Les prix Atomium 2024

bd comic strip festival 2024

Remis dans le cadre du BD Com­ic Strip fes­ti­val de Brux­elles, les prix Atom­i­um célèbrent chaque année la bande dess­inée dans sa diver­sité et sa vital­ité. L’importance de leur dota­tion –  100.000 € env­i­ron au total – en fait un out­il de sou­tien de pre­mier plan pour le secteur. Le pal­marès de l’édition 2024. Con­tin­uer la lec­ture

Le promeneur d’Ostende

Pierre CORAN, Ciels d’Ostende, Arbre à paroles, 2024, 86 p., 13 €, ISBN: 978–2‑87406–740‑2

coran ciels d'ostendeOstende, où la mer aban­donne, longe et débor­de la terre, joint à la géo­gra­phie les ombres du mythe. Les sou­venirs des écrivains, des pein­tres, des musi­ciens se mêlent au coin des rues où s’engouffre le vent. Au fond des bars déserts, le car­naval des masques rôde et, au bout de la digue, la lueur per­due d’une lanterne rend la plage à jamais au pinceau de Spilli­aert. Ostende, ce sont aus­si les enfants, jeunes et vieux, aux tables des glac­i­ers ; les ritour­nelles de la plage ; les familles en marge de leurs vies ; les rit­uels pré­cis du port et, par-dessus, le ciel à l’infini. Con­tin­uer la lec­ture

“Lisez-vous le belge?” revient en 2024

LVLB 2024

La cam­pagne de pro­mo­tion du livre belge “Lisez-vous le belge?” con­naitra une 5e édi­tion cette année. Pen­dant tous le mois de novem­bre, les occa­sions ne man­queront pas de décou­vrir ou de redé­cou­vrir les lit­téra­tures belges, partout en Wal­lonie et à Brux­elles.  Con­tin­uer la lec­ture

L’amour est à réinventer

Un coup de cœur du Car­net

Elya VERDAL, L’amour en creux : là où est mon vide est ta place, Bleu d’encre, 2024, ISBN : 978–2‑930725–68‑0

verdal l'amour en creuxRési­dant à Brux­elles, Elya Verdal offre en ce pre­mier ouvrage poé­tique une explo­ration auda­cieuse de l’érotisme, mêlant sub­tile­ment la poésie, la nar­ra­tion et la psy­chothérapie. Née à Limo­ges en 1978, elle se con­sacre désor­mais à l’expression artis­tique et à l’écriture. Ce recueil de prose libre célèbre l’amour dans toute sa com­plex­ité, offrant une vision où l’érotisme se fond har­monieuse­ment avec le spir­ituel et le sen­suel. La prose poé­tique d’Elya Verdal cap­ture l’intensité des émo­tions humaines, offrant une expéri­ence de lec­ture immer­sive et émou­vante. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Marguerite de Navarre 2024 : la liste courte

À l’oc­ca­sion de son cen­te­naire, l’A­cadémie de Béarn a lancé le prix lit­téraire Mar­guerite de Navarre, dédié aux recueils de nou­velles. La liste courte de cette pre­mière édi­tion est désor­mais con­nue. L’ap­pel à can­di­da­ture pour la prochaine édi­tion est égale­ment lancé.  Con­tin­uer la lec­ture

Prix André Malraux 2024 : les sélections

Le jury du prix André Mal­raux a annon­cé ses sélec­tions 2024, dans les caté­gories Fic­tion engagée et Essai sur l’art.  Con­tin­uer la lec­ture

Les (en)jeux de la mélancolie

Yves-William DELZENNE, C’est ain­si que dis­paraît un roy­aume, Sam­sa, 2024, 258 p., 24 €, ISBN : 978–2‑87593–547‑2

delzenne c'est ainsi que disparait un royaumeDans des temps anciens, dans un pays oublié dont cer­tains nieront même l’ex­is­tence, j’al­lai à la décou­verte de Ghan­dol, où je n’é­tais arrivé que de quelques semaines”.

