
La Fondation Spes accorde chaque année des bourses de mécénat à des artistes belges, toutes disciplines confondues. L’appel à candidatures pour la nouvelle édition est lancé. Les dossiers sont attendus pour le 31 août 2019.
Disciplines concernées
Littérature : poésie, roman, essai, théâtre, scénographie, bandes dessinées…
Arts plastiques : peinture, sculpture, céramique, gravure, reliure, photographie, cinéma, vidéo, création textile…
Musique et danse : composition et interprétation, musique classique et contemporaine, chorégraphie et danse
Conditions de participation
Le candidat sera de nationalité belge ou résidera en Belgique depuis au moins cinq ans. Le candidat doit bénéficier d’une certaine reconnaissance de son talent. Un peintre aura exposé, l’écrivain aura été publié, le musicien se sera fait connaître par des concerts, récitals ou compositions.
Critères de sélection
La qualité du projet et son intérêt pour la progression de la carrière du candidat, et éventuellement pour son internationalisation. Il est important que la bourse aide le lauréat à franchir un pas dans la reconnaissance de son talent.
Le projet peut concerner tout travail spécifique de création, porter sur la poursuite d’une formation ou d’une recherche. Par contre, la publication d’une plaquette, d’un site internet, ne constitue pas un projet susceptible d’être retenu par le jury.
Lorsque le coût du projet dépasse le montant de la bourse, le candidat doit pouvoir apporter la justification de l’obtention du solde, c’est-à-dire les autres fonds réunis.
Déroulement de la sélection
La procédure des sélections des projets qui feront l’objet d’un soutien financier par la Fondation se déroule en deux phases. Dans un premier temps, les candidats introduiront d’ici le 31.08.2019 au plus tard un formulaire de candidature simplifié, disponible sur le site Internet de la Fondation.
Le formulaire devra être renvoyé par e‑mail, au format PDF à Olivier Buchet (olivier.buchet@spes.be). Chaque candidat recevra un accusé de réception par e‑mail. Le jury effectuera une pré-sélection de 12 à 16 dossiers courant septembre.
Dans une seconde phase, les candidats présélectionnés seront amenés à un introduire un second dossier de candidature présentant en détail le projet artistique pour lequel le soutien de la Fondation est sollicité. Le dossier à compléter sera mis à la disposition des candidates sur le site internet de la Fondation dès la phase de présélection achevée.
Les candidats sont avertis par courrier des décisions du jury.
À l’abbaye d’Orval, quelques 26664 bouteilles (soit 1111 casiers) de bière, à peine chargées sur le camion prêt à partir à destination de la France, sont dérobées lors d’un braquage expéditif. Deux moines restent sur le carreau. Un groupe terroriste revendique l’attaque, au nom de la soif des Belges : les fréquentes pénuries de la précieuse trappiste, dues à l’indécrottable refus des moines d’augmenter leur production, leur semblent un motif suffisant pour empêcher que la moindre goutte de leur breuvage favori quitte le territoire.
Le jury du prix Renaudot propose une sélection de printemps, dans les catégories roman et essai. La sélection se veut non une indication sur le futur lauréat du prix, mais plutôt une liste de lectures recommandées pour l’été qui approche. Parmi les douze romans retenus figure un premier roman belge. 
Ni manuel ni histoire de la philosophie de ses origines à nos jours, Vie, mort, plaisir, souffrance et autres réjouissances nous convie à une traversée libre de penseurs qu’Alain Bajomée aborde sous l’angle des questionnements qu’ils ont soulevés et des enjeux contemporains qu’ils véhiculent. Choisissant d’éclairer des notions (liberté, vérité, mal, réalité, être….), des problèmes par des éclairages venant du cinéma, des séries TV ou de la musique, Alain Bajomée ramène l’activité philosophique à son questionnement, à l’étonnement qui lui a donné naissance. Sans accentuer la coupure artificielle et sujette à caution entre pensée mythique et avènement du logos, l’avènement de la philosophie occidentale au siècle avant J. C. correspond à une nouvelle manière de penser qui, s’affranchissant de l’explication par les dieux, par les mythes, s’interroge sur l’ordre du monde en se confiant aux lumières de la raison. Arbre composé d’une multiplicité de branches — logique, métaphysique, morale, esthétique, épistémologie… —, la philosophie en tant qu’« amour de la sagesse » se diffracte en domaines, en écoles, en courants.
L’émigration est-elle encore envisageable passé un certain âge ? Une vieille dame se souvient et raconte l’exil qu’elle a connu, des années plus tôt, lors de la révolution hongroise. Fuir, marcher, avoir froid, très froid, marcher encore, soutenir les siens… À son âge, elle serait incapable de recommencer. 
