Archives par étiquette : Théâtre

Retrou­vez ici tous nos arti­cles et recen­sions con­sacrés au théâtre

« Je vins en un lieu où la lumière se tait »

Alex LORETTE, Géo­gra­phie de l’enfer, Lans­man, 2018, 50 p., 11€, ISBN : 978–2‑8071–0179‑1

lorette geographie de l enfer.jpgFranck, JC et Leslie vivent dans un trou per­du. Aucun voisin, aucune mai­son aux alen­tours. Que la nature à perte de vue, ses forêts, les bruits qui craque­nt, des hul­ule­ments, le vent qui souf­fle. Rien qu’eux trois et leur pro­fonde soli­tude, brisée par­fois par des échap­pées au tra­vail ou sur les routes. Qui sont-ils les uns pour les autres ? Deux frères et une sœur ? Un ménage à trois ? Des amis ? De sim­ples colo­cataires ? Con­tin­uer la lec­ture →

S’accroche-t-on Malgrétout ou Tantpis, c’est fini ?

Stanis­las COTTON, La pro­fondeur des forêts, Lans­man, 2018, 48 p., 11€, ISBN : 9782807101845

cotton la profondeur des forêts.jpgSir­ius Mal­grétout com­mence un nou­veau job dans un mag­a­sin d’électroménagers. Il passe ses journées à par­courir les longues allées d’un hangar, à charg­er des fri­gos ou des lave-vais­selles, à pouss­er un char­i­ot et à trans­porter le tout jusqu’à l’accueil. Un emploi fati­gant et extrême­ment répéti­tif : tick­et allée numéro untel, emplace­ment untel — charge­ment — déplace­ment — livrai­son. Et on recom­mence. De plus, Sir­ius n’a pas vrai­ment le physique du démé­nageur. Un curieux per­son­nage, Tom­my Tant­pis, le suit partout. Qui est-il ? Un fan­tôme qui le hante, comme le dit la légende ? Un mau­vais cauchemar ? Un ami qui lui veut du mal ? Son pro­pre dou­ble ? Le mys­tère reste entier. Con­tin­uer la lec­ture →

La mémoire théâtrale retrouvée

Paul ARON, Une his­toire du théâtre belge de langue française (1830–2000), Impres­sions nou­velles, coll. “Espace Nord”, 2018, 368 p., 11 € / ePub : 6.99 €, ISBN : 978–2875683977

aron une histoire du theatre belge de langue francaiseDans l’avant-propos à la réédi­tion de son essai qui retraçait, en 1995, Une his­toire du théâtre belge de langue française (1830–2000), Paul Aron souligne « l’irremplaçable pré­car­ité » de cet art, chaque représen­ta­tion étant par nature unique.

Si, en spec­ta­teur sen­si­ble, il nous livre une vision sub­jec­tive de ce qu’il a vécu per­son­nelle­ment au théâtre, il espère que les élé­ments réu­nis au cours de ses recherch­es aideront le lecteur à pren­dre la mesure d’un pat­ri­moine pré­cieux, qui reste peu con­nu. Souhait exaucé ! Con­tin­uer la lec­ture →

Appel à résidence d’écriture théâtrale — Studios de Virecourt

Organ­isée en col­lab­o­ra­tion avec la Com­pag­nie MAPS (Brux­elles), avec le sou­tien de la Chauf­ferie Acte‑1 (incu­ba­teur d’entreprises cul­turelles et créa­tives à Liège) et du Cen­tre des Écri­t­ures Dra­ma­tiques Wal­lonie-Brux­elles, la rési­dence d’écriture théâ­trale des Stu­dios de Vire­court (Poitiers/Benassay, France) vise le partage des pra­tiques sin­gulières et offre un cadre rur­al, con­vivial, prop­ice à l’écriture, loin de l’agitation des grandes villes ou des impérat­ifs quo­ti­di­ens. Accueil­lant 3 auteur-e‑s fran­coph­o­nes, elle se déroulera du 4 au 14 juil­let 2018. Les can­di­da­tures sont atten­dues pour le 14 mai.  Con­tin­uer la lec­ture →

Mon robot, mon amour !

Stéphane MANSY, Le grand rem­place­ment, Le Cerisi­er, 2017, 58 p., 8,50 €, ISBN : 978–2872672080

mansy le grand remplacement.jpgLe grand rem­place­ment de Stéphane Man­sy vient d’être crée au Stu­dio-théâtre de la Lou­vière dans une mise en scène de l’auteur. Et comme tou­jours avec le théâtre au cœur des « effets indésir­ables » du monde, on recy­cle des mythes! Ceux des androïdes, des robots intel­li­gents, des « aliens » issus d’une human­ité qui s’emploie depuis des mil­lé­naires à se « rem­plac­er »… Que ce soient les fig­ures baro­ques des auto­mates, Franken­stein, … la ques­tion de l’invasion intérieure des humains par ses créa­tures est un thème éter­nel. La pièce a touché un pub­lic de plus en plus intriqué dans des appli­ca­tions tech­nologiques qui con­stituent aus­si un rap­port d’amour-haine au numérique et à ses suites. Con­tin­uer la lec­ture →

