Archives par étiquette : FRMK

Apocalypse Now

Un coup de cœur du Car­net

Michaël MATTHYS, Kurtz, FRMK, 2024, 368 p., 39  €, ISBN :  978–2‑39022–041‑1

matthys kurtzIl s’agit là d’un mon­u­ment graphique. On peine à trou­ver les mots tant les images sont fortes. L’auteur, lui-même, pour d’autres raisons, s’en est fait très économe…

En 1979, le monde décou­vre le film Apoc­a­lypse Now. Ce sont là 140 min­utes d’une adap­ta­tion libre du livre Au cœur des ténèbres de Joseph Con­rad. Quar­ante-cinq ans plus tard, c’est à une autre « claque » qu’un pub­lic médusé a droit : une adap­ta­tion, en bande dess­inée. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’auteur nous incite à devenir co-autrice et co-auteur de son livre

Un coup de cœur du Car­net

Olivi­er DEPREZ, WREK, FRMK, 2024, n.p., 29 €, ISBN : 9782390220497

Scriptum

deprez wrekWREK est un livre hors-norme. Un OLNI. Objet lit­téraire non iden­ti­fié comme on dis­ait il y a quelques années. Com­ment ? Objet “lit­téraire”, dites-vous ? Alors que le texte est réduit ici à quelques inter­titres façon film muet ou à des sous-titres ponc­tu­ant ci et là des images tirées de doc­u­men­taires, actus, inter­views, films expés, vieilles pein­tures et BD, per­for­mances, et glanées ci et là dans la poubelle à pho­tos que sont, des fois, les archives sur le net ? Oui. Je per­siste et je signe : WREK est un objet lit­téraire. De haute voltige en plus. Parce qu’un OLNI a beau ne pas respecter les règles du jeu, ne pas pro­pos­er à ses lec­tri­ces et lecteurs une his­toire atten­due et plan-plan déroulant ses grands effets de manche et sor­tant ses géants des Flan­dres de son cha­peau-claque, WREK demeure un livre et se lit comme un livre. Il gagne à se feuil­leter une pre­mière fois, du moins je trou­ve, de sa page 1 à sa page 200 et quelque, dans l’ordre voulu par l’auteur, sur le chemin très sub­jec­tif pro­posé pour ne pas se per­dre dans le chaos. Parce que l’auteur grave sur bois, recy­cle et réa­gence à sa sauce tout ce qui le touche, l’émeut, l’a touché ou ému au hasard de ses recherch­es sur le web. Une man­i­fes­ta­tion qui tourne vilain. Un gag de Nan­cy et Slug­go, la BD naughty girl d’Ernie Bush­miller. Des dans­es macabres moyenâgeuses. Des per­for­mances de Joseph Beuys et d’autres. Des cou­ples posant debout, “face caméra”, comme on posait, jadis, pour l’œil du pho­tographe. Con­tin­uer la lec­ture

L’Apocalypse et son après

Un coup de cœur du Car­net

Frédéric COCHE, Almageste, FRMK, 2023, 88 p., 28 €, ISBN : 9782390220381

coché almagesteCréa­teur d’une œuvre éblouis­sante, artiste, auteur de ban­des dess­inées de haut vol (entre autres Hor­tus San­i­tatis, Vie et mort du héros tri­om­phantes, Hic sunt leones, La mort du roi, L’homme armée, Bryn­hil­dr aux Édi­tions FRMK), Frédéric Coché délivre dans Almageste un réc­it de l’Apocalypse tail­lé dans le lan­gage poé­tique, ésotérique des eaux-fortes. C’est au tra­vers d’audaces formelles, d’une décon­struc­tion nar­ra­tive, d’un kaléi­do­scope des épo­ques et des mon­des qu’il nous donne à voir l’épopée éclatée, ellip­tique de la fin du monde. Non la fin d’un monde mais la destruc­tion totale de la Terre, l’Armageddon, lequel se pro­duit sous les yeux du savant Ptolémée, auteur du traité astronomique L’Almageste. Con­tin­uer la lec­ture

Saint-Nic’ la police !

