Archives par étiquette : Carnets du dessert de lune

Il est où le bonheur ?

Daniel SIMON, C’est ici, Car­nets du dessert de lune, 2025, 99 p., 15 €, ISBN : 978–2‑39055–049‑5

simon c'est iciNou­vel­liste, dra­maturge, essay­iste et poète, Daniel Simon a nav­igué dans le monde de la cul­ture toute sa vie durant, mul­ti­pli­ant les activ­ités pro­fes­sion­nelles en Bel­gique et à l’étranger, sai­sis­sant toutes les occa­sions de faire ray­on­ner avec générosité son amour des mots. Il ajoute aujourd’hui un ouvrage de poésie à sa bib­li­ogra­phie abon­dante, aux côtés de qua­tre autres recueils parus précédem­ment. Con­tin­uer la lec­ture

« Mais alors, avant d’être ensemble, qu’avions-nous vu ? »

Un coup de cœur du Car­net

Eva KAVIAN, L’homme que j’aime, Car­nets du Dessert de Lune, 2019, 66 p., 12 €, ISBN : 978–2930607597

Eva Kavian est une autrice qui touche à tous les gen­res, écrit pour tous les âges et ani­me des ate­liers d’écriture. Poésies, road-movie mésolithique, manuel pour appren­ti écrivain, romans pour enfants ou ado­les­cents, sou­vent elle invente des vies à ses per­son­nages. Par­fois, elle racon­te la sienne. Con­tin­uer la lec­ture

Vers la fraternité

Daniel SIMON, Au prochain arrêt je descends, Car­nets du Dessert de Lune, 2019, 96 p., 14€, ISBN : 978–2‑930607–51‑1

Daniel Simon a de nou­veau frap­pé. Le directeur des Édi­tions Tra­verse et l’auteur de nom­breux livres de poésie, de théâtre et d’essais livre ici son nou­v­el opus poé­tique, Au prochain arrêt je descends, aux Édi­tions Les Car­nets du Dessert de Lune.

L’illustration de cou­ver­ture de Pierre Duys et l’exergue de Paul Celan sem­blent annon­cer la couleur : l’intention du poète ne sera pas de livr­er une poésie mièvre ou asep­tisée. En effet, le ton de Daniel Simon est celui de la révolte. La qua­trième de cou­ver­ture, un texte de Daniel Fano, aver­tis­sait déjà : ce livre s’adresse à ceux qui por­tent ce « refus de servir ceux qui veu­lent effac­er la part d’humanité qui habite encore en nous ». Con­tin­uer la lec­ture

Au bord de la falaise

Daniel FANO (textes), Jean-François OCTAVE (illus­tra­tions), Bien­tôt la Con­ven­tion des can­ni­bales, 2019, 76 p., 13 €, ISBN : 978–2‑930607–55‑9

Daniel Fano est un écrivain de l’apoc­a­lypse tran­quille. Au fil des années, dans des réc­its aux titres improb­a­bles, des poèmes nar­rat­ifs et sub­tils, des fables et des romans de la mélan­col­ie lucide, l’auteur a inven­torié, grâce à son sens aigu de la fic­tion, la moder­nité et ses avatars, qu’on pour­rait appel­er aujour­d’hui tout sim­ple­ment le temps d’après. Con­tin­uer la lec­ture

Prix de la revue NUNC : une première sélection très belge

La revue NUNC prime tous les ans deux recueils de poètes vivants, l’un de poésie française, l’autre de poésie étrangère. Le prix de poésie française récom­pensera cette année un recueil pub­lié en 2018 à compte d’édi­teur. La pre­mière sélec­tion, com­por­tant dix-huit titres, reprend plusieurs poètes belges. Le nom du/de la lauréat‑e sera révélé lors du Marché de la poésie de Paris, le 9 juin.

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Boutique des jours perdus

Francesco PITTAU, La quin­caille des jours, Car­nets du dessert de lune, 2018, 110 p., 14 €,
ISBN : 978–2‑93060–747‑4

Les jours passent comme un bou­quet de sen­sa­tions hétéro­clites, une mosaïque d’instants. Francesco Pit­tau tente de cap­tur­er ces sur­gisse­ments, ces révéla­tions fugi­tives, ces presque rien ; de les piquer dans un mot, dans quelques lignes, dans un poème.

