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Une vérité insaisissable

Un coup de cœur du Car­net

François DEGRANDE, L’ombre d’une racine, M.E.O., 2023, 236 p., 21 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0408‑5

degrande l'ombre d'une racineLe pre­mier roman de François DegrandeL’ombre d’une racine, a pour cadre la Côte de la Mort en Gal­ice au moment où le Pres­tige coule en 2002 et déverse des tonnes de pét­role qui vont se répan­dre sur plus de 3000 kilo­mètres de côte. 

C’est sur cet épisode de notre his­toire con­tem­po­raine que le roman com­mence,  autrement dit, l’auteur saisit une des ques­tions majeures de notre époque, la pol­lu­tion et, en même temps, il y inscrit une his­toire par­ti­c­ulière­ment sin­gulière et intime. Con­tin­uer la lec­ture

Le devenir des idoles

Car­o­line DE MULDER, Bye Bye Elvis, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2023, 326 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–590‑2
Un dossier péd­a­gogique accom­pa­gne la sor­tie du livre. À télécharg­er gra­tu­ite­ment (pdf).

de mulder bye bye elvis espace nordLa per­son­nal­ité d’Elvis Pres­ley est para­doxale. L’idole adulée par des fans sou­vent hys­tériques, le per­son­nage hyper médi­atisé, inau­gure une voie orig­i­nale dans le paysage cul­turel améri­cain. Mais sa vie privée est un désas­tre. La notoriété et la richess­es venues si vite ne peu­vent lui faire oubli­er le pau­vre qu’il était. Il reste dans une rela­tion fusion­nelle avec sa mère et dans le sou­venir de son jumeau mort à la nais­sance. Le per­son­nage est donc com­plexe. Dans Bye Bye Elvis, Car­o­line De Mul­der tire par­ti des nom­breuses zones d’ombre de la vie et de la car­rière du chanteur et acteur, pour com­pren­dre ce qui peut expli­quer le devenir des idol­es. Con­tin­uer la lec­ture

Remonter la rivière

Robert MASSART, Oubli­er Djô, M.E.O., 2023, 200 p., 19 € / ePub : 11,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0395‑8

massart oublier djoMon oncle, quand tu liras ceci je serai déjà loin. N’essaie pas de me retrou­ver. Je te dis mer­ci pour tout ce que tu as fait pour moi, mais je suis majeur désor­mais et je veux vivre ma vie. Il faut m’oublier. Djô. 

Belle énigme que cette phase, banale pour avoir été tant et tant de fois pronon­cée, écrite, proclamée par celles ou ceux qui déci­dent de « par­tir ». Et Daniel entend dans « par­tir » un pos­si­ble « mourir »… On imag­ine donc Daniel, l’oncle, le men­tor, le référent de Djô, neveu venu d’Asie et dont la mère est morte, con­fron­té à ce qui pour­rait bien être un bil­let du désas­tre. Con­tin­uer la lec­ture

Vrai ou faux ?

Arnaud NIHOUL, Le témoin silen­cieux, Genèse, 2023, 256 p., 22,50 €, ISBN : 9782382010242

nihoul le temoin silencieuxLe doute est bien sou­vent le meilleur moteur d’une enquête poli­cière. Il est nour­ri par le sen­ti­ment trou­ble, encore indéfi­ni, que l’on ne peut se résoudre à accepter pour telles les con­clu­sions tirées d’un enchaine­ment de faits que rien ne sem­ble reli­er. À la base, deux décès et une dis­pari­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Tout corps plongé dans un liquide…

Arnaud NIHOUL, Clay­more, Genèse, 2020, 272 p., 22,50 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 979–1‑0946896–53

Arnaud nihoul ClaymorePourquoi le whisky goûté par Liam, jeune appren­ti de la dis­til­lerie Dan­darach sur l’île écos­saise d’Ardoran avait-il ce goût étrange de linge sale, de tran­spi­ra­tion et de cuiv­re ? Nor­mal : véri­fi­ca­tion faite, le gâte-sauce est un cadavre racrapoté qui marine dans le ton­neau. Celui d’un étranger qui pour­tant ne doit pas être un vagabond puisque son poignet arbore une Rolex, pro­mul­guée naguère sym­bole de réus­site par un pape auto­proclamé de la sainte Pub­lic­ité. Vu de plus près, il appa­rait que l’homme ne s’est pas immergé pour véri­fi­er le principe d’Archimède applic­a­ble à tout corps plongé dans un liq­uide et qu’il n’est pas mort non plus d’une over­dose de ce whisky haut de gamme, mais bien d’une balle de fusil qui l’a tué aus­si sec. Con­tin­uer la lec­ture

Un Armel Job à la Simenon

Armel JOB, La dis­parue de l’île Mon­sin, Robert Laf­font, 2020, 291 p., 20 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9782221246580

