
Jean Marchetti, coiffeur galeriste éditeur. 50 ans d’images & mots
Auteur : Collectif
Préface : Christophe Veys
Entretien : Carine Fol
Maison d’édition : La Pierre d’Alun
Maison d’édition : Centre de la gravure et de l’image imprimée
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 258
Prix : 30 €
Livre numérique : /
EAN : 978–2‑87429–149‑4
Que serait-il advenu de Jean Marchetti, natif de Boussu, fils et petit-fils de mineurs immigrés italiens, s’il n’avait, tôt dans l’enfance, découvert l’amour du papier à dessin ? Les cahiers de la marque Le Semeur avaient alors sa préférence, pour leur qualité. Et si sa grand-mère n’avait eu chez elle des reproductions de tableaux dont on faisait autrefois cadeau aux nouveaux mariés, le petit Jean aurait-il associé le papier et l’œuvre d’art qui ont fait de lui, en cinquante ans, l’un des plus singuliers galeristes, et un éditeur des plus exigeants de notre pays ? Car, autodidacte en art, Jean Marchetti a d’abord commencé sa vie professionnelle en tant que coiffeur, comme apprenti, puis très vite, à vingt et un an, avec son propre salon. Un métier qu’il n’a pas cessé d’exercer depuis pour autant, rue Hôtel des Monnaies à Saint-Gilles. Coiffeur, galeriste, éditeur : une association tricéphale, insolite de prime abord, atypique certainement, mais dont le parcours sur un demi-siècle démontre notamment les qualités d’indépendance, d’intuition, d’audace, et de persévérance, qui ont fait la renommée du salon de coiffure et de la galerie Le Salon d’Art, dès 1976, et des éditions de La Pierre d’Alun, à partir de 1982. Continuer la lecture


À l’origine, Histoire de ne pas rire est le titre donné en 1956, par Marcel Mariën, qui en est l’éditeur à l’enseigne des Lèvres nues, aux écrits théoriques de Paul Nougé (1895–1967). Au dos de l’ouvrage figure un encart en lettres capitales : « Exégètes, pour y voir clair, rayez le mot surréalisme ». Ce n’était pas la première fois que Nougé prenait ses « distances » avec le mot surréalisme, qu’il avait déjà indiqué plus tôt utiliser simplement « pour les commodités de la conversation ». Il n’en reste pas moins que Nougé, dès l’automne 1924 – et indépendamment de la publication par André Breton du premier Manifeste du Surréalisme – constitue avec Camille Goemans et Marcel Lecomte le trio fondateur des activités surréalistes en Belgique, par l’édition d’une série de tracts ironiques sous le nom de « Correspondance », visant les milieux littéraires et artistiques, essentiellement français, de l’époque. Si l’on s’en tient à la chronologie, il est donc naturel (comme il en va de même pour le Manifeste de Breton), que l’on commémore en 2024 le centenaire du mouvement surréaliste, qui rayonna durant plusieurs décennies non seulement en France et tout particulièrement en Belgique, mais également en Europe et sur d’autres continents. 
Kikie Crêvecœur aime les livres et, depuis plus de trente ans, elle dépose ses images entre leurs pages. Il était donc naturel qu’un livre soit consacré à cette artiste passionnée par les résonances que créent les mots, par les objets qui les véhiculent, les hommes et les femmes qui les façonnent, les portent, les font vivre et jouent avec eux.
À Ittre, le Musée Marthe Donas consacre
À l’occasion de l’exposition MONDES imPARFAITS. Autour des cités obscures paraît l’ouvrage éponyme interrogeant la question de l’utopie et de la dystopie. Illustré de dessins rares de François Schuiten, de nombreux documents, d’un long entretien entre Marc Atallah, Schuiten et Peeters, de textes de François Rosset et Marc Atallah, le livre questionne la naissance, la genèse de l’utopie (de Thomas More, Francis Bacon à Campanella, Cyrano de Bergerac, Marivaux…, sans oublier les précurseurs, Platon, Lucien de Samosate…), l’avènement de la dystopie avec Zamiatine, Huxley, Orwell et la présence d’un schème utopique/dystopique dans les Cités obscures. Projet de société idéale, planification d’un bonheur collectif, l’utopie témoigne en son étymologie de l’oscillation qui porte sa visée d’une cité parfaite : elle est à la fois « u‑topos », « d’aucun lieu », et « eu-topos », « un lieu bon », prisonnière de l’imaginaire et rêve promis à sa réalisation.
« Cette peinture est si épouvantablement anormale, si prodigieusement en dehors des traditions ou des procédés connus, […] qu’on ne parvient pas à conjecturer de façon précise l’effet d’une semblable vision sur des êtres peu disposés à partager l’agonie d’un Rédempteur véritablement torturé. » Ces mots de Léon Bloy évoquent Le Christ aux outrages, toile monumentale réalisée par le Belge Henry de Groux.
Giorgio de Chirico (1898–1978) fut l’un – peut-être même le premier – des initiateurs du surréalisme en peinture. En Belgique, la révélation de son œuvre constitua un choc majeur pour René Magritte, qui se plaisait à dire que, grâce à lui, « [s]es yeux ont vu la pensée pour la première fois ».
Poète internationalement renommé, Émile Verhaeren était aussi grand connaisseur en matière de peinture. En témoignèrent notamment l’exposition « Verhaeren critique d’art » au Musée d’Orsay (Paris) en 1997, puis au Musée Charlier (Bruxelles). Ou, plus récemment, «