Il y a l’émerveillement d’un réveil, un émer­veille­ment dont on ne sait la cause, seule­ment qu’il vous emplit :  Con­tin­uer la lec­ture

Habiter parmi les livres

Serge MEURANT et Frédérique BIANCHI, Dans l’odeur des livres et le par­fum du papi­er d’Arménie. Entre­tiens avec Jean-Pierre Canon, libraire de La borgne agasse, pho­togra­phies de Daniel Locus, Car­nets du Dessert de Lune, 2018, 48 p., 6 €, ISBN : 9782930607948

Vivre au milieu des livres, quel amoureux de la lit­téra­ture, quel fer­vent lecteur n’en a rêvé ? Une vision roman­tique de la vie de libraire, née à l’adolescence, et que le pas­sage des années, le sens des réal­ités ont tem­pérée sans l’altérer. Une librairie demeure un roy­aume, un monde où pal­pi­tent des his­toires, des pen­sées, des émo­tions, des songes… Et ren­con­tr­er un libraire de voca­tion, de pas­sion, de con­vic­tion nous ouvre des hori­zons, des vibra­tions… Sin­gulière­ment un libraire bouquin­iste, si l’on en croit l’ode exaltée de John Cow­per Powys : « Ah ! le splen­dide con­ser­va­toire de toutes les folies humaines qu’une bou­tique de livres d’occasion ». Con­tin­uer la lec­ture

Je m’appelle Jean-Michel, regardez-moi

Un coup de cœur du Carnet

Yves BUDIN, Visions of Basquiat, Car­nets du Dessert de Lune, 2018, 64 p., 20,00€, ISBN : 9782930607740

Yves Budin_Visions of BasquiatJean-Louis Mas­sot a assuré­ment le sens de la per­ti­nence édi­to­ri­ale. Après avoir accom­pa­g­né Yves Budin dans ses aven­tures graphiques con­sacrées à Miles Davis, à Jack Ker­ouac et à David Bowie, voilà que les deux hommes fran­chissent, dans un vol­ume sai­sis­sant, un nou­veau pas. Les Car­nets du Dessert de lune s’ouvrent cette fois à Jean-Michel Basquiat, cet artiste d’origine haï­ti­enne dont les gestes ful­gu­rants ont tra­ver­sé New York pen­dant quelques années: il a cou­vert les murs de Man­hat­tan de graf­fi­tis, il a col­laboré avec Andy Warhol, avec Kei­th Har­ing et avec Francesco Clemente puis s’est mis à expos­er plusieurs cen­taines de tableaux dans dif­férentes galeries…         Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on est doucement renvoyé à sa condition d’exilé

Daniel De BRUYCKER, Max­im­i­lien DAUBER, Exode, Les Car­nets du dessert de lune, 2017, 80 p., 16 €, ISBN : 9782930607818

Le pays était froid
rude à voir et sauvage
à s’en­dur­cir le cœur

Çà et là des clartés vio­lentes
aveuglaient sans rien éclair­er
qu’un ciel d’or­age au cœur de soi

Des cris d’oiseaux pas­saient
stri­dents dans la tour­mente -
eux-mêmes, on ne les vit jamais

de bruycker exodeLes livres, ça peut tou­jours se pren­dre au pied de la let­tre. On louperait des choses, sûre­ment, en les lisant, ain­si, au ras de la moquette. N’empêche. Ça peut se faire. Rien ne nous empêche d’user ain­si de la lec­ture. On dirait alors d’Exode, dernier livre en date de Daniel De Bruy­ck­er et Max­im­i­lien Dauber, qu’il est le fruit de deux amoureux fous du désert. Dauber y revenant sans cesse depuis des années. Pho­tographi­ant, fil­mant, obstiné­ment, les sables, les roches érein­tées, les ocres et les bleus. De Bruy­ck­er nous livrant de petits poèmes en ter­cet, suiv­ant à la trace une troupe indéfinie de gail­lards et de gail­lardes, une troupe marchant dans le désert, on ne sait pas trop pourquoi, une troupe faisant route vers une oasis, y par­venant en bout de course. Con­tin­uer la lec­ture

À la mitrailleuse

Daniel FANO, De la marchan­dise inter­na­tionale, Les Car­nets du Dessert de Lune, 2017, 84 p., 12 €, ISBN : 9782930607894

fano_carnets

Il y a une quin­zaine d’an­nées, Jean-Louis Mas­sot a tiré Daniel Fano de son trop long silence édi­to­r­i­al. Depuis, le clavier crépite. Voici le sep­tième opus de l’in­class­able auteur d’Un cham­pi­on de la mélan­col­ie et de Comme un secret nin­ja aux Car­nets du Dessert de Lune. On accuse les coups, et on en rede­mande. Jean-Louis Mas­sot ne devrait-il pas créer une col­lec­tion à part entière : écrit à la mitrailleuse ? Con­tin­uer la lec­ture

Prix des lycéens : les livres sélectionnés

abel prix des lyceensDécerné tous les deux ans, le Prix des lycéens de lit­téra­ture est un prix lit­téraire dont le jury est com­posé d’élèves de class­es ter­mi­nales du sec­ondaire en Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. En 2015, les quelque 3.000 élèves par­tic­i­pants avaient élu Der­rière la haine de Bar­bara Abel.  Con­tin­uer la lec­ture

En humaine compagnie

Pas­cal BLONDIAU, Sept Nov­el­ettes (et quelque), Les Car­nets du Dessert de Lune, coll. « Demi-Lune », 2016

La Nuit porte deux valis­es.

