Le meilleur de l’année 2024 : les choix des journalistes


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Tout au long du mois de décembre, Le Carnet et les Instants vous a présenté ses coups de cœur littéraires de l’année. De nombreux journaux et magazines se sont livrés au même exercice. Tour d’horizon, forcément non exhaustif, des auteurs et autrices belges plébiscités par la presse belge et étrangère en 2024.

En Belgique

Plusieurs médias belges ont proposé leurs sélections de fin d’année.

Dans La Libre, 10 journalistes littéraires citent chacun les 10 livres qui les ont le plus séduits en 2024, sans commenter leur choix. Les 100 ouvrages mentionnés constituent une sélection éclectique, où jeunesse, bande dessinée, littérature générale et éditions patrimoniales cohabitent. Plusieurs auteurs et autrices belges y sont repris.

Spécialisée dans la littérature pour la jeunesse, Laurence Bertels a retenu Mori de Marie Colot et Noémie Marsily (Cotcotcot), Les enfants de Chatom de Thomas Lavachery (L’école des loisirs) et Debout, les arbres! de Carl Norac et Stéphane Poulin (Pastel). Jacques Besnard mentionne quant à lui Pipeline de Rachel M. Cholz (Seuil). La sélection de Guy Duplat a de forts accents belges avec Guerre et pluie, de Velibor Colic (Gallimard), La pouponnière d’Himmler de Caroline De Mulder (Gallimard), Ceci est mon corps de Claire Huynen (Arléa), et Cher instant je te vois de Caroline Lamarche (Verdier). En bande dessinée, Hubert Leclercq a retenu Antipodes de David B et Eric Lambé (Casterman), Le grand large de Jean Cremers (Glénat), Kurtz de Michaël Matthys (FRMK), et Revoir Comanche de Romain Renard (Le Lombard). Pour Francis Matthys, Clandestine de Véronique Bergen (Lamiroy), La grande génération de Bernard Gheur (Weyrich), Éditer des bande dessinées pour adulte de Benoît Preteseille (Les Impressions nouvelles) font partie des lectures les plus marquantes de l’année. Enfin, Monique Verdussen met en exergue L’homme est bête et l’a toujours été de Roger Avermaete (Samsa) et La tour des abandons de Colette Nys-Mazure et Isabelle Gillet (Invenit).

Focus, le supplément culturel du Vif/L’Express, a lui aussi publié les sélections de ses journalistes littéraires. Cinquante livres répertoriés dans le domaine littéraire, mais un seul auteur belge. Célestin de Meeûs est retenu pour son premier roman Mythologie du .12 (éditions du Sous-sol), cité par Laurent Raphaël. Le magazine propose un classement distinct pour la bande dessinée, composé selon les mêmes principes. Olivier Van Vaerenbergh retient Vivian Maier, Claire-obscure, d’Emilie Plateau et Marzena Sowa (Dargaud). Colin Bouchat mentionne L’archipel de Sacha Goerg (Gallimard).

Le Soir a innové cette année en proposant à ses lecteurs d’élire leur livre de l’année. Verdict : les lecteurs ont désigné Les guerriers de l’hiver d’Olivier Norek comme leur roman préféré de l’année ; aucun auteur ni éditeur belge ne figure dans leur Top 10. Cet exercice interactif n’a toutefois pas remplacé les sélections établies par les journalistes. Le quotidien a ainsi dévoilé les « top 5 2024 de la rédaction« . Trois des sept journalistes qui se sont prêtés à l’exercice retiennent des auteurs et autrices belges. Pierre Maury mentionne Pax de Grégoire Polet (Gallimard). Le roman est présenté en termes dithyrambiques : « un mot, un seul : chef-d’œuvre. Cette lecture est une jubilation de chaque instant, on voudrait qu’elle dure encore après la dernière page. » Le journaliste recommande aussi Papier pelure de Daniel Fano (1947-2019). Il précise : « Cette somme, certes éclatée, pétille en permanence de trouvailles apparemment incongrues qui touchent quelque part entre l’esprit et le ventre. » 
Jean-Claude Vantroyen place lui aussi deux Belges dans son Top 5. Une sélection au fort accent de prix Rossel. Le journaliste, membre du jury du prix, mentionne en effet le lauréat et l’une des finalistes. À propos de Guerre et pluie de Velibor Colic, il commente : « Pimentée d’humour slave, d’absurde, Guerre et Pluie résonne utilement avec le quotidien des populations sous le feu des conflits en Ukraine et au Proche-Orient. » Il plébiscite aussi Eureka dans la nuit d’Anne-Sophie Kalbfleisch (Rouergue), « un roman subtil et puissant dont on peut difficilement lâcher la lecture« . 
Dans un Top 5 dédié à la bande dessinée, Daniel Couvreur est aussi cohérent avec le verdict du Rossel. Il retient en effet le lauréat, Revoir Comanche de Romain Renard. Il sélectionne aussi l’une des finalistes, Alix Garin pour Impénétrable (Le Lombard). L’album est assorti de ce commentaire : « Son crayon s’affranchit délicatement des tabous du couple et de la société, en quête de la joie d’être au monde, du désir d’aimer. Impénétrable joue des émotions du corps, assume la douleur tout autant que le plaisir, avec humour et pudeur du trait.« 

