Archives par étiquette : Françoise Pirart

Il faut tout un village pour élever un enfant

Françoise PIRART, Niz­nay­ou, M.E.O., 2024, 211 p., 20 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0458‑0

pirart niznayouDans une ville en Ardenne, Lena tra­vaille dans une asso­ci­a­tion pour migrants où elle est assis­tante sociale. Elle s’enfonce dans un cou­ple mal assor­ti avec Tony, un homme jaloux adepte du fit­ness et du tir, mais aus­si des idées de l’extrême droite. Un jour, un garçon de 10 ans au regard péné­trant vient atten­dre Lena devant son bureau. Ébran­lée par son com­porte­ment énig­ma­tique, elle tente de com­mu­ni­quer avec lui, mais la bar­rière de la langue l’empêche d’en savoir plus. Elle le revoit quelques fois et décide de chercher des infor­ma­tions sur lui pour savoir qui il est. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture

Les prix littéraires de l’AEB

L’AEB (Asso­ci­a­tion des écrivains belges de lanue française) a décerné ses prix lit­téraires ce mer­cre­di 18 jan­vi­er. Deux dis­tinc­tions ont été remis­es : le prix Emma Mar­tin et le grand prix de l’AEB.

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Anamorphoses et mémoires confuses

Françoise PIRART, Tout est sous con­trôle !, MEO, 2022, 164 p., 16 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0329‑3

pirart tout est sous contrôleD’emblée le titre – Tout est sous con­trôle ! – du dernier recueil de nou­velles de Françoise Pirart nous donne le ton de l’ironie et de la duplic­ité qu’elle décor­tique déli­cate­ment dans vingt his­toires où tru­cu­lence, mys­tère et intimes dévoile­ments se resser­rent dans un style où  jubi­la­tion et mélan­col­ie vont ambedui.

François Pirart a déjà pub­lié nom­bre de romans et de nou­velles et s’oc­cupe par ailleurs de suiv­is auto­bi­ographiques qui lui don­nent cer­taine­ment de nom­breuses matières dans le domaine de l’in­time, de la famille et des épisodes de la vie de nos con­tem­po­rains. Son tal­ent fait de ce recueil une rhap­sodie drôle et généreuse… Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Jean Jauniaux

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Jean Jau­ni­aux. Con­tin­uer la lec­ture

Dans le silence de la peur

Françoise PIRART, Chicouti­mi n’est plus si loin, Sablon, 2021, 244 p., 13 €, ISBN : 9782931112069

pirart chicoutimi n est plus si loinFrançoise Pirart plonge directe­ment son lecteur dans le feu de l’action en situ­ant le début du réc­it à l’aéroport de Brux­elles-Zaven­tem où 2 frères, Érik (15 ans) et Syl­vain (12 ans), sont en cav­ale suite à un drame. De ce drame, nous aurons des détails au compte-goutte et nous serons surtout amenés à lire la rela­tion par­ti­c­ulière entre les deux frères. Con­tin­uer la lec­ture

Voyage atypique aux cœur des pensées d’un original

Françoise PIRART, Beau comme une éclipse, M.E.O., 2019, 173 p., 16 €, ISBN : 978–2‑8070–0191‑6

Albi­en Bien­fait. Bien bien. À pronon­cer son nom tout haut, la répéti­tion lais­serait penser que ce per­son­nage est né sous les meilleurs aus­pices. Et pour­tant, le jeune homme tient plutôt de l’anti-héros que d’un séduc­teur ou d’un leader charis­ma­tique. Pudique­ment, on par­lera d’une per­son­nal­ité atyp­ique, là où d’aucuns oseront avancer les ter­mes « inadap­té social ». Mais Albi­en n’en a cure. Il s’amuse de cette dif­férence et n’envisage pas de ren­tr­er dans le rang. Après tout, pourquoi voudrait-il s’intégrer à une société qui selon lui fait fausse route ? Il préfère se con­cen­tr­er sur le monde des invis­i­bles, des insectes, des vers, de la faune souter­raine ; toute cette vie à laque­lle les gens ne prê­tent pas atten­tion, à l’instar de sa pro­pre exis­tence. Con­tin­uer la lec­ture

De l’art de s’effacer

Françoise PIRART, Seuls les échos de nos pas, Luce Wilquin, 2018, 208 p., 19€, ISBN : 978–2‑88253–547‑4

Dis­paraître sans laiss­er de traces est sans doute un art aus­si sub­til que celui du crime par­fait. Les deux récla­ment une métic­u­losité à toute épreuve et surtout une dis­cré­tion absolue. Con­tin­uer la lec­ture

Vertige de l’amour

Françoise PIRART, Ver­tig­ineuse, Avin, Luce Wilquin, 2016, 174 p.

pirart vertigineuseSi vous ne croyez pas/plus à l’amour, si vous n’avez pas/plus foi dans le genre romanesque, ne lisez pas ce roman d’amour. Mais si vous avez tou­jours, au fond de vous et à la sur­face de la peau, la flamme pour les brûlures du cœur et de la fic­tion, Ver­tig­ineuse est pour vous. Vous y trou­verez les ingré­di­ents qui embrasent Mar­got et lui font vers­er des larmes : une ren­con­tre entre deux êtres que tout sépare mais que la loi uni­verselle de l’attraction aimante, des retrou­vailles sur un quai de gare (plutôt deux fois qu’une), des ébats en forêt, en camion­nette et en cham­bre, des pas avec et pas sans toi, des non-dits, des trahisons… D’autres choses encore, qui dépassent le genre et font la sin­gu­lar­ité du livre : une forme d’engagement artis­tique et poli­tique sur l’univers car­céral, des débats (par­fois con­venus) sur la peine de mort mais qui trou­vent leur force dans la con­fronta­tion avec la vie. Con­tin­uer la lec­ture