
Un peu d’air
Auteur : Philippe Leuckx
Illustration : Philippe Colmant
Maison d’édition : Le coudrier
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 58
Prix : 18 €
Livre numérique : /
ISBN :978–2‑39052–087‑0
Pour Bachelard, l’imagination est mobile. Et dans son ouvrage L’air et les songes, il démontre que l’air n’est pas une substance inerte : cet élément représente la matière en mouvement, le flux et le dynamisme. Rêver de l’air, c’est s’affranchir de la pesanteur terrestre. Invisible et impalpable, l’air est le symbole de la pensée et de la communication. Il est lié à la liberté, à la légèreté, à l’inspiration et à l’ouverture d’esprit mais aussi à l’intellect et à la sagesse. Philippe Colmant, dont les illustrations bleues et blanches comme le ciel et ses tourbillons de nuages ou de lumière dialoguent avec les poèmes de Philippe Leuckx, souligne à juste titre dans la préface d’Un peu d’air que la poésie est affaire de souffle. Continuer la lecture




Né en 1964 à Bruxelles, Philippe Colmant est traducteur de formation et de profession. Depuis 2012, il exerce ses compétences de traducteur-réviseur au sein de l’unité française de la Cour des comptes européenne à Luxembourg. Auteur d’une dizaine de recueils de poèmes, il a obtenu le prix Jean-Kobs 2021 pour Cette vie insensée et
Les éditions Al Manar, sous la direction d’Alain Gorius, publient non seulement des livres de très belle facture, mais ils sont aussi consacrés à l’espace méditerranéen : auteurs et autrices du Maghreb ou du Machrek et livres d’auteurs d’ailleurs ayant pour thématique ou évoquant des lieux de la Méditerranée et de son pourtour. C’est le cas de ce dernier recueil de Philippe Leuckx, né d’un séjour à Rome et mentionnant aussi la ville portuaire de La Spezia : il n’y faut pourtant pas voir un récit ou des poèmes de voyage au sens premier du terme. Le traceur d’aube, qui est aussi un traqueur d’ombre, est à la fois le voyageur et le poète, confondus tous deux dans la même recherche d’un espace intérieur. La ville, la chambre, les murs y sont les traces tangibles, parfois opaques, parfois éclairées grâce aux fenêtres ouvertes, aux perspectives, à la lumière, aux souffles, d’un monde où se dessine une géographie intime. Au-delà d’un paysage, d’une atmosphère concrète, d’une scène de vie, d’une description, le poète poursuit une exploration de soi dans son rapport à l’écriture et au monde. Il y désigne, dans une exploration à la fois phénoménologique et symbolique, les questions les plus essentielles qui se posent à l’être humain. 





On sait de Philippe Leuckx cette sensibilité littéraire qui vaut à la communauté des lettres de nombreuses recensions qu’il consacre à ses confrères et consœurs, poètes comme lui, trouvant parfois (souvent) difficilement accès aux rayonnages des librairies, aux articles ou aux émissions et blogs littéraires. Membre de plusieurs sociétés littéraires, il est aussi un préfacier apprécié.