Pour L’Avenir, Julien Bil a choisi de demander aux libraires de la Province de Luxembourg leurs coups de cœur, « à lire ou à offrir durant ces fêtes de fin d’année« . Parmi ces recommandations, quelques auteurs belges, dans des genres différents. Un polar tout d’abord, avec Le jardin des délices de Joseph Annet (Weyrich), « un polar palpitant et très bien documenté.« 
Deux livres pour la jeunesse, ensuite, avec Plus grand que moi de Frank Andriat et Laura Parisse (F Deville) – où l’on souligne le « talent narratif du Gaumais Frank Andriat » et les « magnifiques dessins de l’illustratrice arlonaise Laura Parisse » – et Akita et le fils du chasseur d’or de Caroline Solé et Gaya Wisniewski (Mouche – L’école des loisirs).
Des bandes dessinées et romans graphiques, enfin, avec la mise en exergue du 9e tome des Enfants de la Résistances : Les jours heureux de Benoît Ers et Vincent Dugomier (Le Lombard), mais aussi d’Impénétrable d’Alix Garin – « Un album bouleversant, intime et un dessin vertigineux!« . Le duo Vinciane Despret-Pierre Kroll et son Dieu, Darwin, tout et n’importe quoi (Les Arènes) n’est pas non plus oublié : « C’est savant, c’est drôle. C’est passionnant.« 

Même objectif cadeaux de fin d’année à la RTBF avec les coups de cœur littéraires des animatrices et animateurs de la Première. Avec un seul livre par journaliste, la liste est forcément très sélective. Une seule autrice belge est mentionnée : Daphné Tamage, dont Le retour de Saturne (Stock) a reçu les faveurs de Charlotte Dekoker.  Laquelle justifie : « Le roman de Daphné Tamage réunit tout ce que j’aime en littérature : l’originalité, l’humour et une réflexion très fine sur le désir.« 
La RTBF prolonge l’exercice avec une sélection des « meilleures BD de l’année 2024« . Une liste de 20 titres établie par Thierry Bellefroid dans laquelle on trouve trois bédéistes belges. Impénétrable d’Alix Garin est classé en 3e position : « Un livre bouleversant, qu’il faudrait mettre entre les mains de tous les hommes adultes, afin qu’ils changent leur perception de certains domaines de la sexualité. » En 10e position, Thierry Bellefroid opte pour Revoir Comanche de Romain Renard : « un précieux roman graphique sur la bascule d’un monde« . Enfin, Cowboy Henk, la Nouvelle blague, de Kamagurka et Herr Seele (FRMK) est 18e : « Si vous aimez le non-sens et une certaine forme de pop art en BD, ceci est fait pour vous.« 

boxho la mort en faceFemmes d’aujourd’hui présente « les coups de coeur de la rédac’« . Huit journalistes de la rédaction du magazine désignent chacune leur livre préféré de l’année. Un seul auteur belge figure dans cette sélection : Philippe Boxho pour La mort en face (Kennes), l’un des succès de librairie de 2024. Pourquoi ce livre? « la plume est toujours aussi enlevée, l’info scientifique intéressante, le suspense et l’humour omniprésents« . 