Dans son dernier roman, C’est ain­si que dis­paraît un roy­aume, Yves-William Delzenne déploie une forme de tra­ver­sée philosophique mais aus­si esthé­tique et poli­tique d’un paysage – l’aventure de l’e­sprit – où , à tra­vers une mul­ti­tude de per­son­nages issus de ter­ri­toires imag­i­naires (si peu…) on assiste à la con­fig­u­ra­tion et aux obses­sions que l’on peut retrou­ver dans la plu­part des états de notre monde. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’auteur nous incite à devenir co-autrice et co-auteur de son livre

Un coup de cœur du Car­net

Olivi­er DEPREZ, WREK, FRMK, 2024, n.p., 29 €, ISBN : 9782390220497

Scriptum

deprez wrekWREK est un livre hors-norme. Un OLNI. Objet lit­téraire non iden­ti­fié comme on dis­ait il y a quelques années. Com­ment ? Objet “lit­téraire”, dites-vous ? Alors que le texte est réduit ici à quelques inter­titres façon film muet ou à des sous-titres ponc­tu­ant ci et là des images tirées de doc­u­men­taires, actus, inter­views, films expés, vieilles pein­tures et BD, per­for­mances, et glanées ci et là dans la poubelle à pho­tos que sont, des fois, les archives sur le net ? Oui. Je per­siste et je signe : WREK est un objet lit­téraire. De haute voltige en plus. Parce qu’un OLNI a beau ne pas respecter les règles du jeu, ne pas pro­pos­er à ses lec­tri­ces et lecteurs une his­toire atten­due et plan-plan déroulant ses grands effets de manche et sor­tant ses géants des Flan­dres de son cha­peau-claque, WREK demeure un livre et se lit comme un livre. Il gagne à se feuil­leter une pre­mière fois, du moins je trou­ve, de sa page 1 à sa page 200 et quelque, dans l’ordre voulu par l’auteur, sur le chemin très sub­jec­tif pro­posé pour ne pas se per­dre dans le chaos. Parce que l’auteur grave sur bois, recy­cle et réa­gence à sa sauce tout ce qui le touche, l’émeut, l’a touché ou ému au hasard de ses recherch­es sur le web. Une man­i­fes­ta­tion qui tourne vilain. Un gag de Nan­cy et Slug­go, la BD naughty girl d’Ernie Bush­miller. Des dans­es macabres moyenâgeuses. Des per­for­mances de Joseph Beuys et d’autres. Des cou­ples posant debout, “face caméra”, comme on posait, jadis, pour l’œil du pho­tographe. Con­tin­uer la lec­ture

Un parfum de pierre philosophale

Luc DELLISSE, Hen­ri Van Lier, philosophe à l’état pur, Lamiroy, coll. « L’article », 2024, 48 p., 5 €, ISBN : 978–2‑87595–923‑2

dellisse l'article« Le vis­age de ce qui suit m’est bien trop con­nu pour que l’espace qui m’entoure ne s’assombrisse et que reparaisse devant moi la scène ter­ri­ble : une nuit dévo­rant la rue Mon­ge à Paris. »

Dans son édi­to­r­i­al, le directeur de col­lec­tion Maxime Lamiroy évoque une scène de 1939, la manière dont fut sauvée une analyse de la pen­sée d’un grand auteur russe, avant de la con­necter à l’entreprise de Luc Del­lisse, qui veut ren­dre hom­mage et jus­tice à un philosophe belge peu con­nu, Hen­ri Van Lier (1921–2009), dont l’œuvre serait sans équiv­a­lent… au monde. Dès les pre­mières lignes, nous sommes dans le fait artis­tique, qui ne se con­tente pas d’exprimer un pre­mier degré mais génère des échos, des con­nex­ions, un sup­plé­ment de sens. Led­it Maxime, trente­naire ô tal­entueux, allait dis­paraître peu après l’écriture de ces pages, qui par­lent des ténèbres et de la néces­sité des flam­beaux, du mémoriel. Mise en abyme de la lit­téra­ture ! Via un emboîte­ment de matri­ochkas, menant de Maxime à Hen­ri Van Lier en pas­sant par Vic­to­ria Ocam­po (qui fuit la guerre en Argen­tine), Ben­jamin Fon­dane (qui lui refile ses notes), Léon Chestov et Luc Del­lisse, chevil­lées au plaisir de se voir con­fér­er « un inter­locu­teur, et surtout un obser­va­teur ». Con­tin­uer la lec­ture

Bibliographie – 1er septembre 2024

Avec la bib­li­ogra­phie du Car­net, retrou­vez toutes les pub­li­ca­tions, nou­veautés et réédi­tions, en lit­téra­ture belge.

