Archives par étiquette : Jacques Dubois

Décès de Jacques Dubois

Jacques Dubois1

Nous apprenons le décès du soci­o­logue de la lit­téra­ture et spé­cial­iste de Simenon Jacques Dubois, né le 20 mars 1933. Con­tin­uer la lec­ture

Six livres d’entretiens littéraires

interview

Pho­to par alda2 de Pix­abay

Genre tout d’abord oral, l’en­tre­tien lit­téraire est sou­vent lié à la radio, à la télévi­sion, ou aux lieux de ren­con­tre. Il arrive toute­fois aus­si que l’en­tre­tien fasse l’ob­jet d’une tran­scrip­tion (retra­vail­lée) pour une pub­li­ca­tion en livre. Une sélec­tion de six livres d’en­tre­tiens autour d’au­teurs belges parus au cours des dix dernières années. Con­tin­uer la lec­ture

Un prix pour Jacques Dubois

Jacques Dubois a reçu le prix du cer­cle lit­téraire proustien de Cabourg-Bal­bec pour son livre Le roman de Gilberte Swann. Proust soci­o­logue para­dox­al (Seuil).


Lire aus­si : notre recen­sion du Roman de Gilberte Swann


Con­tin­uer la lec­ture

Une institution pour toujours en cours d’institution

Un coup de cœur du Car­net

Jacques DUBOIS, L’institution de la lit­téra­ture, pré­face de Jean-Pierre Bertrand, post­face de Jacques Dubois, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2019, 320 p. 9,5 €, ISBN : 978–2‑87568–417‑2

Jacques Dubois a eu une car­rière riche, cohérente et mul­ti­ple[1]. L’enseignement uni­ver­si­taire (d’assistant en Moyen Âge à pro­fesseur émérite), la lit­téra­ture (Simenon, Proust, Stend­hal…) et la soci­olo­gie (proche de Pierre Bour­dieu) en sont les socles fon­da­teurs et nourriciers. Des socles à l’origine et à l’appui de L’institution de la lit­téra­ture, paru ini­tiale­ment en 1978 et qui reparaît, aug­men­té d’une pré­face et d’une post­face, dans la col­lec­tion Espace Nord qu’il a  con­tribué à créer et qu’il a lui-même dirigée plusieurs années durant. Con­tin­uer la lec­ture

Les prix de l’Académie

Les auteurs et autri­ces récom­pen­sés en 2019 © Académie royale

Comme chaque année, l’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es a remis, ce same­di 9 mars, ses prix lit­téraires. Des récom­pens­es qui cou­vrent des gen­res lit­téraires var­iés et salu­ent la créa­tion lit­téraire belge fran­coph­o­ne dans son ensem­ble.

Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Jeannine Paque

La rétro­spec­tive de l’an­née lit­téraire belge avec le Top 3 des chroniqueurs. Aujour­d’hui : le choix de Jean­nine Paque.


Lire aus­si : la fiche de Jean­nine Paque


Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Pierre Malherbe

La rétro­spec­tive de l’an­née lit­téraire belge avec le Top 3 des chroniqueurs. Aujour­d’hui : le choix de Pierre Mal­herbe.


Lire aus­si : la fiche de Pierre Mal­herbe


Con­tin­uer la lec­ture

Le malin plaisir d’Asmodée

Stanis­las-André STEEMAN, La Mai­son des veilles, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2018,  320 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–426‑4

La réédi­tion d’une œuvre de Stanis­las-André Stee­man est tou­jours bien­v­enue. Elle rend aus­si jus­tice à un pio­nnier du roman polici­er mod­erne et à un écrivain que la cri­tique française, rap­pelons-le, avait comique­ment qual­i­fié de « Simenon belge ». Une bourde por­teuse toute­fois d’une référence qui ne manque pas de per­ti­nence. Con­tin­uer la lec­ture

Tout le reste est littérature

Jacques DUBOIS, Tout le reste est lit­téra­ture, entre­tiens avec Lau­rent Demoulin, Impres­sions nou­velles, 2018, 240 p., 17 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑87449–574‑8

dubois tout le reste est litteratureL’entretien lit­téraire est un genre lit­téraire en soi, qui non seule­ment peut s’avérer une source his­torique­ment ines­timable comme témoignage vivant d’un temps réel (Paul Léau­taud avec Robert Mal­let en 1950, André Bre­ton et André Parin­aud en 1952), mais égale­ment, en ce qu’il révèle une part de créa­tion lit­téraire inédite : quand Modi­ano soumet à l’interrogatoire Emmanuel Berl (en 1976), ou lorsque Piv­ot laisse le champ libre à Mar­guerite Duras (en 1984), on est bien obligé de recon­naître qu’il se des­sine là autre chose qu’un sim­ple question/réponse : dans l’entretien, l’écrivain parvient à se don­ner la parole, et à s’approprier une forme de dis­cours (con­stru­it sou­vent, mais pas tou­jours) qui font inter­venir des élé­ments que précédem­ment un texte lit­téraire de l’auteur n’a pas tou­jours pu, ou voulu, dévoil­er. Con­tin­uer la lec­ture

Pour Gilberte cette fois

Jacques DUBOIS, Le roman de Gilberte Swann. Proust soci­o­logue para­dox­al, Seuil, 2018, 227 p., 20 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978 ‑2–02-137058–4

dubois le roman de gilberte swannDans Tout le reste est lit­téra­ture, un vol­ume d’entretiens avec Lau­rent Demoulin, Jacques Dubois déclare avoir abor­dé Proust assez tar­di­ve­ment, dans son par­cours de lecteur et dans sa car­rière de pro­fesseur d’université. Mais il a ressen­ti cette ren­con­tre comme un coup de foudre, via la belle Alber­tine, ajoute-t-il. Par extra­or­di­naire, ce coup de foudre dure encore, même si la cri­tique amoureuse a fait place à une relec­ture savante et suprême­ment lit­téraire. Après avoir décrit une aven­ture plus que sen­ti­men­tale, dans Pour Alber­tine, déjà sous-titré Proust et le sens du social (Seuil, 1997), ensuite dans Fig­ures du désir. Pour une cri­tique amoureuse (Les Impres­sions nou­velles, 2011), le voici qui revient sur une autre fig­ure fémi­nine majeure de à la recherche du temps per­du, Gilberte. Tout un pro­gramme dans ce dernier ouvrage paru au Seuil : Le roman de Gilberte Swann. Proust soci­o­logue para­dox­al. Con­tin­uer la lec­ture

Les noces d’Eros et de Polis


Jacques DUBOIS (dir.), Sexe et pou­voir dans la prose française con­tem­po­raine, Press­es uni­ver­si­taires de Liège, coll. « Sit­u­a­tions », 224 p., 24,30 €

cfdJacques Dubois, pro­fesseur émérite à l’Université de Liège, homme de cul­ture et de lit­téra­ture, a réu­ni autour de lui une belle équipe de chercheur.e.s pour tra­vers­er, de Mar­cel Proust à Emmanuel Car­rère, la lit­téra­ture française des vingtième et (déjà) vingt-et-unième siè­cles autour d’un dou­ble thème, par­ti­c­ulière­ment fécond : l’érotique et le poli­tique. Deux ter­mes qu’on préfér­era à ceux du titre, Sexe et pou­voir, car si ceux-ci sont plus racoleurs (pornographiques), ils s’avèrent moins rich­es d’ouvertures, de dialec­tiques, de jeux, de pos­si­bil­ités romanesques (donc cri­tiques). Con­tin­uer la lec­ture