Il y a dix ans… Jacqueline Harpman (1929-2012)

Jacqueline Harpman

Jacqueline Harpman

Jacqueline Harpman est décédée le 24 mai 2012. Ce 10e anniversaire est l’occasion de revenir sur un œuvre importante de l’histoire de nos littératures. C’est pourquoi nous proposons à nos lecteurs et lectrices de replonger dans nos archives et de (re)découvrir les articles que Le Carnet et les Instants lui a consacrés, désormais mis en ligne sur notre blog. 

Jacqueline Harpman publie un premier recueil de nouvelles, L’amour et l’acacia, en 1958. L’année suivante, elle obtient le prix Rossel pour le roman Brève Arcadie paru chez Julliard. Deux autres livres suivront, L’apparition des esprits (1960) et Les bons sauvages (1966). Ensuite vient un silence littéraire d’une vingtaine d’années, pendant lesquelles Jacqueline Harpman se consacre notamment à la psychanalyse. Elle reviendra à la littérature – sans abandonner la psychanalyse – en 1987 avec la Mémoire trouble.

Lancé au début des années 1980 sous la forme d’un feuillet répertoriant les parutions et rencontres littéraires, Le Carnet et les Instants devient une revue telle que nous la connaissons aujourd’hui avec son 71e numéro, paru en janvier 1992. Quelques semaines plus tôt, Jacqueline Harpman a manqué de peu le Femina, pour lequel elle était en lice avec La plage d’Ostende. Cette reconnaissance parisienne lui vaut une interview dans la première livraison du Carnet nouvelle formule. Par la suite, la romancière sera ensuite régulièrement présente dans nos pages, la revue rendant compte de ses publications, fréquentes, et lui consacrant plusieurs articles de fond. Ils sont pour la plupart signés par Jeannine Paque, contributrice régulière de la revue depuis ses débuts et exégète reconnue de l’œuvre harpmanienne. 

« J’ai cent ans » : un inédit

Le Carnet et les Instants n°100

Présente dans Le Carnet et les Instants par les articles qui lui sont consacrés, Jacqueline Harpman a elle aussi signé un texte dans nos colonnes.

Pour le 100e numéro de la revue (novembre 1997), la rédaction avait invité auteurs et autrices belges à imaginer leur 100e anniversaire et à rédiger un bref texte sur le thème « J’ai cent ans ». Jacqueline Harpman est l’une de ceux qui ont répondu à l’appel. Un texte court à redécouvrir sur ce blog.

Interviews et articles

Le Carnet et les Instants n°95

Jacqueline Harpman en couverture du Carnet n°95 

Depuis le passage du Carnet et les Instants au format revue en janvier 1992, Jacqueline Harpman a fait l’objet de plusieurs articles, portraits, interviews… qui ont accompagné des jalons importants de son parcours littéraire.

En 1991, La plage d’Ostende, paru chez Stock, est sélectionné pour le prix Femina et reste en lice jusqu’au dernier tour. Le prix est finalement remporté par Paula Jacques pour Déborah et les anges dissipés. Le parcours remarqué de La plage d’Ostende incite toutefois Luc de Maeschalk à aller à la rencontre de Jacqueline Harpman pour une courte interview publiée dans le n°71 de janvier 1992.

En 1996, Jacqueline Harpman, passée entretemps de Stock à Grasset, remporte le prix Médicis pour son roman Orlanda. Cette consécration lui vaut la couverture du Carnet et les Instants n°95 (novembre 1996) et un article de Carmelo Virone évoquant son parcours et la récompense reçue.

L’année 2002 est foisonnante pour l’écrivaine. Elle publie La dormition des amants chez Grasset et Le temps est un rêve au Grand miroir. Cette longue nouvelle boucle un cycle autobiographique entamé en 1999 avec Dieu et moi, et poursuivi avec La vieille dame et moi (2001) et En quarantaine (2001). Un entretien avec Jeannine Paque, publié dans Le Carnet et les Instants n°123 (mai 2002), évoque le rapport d’Harpman à l’autobiographie et l’autofiction.

Le n°160 du Carnet et les Instants (février 2010) accueille un dossier sur les écrivains « entre deux livres ». Jacqueline Harpman, qui a cessé de publier entre 1966 et 1987, est à cet égard un « cas d’école« , comme le dit René Begon qui l’interviewe pour tenter d’en savoir plus sur ces deux décennies de silence

Le 10 décembre 2010, nouvelle étape dans la reconnaissance de la romancière : l’Université d’Edimbourg accueille le colloque « Autour de Jacqueline Harpman » réunissant une vingtaine d’orateurs et oratrices. Les actes du colloque seront publiés en 2013 chez Peter Lang, sous la direction de Susan Bainbrigge, avec pour titre Jacqueline Harpman. L’aventure littéraire. Cette actualité internationale vaut à l’écrivaine un portrait-somme dans Le Carnet et les Instants n°166 (avril 2011). Il est signé par Jeannine Paque.

bainbrigge jacqueline harpman l aventure litteraireLe colloque écossais précède de peu le décès de la romancière, qui s’éteint le 24 mai 2012, quelques jours à peine après une autre grande romancière belge : Dominique Rolin, morte le 15 mai à Paris. Le Carnet et les Instants n°173 (octobre 2012) leur rend hommage à toutes deux. Pour Jacqueline Harpman, l’hommage est double, signé par Jeannine Paque et Michel Zumkir. La première revient sur le parcours de la romancière, le second s’intéresse à la place de l’homosexualité masculine dans son œuvre.

L’année 2022 est celle du dixième anniversaire du décès de la romancière. Le Carnet et les Instants commémore cet anniversaire dans son n°211 (avril 2022). Laurence Boudart évoque à la fois la méthode de travail de Jacqueline Harpman, sur la base des archives de l’autrice désormais conservées aux Archives & Musée de la littérature, et l’intérêt de son œuvre pour des lecteurs et lectrices d’aujourd’hui.

Recensions

Aujourd’hui sur ce blog et hier dans la revue imprimée, un pan important du travail du Carnet et les Instants est la recension des parutions des auteurs belges. Depuis 1992 et la parution de La lucarne, les livres de et sur Jacqueline Harpman ont ainsi régulièrement fait l’objet de comptes-rendus de lecture.

Ils sont désormais eux aussi disponibles sur ce blog :

Sur les sites de nos partenaires

D’importantes ressources concernant Jacqueline Harpman sont disponibles sur des sites web amis. Quelques propositions :