Une liste établie par Thibault Car­i­on

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Prix Boccace 2025 : appel à candidatures

Les can­di­da­tures sont ouvertes pour le prix Boc­cace 2025. Il récom­pensera un recueil de nou­velles paru au cours de l’an­née 2024.  Con­tin­uer la lec­ture

Le BD Comic strip festival revient

bd comic strip festival 2024

C’est devenu un événe­ment incon­tourn­able de la fin de l’été : le BD Com­ic strip fes­ti­val pren­dra ses quartiers à la Gare mar­itime du 6 au 8 sep­tem­bre. Con­tin­uer la lec­ture

Prix du roman historique : la sélection 2024

Neuf romans com­posent la sélec­tion du prix du roman his­torique 2024. Con­tin­uer la lec­ture

Chevauchée urbaine

Char­lie DEMOULIN, Silence me mord, La grange batelière, 2024, 96 p., 15 €, ISBN : 9791097127466

demoulin silence me mordQue faire quand le sen­ti­ment de l’absurde, du cré­pus­cule éter­nel nous vrille, quand la musique du néant bour­donne dans les tym­pa­ns ? C’est depuis ce lieu béant, depuis ce nihilisme que Char­lie Demoulin lance Silence me mord, pre­mier réc­it (davan­tage que roman) que l’on lira comme un auto­por­trait à l’ère du désen­chante­ment général­isé. Grav­i­tant autour de la came et du sexe, la vie du nar­ra­teur baigne dans un non-sens que la défonce et la baise com­pul­sives per­me­t­tent d’endurer. Si la for­mule « Last exit to Brux­elles » con­vo­quée en qua­trième de cou­ver­ture pro­pose une fil­i­a­tion avec Last Exit to Brook­lyn de Hubert Sel­by Jr, les simil­i­tudes dans la descrip­tion des tribus under­ground ne sont qu’apparentes. Réc­it qui se passe durant le con­fine­ment, Silence me mord est cade­nassé par la soli­tude, par la vacuité de l’existence, ryth­mé par une écri­t­ure-survie abrupte, dis­con­tin­ue, érup­tive. Nous sommes dans l’après Sel­by, dans une quête d’expériences extrêmes qui se fra­cassent con­tre les murs de la société, con­tre les murs intérieurs. Char­lie Demoulin écrit depuis un hori­zon bar­ré, celui de l’après l’âge d’or de la drogue et de l’érotisme, celui de la désori­en­ta­tion d’un monde. Le plan mondain s’est réduit à une addi­tion d’entités solip­sistes que l’auteur aus­culte. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Roman News et Roman graphique News 2024 : les finalistes

Les prix Roman News et Roman graphique News ont dévoilé leurs sélec­tions pour l’édi­tion 2024. Con­tin­uer la lec­ture

Nouveau Monde

Un coup de cœur du Car­net

Éric LAMBÉ, David B., Antipodes, Cast­er­man, 2024, 112 p., 22 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 978–2‑203–25772‑6

lambé david B antipodesÉric Lam­bé, récom­pen­sé par le Fauve d’or à Angoulême en 2017 pour l’album Paysage après la bataille réal­isé en col­lab­o­ra­tion avec Philippe de Pier­pont, revient avec Antipodes, une œuvre qui se dis­tingue à nou­veau par son style graphique excep­tion­nel. Ses dessins, d’une appar­ente sim­plic­ité mais d’un détail remar­quable, font altern­er formes et for­mats de cas­es et jouent sur les fonds, créant une atmo­sphère visuelle unique, à la fois orig­i­nale et poé­tique. Les couleurs choisies, avec l’utilisation d’un bleu intense et pro­fond qui rehausse encore cer­taines planch­es par­ti­c­ulière­ment sub­limes (elles sont toutes absol­u­ment mag­nifiques), parachèvent un album qui est une réus­site totale. Con­tin­uer la lec­ture