Luc DE BRABANDERE, Petite philosophie des arguments fallacieux, Eyrolles, 2020, 165 p., 14 € / ePub : 9.99 €„ ISBN : 978–2‑416–00095‑9
Pour son dix-huitième ouvrage, l’exceptionnel vulgarisateur Luc de Brabandere s’en prend aux « idées toxiques ». Auteur d’un plan interactif intitulé Les Philosophes dans le métro, à partir duquel il est possible d’entrer en philosophie sans aucune chance d’en sortir (c’est le but), il n’en est pas à son coup d’essai ni à sa première invention au service de la pensée. Celle-ci se décortique dans tous ses écrits et l’auteur reste grand apôtre de la bonne parole critique, augmentant ici d’un nouveau titre, Petite philosophie des arguments fallacieux, sa participation aux éditions Eyrolles, bien connues pour leur centration pédagogique. Continuer la lecture


Nous sommes dès l’entame du texte (nommée à dessein Équarrissages – dans une métaphore équine filée qui, dans le droit fil du titre polysémique, traversera tous les chapitres) le 3 novembre 1793, puis le 8 juin 1817 au plus près des corps et des esprits en souffrance. Aux moments-mêmes où se jouent tragiquement les vies d’Olympe de Gouges (née Marie Gouze) et de Théroigne de Méricourt (née à Marcourt, près de Liège), figures feux follets de la Révolution française. La première sera guillotinée sur ordre d’Antoine Fouquier-Tinville (homme de loi et accusateur public du Tribunal révolutionnaire… qui, ironiquement, finira par connaître le même sort), la seconde internée et traitée inhumainement jusqu’à sa mort – c’est donc à leurs dernières ruades contre l’ordre patriarcal établi et un certain obscurantisme de l’époque que nous convie l’autrice, une fois posés ces premiers tessons d’existence. Fascinée par la dame en bleu (Théroigne) et la femme aux affiches qui lui fera cadeau d’un livre de fables doré (Olympe), une gamine en haillons semblable à une Cosette va les croiser à plusieurs reprises. 

Le narrateur de ce roman, Le Grand Lézard, le sixième de Charly Delwart, mène une double vie : la réelle, où plus rien ne fonctionne, la nocturne, la rêvée, où tout lui réussit même s’il se retrouve dans la peau d’un nain ! Introspections existentielles, psychologiques, voire psychanalytiques en vue, à gogo même, sur un ton décalé et fantaisiste. 





Libéré enfin des obligations et du jugement des autres, un retraité renoue avec la vie de réjouissante façon. 