Archives par étiquette : Daniel Simon (auteur de la recension)

Après l’oubli

Eve­lyne GUZY, Bel­giques : ce qui reste quand on a tout oublié…, Ker, coll. « Bel­giques », 122 p., 12 € / ePub : 6,99 €, ISBN : 978–2‑87586–450‑5

guzy belgiquesLa col­lec­tion Bel­giques, dirigée par Vin­cent Engel aux édi­tions Ker, accueille depuis quelques années déjà des frag­ments de « Bel­gique » sur­gis de la mémoire des autri­ces et auteurs sol­lic­ités. Ils sont de mul­ti­ples orig­ines, mais para­doxale­ment, ces « Bel­giques » ne comptent pas encore de plumes néer­lan­do­phones au cat­a­logue… Nous imag­i­nons les dif­fi­cultés en cette matière aujourd’hui… Con­tin­uer la lec­ture

Remonter la rivière

Robert MASSART, Oubli­er Djô, M.E.O., 2023, 200 p., 19 € / ePub : 11,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0395‑8

massart oublier djoMon oncle, quand tu liras ceci je serai déjà loin. N’essaie pas de me retrou­ver. Je te dis mer­ci pour tout ce que tu as fait pour moi, mais je suis majeur désor­mais et je veux vivre ma vie. Il faut m’oublier. Djô. 

Belle énigme que cette phase, banale pour avoir été tant et tant de fois pronon­cée, écrite, proclamée par celles ou ceux qui déci­dent de « par­tir ». Et Daniel entend dans « par­tir » un pos­si­ble « mourir »… On imag­ine donc Daniel, l’oncle, le men­tor, le référent de Djô, neveu venu d’Asie et dont la mère est morte, con­fron­té à ce qui pour­rait bien être un bil­let du désas­tre. Con­tin­uer la lec­ture

Un voyage vers l’origine

Olivi­er KERR, La fatigue du métal, M.E.O., 2023, 232 p., 20 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0398‑9

kerr la fatigue du metalPour mon soix­an­tième anniver­saire, j’avais décidé de me faire un cadeau et de par­tir à la recherche de la poésie per­due. Je voulais retrou­ver ces super­po­si­tions improb­a­bles entre le rêve et le fil des jours, ces moments où le réel et l’imag­i­naire le plus débridé s’emboîtent et se com­plè­tent pour for­mer un tout har­monieux, que j’avais con­nu jadis puis qui avaient peu à peu dis­paru, étouf­fés sous l’empilement des années. (…) 

C’est par cette réflex­ion et ce pro­jet que com­mence La fatigue du métal, pre­mier roman d’Olivi­er Kerr (par ailleurs pein­tre, graveur et chroniqueur sous pseu­do­nymes divers, voyageur impéni­tent) qui offre d’emblée le plaisir d’un titre sur­prenant, presque antin­o­mique… La fatigue d’un objet, d’un être et ici du métal… Con­tin­uer la lec­ture

Roulez, jeunesse !

Flo­ri­an PÂQUE, Fourmi(s), Lans­man, 2023, 52 p., 11 €, ISBN : 9782807103870

paques fourmi(s)Après Éti­enne A,  Sisyphes, Flo­ri­an Pâque pour­suit son tra­vail de dra­maturge et d’homme de théâtre (mise en scène, jeu) en pro­posant cette fois une sorte de pro­longe­ment, ou plutôt d’écho, aux deux précé­dentes pièces à pro­pos des con­di­tions de tra­vail de l’époque de l’ubérisation.