Un coup de cœur du Car­net

Thier­ry Van HASSELT, La véri­ta­ble his­toire de Saint-Nico­las, FRMK, 2023, 29 €, ISBN : 9782390220404

van hasselt la veritable histoire de saint nicolasJe me sou­viens, petit, avec mes par­ents, je me rendais à l’Inno pour ren­dre vis­ite à Saint-Nico­las.

Entouré de ce qui me sem­blait être de gigan­tesques mon­tagnes de jou­ets, pen­dant quelques frac­tions de sec­on­des, je m’asseyais sur ses genoux. Con­tin­uer la lec­ture

Frédéric Coché et la Tétralogie de Wagner

Un coup de cœur du Car­net

Frédéric COCHÉ, Richard WAGNER, Bryn­hil­dr. Un opéra dess­iné d’après Der Ring des Nibelun­gen, Textes cri­tiques de Gwla­dys Le Cuff et Aurélien Gleize, FRMK et La Pom­merie, 2021, 114 p., 28 €, ISBN : 9782390220244

coché brynhildrSai­sis­sant opéra graphique silen­cieux, Bryn­hil­dr, sous-titré Un opéra dess­iné d’après Der Ring des Nibelun­gen, nous délivre une adap­ta­tion-recréa­tion per­son­nelle de La Tétralo­gie, du Ring, l’œuvre-monde de Wag­n­er. Depuis sa créa­tion à Bayreuth, les qua­tre par­ties de L’anneau du Nibelung ont inspiré la lit­téra­ture, la bande dess­inée, le ciné­ma. Après la bande dess­inée en qua­tre vol­umes de Numa Sadoul et de France Renon­cé, Frédéric Coché trans­pose dans l’espace de la gravure l’œuvre d’art totale du magi­cien de Bayreuth. Là où l’esthétique graphique de Sadoul et Renon­cé, le dessin de Renon­cé épou­saient les lignes flam­boy­antes et oniriques de Wag­n­er, Frédéric Coché fait le choix dans ses 72 planch­es d’une esthé­tique épurée, min­i­mal­iste qui, d’emblée, con­traste avec la lux­u­ri­ance col­orée, le débor­de­ment d’énergie vitale et la pro­fu­sion des formes et des forces du Ring. Con­tin­uer la lec­ture

Olivier Deprez. Noise gravure et épilepsie du sémiotique

Olivi­er DEPREZ, Wrek not work, Bib­lio­the­ca Wit­tock­iana et FRMK, 2020, 25 €, ISBN : 9782873060047

Paru à l’occasion de l’exposition que la Bib­lio­the­ca Wit­tock­iana con­sacra au pro­jet Wrek mené par Olivi­er Deprez, coédité par cette dernière et les édi­tions FRMK, le cat­a­logue Wrek Not Work (en français et en néer­landais) délivre un voy­age dans l’œuvre gravée d’un artiste qui place la co-créa­tion (avec Adolpho Avril, Jan Baetens…) au cen­tre de ses recherch­es. Son intro­duc­tion de la gravure sur bois dans le monde de la bande dess­inée a révo­lu­tion­né le neu­vième art. Inter­ro­geant les ques­tions de la nar­ra­tion graphique, du statut de l’image, de la représen­ta­tion, Olivi­er Deprez a, depuis sa magis­trale adap­ta­tion du Château de Kaf­ka (édi­tions FRMK) exploré le poten­tiel nar­ratif des images dans un geste qui excède et décon­stru­it la fron­tière entre fig­u­ratif et abstrac­tion. Les sor­tilèges de la lit­téra­ture, la tour de Babel des livres de ce lecteur pas­sion­né mais aus­si les images glanées sur la toile, dans les jour­naux, sous-ten­dent et nour­ris­sent sa démarche. Con­tin­uer la lec­ture