À l’étranger

Hors de Belgique aussi, les journalistes littéraires se sont interrogé sur les meilleurs livres de l’année. Avec quelques auteurs belges parmi les heureux élus.

En France

Dans son numéro de fin d’année, le magazine littéraire Lire propose son classement des « 100 livres de l’année« . Un répertoire qui combine les pépites plébiscitées par les journalistes et les livres qui ont marqué l’année en raison de leurs ventes exceptionnelles, des prix qu’ils ont reçus ou de l’attention médiatique qu’ils ont suscitée. Chaque ouvrage retenu fait l’objet d’un commentaire.
Trois auteurs belges figurent dans ce classement. Pour les premiers romans de langue française, Lire a retenu, lui aussi, Mythologie du .12 de Célestin de Meeûs. Commentant le livre, Léonard Desbrières y voit à la fois un roman typique de son époque, et la quintessence de cette tendance littéraire : « la jeune garde francophone a décidé d’embrasser pleinement, avec une novlangue inventive et brutale, les maux d’une époque sacrifiant la jeunesse sur l’autel du désenchantement« , écrit-il. Et d’ajouter : « Parmi les primo-romanciers de cette rentrée littéraire, ils sont nombreux à faire de l’ennui, du désoeuvrement et de l’errance le moteur de leur narration. Mais personne ne l’a fait avec autant de talent que le Belge Célestin de Meeûs. Mythologie du .12 […] est un alliage de poésie et de rage que seul un grand alchimiste du verbe peut forger« .
En bande dessinée, le magazine mentionne Revoir Comanche de Romain Renard, assorti de ce commentaire élogieux signé Éric Libiot : « un coup de crayon ample et incarné. Le scénario est tendu, précis« .
Enfin, le troisième auteur belge répertorié par Lire est le médecin légiste Philippe Boxho, plus particulièrement pour son dernier opus en date, La mort en face. Le magazine lui consacre un long entretien. Philippe Boxho figure dans cette rétrospective de l’année en raison de ses performances de vente. Ses trois livres, portant sur les enquêtes criminelles auxquelles il a participé en qualité de médecin légiste, sont un phénomène de librairie, aussi bien en France qu’en Belgique. Ces ventes stratosphériques ont valu à leur auteur une large présence médiatique.

Le Monde a publié deux sélections : l’une en littérature générale et l’autre en bande dessinée. Aucun auteur belge dans la première, mais la bande dessinée est mieux lotie. Parmi les 22 albums mis en avant, on trouve Revoir Comanche de Romain Renard : « Cet album très personnel, réalisé dans un lavis de noir qui contribue à l’âpreté du récit, vaut surtout par l’atmosphère de fin d’un monde que Romain Renard y retranscrit. » Les journalistes mentionnent aussi Antipodes de David B et Eric Lambé, qualifié de « conte anthropologique écrit du côté des autochtones« .

Le nouvel Obs consacre une sélection au roman et une autre à la bande dessinée, chacune composée de 24 ouvrages. Aucun auteur belge ne figure dans la sélection de roman. Dans la seconde, le magazine mentionne Impénétrable d’Alix Garin, « une BD autobiographique d’une épatante sincérité. Son trait versatile, tour à tour réaliste, onirique, cartoonesque transforme en or cette histoire de passage à l’âge adulte et de la façon de faire couple aujourd’hui. » Parmi les 24 BD sélectionnées, on trouve également Antipodes de David B et Eric Lambé : « Qui est le vrai sauvage, demandent les auteurs, dans cette fable au dessin proche de la gravure. Mention spéciale pour l’excellente idée de modifier la forme des phylactères selon la langue employée.« 

de meeus mythologie du .12

Le magazine masculin GQ dévoile quant à lui « les 17 meilleurs livres de 2024« , au nombre desquels il compte, lui aussi, Mythologie du .12 de Célestin de Meeûs. Le commentaire est enthousiaste : « Célestin de Meeûs est poète de formation, et ne dissout pas sa plume dans la prose, au contraire : il l’enrichit, serpentant autour du drame qui se noue dans de longues phrases noueuses et venimeuses, où le flux interne de conscience de ces êtres en refus de formatage dans un univers cloisonné se heurte à une autre parole.« 

