Anniversaire : Henry Bauchau (1913–2012)

Henry Bauchau

Hen­ry Bauchau

L’écrivain, académi­cien et psy­ch­an­a­lyste Hen­ry Bauchau est décédé il y a tout juste 10 ans, le 21 sep­tem­bre 2012. En hom­mage à cet auteur impor­tant de l’his­toire de nos lit­téra­tures, nous pro­posons à nos lecteurs et lec­tri­ces de rep­longer dans nos archives et de (re)découvrir les arti­cles que Le Car­net et les Instants lui a con­sacrés, désor­mais tous mis en ligne, et acces­si­bles en un clic à par­tir de cet arti­cle.

Deux inédits d’Henry Bauchau

Hen­ry Bauchau lui-même a don­né deux textes inédits au Car­net et les Instants. Pour le n°85, paru en 1996, il est l’écrivain invité pour la rubrique “carte blanche”. Son texte, “L’Ami », mêle ses tal­ents de con­teur à son par­cours de psy­ch­an­a­lyste.

Pour le n°100 (1997), Hen­ry Bauchau est l’un des nom­breux auteurs à répon­dre à l’in­vi­ta­tion de la rédac­tion. Sur le thème imposé « J’ai cent ans », son texte est un poème bref — cinq vers! — mais ful­gu­rant.

Un diariste

De toutes les facettes de l’écri­t­ure d’Hen­ry Bauchau, le jour­nal est peut-être celle qui a le plus sou­vent été évo­quée dans notre revue.

Le pre­mier vol­ume, Jour après jour (1983–1989) parait aux édi­tions Les Éper­on­niers en 1992. Il retrace la péri­ode de rédac­tion d’Œdipe sur la route, paru chez Actes Sud en 1990. Pour Le Car­net n°77 (1993), Michel Zumkir inter­viewe Hen­ry Bauchau sur sa pra­tique de diariste et le con­texte de pub­li­ca­tion de son jour­nal.

Deux ans plus tard, le n°84 con­sacre un dossier à la pra­tique du jour­nal intime chez les écrivains belges. Hen­ry Bauchau est l’un des diaristes plus par­ti­c­ulière­ment étudiés par Françoise Delmez.

Le sujet sera de nou­veau mis à l’hon­neur dans l’un des “Instan­ta­nés des AML” : pour Le Car­net et les Instants n°203 (2019), Christophe Meurée se penche sur la genèse et les pra­tiques d’écri­t­ure du jour­nal de Bauchau, à par­tir des archives con­servées aux AML.

Un auteur primé

Si la recon­nais­sance de Bauchau comme écrivain a été rel­a­tive­ment tar­dive, elle s’est accom­pa­g­née de plusieurs prix nota­bles. Après le prix tri­en­nal du roman reçu en 1991 pour Œdipe sur la routel’au­teur a reçu le Rossel en 1997 pour Antigone (Actes Sud) — un prix reçu ex aequo avec Jean-Philippe Tou­s­saint, récom­pen­sé pour La télévi­sion. Le n°101 du Car­net et les Instants  (1998) revient sur les deux livres lau­réats. Pour celui de Bauchau, la rédac­tion s’in­téresse plus par­ti­c­ulière­ment au plébiscite du livre par les librairies : Michel Zumkir inter­roge plusieurs libraires français sur les raisons de leur intérêt pour Antigone.

En 2002, Hen­ry Bauchau est récom­pen­sé dans le monde his­panique : il reçoit le prix de l’U­nion latine. Dans le n°126 (2003), Carme­lo Virone revient sur les auteurs belges primés à l’é­tranger.

Un écrivain hors des livres

À côté de l’at­ten­tion apportée aux dif­férents livres d’Hen­ry Bauchau, notre revue a aus­si fait écho à l’ac­tu­al­ité de l’écrivain en-dehors du cadre strict de ses pub­li­ca­tions. Le n°149 (2007) évoque ain­si la créa­tion du Fonds Hen­ry Bauchau à l’U­ni­ver­sité catholique de Lou­vain. En 2010, la revue rend compte de la paru­tion, aux édi­tions La mai­son d’à côté, d’un cof­fret com­prenant un livre et un DVD où l’on trou­ve la lec­ture de Boule­vard périphérique par Michael Lons­dale et Frédéric Dusenne, un entre­tien entre Bauchau et Jean-Luc Out­ers et une courte lec­ture par l’écrivain de L’enfant bleu. En 2018, Hen­ry Bauchau fait l’ob­jet d’une expo­si­tion en ligne, dans la foulée des célébra­tions de son cen­te­naire. L’ex­po­si­tion est d’ailleurs tou­jours disponible.

Un auteur célébré

CI 97

Dans Le Car­net et les Instants, Hen­ry Bauchau a été plus par­ti­c­ulière­ment mis à l’hon­neur dans le n°97, paru en 1997. Il est en cou­ver­ture du mag­a­zine et un impor­tant dossier lui est con­sacré. Dans celui-ci, l’au­teur est abor­dé tout d’abord via analyse de son tra­vail et de son par­cours, dans un arti­cle signé par Myr­i­am Watthee-Del­motte, spé­cial­iste recon­nue de son oeu­vre. Sur un plan plus per­son­nel, le poète Wern­er Lam­ber­sy dresse un por­trait d’un écrivain avec lequel il a notam­ment co-signé Étés aux édi­tions Labor. Le dossier se clôt par une inter­view d’Ar­i­ane Mnouchkine, évo­quant la longue ami­tié qui la lie à Bauchau.

Hen­ry Bauchau aurait eu 100 ans le 22 jan­vi­er 2013. Décédé quelques mois trop tôt, il ne ver­ra aucune des man­i­fes­ta­tions prévues pour célébr­er son cen­te­naire. Dans Le Car­net n°174 (2012), un arti­cle de Geneviève Duchenne et Myr­i­am Watthee-Del­motte salue l’écrivain dis­paru et annonce le pro­gramme des événe­ments prévus pour son cen­te­naire.

Une œuvre multiple

Out­re les arti­cles de fond, Le Car­net et les Instants pub­lie aus­si, d’abord dans la revue papi­er puis sur ce blog, des recen­sions de livres. L’œu­vre d’Hen­ry Bauchau a été, comme d’autres, large­ment présen­tée dans nos colonnes.

Une œuvre étudiée

L’oeu­vre d’Hen­ry Bauchau a aus­si fait l’ob­jet de nom­breuses études. Nous en avons recen­sé quelques-unes.

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