Quand les rêves font sécher les larmes

Flo­rence KLEIN, À petits pas et Je suis une danseuse étoile, Lans­man, 2017, 52 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0171‑5

klein a petits pas.jpgCet opus reprend deux pièces de théâtre pour le jeune pub­lic. La pre­mière, À petits pas, nous plonge dans l’univers d’une enfant, Alice, qui aime bien racon­ter à la cica­trice sur son pied des his­toires de quand elle était petite et qu’elle ne dit pas à ses amies parce que ça les ennuie. Son père est mort et elle vit avec sa mère, qui est tou­jours pressée et qui ne la com­prend pas. Elle peut même aller jusqu’à la vio­lence ver­bale et physique. Con­tin­uer la lec­ture →

La scène aux ados : appel aux auteurs de théâtre

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Avis aux auteurs de théâtre. Vous souhaitez écrire pour les ados? IThAC, le CED-WB et EMILE&CIE (Lans­man Édi­teur) lan­cent La Scène aux Ados #8. 

Les can­di­da­tures sont atten­dues jusqu’au 15 mars 2018. Con­tin­uer la lec­ture →

Une femme légendaire au milieu de la tempête

Céline DELBECQ, Le vent souf­fle sur Erze­beth, Lans­man, 2017, 62 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0162‑3

delbecq le vent souffle sur erzebeth.jpgSix jours par mois, le vent souf­fle sur Som­lyo, petit vil­lage enclavé sur une île, entre mer et mon­tagne. Six jours par mois, les bour­rasques frap­pent, les élé­ments se déchaî­nent, les vagues rompent tout sur leur pas­sage, le vol­can Popra­ca­p­a­to crache. Six jours par mois, les débris volent, le sang coule, la mort s’active. Six jours par mois, Erze­beth Roz­gov­nyi, qui vit encore chez sa mère, délire et se laisse emporter par ses vieux démons : son père mort trop tôt, son amant Hyvàn éva­poré dans la nature, son enfance avortée. Au vil­lage, on s’accroche, on attend patiem­ment que la tem­pête passe. Mais tou­jours il y a quelques impru­dents qui sor­tent et se font hap­per par une branche, une vague, un rocher… Con­tin­uer la lec­ture →

Un Caméléon qui nous en raconte des vertes et des pas mûres…

_JWO7296Le cinquante-huitième Fes­ti­val de Théâtre de Spa de l’été dernier a levé le rideau avec la pre­mière d’un nou­veau Caméléon, spec­ta­cle bâti sur un choix de textes du romanci­er et nou­vel­liste Jean Muno (1924–1988), aux­quels l’acteur Nico­las Ossows­ki insuf­fle une force remar­quable dans un solil­oque per­cu­tant, mis en scène avec beau­coup de doigté par Daniela Bis­con­ti. Se trou­ve ain­si pro­fondé­ment retra­vail­lée la riche adap­ta­tion scénique de Patrick Bon­té, créée le 13 jan­vi­er 1981 avec le comé­di­en Jean-Paul Comart au Théâtre de l’Esprit Frappeur dans la cap­i­tale belge. L’écrivain brux­el­lois avait alors col­laboré étroite­ment à cette ini­tia­tive orig­i­nale, reprise exacte­ment vingt ans plus tard au Rideau de Brux­elles dans une ver­sion mod­i­fiée. Con­tin­uer la lec­ture →

La caverne aux merveilles, l’Esprit Frappeur

Albert-André LHEUREUX, L’Esprit frappeur, réc­it d’une aven­ture théâ­trale, pré­face de Jacques De Deck­er, Genèse, 2017, 19,50 €, ISBN : 1094689092

lheureux.jpgLes sou­venirs de spec­ta­cles sont des luci­oles, elles sur­gis­sent de la nuit, nous illu­mi­nent avant de rep­longer dans l’obscurité. Les pho­tos, les vidéos, les cap­ta­tions, sont des traces sou­vent mélan­col­iques pour celles et ceux qui ont vécu la ren­con­tre de ces spec­ta­cles vivants. Con­tin­uer la lec­ture →

Face à l’immensité

Un coup de cœur du Carnet

Régis DUQUÉ, Les voies sauvages, Lans­man, 2017, 62 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0159‑3

duqué.jpgLa mon­tagne a tou­jours fasciné le com­mun des mor­tels. Qui ne s’est jamais extasié depuis un avion sur­volant quelque mas­sif ? Qui n’a jamais levé les yeux vers ces grandes dames en louant quelque car­ac­tère sacré ? Il est toute­fois des hommes et des femmes pour qui la fas­ci­na­tion est si intense qu’elle en devient pas­sion­nelle, addic­tive, mys­tique. Con­tin­uer la lec­ture →

Par amour, dit-elle

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©Vir­ginie Lançon

Un grand amour de Nicole Mal­in­coni (Esper­luète édi­tions, 2015), mise en scène de Jean-Claude Berut­ti.