Après un tra­vail doc­u­men­taire, des inter­views de tra­vailleuses et de tra­vailleurs des plate­formes Uber et cie, le dra­maturge a écrit deux ver­sions de ce texte ; une des­tinée à des représen­ta­tions dans tous les lieux non-théâ­traux et celle-ci, pub­liée récem­ment, et qui s’est fait belle­ment remar­quée au fes­ti­val d’Avignon. Elle livre une réflex­ion plus com­plexe sur c’est ten­dance apparue il y a une dizaine d’années qui est de faire miroi­ter aux jeunes, sou­vent sans emploi ou sans for­ma­tion ; une sorte de lib­erté économique, une lib­erté d’entrepreneur indépen­dant (mais aus­si sans pro­tec­tion sociale et sans les con­di­tions de ce qu’on pour­rait atten­dre naïve­ment en matière de dig­nité et de respect des droits des tra­vailleurs). « Mais que dia­ble allait-il faire à cette galère ? », écrit Molière dans Les fourberies de Scapin. Con­tin­uer la lec­ture

L’Estro armonico, auberge espagnole de la Révolution 

Frédéric THOMAS et Clairette SCHOCK, Cette soif inas­sou­vie d’une vie à chang­er, Post­face de Raoul Vaneigem, Cerisi­er, coll. « Place publique », 144 p., 14,50 €, ISBN : 978–2‑87267–241‑7

cette soif inassouvie d'une vie a changerRécem­ment, ici-même, nous avons eu l’opportunité de chroni­quer Per­son­ne et les autres, un essai récent à pro­pos d’André Frankin et de l’Internationale Sit­u­a­tion­niste où Guy Debord, Raoul Vaneigem et tant d’autres ten­taient, en rela­tion avec la Revue et le Mou­ve­ment Social­isme et Bar­barie (de 1947 à 1965), de défaire toute légitim­ité au total­i­tarisme et au com­mu­nisme en par­ti­c­uli­er. Con­tin­uer la lec­ture

Le chant de la fraternité

Éric ALLARD, La blessure du blé, pré­face de Philippe Leuckx, cou­ver­ture de Claire Mériel, Cygne, 2023, 49 p., 10 €, ISBN : 9782849247174

allard la blessure du bléLe dernier recueil en date du poète Éric Allard, La blessure du blé, rend compte d’un dou­ble univers : celui de la dis­pari­tion et, dans la même per­ma­nence, des désirs inex­tin­guibles de notre présence ici-bas. Dans un lan­gage qui devient, de recueil en recueil, la langue orig­i­nale de l’au­teur, il nous laisse enten­dre la chan­son de la mélan­col­ie joyeuse. Con­tin­uer la lec­ture

Les circonvolutions du Mal

Luc TEMPLIER, L’imposteur, Acad­e­mia, 2023, 260 p., 22,50 € / ePub : 16,99 €, ISBN : 978–2‑8061–3250‑5

templier l'imposteurUn jeune homme envoyé au sémi­naire racon­te dans L’imposteur les affres de sa vie, les tour­ments et les dérélic­tions qui les accom­pa­g­nent. L’imposteur, de  Luc Tem­pli­er, est un roman empli d’effrois et de ténèbres… sur la spon­tanéité du Mal, son effarante sim­plic­ité, sa banal­ité, sa machi­na­tion infinie.

Luc Tem­pli­er est un artiste français vivant depuis trente-cinq ans en Bel­gique. Il développe de nom­breuses activ­ités artis­tiques depuis tou­jours qui sont autant l’écri­t­ure de romans, le théâtre (dra­maturgie, écri­t­ure, mise en scène, jeu,…) que la cal­ligra­phie et des activ­ités entre « créa­tiv­ité et écri­t­ure » et pein­ture, sans oubli­er les for­ma­tions et con­férences. Con­tin­uer la lec­ture