Plus encore que dans ses nom­breux romans précé­dents, Armel Job a apporté des accents simenon­iens à son dernier livre, La dis­parue de l’île Mon­sin. La preuve par le titre bien évidem­ment qui évoque Liège, la ville natale du père de Mai­gret, mais égale­ment une intrigue poli­cière pur jus et surtout cette propen­sion des deux écrivains à met­tre en scène des petites gens. Con­tin­uer la lec­ture

Sur les traces d’une mère fantôme

Michel TORREKENS, L’hirondelle des Andes, Zel­lige, coll. « Vents du Nord », 2019, 204 p., 20 €, ISBN : 978–2‑914773–91‑1

L’hirondelle des Andes.
Un titre poé­tique, qui fait rêver.
Un roman qui entrelace les beautés ful­gu­rantes, paysages, villes, d’un périple à tra­vers le Pérou, et les sen­ti­ments mêlés de la jeune voyageuse qui s’y est lancée comme on relève un défi. Con­tin­uer la lec­ture

L’île aux ressacs

Arnaud NIHOUL, Caitlin, Genèse, 2019, 312 p., 22.50 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9791094689226

Lag­gan, une île au petit goût d’Hébrides, mod­este­ment peu­plée et, battue par les fureurs océaniques… Des entasse­ments de roches que domi­nent un phare dif­fi­cile­ment acces­si­ble et la tour d’un vieux château édi­fié autre­fois par le clan écos­sais des Camp­bell… C’est le décor de Caitlin, pre­mier roman pub­lié par le Namurois Arnaud Nihoul. Décor que Ian, natif des lieux, redé­cou­vre à l’appel de Mor­gan, son ami d’enfance, éter­nel gag­nant tou­jours très sûr de lui et devenu aujourd’hui un écrivain de répu­ta­tion mon­di­ale dont on s’arrache les romans policiers. Vingt-trois ans plus tôt, les deux ado­les­cents et Mur­ray, un troisième com­père, avaient accueil­li dans leur bande Caitlin, une fille de leur âge, farouche et d’une « mélan­col­ie rude », arrivée sur l’île pour vivre chez sa vieille tante Moïra. Con­tin­uer la lec­ture

“Every Time We Say Goodbye” ou le prisme existentiel

Fran­cis DANNEMARK et Véronique BIEFNOT, Soren dis­paru, Cas­tor astral, 2019, 244 p., 17 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 979–10-278‑0201‑2

« Il a réglé la course, est sor­ti en sif­flotant et, sans se retourn­er, il a soulevé son cha­peau en guise d’adieu », telle est la dernière image qu’a lais­sée Soren. Nous sommes à Bor­deaux, en novem­bre 2017, et ce musi­cien et pro­duc­teur âgé de cinquante-huit ans a demandé au chauf­feur de taxi de le dépos­er à l’entrée du Pont de pierre. Après, plus rien… plus de Soren. Qu’est-il advenu ? Con­tin­uer la lec­ture

Mères démantelées

Maria DE LOS ANGELES PRIETO MARIN, Dis­pari­tion à Isla Mujeres, Cygne, 2018, 173p., 18€, ISBN : 978–2‑84924–545‑3

Il y a douze ans, Joyce est par­tie au Mex­ique avec son mari Richard et sa fille Lily de deux ans. Un moment d’inattention sur la plage et la petite a dis­paru. La police mex­i­caine, le con­sulat améri­cain et un détec­tive privé se penchent sur cette affaire. Leur con­clu­sion : Lily a été enlevée. Par qui ? On ne sait pas. Après des mois de recherche, la police, les avo­cats, les détec­tives et même Richard bais­sent les bras. Con­tin­uer la lec­ture

Quand l’écriture révèle à soi-même et fait rayonner l’Amour…

Un coup de cœur du Carnet

Isabelle BARY, Les dix-sept valis­es, Luce Wilquin, 2018, 190 p., 19€, ISBN : 978–2‑88253–550‑4

Mathilde, une jour­nal­iste pour un mag­a­zine belge, rejoint au Maroc son amie Ali­cia Zitouni, qu’elle a ren­con­trée un an plus tôt lors d’un reportage. Ces deux-là ont accroché tout de suite mal­gré leurs dif­férences : Mathilde est une petite bour­geoise cartési­enne coincée par la loi du marché pro­fes­sion­nel, tan­dis qu’Alicia est une cheffe cuisinière lumineuse au passé chao­tique, mais qui voit le beau partout. Le pré­texte de ces retrou­vailles est la notoriété gran­dis­sante d’Alicia, qui accepte un arti­cle sur elle, unique­ment s’il est rédigé par son amie Mathilde, car la machine médi­a­tique la broie un peu trop à son goût. Besoin de bien­veil­lance oblige… Con­tin­uer la lec­ture

De l’art de s’effacer

Françoise PIRART, Seuls les échos de nos pas, Luce Wilquin, 2018, 208 p., 19€, ISBN : 978–2‑88253–547‑4

Dis­paraître sans laiss­er de traces est sans doute un art aus­si sub­til que celui du crime par­fait. Les deux récla­ment une métic­u­losité à toute épreuve et surtout une dis­cré­tion absolue. Con­tin­uer la lec­ture