Antoine Boute. Propagation de l’insurrection biohardcore

Un coup de cœur du Car­net

Antoine BOUTE, Stéphane DE GROEF, Adrien HERDA, Manuel de civil­ité bio­hard­core, Tusi­ta­la et FRMK, 2020, 64 p., 24 €, ISBN : 979–10-92159–21‑9

boute de groff herda manuel de civilité biohardcoreInven­tant des agence­ments esthéti­co-poli­tiques qui font vol­er en éclats la lit­téra­ture en bat­terie, boutu­rant le texte et l’image jusqu’à pro­duire une économie du signe qui excède le plan de l’économie, Manuel de civil­ité bio­hard­core libère une anti-péd­a­gogie de l’ensauvagement qui plante des fleurs, des champs d’orties sur le chaos. Co-édité par l’éditeur FRMK (dont nous salu­ons encore une fois la fab­uleuse ligne édi­to­ri­ale, inven­tive, poé­tique et incen­di­aire) et par Tusi­ta­la, l’ouvrage trans-graphique inouï con­coc­té  par Antoine Boute, Stéphane de Groef et Adrien Her­da lance une machine de guerre con­tre un monde avachi dans l’apocalypse high tech. Con­tin­uer la lec­ture

Éric Lambé et l’ère de la moule

Éric LAMBÉ, Carl ROOSENS, Botanike Komiks. Un regard sur le monde, FRMK, 2020, 48 p., 14 €

Chaque album des édi­tions FRMK promet une bouf­fée d’air libre à l’écart des œuvres con­t­a­m­inées par la radioac­tiv­ité du marché. Elles promeu­vent des créa­tions qui ne s’inclinent devant rien, devant aucune forme con­v­enue, qui ne pactisent pas avec le triste cirque médi­a­tique. Dans Botanike Komiks. Un regard sur le monde, Éric Lam­bé nous bal­ance des tranch­es de vie con­tem­po­raines, les sta­tions d’un voy­age dans le monde actuel. La cou­ver­ture annonce 48 CC, non une cylin­drée, mais 48 pages d’une bande dess­inée car­ton­née et en couleurs. Pour être à même de porter un regard sur le monde, il faut avoir comme réquisits : 1° l’existence du regard, quelle que soit sa forme, 2° l’existence d’un monde, quel que soit son état, 3° l’établissement d’un pos­si­ble lien entre les deux ter­mes. Ces pré­con­di­tions assumées, Éric Lam­bé et son invité Carl Roosens pla­cent leur bande dess­inée sous le signe d’un désax­age revendiqué par le sous-titre : « dessin­er des mots », « écrire des images ». Un pari con­tre-intu­itif, un cham­boule­ment des reg­istres qui con­teste la divi­sion fou­cal­di­enne entre lis­i­ble et vis­i­ble. Con­tin­uer la lec­ture

La fantastique concordance de deux Dominique

Un coup de cœur du Car­net

Dominique GOBLET, Dominique THÉATE, L’amour domini­cal, Frémok – Knock Out­sider !, 2019, 192 p., 34 €, ISBN : 9782390220152

Dominique Goblet Dominique Theate L'amour dominicalÀ la fois drôle, déchi­rant, sub­lime, rocam­bo­lesque, l’étonnant Amour domini­cal s’est élaboré sur près de douze ans. Dans ce foi­son­nant album réal­isé à qua­tre mains, deux types de réc­its cohab­itent, alter­nant l’un avec l’autre. D’une part, les écrits auto­bi­ographiques de Dominique Théate. Les textes de cet artiste brut, por­teur d’un hand­i­cap men­tal, sont accom­pa­g­nés des dessins de Dominique Gob­let, autrice de bande dess­inée (à qui l’on doit, entre autres, Faire sem­blant c’est men­tir), artiste plas­ti­ci­enne et enseignante. D’autre part, un réc­it fic­tion­nel qu’ils ont réal­isé ensem­ble autour de l’imaginaire et des dessins de Dominique Théate, et qui narre les his­toires de bagarre et d’amour du célèbre catcheur Hulk Hogan et de la séduisante femme à barbe bleue. Fruit d’une longue col­lab­o­ra­tion entre les deux artistes, ce tra­vail au long cours s’inscrit dans le cadre de Knock Out­sider, un pro­jet con­joint du col­lec­tif Frémok (mai­son d’édition de bande dess­inée alter­na­tive) et de la « S » Grand Ate­lier, asso­ci­a­tion cul­turelle pour artistes por­teurs d’un hand­i­cap men­tal. Con­tin­uer la lec­ture

