Un coup de cœur du Carnet
François DEGRANDE, L’ombre d’une racine, M.E.O., 2023, 236 p., 21 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0408‑5
Le premier roman de François Degrande, L’ombre d’une racine, a pour cadre la Côte de la Mort en Galice au moment où le Prestige coule en 2002 et déverse des tonnes de pétrole qui vont se répandre sur plus de 3000 kilomètres de côte.
C’est sur cet épisode de notre histoire contemporaine que le roman commence, autrement dit, l’auteur saisit une des questions majeures de notre époque, la pollution et, en même temps, il y inscrit une histoire particulièrement singulière et intime. Continuer la lecture
La personnalité d’Elvis Presley est paradoxale. L’idole adulée par des fans souvent hystériques, le personnage hyper médiatisé, inaugure une voie originale dans le paysage culturel américain. Mais sa vie privée est un désastre. La notoriété et la richesses venues si vite ne peuvent lui faire oublier le pauvre qu’il était. Il reste dans une relation fusionnelle avec sa mère et dans le souvenir de son jumeau mort à la naissance. Le personnage est donc complexe. Dans Bye Bye Elvis, Caroline De Mulder tire parti des nombreuses zones d’ombre de la vie et de la carrière du chanteur et acteur, pour comprendre ce qui peut expliquer le devenir des idoles.
Mon oncle, quand tu liras ceci je serai déjà loin. N’essaie pas de me retrouver. Je te dis merci pour tout ce que tu as fait pour moi, mais je suis majeur désormais et je veux vivre ma vie. Il faut m’oublier. Djô. 
Pourquoi le whisky goûté par Liam, jeune apprenti de la distillerie Dandarach sur l’île écossaise d’Ardoran avait-il ce goût étrange de linge sale, de transpiration et de cuivre ? Normal : vérification faite, le gâte-sauce est un cadavre racrapoté qui marine dans le tonneau. Celui d’un étranger qui pourtant ne doit pas être un vagabond puisque son poignet arbore une Rolex, promulguée naguère symbole de réussite par un pape autoproclamé de la sainte Publicité. Vu de plus près, il apparait que l’homme ne s’est pas immergé pour vérifier le principe d’Archimède applicable à tout corps plongé dans un liquide et qu’il n’est pas mort non plus d’une overdose de ce whisky haut de gamme, mais bien d’une balle de fusil qui l’a tué aussi sec. 
L’hirondelle des Andes.
« Il a réglé la course, est sorti en sifflotant et, sans se retourner, il a soulevé son chapeau en guise d’adieu », telle est la dernière image qu’a laissée Soren. Nous sommes à Bordeaux, en novembre 2017, et ce musicien et producteur âgé de cinquante-huit ans a demandé au chauffeur de taxi de le déposer à l’entrée du Pont de pierre. Après, plus rien… plus de Soren. Qu’est-il advenu ?
Il y a douze ans, Joyce est partie au Mexique avec son mari Richard et sa fille Lily de deux ans. Un moment d’inattention sur la plage et la petite a disparu. La police mexicaine, le consulat américain et un détective privé se penchent sur cette affaire. Leur conclusion : Lily a été enlevée. Par qui ? On ne sait pas. Après des mois de recherche, la police, les avocats, les détectives et même Richard baissent les bras.
Mathilde, une journaliste pour un magazine belge, rejoint au Maroc son amie Alicia Zitouni, qu’elle a rencontrée un an plus tôt lors d’un reportage. Ces deux-là ont accroché tout de suite malgré leurs différences : Mathilde est une petite bourgeoise cartésienne coincée par la loi du marché professionnel, tandis qu’Alicia est une cheffe cuisinière lumineuse au passé chaotique, mais qui voit le beau partout. Le prétexte de ces retrouvailles est la notoriété grandissante d’Alicia, qui accepte un article sur elle, uniquement s’il est rédigé par son amie Mathilde, car la machine médiatique la broie un peu trop à son goût. Besoin de bienveillance oblige…
Disparaître sans laisser de traces est sans doute un art aussi subtil que celui du crime parfait. Les deux réclament une méticulosité à toute épreuve et surtout une discrétion absolue.