
« Mon œuvre sera ma vengeance ».
Essai sur la pensée radicale et gnostique d’Albert Caraco
Auteur : Frédéric Saenen
Maison d’édition : Presses universitaires de Liège
Année d’édition : 2025
Nombre de pages : 200
Prix : 13,50 €
Livre numérique : /
EAN : 9782875624819
Première étude sur Albert Caraco parue dans le champ francophone, consacrée à un penseur qui se présente comme le chantre d’un pessimisme radical, l’essai de Frédéric Saenen restitue la cohérence et la complexité d’une œuvre largement oubliée en raison notamment des « obstacles mêmes que posent l’homme et son œuvre ». La cohérence se situe dans l’alignement du vécu sur les écrits, dans l’adéquation entre démarche intellectuelle et vie. Continuer la lecture




Automne 2021 : Espace Nord sort son 400e numéro, La Fureur de lire fête ses 30 ans. Les comptes ronds incitent à marquer le coup et ce double jubilé ne fait pas exception. Ce n’est donc pas une réédition classique dans la collection patrimoniale qui a hérité, par le hasard de la numérotation, de ces deux zéros sur sa tranche. Et, tant que l’on parle de chiffres, il ne s’agit pas à proprement d’une mais plutôt de vingt-deux rééditions. Vingt-deux !? Dans un seul volume ? Parfaitement ! Vingt-deux nouvelles, échantillon choisi parmi les plus de cent plaquettes éditées dans le cadre de la Fureur de lire. Tâche ardue à n’en pas douter. 
Les clichés, les lieux communs et les poncifs ont la vie dure et parfois nous polluent. Ils s’imposent à l’esprit, à la bouche et à la plume plus vite que la précision, la complexité et la nuance. Il en est en littérature comme ailleurs. Ainsi Camille Lemonnier ne cesse-t-il pas d’être considéré comme le Zola belge. Comme si, par ces mots, on avait tout dit, de son œuvre. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Dans Camille Lemonnier, le « Zola belge », déconstruction d’un poncif littéraire, le critique Frédéric Saenen,
La suite de notre rétrospective de l’année. Aujourd’hui : le choix d’Anne-Lise Remacle.
Suite de notre rétrospective de l’année avec les choix de Nicolas Marchal.
Jean-Pierre Verheggen a bien raison d’être enthousiaste à la lecture de ce « roman », L’enfance unique, dans sa Lettre-préface adressée à Frédéric Saenen.
Pierre Drieu la Rochelle fait partie de ces auteurs (à juste raison) dont on ne peut prononcer le nom ou aborder les écrits sans précautions. La polémique sur ses années fascistes, son adhésion au Parti populaire français de Jacques Doriot se ravive régulièrement, comme lors de la sortie, en 2012, du volume de la Pléiade consacré à ses Romans, récits, nouvelles. Toujours, avec les écrivains de la collaboration, la question de la qualité et de la pertinence de l’œuvre se pose de façon plus aiguë que pour les autres. Ainsi, l’on peut se demander si celle de Drieu, depuis longtemps éditée en poche, adaptée au cinéma, a sa place si haut dans le panthéon de la littérature française.