Archives par étiquette : Line Alexandre

Les poules ont des dents!

COLLECTIF, Ardeurs de tram, Mur­mure des soirs, 2025, 184 p., 17 €, ISBN : 782931235317

collectif ardeurs de tram« Pen­dant longtemps, les deux amants ont vécu une rela­tion folle, dévo­rante. C’était la pas­sion brute, sans frein. Un amour à la fois fusion­nel et destruc­teur », telle est la love sto­ry de la Cité ardente et du tram, mise en mots par Hélène Del­hamende dans « Psy­chotram ». Les tourtereaux s’aiment « moi non plus » et ali­mentent l’un pour l’autre un sen­ti­ment ambiva­lent. Le tramway, amoureux écon­duit et resé­duit, mar­que alors une halte au Petit Bour­gogne afin de faire le point sur cette rela­tion tox­ique. Les Lié­geois, eux, assis­tent en spec­ta­teurs impuis­sants aux soubre­sauts de cette his­toire de cou­ple peu har­monieuse aux embel­lies mag­nifiques. Con­tin­uer la lec­ture

Comme à la guerre

Line ALEXANDRE, La fille dans la tourelle, Weyrich, coll. « Noir cor­beau », 2025, 216 p., 20 €, ISBN : 9782874899621

alexandre la fille dans la tourelleLa col­lec­tion « Noir cor­beau » ancre ses intrigues à deux pas de chez nous, avec le par­ti pris, là ou d’autres col­lec­tions évi­tent les par­tic­u­lar­ismes, de faire évoluer les per­son­nages dans un cadre qui par­ticipe pleine­ment au réc­it. Line Alexan­dre a établi cette fois son quarti­er général à Bas­togne, haut lieu de la mémoire de la Sec­onde guerre mon­di­ale et de la mon­di­ale­ment célèbre bataille des Ardennes. Elle y fait évoluer un trio d’enquêteurs que ses lecteurs con­nais­sent bien pour les avoir ren­con­trés précédem­ment : la juge Gabrielle Wern­er, l’inspecteur Evariste Joris et l’ex-commissaire Rav­el. Con­tin­uer la lec­ture

Genres et rapports de forces

Line ALEXANDRE, Les femmes et les enfants d’abord, Quad­ra­ture, 2024, 133 p., 18 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9782931080405

alexandre les femmes et les enfants d'abordLine Alexan­dre a déjà fait sa place dans notre espace lit­téraire avec six romans dont le pre­mier, paru en 2009, Petites pra­tiques de la mort, avait été final­iste du prix Pre­mière et avait obtenu le prix Car­refour des tal­ents lit­téraires. Les lecteurs ont trou­vé en elle une obser­va­trice atten­tive des rela­tions humaines et ils ne seront pas déçus par son arrivée dans le monde de la nou­velle. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2022 : une revue de presse (2)

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

Effer­ves­cence édi­to­ri­ale, course aux prix…, la ren­trée lit­téraire d’automne est tra­di­tion­nelle­ment une péri­ode d’intense activ­ité dans le monde du livre fran­coph­o­ne. La pléthore d’ouvrages disponibles expose les plus frag­iles d’entre eux à un pas­sage aus­si éphémère qu’anonyme sur les tables des libraires. Au jeu de la vis­i­bil­ité et de la con­sécra­tion, la presse joue naturelle­ment un rôle de médi­a­tion et de con­seil auprès des lec­tri­ces et lecteurs.

