Nous poursuivons notre bilan de 2025, avec quelques statistiques concernant l’activité sur le blog du Carnet et les Instants au cours des 12 derniers mois. Continuer la lecture
Archives par étiquette : François Liénard
Nos livres de l’année 2025
Tout au long du mois de décembre, nous vous avons présenté les « Tops » 2025 des chroniqueurs et chroniqueuses du Carnet. Voici les livres qui ont été plébiscités. Continuer la lecture
Le Top 2025 de François-Xavier Lavenne
Le Carnet et les Instants revisite l’année littéraire 2025 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélection de François-Xavier Lavenne. Continuer la lecture
Le Top 2025 de Rony Demaeseneer
Le Carnet et les Instants revisite l’année littéraire 2025 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélection de Rony Demaeseneer. Continuer la lecture
Bons baisers de Koksijde, Oostende et Meli Park
Un coup de cœur du Carnet
François LIENARD, Regina Maris, Lettre volée, 2025, 128 p., 18 €, ISBN : 978-2-87317-655-6
Le voile de gras, de gris, de graffitis se déchire,
Vers Gand le ciel s’ouvre, des grains de sable
Tombent de l’émeri des nuages bleus, une odeur
De crêpe au sucre brinquebale vers Blankenberge
Bonheur fou de suivre François Liénard dans ses pérégrinations en tram tout du long de la côte belge ! C’est que François Liénard est généreux : en dix-neuf poèmes de formes et de longueurs variables, Regina Maris nous offre autant de cartes postales, ou de lettres intimes, qu’un ami nous enverrait d’Oostende ou du Westhoek. C’est jubilatoire et addictif. Continuer la lecture
Nos livres de l’année 2024
Tout au long du mois de décembre, nous vous avons présenté les « Tops » 2024 des chroniqueurs et chroniqueuses du Carnet. Voici les livres qui ont été plébiscités. Continuer la lecture
Le Top 2024 de Rony Demaeseneer
Le Carnet et les Instants revisite l’année littéraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélection de Rony Demaeseneer. Continuer la lecture
Le Top 2024 de Daniel Simon
Le Carnet et les Instants revisite l’année littéraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélection de Daniel Simon. Continuer la lecture
Le Top 2024 de Frédéric Saenen
Le Carnet et les Instants revisite l’année littéraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélection de Frédéric Saenen. Continuer la lecture
« Une ville qui aurait bel et bien existé »
Un coup de cœur du Carnet
François LIÉNARD, Joyeuse entrée, CFC, coll. « La ville écrite », 2024, 160 p., 18 €, ISBN : 9782875720993
Il m’aura fallu attendre cinquante et un ans pour me rendre compte que j’habitais un poème. Celui qui figure aux pages 78 et 79 de Joyeuse entrée de François Liénard. Intitulé « La ville en papier », ce texte sillonne les librairies d’ancien et autres bouquineries qui pullulaient à Bruxelles jusqu’à la fin des années 1990. À chacune de ses lignes, je franchis une porte mille fois franchie, le plus souvent assortie d’un coup de carillon, je me laisse pénétrer par une odeur mille fois humée, mélange subtil de papier, cuir, tabac et boiserie vernissée, et le vertige me saisit comme à chaque fois face aux hauts murs tapissés d’ouvrages d’art de Posada, et à La Borgne Agasse le sourire de Jean-Pierre Canon, qui m’invite de sa voix éraillée à partager un verre de rouge à sa table où s’accumulent les Cahiers André Baillon, se remet à flotter devant moi. Les enseignes Nijinski, Papyrus, celles de la rue des Éperonniers et de la Galerie Bortier, dansent sous mes pas de fouineur, de chineur invétéré, et je m’enorgueillis d’avoir pu encore jouir, dans ma vingtaine, de ces lieux sacrés et précaires, voués à l’engloutissement, car ils ne font plus partie maintenant que du monde en moi, et il n’est plus de vrai, passé un certain âge, que les promenades intérieures. Continuer la lecture
« Déambulons dans le non-dit »
Un coup de cœur du Carnet
François LIÉNARD, Lieux dits, Collages de F. Liénard, Âne qui butine, coll. « Xylophage », 2021, 230 p., 22 €, ISBN : 9782919712274
« On ne part pas » décrétait, dans Mauvais sang, celui que l’on surnommait pourtant « l’homme aux semelles de vent ». C’est que le rapport du poète au voyage est contrarié, du fait qu’il est voyant : il est moins un corps qu’un regard qui se déplace. Les décors se muent en mots, les façades ne dissimulent jamais qu’elles-mêmes, tous les artifices des villes sont dénudés en un clin d’œil…
François Liénard, vous connaissez ? Mais si… Vous l’aurez croisé dans quelque train entre Bruxelles-Midi et Charleroi-South ou vers Mons via Buizingen, ou encore à la jetée d’Antwerpen, à Lisbonne, à København, à Venise, ou dans quelque ville-musée « Inscrite au Patrimoine mondial d’une / Humanité qui ne se reconnaît plus », ou dans des confins moins accessibles encore, Châtillon, Virton-on, Arlon. Continuer la lecture