Archives par étiquette : Véronique Sels

« Va, lis et deviens »

Véronique SELS, Le livre des pos­si­bles, Genèse édi­tion, 2025, 200 p., 22,50 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782382010426

sels le livre des possiblesEn jan­vi­er 1943, Jus­tine, étu­di­ante en physique à Greno­ble, ren­tre pour le week­end chez ses par­ents. Dans le train qui l’y emmène, les claque­ments de la porte du cab­i­net de toi­lette la poussent à quit­ter son com­par­ti­ment et à s’enhardir vers le lieu ; elle y décou­vre un bébé.

Elle cherche une expli­ca­tion dans la cab­ine, puis à l’intérieur du couf­fin, soulève prudem­ment la cou­ver­ture et trou­ve une paire de chaus­sons d’un blanc immac­ulé, un biberon en verre sur­mon­té d’une tête en caoutchouc de bonne qual­ité et, dépas­sant légère­ment de sous l’oreiller sur lequel repose la tête de l’enfant, un livre à la cou­ver­ture en cuir mar­ron clair. Con­tin­uer la lec­ture

Nos livres de l’année 2024

Tout au long du mois de décem­bre, nous vous avons présen­té les “Tops” 2024 des chroniqueurs et chroniqueuses du Car­net. Voici les livres qui ont été plébisc­ités. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2024 de Jean Jauniaux

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion de Jean Jau­ni­aux.  Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2024 de Véronique Bergen

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion de Véronique Bergen. Con­tin­uer la lec­ture

Peindre-écrire Stéphane Mandelbaum

Un coup de cœur du Car­net

Véronique SELS, Por­trait de Stéphane Man­del­baum, CFC, 2024, 144 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87572–103‑7

sels portrait de stephane mandelbaumPein­dre-écrire Stéphane Man­del­baum comme Stéphane Man­del­baum n’a cessé de con­vo­quer Pier Pao­lo Pasoli­ni, Fran­cis Bacon, Pierre Gold­man, Luis Buñuel sur ses toiles, tourn­er autour de l’énigme S.M. en tant que con­den­sé de l’énigme de la pein­ture, arracher à la mémoire des mots les traces de leur dessin pri­mor­dial, antérieur à leur fix­a­tion dans l’espace du verbe : c’est ce que Véronique Sels nous donne à lire, à sen­tir dans son éblouis­sant Por­trait de Stéphane Man­del­baum. Écrit à la pre­mière per­son­ne, porté par la voix du pein­tre et dessi­na­teur, ce roman-con­fes­sion s’offre comme le pen­dant d’un dip­tyque dont le pre­mier pan­neau s’intitule Même pas mort ! (Ed. Genèse, 2022). Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2022 de Véronique Bergen

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2022 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Véronique Bergen. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2022 : une revue de presse (2)

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

Effer­ves­cence édi­to­ri­ale, course aux prix…, la ren­trée lit­téraire d’automne est tra­di­tion­nelle­ment une péri­ode d’intense activ­ité dans le monde du livre fran­coph­o­ne. La pléthore d’ouvrages disponibles expose les plus frag­iles d’entre eux à un pas­sage aus­si éphémère qu’anonyme sur les tables des libraires. Au jeu de la vis­i­bil­ité et de la con­sécra­tion, la presse joue naturelle­ment un rôle de médi­a­tion et de con­seil auprès des lec­tri­ces et lecteurs.

Le 10 sep­tem­bre, la revue de presse du Car­net et les Instants pro­po­sait un bilan de l’accueil médi­a­tique et cri­tique des autri­ces et auteurs belges de la ren­trée pub­liés dans des maisons d’édition français­es. Les maisons d’édition belges lan­cent leur ren­trée quelques semaines plus tard que leurs homo­logues hexag­o­nales ; les pre­miers livres arrivent sur les tables des librairies en sep­tem­bre seule­ment. Cette deux­ième livrai­son de notre revue de presse de la ren­trée 2022 leur est con­sacrée. Con­tin­uer la lec­ture

Stéphane Mandelbaum : la spoliation de la mémoire

Un coup de cœur du Car­net

Véronique SELS, Même pas mort !, Genèse, 2022, 256 p., 22,50 €, ISBN : 978–2‑38201–021‑1

sels meme pas mortDans le puz­zle de la vie, il y a tou­jours une case qui manque. Surtout quand on s’appelle Stéphane Man­del­baum, qu’en quelques années, on a bous­culé l’univers de la pein­ture et du dessin. Dans son cinquième roman, Même pas mort !, Véronique Sels recon­stru­it libre­ment la tra­jec­toire du pein­tre en l’immergeant dans les con­vul­sions de l’Histoire, le point de non-retour de la Shoah. Pour affron­ter la vie éminem­ment romanesque, la fin trag­ique de Stéphane Man­del­baum assas­s­iné en décem­bre 1986 à l’âge de vingt-cinq ans, elle met en place un dis­posi­tif auda­cieux que dévoile le titre. Con­tin­uer la lec­ture

La bourse Sarane Alexandrian pour Véronique Sels

Véronique Sels

La Société des gens de Let­tres (SGDL) octroie chaque année deux bours­es de créa­tion : la bourse Sarane Alexan­dri­an et la bourse Gina Chenouard. L’as­so­ci­a­tion vient de dévoil­er le nom des lau­réates de cette année. Si la bourse Gina Chenouard va à Maud Thiria, c’est l’autrice belge Véronique Sels qui a rem­porté la bourse Sarane Alexan­dri­an Con­tin­uer la lec­ture

Arabesques mammaires

Véronique SELS, La bal­ler­ine aux gros seins, Arthaud, 2018, 240p.,17 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 978–2‑08–141842‑4

sels la ballerine aux gros seinsIn utero, Bar­ber­ine Blin fait déjà des choré­gra­phies. Parée d’une improb­a­ble grenouil­lère en éponge avant même le pre­mier plié, elle trou­ve au chat bien plus d’élégance qu’à ses sem­blables. Après le temps tardif de la marche, vient enfin l’accession au domaine tant fan­tas­mé de la danse. Sous l’égide de M. Simon,  arrive la dis­ci­pline dras­tique imposée au corps. Tout organ­isme soumis aux cinq posi­tions de la danse clas­sique doit en effet allonger la nuque, redress­er le dos… et de préférence,  dévelop­per a min­i­ma ses pro­tubérances mam­maires. Voilà où le bât blesse : les gènes de Bar­ber­ine lui ont don­né le sein évi­dent. Sous les étoffes, Sin­istre et Dex­tre n’ont pour­tant aucune­ment l’intention de s’en laiss­er compter par leur hôtesse appren­tie rat de l’opéra. Elle aura beau s’affamer et user de ban­dages,  les deux mamel­ons pren­dront la parole avec volup­té et occu­per­ont le ter­rain un chapitre sur deux. N’hésiteront pas à bour­geon­ner à qui mieux mieux, à se pâmer lorsque leur jeune pro­prié­taire vivra des rap­proche­ments avec l’autre sexe. Toute à sa voca­tion exigeante, Bar­ber­ine réfrène sou­vent ses pro­pres désirs quand ses roberts, eux, ne cherchent qu’à s’épanouir davan­tage. Con­tin­uer la lec­ture

Lune de miel à trois

Véronique SELS, Voy­age de noces avec ma mère, Paris, Cal­mann-Lévy, 2015, 208 p., 16,50 €/ePub : 11,99 €

sels_ghysenVoy­age de noces avec ma mère. Le titre sur­prend, intrigue, sug­gère une comédie pétil­lante d’ironie et de rires — un peu jaunes, peut-être. Con­tin­uer la lec­ture