La guerre des illusions

André FRANKINPer­son­ne et les autres, Édi­tion et intro­duc­tion de François Coad­ou et Frédéric Thomas, La Nerthe, 2023 [1960], 116 p., 16 €, ISBN : 978–2‑490774–33‑3

frankin personne et les autresRécem­ment, Raoul Vaneigem cher­chait une… fac­ture de gaz et tom­ba sur le tapuscrit de la pièce du lié­geois André Frankin (1925–1990), Per­son­ne et les autres. Cela fit…explosion et don­na lieu à cette pub­li­ca­tion qui rétablit l’histoire de cet étrange per­son­nage et intel­lectuel qui écriv­it la seule pièce de théâtre de l’Internationale sit­u­a­tion­niste (IS). On ne la con­nais­sait que par sa pré­face, pub­liée en décem­bre 1960 dans le numéro 5 de la revue Inter­na­tionale sit­u­a­tion­niste, et par quelques men­tions dans la cor­re­spon­dance de Guy Debord. Con­tin­uer la lec­ture

Ils ne savent pas ce qu’ils font…

Marie-Thérèse BODART, Le monde éclat­era demain, Sam­sa, Coll. « Théâtre », 2023, 96 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87593–452‑9

bodart le monde éclatera demainL’ac­tu­al­ité édi­to­ri­ale et lit­téraire de ce print­emps fait bien les choses : la pièce de théâtre de Marie-Thérèse Bodart Le monde éclat­era demain vient d’être éditée chez Sam­sa et un ouvrage con­sti­tué de plusieurs con­tri­bu­tions lit­téraires et cri­tiques à pro­pos de la tribu Bodart-Richter a paru en ce début juin aux édi­tions des Archives et Musée de la lit­téra­ture dans la col­lec­tion « Archives du futur », sous-titré Entre écolo­gie et poésie.

Quel ADN lit­téraire et poé­tique con­tribuait à ce que cette tribu soit si active tant dans la lit­téra­ture que dans la matière des ques­tions d’éthique ? Marie-Thérèse Bodart (1909–1981) était roman­cière, dra­maturge, et cri­tique. Elle a été l’épouse du poète Roger Bodart, mère de l’écrivaine Anne Richter et grand-mère de l’autrice Flo­rence Richter. Que de liens, de com­plic­ité, d’héritages de tal­ent et d’ouverture dans cette planète Bodart-Richter ! Con­tin­uer la lec­ture

Humour et causticité

Jean-François FONSON et Fer­nand WICHELER, La demoi­selle de mag­a­sin – théâtre, Sam­sa, coll. « Des let­tres brux­el­lois­es », 2023, 158 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87593–434‑5

fonson et wicheler la demoiselle de magasinLes édi­tions Sam­sa, dans la col­lec­tion « Des let­tres brux­el­lois­es », vien­nent d’in­scrire à leur cat­a­logue une pièce de théâtre, La demoi­selle de mag­a­sin de Jean-François Fon­son et Fer­nand Wichel­er, qui con­nut un suc­cès inter­na­tion­al en 1913 après l’impressionnante tor­nade théâ­trale que fut Le mariage de Made­moi­selle Beule­mans des mêmes auteurs…

De nom­breuses tra­duc­tions et une ver­sion ciné­matographique con­sacrèrent La demoi­selle de mag­a­sin comme une œuvre de théâtre belge qui jouait de tous les ressorts de la comédie mais aus­si du « con­te de fées » social. Plus que Maeter­linck, Ghelderode,… fort mon­tés sur les scènes mon­di­ales d’alors, cette pièce con­nut un incroy­able suc­cès, elle ren­voie  à cette révo­lu­tion du com­merce urbain : l’invention des grands mag­a­sins. Au milieu du 19e siè­cle à Paris, les grands mag­a­sins et, dans la suite, le Bon Marché,… seront le punc­tum de l’accès de la classe moyenne et pop­u­laire à cette nou­velle Insti­tu­tion de la con­som­ma­tion et des rela­tions entre vendeurs et clients. Jusque là, seuls les hommes avaient le droit de pra­ti­quer ce méti­er de « vendeur ». Ce suc­cès évidem­ment se déplace vite à Brux­elles et c’est en 1860 que le Bon Marché y sera inau­guré. La logique de cette nou­velle pra­tique com­mer­ciale et finan­cière con­siste à offrir au meilleur prix, dans un grand lieu chic, un max­i­mum de pro­duits des­tinés aux femmes à la mode. Comme les hommes se seraient retrou­vés dans des sit­u­a­tions ambiguës lors des rap­ports de vente, la demoi­selle de mag­a­sin fut lit­térale­ment inven­tée ! Ce fut donc une pro­mo­tion sociale pour de nom­breuses jeunes femmes dans un méti­er recon­nu et par ailleurs épuisant : tou­jours sourire, servir, ne jamais s’asseoir, pen­dant dix heures par jour…. Con­tin­uer la lec­ture