L’Express publie « les grands gagnants et les perdants de 2024« , un classement dont la particularité est d’être « un inventaire arithmétique, non exhaustif, qui n’engage en rien la qualité des ouvrages (au service Livres, nous avons adoré certains flops et détesté des gros succès), mais qui dit tout des engouements du public comme du poids des jurys littéraires ou des stratégies marketing. » Parmi les succès, l’hebdomadaire retient L’impossible retour d’Amélie Nothomb, comme l’un des ouvrages qui ont fait l’énorme succès, en cette année 2024, des éditions Albin Michel. L’Express avance que L’impossible retour s’est vendu « au-dessus de 100 000 exemplaires« . Mais parmi les Belges, la place d’honneur de ce classement est réservée à Philippe Boxho, qui « cartonne avec ses livres où il raconte dans une langue sémillante ses autopsies les plus burlesques. » D’après les chiffres avancés par le magazine, Les morts ont la parole et Entretien avec un cadavre (Kennes), les deux premiers livres du légiste né à Liège, ont été vendus à 215 000 exemplaires chacun, tandis que le troisième, La mort en face, atteint déjà 115 000 ventes.

renard revoir comanche

Pour le Huffington Post, le bilan de l’année se décline en bande dessinée, avec « Six bandes dessinées incontournables à offrir (ou à s’offrir)« . Parmi elles, Revoir Comanche de Romain Renard.

En Suisse

de meeus mythologie du .12

En Suisse, RTS a sollicité le journaliste Nicolas Julliard pour parcourir « l’année littéraire 2024 en dix romans« . Parmi les dix livres choisis : Mythologie du .12 de Célestin de Meeûs. Nicolas Julliard précise son choix : « Un premier roman tendu comme un arc, micro-thriller implacable jalonné de descriptions à l’intelligence poétique remarquable.« 

Au Québec

nothomb l'impossible retour

De l’autre côté de l’Atlantique, Le Journal de Montréal dévoile ses « 25 romans préférés de 2024« . Une autrice belge trouve place parmi eux : Amélie Nothomb, dont le roman L’impossible retour (Albin Michel) est assorti de cette alléchante promesse : « Vous irez de surprise en surprise : aucun moment d’ennui en compagnie d’Amélie!« 

yslaire la neige etait sale

Autre quotidien québécois, Le Devoir présente lui aussi ses livres-phares de l’année. Et s’attache à mettre en avant les parutions locales, en scindant son palmarès en deux sélections : l’une dédiée aux livres étrangers, l’autre aux livres québécois. Parmi les 15 livres choisis dans la première d’entre elles, les journalistes ont retenu La neige était sale, la bande dessinée de Bernard Yslaire et Jean-Luc Fromental adaptée du roman de Georges Simenon (Dargaud), accompagnée d’un commentaire au superlatif : « Il fallait bien deux artistes géniaux pour adapter avec brio le chef-d’œuvre littéraire de Georges Simenon. Le dessinateur Bernard Yslaire offre, avec la complicité du scénariste Jean-Luc Fromental, une version orwellienne du grand roman existentialiste de l’écrivain belge, père du fameux commissaire Maigret.« 

L’année littéraire vue par la presse

L’exercice des sélections de fin d’année est à la fois ludique et éminemment subjectif. Hypostasier les listes ainsi présentées et en tirer des conclusions sur l’année littéraire est un exercice hasardeux. On s’autorisera, quand même, quelques constats.

On s’attendait à trouver de multiples mentions de Mythologie du .12 de Célestin de Meeûs, certainement le roman belge qui a le plus fait parler de lui cette année, avec une presse élogieuse et des sélections pour de nombreux prix littéraires. Il est effectivement cité à de multiples reprises, et est indiscutablement le roman belge qui a le plus marqué les esprits hors de nos frontières cette année, mais peut-être pas dans les proportions attendues. Les Inrocks, par exemple, qui en avaient fait l’un des finalistes de leurs prix dans la catégorie « premier roman », ne le retiennent pas dans leur Top de l’année.

