Michel LAMBERT, Cinq jours de bonté, Le beau jardin, 2023, 252 p., 20 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9782359700749
Thomas Noble, le narrateur, emmène sa femme Raya à Ostende. Une permission de cinq jours lui est accordée. Hospitalisée dans une clinique spécialisée, c’est sa première sortie depuis longtemps. Thomas est nerveux. Il a peur de ses réactions. Du couloir de la mort où elle végète, il espère la conduire dans le couloir de la vie. Beaucoup de non-dits s’interposent. On sent un passé pesant, une fracture. Tous les deux sont enfermés dans des prisons différentes et ont banni depuis belle lurette de nombreux mots de leur vocabulaire, tels que chance, « espoir, demain, bonheur, chanter, rire… ». Thomas fait le clown pour détendre l’atmosphère, mais il est maladroit. Continuer la lecture







Jean-Louis Vanherweghem est médecin néphrologue, il a exercé de hautes fonctions académiques et il est l’auteur de plusieurs publications de vulgarisation médicale, d’essais en rapport avec la santé. S’il a repris la plume cette fois, c’est pour nous faire récit de ce qui lui est advenu lorsque son épouse a connu de graves problèmes de santé qui ont entraîné son décès en 2018. Atteinte du Syndrôme de Détresse Respiratoire Aigüe, connu sous l’acronyme ARDS, elle a été confrontée aux symptômes que l’on connaît chez les patients atteints des formes les plus graves de Covid 19, mais les faits relatés sont évidemment antérieurs à la pandémie que nous connaissons depuis début 2020.
En amour, est-ce que l’on peut partir et revenir, comme une fleur, vingt ans plus tard ? Peut-on promettre de toujours revenir ? Les hommes et les femmes sont-ils égaux dans ce voyage ? Regardons le mythe d’Ulysse. Pénélope l’a attendu bien sagement, repoussant nombre de prétendants. Dans les histoires, le héros part et revient toujours. Nous sommes bercés par ce mythe, mais n’est-il pas temps de le déconstruire ? Comment cela se passerait-il dans la vraie vie ? Que se passerait-il si celui que vous avez aimé revient vingt ans plus tard ?
Le titre Requiem à deux voix convient parfaitement à ce roman car il s’agit d’un hommage aux parents décédés de l’autrice. Rebecca Nicais a en effet pris le parti d’imaginer la parole de son père puis de sa mère pour raconter l’histoire de leur jeunesse et de leur vie de couple à travers le point de vue de chacun. 


Point de fuite est un récit pour la jeunesse polyphonique qui nous fait découvrir à travers les yeux de plusieurs personnages leur quotidien a priori sans histoire. On découvre d’un côté une Mona gentille et souriante qui prépare le concours d’entrée à l’École Nationale des Beaux-Arts, toujours fourrée avec son meilleur ami Marin, alias Curry, qui projette de suivre un Master en Développement durable et s’engage sans réserve dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Santana relate l’histoire d’une relation de soumission entre Emma et Mikaël, deux ados de 17 ans dans la même école. Leur premier contact est surprenant : Emma bouscule par mégarde le jeune homme qui, pour se venger, lui vole son téléphone et décide de le vendre sur Facebook. Interpellant. Le ton est donné.