Archives par étiquette : revue

Georges Cinémon

Bernard ALAVOINE (dir.), Simenon à l’écran, Traces n° 23, 2020, 200 p., 15 €, ISBN : 978–287562234

Simenon et le ciné­ma, c’est une his­toire d’amitiés (avec des réal­isa­teurs et des acteurs de renom), d’argent aus­si, certes – puisque le romanci­er com­prit très tôt le béné­fice que lui rap­por­taient les adap­ta­tions de ses romans, quitte à en céder les droits en des temps où il eût été moins com­pro­met­tant de s’abstenir. Une his­toire d’amour surtout, qui com­mence par un coup de foudre entre Sep­tième Art et Lit­téra­ture, et se pour­suit en idylle entre texte et image, jusqu’à ce que sur­gis­sent les inévita­bles ques­tion­nements sur leur fidél­ité respec­tive… Heureuse­ment, les nom­breuses diver­gences n’amenèrent jamais à la rup­ture défini­tive. Con­tin­uer la lec­ture

François Jacqmin « paysan perverti par l’écriture »

Un coup de cœur du Car­net

Cahiers François Jacqmin, n° 1, Press­es Uni­ver­si­taires de Liège, 2019, 110 p., 13 €, ISBN : 978–2‑87562–225‑9

L’importance et la sin­gu­lar­ité de la voix poé­tique du Lié­geois François Jacqmin (1929–1992) ont été à maintes repris­es soulignées sur le blog du Car­net et les instants. Les voici défini­tive­ment con­sacrées avec la paru­tion, aux Press­es Uni­ver­si­taires de Liège, d’une pre­mière livrai­son de Cahiers tout entiers dédiés à la mémoire de l’auteur des Saisons et du Manuel des ago­nisants.


Lire aus­si : La poésie à Liège : d’I­zoard et Jacqmin à nos jours (C.I. 194)


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Marginales 300 au chevet de l’Europe

COLLECTIF, La dernière EUR?, Mar­ginales n° 300–301, Print­emps-Été 2019, 170 p., 10 €  

La revue Mar­ginales célèbre aujourd’hui sa 300e livrai­son. Créée en 1945 par l’écrivain belge Albert Aygues­parse, elle a con­nu une inter­rup­tion de 1991 à 1998. Date à laque­lle Jacques de Deck­er, en prit la direc­tion, lui don­nant un nou­veau départ, mais aus­si une nou­velle spé­ci­ficité en ori­en­tant, à chaque paru­tion, les textes lit­téraires inédits et venus de tous hori­zons, vers un thème cen­tral. Con­tin­uer la lec­ture

Boustro 7. La création comme indocilité

Bous­tro, revue plas­tique et poé­tique ani­mée par Lau­rent DANLOY, Pas­cal LECLERCQ, Karel LOGIST et Paul MAHOUX, n°7, novem­bre 2018.

Dans le paysage édi­to­r­i­al, cer­taines revues por­tent le flam­beau d’une créa­tion qui échappe aux fourch­es caudines de la lit­téra­ture mar­ket­ing. Créée en 2015 par les poètes Karel Logist et Pas­cal Lecler­cq, par les artistes plas­ti­ciens Lau­rent Dan­loy et Paul Mahoux, Bous­tro appar­tient à cette tribu de revues qui priv­ilégient l’expérimentation et l’exploration d’univers hors normes. Pas­sant au for­mat A3, le numéro 7 réu­nit qua­tre plumes qui grif­f­ent le monde, y creu­sant des ter­ri­ers — par­fois stel­laires — où vivre, et un artiste plas­ti­cien qui impose un cat­a­clysme visuel en noir et blanc. Les textes de Nathalie Gas­sel, Maud Joiret, Christophe Kauff­man et Vol-au-vent, les dessins de Mon­sieur Pim­pant nous font quit­ter terre. Par-delà la sin­gu­lar­ité des cinq créa­teurs, une lame de fond com­mune, celle de l’indocilité, d’une soif d’un autre réel qui passe par la chair à vif, la fête des corps. Con­stru­isant ses textes comme elle sculpte son corps, en quête d’une com­pac­ité séman­tique qui libère une beauté sin­gulière faite de désirs mor­dus par la blessure, Nathalie Gas­sel (auteure de textes sai­sis­sants, Éros androg­y­ne, Con­struc­tion d’un corps pornographique, Abat­te­ment…, pho­tographe) livre, sous le titre  « Fri­da » des stèles poé­tiques inter­ro­geant l’espace obscur où gisent les défunts, les affres du corps défait. On pense à Fri­da Kahlo lut­tant avec un organ­isme brisé, on reçoit en instan­ta­nés chim­iques une écri­t­ure qui ouvre les portes que la société prend soin de sceller. L’écriture de Nathalie Gas­sel n’a que faire de la joliesse d’une lit­téra­ture adepte des sur­faces. Elle creuse jusqu’à ouvrir le corps et entr­er dans la chair.

