Carmelo VIRONE, Prendre ses quartiers, Herbe qui tremble, coll. « D’autre part », 2026, 103 p., 16 €, ISBN : 978–2‑488–229173
Carmelo Virone est un poète discret, rare. Avec ce nouveau recueil, Prendre ses quartiers, le troisième depuis 2002, Virone pose ses bagages de bourlingueur littéraire. Qu’ils soient d’hiver ou d’été, il prend ses quartiers dans les territoires de l’enfance, là où la frontière entre mémoire et nostalgie se fait plus poreuse. Au fil du mots, les souvenirs éclosent par bribes. Éclats, pépites qui surgissent comme une surprise découverte, avec émerveillement, dans le creux de l’œuf en chocolat. Un peu de jus de groseille sur les mains, une marelle dessinée sur le pavé ou la toupie que l’enfant rêve de voir tourner indéfiniment, voilà sans doute les remparts contre le temps qui passe. Continuer la lecture





C’est la voix de Nicole Malinconi, traversée de toutes les voix du monde.
Sous le titre inattendu Danser dessous, Carmelo Virone égrène au fil de ses sentiments, ses humeurs, ses souvenirs, des poèmes aux couleurs changeantes.
C’est un message de vie que nous adresse en quelques vers Carmelo Virone, à la première page de son recueil de nouvelles Battre les cartes. Message d’amour aussi puisque le sang y est chaud et le cœur haut. C’est d’un élan tournoyant que se suivent ces onze récits, si différents les uns des autres qu’ils créent chaque fois la surprise, au point qu’on pourrait se demander s’il faut suivre une piste ou se laisser prendre au hasard de la lecture. La continuité existe bel et bien, dans le ton, on y reviendra, et dans cet ensemble cohérent d’humour et de tendresse que chacun des textes illustre à sa manière. À y regarder de plus près, on découvre entre eux un système de répons.