Olivier Deprez sur les traces du château de Kafka

Un coup de cœur du Car­net

Olivi­er DEPREZ, Le Château d’après Kaf­ka, FRMK, coll. « Amphigouri », 2018, 224 p., 35 €, ISBN : 9782390220138

Den­sité des noirs qui empor­tent des formes trou­blées, avalanche de stri­ures blanch­es, per­son­nages tail­lés dans l’étoffe de fan­tômes, de revenants… l’univers hyp­no­tique qu’Olivier Deprez met en scène dans sa libre adap­ta­tion du Château de Kaf­ka con­stru­it un album graphique éblouis­sant.  Unanime­ment acclamé lors de sa paru­tion aux édi­tions FRMK en 2003, le livre est réédité dans une mag­nifique édi­tion (tou­jours chez FRMK) met­tant en valeur la puis­sance expres­sion­niste des gravures sur bois. Excé­dant le reg­istre de la bande dess­inée, Le Château de Kaf­ka coulé dans l’imaginaire d’Olivier Deprez retrace, sous la forme d’un opus gravé, une his­toire d’errance dans un labyrinthe à la fois extérieur et men­tal. Dans ce roman inachevé, Kaf­ka décrit l’arrivée de K. dans un vil­lage, le malen­ten­du qui s’installe entre lui, l’égaré, l’étranger qui pré­tend être appelé comme géomètre, et les autorités invis­i­bles du Château. Dès les pre­mières planch­es, la soli­tude de K., son désir d’être inté­gré dans le vil­lage, de recevoir une légiti­ma­tion offi­cielle se voient traduites dans un lan­gage graphique tout en ombres et lumières, entre vac­ille­ment des repères et angoisse exis­ten­tielle. Con­tin­uer la lec­ture

Le roi est mort, vive Coché !

Un coup de cœur du Carnet

Frédéric COCHÉ, L’homme-armée, FRMK, 2018, 56p., 20 €, ISBN : 9782390220091

Il est des œuvres qui nous désarçon­nent, décil­lent nos yeux blasés, plantent en nous la graine d’un doute fécond. L’homme-armée, pre­mier livre de Frédéric Coché à altern­er sa tech­nique minu­tieuse de gravure en eaux-fortes et sa pat­te de pein­tre féru de zones d’ombres (une alter­nance réussie, qui donne toute sa force énig­ma­tique à l’ensemble, et per­met de jouer sur quan­tité d’échelles) est défini­tive­ment de ces pier­res philosophales-là. Il faut s’y repren­dre à plusieurs repris­es pour s’assurer d’en embrass­er tous les détails. D’ailleurs, peut-on être cer­tains que ce qui se déroule devant nos yeux ne nous a pas égarés, fait bifur­quer sur un chemin de tra­verse ? Se peut-il que la carte du Ten­dre qui s’étend de la deux­ième cou­ver­ture à la page de garde puisse devenir une de nos bous­soles, pour pass­er sans encom­bre du chemin des Dames au Rem­part de den­telle et de soie ? Con­tin­uer la lec­ture

Road-movie maraicher

Éti­enne BECK & Jon­von NIAS, Le GRRAAOU, Frémok, 2018, 168 p., 23 €, ISBN : 9782390220053

C’est un petit ovni de la bande dess­inée que nous livrent Jon­von Nias et Eti­enne Beck. Rien d’étonnant puisque l’album est pub­lié au Frémok, une plate-forme édi­to­ri­ale qui a l’habitude de pro­pos­er des œuvres hors normes, dont l’audace graphique ou nar­ra­tive ambi­tionne de renou­vel­er le genre et d’en bous­culer les codes, ce qui est le cas ici. Con­tin­uer la lec­ture

Le silence de la Poupée

Un coup de cœur du Carnet

Goele DEWANCKEL (images) et Car­o­line LAMARCHE (textes), La Poupée de Mon­sieur Silence, FRMK, 2018, 56 p., 19€, ISBN : 9782390220121