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Marcel Lecomte : l’envergure du spectre

Mar­cel Lecomte, entre présence et absence, dossier dirigé par Paul ARON et Philippe DEWOLF, Textyles n° 52, Sam­sa, 2018, 184 p., 15 € / PDF : gra­tu­it, ISBN : 978–2‑87593–155‑9

aron_textylesPar­mi la con­stel­la­tion sur­réal­iste, Mar­cel Lecomte (1900–1966) serait à ranger du côté des nébuleuses, tant son œuvre, son apport et sa per­son­nal­ité demeurent mécon­nus. En atten­dant que paraisse la biogra­phie annon­cée que lui a con­sacrée Philippe Dewolf, la cinquante-deux­ième livrai­son de la revue Textyles vient combler quelques vides, avec un ensem­ble de con­tri­bu­tions aus­si éclec­tiques que sub­stantielles. Con­tin­uer la lec­ture

Boustro ? Fais donc !

Un coup de coeur du Carnet

Bous­tro, revue plas­tique et poé­tique ani­mée par Lau­rent DANLOY, Pas­cal LECLERCQ, Karel LOGIST et Paul MAHOUX, n° 2, juin 2016

Boustro2Quelle ébul­li­tion revuis­tique dans la Cité ardente, et de quelle qual­ité ! En décem­bre 2015, le pre­mier numéro de Bous­tro, « fruit de rassem­ble­ments autour de l’amitié et de la recherche du bel-être » s’y mul­ti­pli­ait à 200 exem­plaires « numérotés et choyés » et essaimait hors du nid que lui avaient amoureuse­ment ménagé pour l’oc­ca­sion les édi­tions du Tétras-Lyre. L’empennage de ce drôle d’oiseau rassem­blait Véronique Janzyk, dont les pros­es cal­i­brées chutent dans le temps à la faveur d’un séjour à Cor­fou (là où les touristes alle­mands ignorent que « le silence est par­fois une langue aus­si ») ou dans la cham­bre 350, occupée par cet être cher dont le cœur est grig­noté par « une cel­lule folle qui grandit » ; Serge Delaive, avec une suite d’épures où les accents d’une douleur lanci­nante se mêlent à une révolte éjac­ulée « debout / sous la voie lac­tée » ; Yolan­da Cas­taño, poétesse espag­nole dont son tra­duc­teur Frédéric Bour­geois a ren­du la nar­quoise « beauté d’épi » de ses vers, qui cir­cu­lent en ligne brisée jusqu’au ren­du de la ter­ri­ble sen­tence : « Seule la vérité rend / esclaves » ; Maxime Hanchir enfin, qui livre une série de por­traits sub­tile­ment biseautés, tracés d’un fusain sen­si­ble non dénué d’ironie, doux-amer juste ce qu’il faut. Ajoutez à cela les présences flot­tantes et anx­iogènes, sil­hou­ettes intubées et autres loups ecto­plas­miques dess­inés par la Maroli­enne de Liège Sofie Van­gor, et vous obtenez un car­net de « Poésie Pur Porc », à lire à hue et à dia, de travi­o­le et de guin­go­is, à l’envers comme à l’endroit. Con­tin­uer la lec­ture

Lire Dominique Rolin aujourd’hui

Maria Chiara GNOCCHI (sous la dir. de),  «Sor­tir de la séduc­tion ». Nou­veaux regards sur Dominique Rolin, Fran­co­fo­nia. Stu­di e ricerche sulle let­ter­a­ture di lin­gua francese n° 68, print­emps 2015, 149 p.


Fran­co­fo­nia
 est une revue semes­trielle con­sacrée aux lit­téra­tures de langue française qui paraît grâce à la con­tri­bu­tion du Départe­ment de Langues, Lit­téra­tures et Cul­tures mod­ernes de l’Université de Bologne et, pour ce numéro, de la Pro­mo­tion des Let­tres de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. Con­tin­uer la lec­ture