Par ailleurs, cette année encore, la bande dessinée reste une valeur sûre. C’est dans ce genre surtout que les auteurs et autrices belges sont représentés dans ces sélections, en Belgique et à l’étranger. Revoir Comanche, en particulier, est très largement salué par la critique. 

Pour ce qui concerne la littérature, des conclusions tirées les années précédentes restent valables : la surreprésentation du roman dans les classements, dont sont (quasi) absentes les nouvelles, la poésie et les pièces de théâtre, et la surreprésentation, aussi, des auteurs et autrices belges dont les livres sont publiés en France. Un constat qui s’explique aisément pour la presse étrangère, mais moins pour la presse belge…

Le (relatif) éparpillement des choix des journalistes sur des titres divers, et l’absence, hors bande dessinée, de tout auteur belge dans de nombreux palmarès (Le MondeLes InrocksTélérama, Elle, Vogue…) sont probablement le signe d’une année littéraire sans un véritable titre-phare (aux yeux de la critique), même si Mythologie du .12 a partiellement tenu ce rôle.

Un auteur belge aura pourtant marqué l’année 2024. Avec ses trois livres documentaires publiés dans une maison d’édition, Kennes, loin de disposer de la force de frappe des grosses machines parisiennes, Philippe Boxho a réussi à hisser chaque volume de la trilogie au rang de best-seller, en France comme en Belgique. Et à s’ériger lui-même en phénomène éditorial.

Nausicaa Dewez

Bonus : le choix des libraires

Librel, la plateforme collective des librairies indépendantes de Wallonie et de Bruxelles, s’est livrée elle aussi au plaisir de la sélection-rétrospective de fin d’année, en littérature en bande dessinée et en littérature pour la jeunesse. Parmi les 12 livres de la première catégorie, les libraires ont retenu Eureka dans la nuit d’Anne-Sophie Kalbfleisch et Mythologie du .12 de Célestin de Meeûs. En bande dessinée, la sélection comprend G.I. Gay d’Alcante et Juan Bernardo Munoz Serrano (Dupuis), Impénétrable d’Alix Garin, Jusqu’ici tout va bien de Nicolas Pitz (Rue de Sèvres), Mitsuo t. 1 de Jérôme Hamon et Gijé (Le Lombard), Omula et Rema t. 2 : La naissance d’un empire d’Yves Sente et Jorge Miguel (Rue de Sèvres). 
La sélection en littérature pour la jeunesse est subdivisée par catégorie d’âge. Elle octroie une très belle place aux auteurs et autrices belges. Pour les plus jeunes lecteurs (à partir de 3 ans), les libraires ont en effet retenu Ombrella de Pierre Alexis (La partie), Matin Minet – Grandeur nature d’Anne Herbauts (Pastel), L’art de ne pas lire d’Elisa Sartori (Les baladeurs), Norbert de Marie Colot et Arianna Simoncini (Cotcotcot), Cherche amoureux pour Maman d’Estelle Meens et Maude de Bel (Mijade), Debout, les arbres! de Carl Norac et Stéphane Poulin (Pastel), Toute une montagne de Marie Colot et Françoise Rogier (À pas de loups), et Où est passé le vent? de Bernadette Gervais (La partie). 
Pour les 6 à 9 ans, Librel propose une liste comprenant, côté belge, La montagne aux dragons de Mathieu Pierloot et François Maumont (Sens dessus dessous), Blob de Pauline Payen et Noémie Favart (Panthera), et Les mousquetaires de l’ombre de Quentin Gréban et Hélène Delforge (Mijade).
Enfin, pour les 12 ans et plus, Librel a retenu Charlotte in love d’Eléonore Desclée et Yolande Borchgrave (Alice), L’homme qui écoutait chanter l’oiseau de Christian Merveille et Valeria Docampo (Alice), Mori de Marie Colot et Noémie Marsily (Cotcotcot) et Chienne de guerre de Nathalie Skowronek et Aurélie Wilmet (Cotcotcot).