Dans la périphérie des feux

Elé­na DORATIOTTO et Benoît PIRET, Des car­avelles et des batailles, :esse que édi­tions, 2022, 104 p., 10 €, ISBN : 979–10-94086–46‑9

doratiotto et piret des caravelles et des bataillesLa pièce Des car­avelles et des batailles de Elé­na Dora­tiot­to et Benoît Piret se donne à lire comme une sorte de man­i­fes­ta­tion de notre temps : l’im­prég­na­tion de l’imag­i­naire comme moteur de vie et la quête de ce que l’on peut appel­er une forme de félic­ité. Dans les années cinquante, Beck­ett livrait au monde En atten­dant Godot après la tragédie de la  défla­gra­tion atom­ique qui mar­quait le seuil de la deux­ième moitié du vingtième siè­cle. Godot, pour beau­coup, se fait tou­jours atten­dre et de nom­breuses mis­es en scène ont fait l’hy­pothèse de sa sig­ni­fi­ca­tion. Con­tin­uer la lec­ture

De la chaleur humaine

Marc MEGANCK, La lunette, F dev­ille, coll. « Œuvres au jaune », 2023, 78 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87599–060‑0

meganck la lunetteMarc Meganck pra­tique une lit­téra­ture à dif­férentes vitesses (his­toire, décou­vertes, polici­er, roman, …) et vient de nous offrir un objet étrange et mer­veilleux, triste et joyeux, mélan­col­ique et d’une rare énergie, La lunette, micro-roman. Nous ne vous dévoilerons pas ici de quelle lunette il s’agit…

Dans la lit­téra­ture et l’édition, les gen­res se mêlent facile­ment,  sont plus « flu­ides » que dans le dis­cours social : micro-roman et pourquoi pas nou­velle (comme les Anglo-Sax­ons, l’auraient prob­a­ble­ment nom­mée en short-sto­ry) ? Mais, n’y eut-il pas récem­ment des « romans à nou­velles », des ciné-romans, des ciné ou vidéo-poèmes, des aut­ofic­tions qui ne sont pas des romans auto­bi­ographiques… ? Les gen­res se mêlent, comme dans tous les lieux de notre psy­ché et du réel socié­tal. Con­tin­uer la lec­ture

Poutine & Co

Un coup de cœur du Car­net

Alain BERENBOOM, Clan­des­tine, Genèse, 2023, 248 p., 22,50 €, ISBN : 978–2‑382010–235

berenboom clandestineL’Histoire est tou­jours une sur­prise, elle ne se répète jamais à l’identique et a besoin de romanciers, d’écrivains, d’historiens pour piéger les paress­es des com­para­isons. Alain Beren­boom pra­tique, dans une joie com­mu­nica­tive, un art rare : celui de fouiller, de dépli­er et de scruter le Grand Réc­it par le prisme des per­son­nages qu’il a con­stru­its de roman en roman, à par­tir d’une qual­ité néces­saire à tout véri­ta­ble écrivain, l’ironie.

