aux liens entre lit­téra­ture et ciné­ma. Plus pré­cisé­ment, ce seront Mau­rice Maeter­linck et ses adap­ta­tions ciné­matographiques qui seront mis­es à l’hon­neur, au cours d’une soirée inti­t­ulée “Maeter­linck et le ciné­ma des années dix : Straté­gies autour de l’adap­ta­tion ciné­matographique”.

À lire : tous nos articles "littérature et cinéma"

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Un voyage littéraire sur l’Escaut

folder Escaut Escaut 3-luik_finaal.inddDès ce 16 sep­tem­bre et jusqu’au 29 jan­vi­er 2017, la Let­teren­huis d’An­vers accueille l’ex­po­si­tion Escaut! Escaut!, autour de 5 écrivains fla­mands d’ex­pres­sion française nés sur les bor­ds de l’Escaut entre 1855 et 1865. Au pro­gramme : Georges Eekhoud, Max Elskamp (nés à Anvers), Emile Ver­haeren (né à Saint-Amand), Mau­rice Maeter­linck (né à Gand) et Georges Roden­bach (né à Tour­nai).  Con­tin­uer la lec­ture

Des insurgés, des rebelles, des “fantastiqueurs”

Jean-Bap­tiste BARONIAN, La Lit­téra­ture fan­tas­tique belge. Une affaire d’insurgés, Académie Royale de Bel­gique, coll. « L’Académie en poche », 70 p.

baronianQui d’autre que Jean-Bap­tiste Baron­ian pou­vait relever le défi d’explorer en moins de soix­ante pages un domaine entier de nos Let­tres, celui du fan­tas­tique ? Si le tour d’horizon est exhaus­tif, il ne vise bien enten­du qu’à la syn­thèse. L’on trou­vera peu de détails biographiques ou d’études fouil­lées au sujet des nom­breux auteurs cités dans cette pla­que­tte. Par con­tre, quelle mise en appétit lit­téraire, dès qu’un éru­dit de cette enver­gure, au lieu de cul­tiv­er jalouse­ment le plaisir de ses con­nais­sances, ouvre ain­si les portes de sa bib­lio­thèque intime ! Con­tin­uer la lec­ture