Le 10 sep­tem­bre, la revue de presse du Car­net et les Instants pro­po­sait un bilan de l’accueil médi­a­tique et cri­tique des autri­ces et auteurs belges de la ren­trée pub­liés dans des maisons d’édition français­es. Les maisons d’édition belges lan­cent leur ren­trée quelques semaines plus tard que leurs homo­logues hexag­o­nales ; les pre­miers livres arrivent sur les tables des librairies en sep­tem­bre seule­ment. Cette deux­ième livrai­son de notre revue de presse de la ren­trée 2022 leur est con­sacrée. Con­tin­uer la lec­ture

À la trouble fontaine

Line ALEXANDRE, La prophétie des nains, Weyrich, coll. « Noir cor­beau », 2022, 260 p., 19 €, ISBN : 9782874897245

alexandre la prophétie des nainsÀ nous per­me­t­tre de retrou­ver des per­son­nages de roman en roman, les auteurs nous les ren­dent fam­i­liers, attachants, et créent une forme de con­ti­nu­ité par-delà les con­textes les plus var­iés. Dans L’enclos de fusil­lés, Line Alexan­dre nous avait mis en présence de la juge Wern­er et de l’inspecteur Evariste Joris que nous retrou­vons ici avec plaisir. Ils sont à présent appelés dans un petit vil­lage de l’Ardenne belge où l’on vient de retrou­ver le cadavre d’une jeune femme noyé dans une fontaine. Mais rien ne per­met de lui attribuer une iden­tité et aucun indice n’apparaît d’emblée. Con­tin­uer la lec­ture

Vous avez des enfants ?

Line ALEXANDRE, L’Enclos des Fusil­lés, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2017, 240 p., 15 €, ISBN : 9782874894398

alexandre l enclos des fusillésSi le roman polici­er a envahi à ce point l’espace lit­téraire au cours des dernières décen­nies, c’est sans nul doute que, comme l’affirment des maîtres du genre, sa pra­tique leur per­met de cern­er au mieux notre époque, d’en dévoil­er les rouages, de dépass­er la vérité appar­ente des choses. Le nou­veau roman de Line Alexan­dre s’inscrit pleine­ment dans cette logique. Con­tin­uer la lec­ture

Bientôt la rentrée littéraire !

RL (2)Comme chaque année au début de l’été, Livres Heb­do a annon­cé les chiffres de la prochaine ren­trée lit­téraire en France. En 2017, ce seront 581 romans et recueils de nou­velles qui arriveront sur les tables des libraires. Ils étaient 560 l’année dernière. Par­mi les 581, le mag­a­zine a recen­sé 390 titres d’auteurs fran­coph­o­nes et 81 pre­miers romans. Plusieurs auteurs belges seront de la par­tie. Con­tin­uer la lec­ture

Solitude et non-dits

Line ALEXANDRE, Jeanne der­rière la porte, Neufchâteau, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2015, 132p., 13€/eBook : 9.99 €

alexandreSuite à un grave acci­dent de voiture, Julien se retrou­ve dans le coma. Ses proches vien­nent lui ren­dre vis­ite, avec une par­tic­u­lar­ité : ce sont toutes des femmes (sa com­pagne, sa sœur, sa fille Jeanne, le sou­venir de sa mère et de son ex-femme). Pen­sant que Julien n’entend rien, elles par­lent libre­ment et n’établissent pas de lien entre l’affolement du mon­i­tor­ing et leurs con­ver­sa­tions. Con­tin­uer la lec­ture

Line Alexandre, Petites pratiques de la mort

Cadavres exquis

Line ALEXANDRE, Petites pra­tiques de la mort, Luc Pire, coll. “Le grand miroir”, 2008

alexandre petites pratiques de la mort« Le romanci­er … est ter­ri­ble­ment exposé à la vie », écrit Vir­ginia Woolf, dans un arti­cle pub­lié par le New York Her­ald Tri­bune, en 1926. Il ne peut, selon elle, se tenir en retrait comme les autres artistes car il n’oublie jamais et est rarement dis­trait, stim­ulé et manip­ulé en même temps par la réal­ité dont il tire son art. Peut-être a for­tiori s’il est une femme, serais-je ten­tée d’ajouter. Qu’en dirait Line Alexan­dre, elle qui, sans le savoir, lance comme un défi à cela qui paraît une évi­dence à son illus­tre devan­cière ? La vie, elle la prend à bras-le-corps, la con­sid­érant d’un point de vue inédit, dans un pre­mier roman, Petites pra­tiques de la mort, aus­si orig­i­nal que son titre peut l’annoncer. Con­tin­uer la lec­ture