Ce livre est un plaisir. Une ode. Un chant d’amour pour une époque. Pour une boutique. Pour une femme engagée et généreuse. Anik De Prins. Amie des plus grands métalleux que ce monde a porté jusqu’ici. Un long péan pour un état d’esprit. Une façon d’être. De vivre généreusement, intensément ses rêves. C’est qu’Anik De Prins est une sacrée bonne femme. Au cœur grand comme ça. Ouvrant en 1975, rue des Éperonniers, en plein cœur historique et touristique de Bruxelles, la Boutique Anik, un magasin hippie, légendaire, où l’on trouvait des fringues, des objets singuliers, ramenés d’Amérique, des pays latinos, par Anik, la prêtresse des lieux. Ouvrant ensuite, en 1991, rue des Éperonniers encore, un peu plus loin, le Hard Rock Market, un lieu culte, un lieu de passage, entièrement dédié au métal. À la musique métal. Au heavy. Bien lourd. Où l’on pouvait, jusqu’il y a peu, dégotter des pièces rares. T‑shirt rares. Objets rares. Où l’on se pressait au portillon. Des clients venant du monde entier. Des stars du genre. Des groupies. Chanteurs et chanteuses amies d’Anik, la fan absolue. Véronique Bergen dressant, ici, dans ce livre singulier, le portrait de toute une époque. De tout un état d’esprit. Profitant du fait que la boutique d’Anik ferme boutique, après tant de présence, tant d’années passées au cœur de Bruxelles, pour revenir, dans un superbe abécédaire, sur ces années-là, cruciales pour tout qui serait fan de rock. D’esprit rock.
Le musée Émile Verhaeren annonce sa nouvelle exposition “Michael Bastow : Belle chair”. À voir du 12 mai au 1er septembre 2019.
Le théâtre contemporain cherche, à chaque génération, à ébranler les conventions sociales de la violence commune, invisible, banale. Alex Lorette est de ces auteurs et sa dernière pièce Dream job(s), enfonce le clou dans l’univers de l’apparence raisonnable du management et des profits implacables qu’elle doit générer. La pièce a reçu le prix des metteurs en scène « hors » et « en » Belgique 2017–2018. 
Pierre-Jean Foulon est un homme du livre, sous toutes ses coutures pourrions-nous dire. Licencié en philologie classique et docteur en Histoire de l’art, il est conservateur honoraire de la Réserve Précieuse du musée royal de Mariemont au sein de laquelle il a notamment créé une section consacrée aux livres d’artistes. En marge de ses travaux académiques, ce passionné est aussi auteur de textes qui oscillent entre poésie et prose. Une écriture exigeante et discrète que l’on suit personnellement depuis la publication du recueil À bords déchiquetés, paru en 1991 aux éditions du Spantole, la maison que fonda son père, l’écrivain et essayiste Roger Foulon, imprimant ses textes poétiques sur une presse privée artisanale. C’est dire que la matérialité du livre occupe une place importante dans le parcours de Pierre-Jean qui naturellement s’est tourné, dans le cadre de ses fonctions de conservateur et d’enseignant, vers l’étude et la promotion des livres d’artistes et des métiers qui y sont liés, graveurs, imprimeurs, éditeurs confidentiels, illustrateurs, etc. Rappelons aussi que cette histoire de « famille » est filialement rattachée à la ville de Thuin qui abrite d’ailleurs une Maison de l’imprimerie et de la typographie. Une région, la Thudinie, chère au cœur des Foulon qui l’ont arpentée et à laquelle le nom des éditions, Spantole, est étroitement lié puisque qu’il évoque un canon, une pièce à feu en fer forgé, butin symbolique de la ville qui fut, au cours des siècles, le théâtre de nombreux sièges militaires. Une passion aussi pour le patrimoine et l’histoire du « conté » thudinien, pour la perpétuation du folklore des célèbres marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse et dont l’auteur est un fervent partisan.
Né à Arlon le 2 septembre 1930, le poète, essayiste et traducteur Roger Brucher est décédé le 7 mai. Lauréat de plusieurs prix littéraires, il laisse un important travail de bibliographe.
Dans La confusion des visages, la poésie du philosophe-artiste Jacques Sojcher s’avance vers le plus nu. Nudité de la vie, nudité des mots pris dans le battement entre énonciation et mutisme, nudité d’un retour vers l’enfance. Composé de dix partitions poétiques, le recueil explore le paradoxe du verbe, à la fois passerelle — du moins promesse de passerelle — vers l’être et entrave au réel. Professeur émérite de philosophie et d’esthétique de l’Université Libre de Bruxelles, grand arpenteur des pensées de Nietzsche, de Lévinas, d’Artaud, de Jabès, auteur entre autres de Nietzsche. La question du sens, La démarche poétique, 