Dans son dernier roman en date, Clan­des­tine, l’écrivain s’attache à une péri­ode glaciaire de l’Histoire de l’Occident (et du Monde) : le temps som­bre, cré­d­ule et obscène à la fois qui suiv­it la chute du Mur de Berlin. Con­tin­uer la lec­ture

Les saltos arrière du récit

Jean-Michel BRAGARD, Loli­tal­ice, Pré­face de Jean-Marie Klinken­berg, Bozon2x, 2022, 159 p., 21 €, ISBN : 978–2‑93067–11‑4

bragard lolitaliceLoli­tal­ice, voilà Loli­tal­ice, apparue pour la pre­mière fois dans le roman de Jean-Michel Bra­gard, un roman-songe, dit-il, une fugue, sous-titre-t-il, et nous décou­vrons avec ravisse­ment les plus sin­gulières sœurs siamoi­ses de la lit­téra­ture. Loli­ta, provo­cante et fausse can­dide de Nabokov et Alice trans­gres­sive et aven­tureuse, de Car­roll, toutes deux représen­tant une fig­ure du féminin que l’auteur fête avec mal­ice dans ce beau livre récem­ment paru aux aven­tureuses et explo­ratri­ces Édi­tions du Bozon2X.

Jean-Michel Bra­gard se définit comme géo­logue de salon (il est géo­logue-ani­ma­teur à l’Institut roy­al des Sci­ences naturelles de Bel­gique), poète de ter­rain, flûtiste à 16h, pat­a­physi­cien et ami d’André Blavier. Il a déjà pub­lié des textes, poèmes,… entre autres aux Édi­tions du Dai­ly-Bul, dont un mag­nifique ouvrage en duo avec l’artiste Camille de Taeye. Con­tin­uer la lec­ture

Une bonhomie intense

Jean-Louis MASSOT, Opus­cules poé­tiques 1995–1998, Gros Textes, 123 p.,  9 €, ISBN: 978–2‑35082–524‑3

massot opuscules poetiquesPour le dire sim­ple­ment, en poésie coex­is­tent le flux  et le goutte-à-goutte. En une bonne trentaine d’années, c’est lente­ment, de façon pré­cise et ent­hou­si­aste que Jean-Louis Mas­sot a semé des recueils de tous for­mats où la poésie s’enchante du quo­ti­di­en, de la nature et de cette magie qui est de porter un regard sur le monde sans le restrein­dre, le plain­dre ou le pleur­er. Sa poésie trace des sen­tiers où il va sou­vent ébloui par les péripéties d’un réc­it com­posé des épisodes sim­ples et sou­vent ver­tig­ineux de la vie. Con­tin­uer la lec­ture

La position du tireur… caché

Ludovic DROUETLe para­doxe de Bil­ly, Lans­man­/CED-WB, 2022, 40 p., 10 €, ISBN : 9782807103627

drouet Le paradoxe de Billy
Ça com­mence par un fait divers qui ressem­ble à un crime cra­puleux, enfin à quelque chose hors normes… Deux motards, Bil­ly et Jo, sont retrou­vés cha­cun une balle dans le front en lisière de forêt. Déjà l’en­droit de l’im­pact fait sens pour le lecteur : il s’a­gi­rait d’une exé­cu­tion, d’une vengeance, d’un rit­uel, bref l’imagination tourne mais soudain l’auteur nous entraîne dans une autre dimen­sion… Ludovic Drou­et, avec sa dernière pièce, Le para­doxe de Bil­ly, nous mène à la lim­ite du fan­tas­tique et des hypothès­es con­cer­nant un ailleurs, d’autant plus qu’un autre événe­ment néfaste sem­ble déjà avoir eu lieu dans les envi­rons proches. Un mal obscur règne.

Bien sûr il y a enquête mais elle affiche vite une liste de ques­tions dérangeantes, déroutantes si ce n’est étranges… Le para­doxe de Bil­ly vient de com­mencer et d’amblée on entre dans un univers à plusieurs dimen­sions nar­ra­tives et tem­porelles… Con­tin­uer la lec­ture