La Poupée de Mon­sieur Silence, c’est d’abord un objet que l’on décou­vre en l’examinant sous tous les angles. Le livre, superbe­ment soigné, sub­jugue par sa con­cep­tion. Sa jaque­tte est déjà une œuvre en soi : la palette intérieure se décline, de gauche à droite, à tra­vers de gros nuages bor­deaux, rouges, canard, mar­ron, qui pren­nent peu à peu la teinte de dif­férents bleus, élec­trique, clair et cyan. Ce mou­ve­ment d’éclaircissement et de refroidisse­ment est en par­fait accord avec la par­tie de la cou­ver­ture en vis-à-vis : en pre­mière, des feuilles de chêne noires, ver­ti­cales, sur fond vio­let ; en qua­trième, ces mêmes feuilles, cette fois désor­don­nées, nervurées et ondu­lantes, oranges sur ocre. Et lorsque l’on revient en arrière – car pourquoi ne pas com­mencer par le com­mence­ment, lecteur empressé ? – c’est la jaque­tte extérieure den­sé­ment col­orée qui happe l’admiration. Elle recèle toute l’atmosphère du livre : de sub­tiles dis­so­nances, alour­dies par le poids d’une fausse gaité d’autant plus man­i­feste qu’elle s’inscrit dans une per­spec­tive ascen­sion­nelle (soutenue par le for­mat longiligne de la pub­li­ca­tion). L’on perçoit instinc­tive­ment un malaise, l’on est intrigué. Dire que l’on n’a même pas encore tourné la pre­mière page… Con­tin­uer la lec­ture

En Seele avec Kamagurka

KAMAGURKA et Herr SEELE, Cow­boy Henk et le gang des offreurs de chevaux, traduit du fla­mand par Willem, FRMK, 2018, 44 p., 18 €, ISBN : 9782390220107

kamagurka cowboy henk et le gang des offreurs de chevauxEn 2014, la série de ban­des dess­inées Cow­boy Henk rece­vait le Prix du Pat­ri­moine au pres­tigieux fes­ti­val d’Angoulême. Était-ce ren­dre trop d’honneur à Kam­agur­ka, dont l’encyclopédie Wikipedia va jusqu’à affirmer que son trait est « extrême­ment sim­pliste, parais­sant presque bâclé » ? Quoi que l’on pense de son anti-œuvre, et sans s’aventurer à glos­er trop avant le non­sense per­ma­nent qui la car­ac­térise, il faut cepen­dant admet­tre que le dessi­na­teur fla­mand, passé par Hara-Kiri et Char­lie Heb­do, est bel et bien l’héritier d’une tra­di­tion bédéis­tique dont il se joue et détourne les codes à l’envi. Con­tin­uer la lec­ture

Récit silencieux d’une vie brisée

Un coup de cœur du Carnet

Éric LAMBÉ, Philippe DE PIERPONT, Paysage après la bataille, Actes Sud et Frémok, 2016, 432 p, 29 €   ISBN : 9782330069988

lambeEn s’ouvrant sur un paysage après la bataille, scène recon­sti­tuée d’un com­bat his­torique exposée dans un musée région­al, le réc­it, d’emblée, donne le ton. La scène est figée, le temps s’est arrêté après un moment d’extrême vio­lence. Il en est de même pour la vie de Fany, le per­son­nage cen­tral de cet album, dont on com­prend vite qu’un douloureux événe­ment, que l’on décou­vre au fil de qua­tre cent trente-deux pages de ce roman graphique, a dévié sa vie de sa tra­jec­toire. Depuis, elle sem­ble assis­ter à son exis­tence en spec­ta­trice muette. Con­tin­uer la lec­ture

Mémoire textile d’une enfance pieuse

THISOU, Notre Père, Brux­elles, FRMK, 2016, 72 p., 11 € ISBN : 9782930204932

thisou

Thisou se sou­vient. Dans cet album illus­tré de petit for­mat, elle mêle broderie et dessin pour faire revivre des sou­venirs d’enfance fugaces, mais qui ont lais­sé chez elle une trace vive. Con­tin­uer la lec­ture