Une femme seule en scène. Dans un salon (esquis­sé par le décor). Une femme, à la vie déjà vécue. Un livre à la main. Celui de la jour­nal­iste Git­ta Sere­ny, Au fond des ténèbres. Sur l’ex-commandant des camps d’extermination de Soli­bor, de Tre­blin­ka, Franz Stan­gl, l’époux de la femme en scène, There­sa Stan­gl. Qui se met à par­ler. À s’adresser à la jour­nal­iste, venue l’interviewer quelque temps aupar­a­vant. Sur ce qu’elle savait des activ­ités de son mari. Sur sa vie avec lui, pen­dant la péri­ode nazie, et ensuite, au Brésil. Où elle sem­ble avoir vécu heureuse. Elle se sou­vient de cet entre­tien. Revient sur ce qu’elle a dit et qui a con­tin­ué à tra­vailler son esprit. Con­tin­uer la lec­ture →

Travailler ! Mais pour qui ? Et pourquoi ?

Cathy MIN JUNG, Sing my Life, Lans­man, 2017, 58 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0160‑9

min jung.jpgBrigitte, Car­o­line, Danièle, Éti­enne, Marko, Sonia sont ce qu’on appelle com­muné­ment des « petites gens ». La plu­part d’entre eux sont ouvri­ers et tra­vail­lent dans une usine sidérurgique. Polir des pièces toute la journée, s’occuper des enfants le soir en ren­trant du boulot – du moins pour les femmes – fatigue, douleur, salaire de mis­ère et fin de mois dif­fi­cile, leur quo­ti­di­en est loin d’être rose, leur avenir reste terne. Pour­tant, voici venu le temps des rêves. Car­o­line et Éti­enne se sont saignés toute leur vie. Avec l’aide de leurs proches, ils envis­agent d’accomplir un grand voy­age, celui qu’ils atten­dent depuis tant d’années : vis­iter la Chine. Sonia, quant à elle, a une voix de cristal. Danièle, la ten­an­cière du bistrot où ils se retrou­vent tous les midis, l’a inscrite à un télé-cro­chet « Sing my Life ». Elle accepte d’y par­ticiper, même si son mari, Marko, ne voit pas cette com­péti­tion d’un bon œil. À quar­ante ans, Sonia va-t-elle con­naître la gloire ? La promesse d’un futur meilleur devient tout d’un coup envis­age­able. Con­tin­uer la lec­ture →

Un journal de théâtre à trois temps

Jean-Marie PIEMME, Accents toniques. Jour­nal de théâtre (1973 – 2017), pré­face de Stanis­las Nordey, Alter­na­tives Théâ­trales, 2017, 440 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87428–106‑8

piemme accents toniquesLe théâtre vu, regardé, lu, écrit, analysé, racon­té par Jean-Marie Piemme en trois tranch­es tem­porelles per­me­t­trait de lire le presque demi-siè­cle qu’il nous donne à revis­iter sur les scènes du monde et en Bel­gique fran­coph­o­ne en par­ti­c­uli­er.

Le pub­lic, l’intelligence du jeu, Brecht, le peu­ple (ce qu’on appelait il y a peu la « classe ouvrière »…), les sys­tèmes de pro­duc­tions théâ­trales dans tous leurs détours, les explo­rations répétées de cer­tains auteurs de prédilec­tions, la mise en scène qui résiste aux exi­gences du plateau et le trans­forme, les con­flits idéologiques et esthé­tique majeurs qui ont mar­qué l’histoire de notre théâtre depuis ce que l’on a appelé le « jeune théâtre » (les années sep­tante), le corps à l’opéra, l’École,…voilà la matière de ce livre cap­i­tal pour la mémoire d’un art vivant, sou­vent séduit par les sirènes du suc­cès con­fort­able. Con­tin­uer la lec­ture →

Le conte est blond

Jean-Marie PIEMME, Jours radieux, Lans­man, 2017, 48 p., 11€, ISBN : 978–2‑8071–0151‑7

piemme.jpgUne farce, une bouf­fon­ner­ie, un con­te, une his­toire d’un temps sans nuances, Jours radieux de Jean-Marie Piemme nous joue le tem­po d’un temps sans espérance et empli de peur. Il reste alors la rage, l’illusion, l’exécration des autres, le désir d’un Père sévère et fort, un tyran, ou d’une Mère….

On ne badine pas avec l’amour : chez Piemme, la ques­tion, sous des allures de comédie grinçante est tou­jours au cen­tre de son œuvre dra­ma­tique. Que faire pour que les hommes se sup­por­t­ent et ten­tent même de se tolér­er, voire de se recon­naître et d’éviter le pire, la jouis­sance de la destruc­tion de l’autre, du métèque, de l’encombrant ? Con­tin­uer la lec­ture →

Prix des Metteurs en scène : appel à textes!

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Organ­isés par le CED-WB, les Prix des Met­teurs en scène s’adressent aux auteurs de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. Les Prix seront attribués par deux jurys : l’un com­posé de met­teurs en scène œuvrant « en » Bel­gique, l’autre de met­teurs en scène « hors » Bel­gique. Con­tin­uer la lec­ture →