Dans sa main gauche, la poignée de l’au­rore, et dans la droite, la lanière des cré­pus­cules.

À taille, dans une bourse de cuir qu’un lacet délie, les aubes.

J’en détaillerai cer­taines.

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Les plus courts sont les meilleurs !

Éric DEJAEGER, Courts, tou­jours ! 150 con­tes élagués, Cac­tus inébran­lable édi­tions, 2015, 89 p., 7€
Sarah et Éric DEJAEGER, Poèmes mignons pour petits capons, Les Car­nets du Dessert de Lune, 2016, 34 p., 8€

Court toujours cover 3Ama­teurs d’aphorismes, ne bougez plus ! Vous êtes au bon endroit. Vous avez trou­vé votre prochaine lec­ture, votre nou­v­el auteur fétiche, peut-être même votre maitre. Mais si vous êtes un adepte du style, l’auteur de Courts, tou­jours ! ne vous est sans doute pas un incon­nu. Tan­tôt poète, tan­tôt romanci­er ou nou­vel­liste, Éric Dejaeger nous rav­it cette fois avec un style aus­si court que pos­si­ble. Et per­cu­tant. Con­tin­uer la lec­ture

File ta tute

Olga DUPRÉ, Léon le gira­fon, Brux­elles, Les Car­nets du Dessert de Lune, 2016, 34 p., 8 €

cover léon 27.01.2016Comme les petits humains, les gira­fons aiment leur tétine et lorsque vient le temps de s’en sépar­er, ils y rechig­nent. C’est ain­si qu’alors que sa maman lui pro­pose mille et une façons de se débar­rass­er de cet objet plus vrai­ment de son âge, le petit Léon trou­ve réponse à tout et rejette les sug­ges­tions de sa girafe de mère les unes après les autres. La fée des tétines en a déjà bien assez comme ça, elle n’a pas besoin de la sienne ; les dents de travi­o­le, c’est trop pra­tique pour manger ses spaghet­tis… Léon préfère s’endormir la tétine au bec. Pour­tant, lorsqu’un beau jour on le prend pour un bébé, Léon, vexé, décide de lui-même d’abandonner l’objet dont il était friand et, empli de fierté, se proclame devenu « grand ». Con­tin­uer la lec­ture

Ostende-Bangkok Express

Patrick DEVAUX, Dorures légères sur l’es­tran, Brux­elles, Les Car­nets du Dessert de Lune, 2015, 100 p., 12 €

devauxIl y a des romans qui sont d’énormes pavés. Des fic­tions labyrinthiques qui emmè­nent dans les méan­dres du monde ou d’une langue. D’autres sont d’une extrême minceur. Brossent en quelques traits la trame d’une his­toire. N’ont que faire des fior­i­t­ures d’une langue baroque. N’ont que faire des inten­tions pro­fondes et secrètes des per­son­nages. Filent à toute vitesse de la pre­mière à la dernière page, en somme. Comme des trains express, ils ne lais­sent à leurs lec­tri­ces et lecteurs qu’à peine le temps de saisir une atmo­sphère, une couleur. Ces romans « marchent » peut-être d’au­tant mieux qu’ils se réfèrent à un genre très codé. Le roman d’amour, par exem­ple. Con­tin­uer la lec­ture

Ostende tout en nuances

Chris­tiane LEVÊQUE, Ostende, Brux­elles, Les Car­nets du Dessert de Lune, 2015, 70 p., 10€

 

leveque_deschampsLe temps d’un été dans la ville côtière, Chris­tiane Lévêque  croque une série de scènes du quo­ti­di­en à la mer du Nord. Le livre est un recueil de petits textes en prose empreints d’une poésie réservée. Liée au monde du théâtre, l’auteure a écrit deux pièces ain­si que des nou­velles et de la poésie. Ostende est sa deux­ième col­lab­o­ra­tion avec Garène, dessi­na­trice et céramiste dont le tra­vail entre joli­ment en har­monie avec celui de l’auteure. Elles avaient déjà com­posé ensem­ble, dans le même esprit, le recueil Mokafé, chez le même édi­teur. Con­tin­uer la lec­ture