Archives par étiquette : Nathalie Stalmans

La vie devant soi 

Nathalie STALMANS, Le retour des oies sauvages, Lamiroy, coll. “Opus”, 76 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39081–075‑9

stalmans le retour des oies sauvagesLa men­tion « 1830Belgique2030 », au bas de la cou­ver­ture, inter­pelle. « Un label, qui pour­ra être apposé quelles que soient les col­lec­tions où se trou­ve le livre », pré­cise l’éditeur Lamiroy, qui songe déjà au bicen­te­naire nation­al. Si led­it ouvrage entre­tient une con­nex­ion avec l’histoire du pays. Quant à la col­lec­tion… Le retour des oies sauvages s’intègre dans les « Opus », des novel­las dont la longueur se situe entre la nou­velle et le roman. De belles plumes s’y sont déjà essayées, comme Alain Magerotte, Luc Del­lisse, Ziska Larouge… Con­tin­uer la lec­ture

Vous ne voulez pas d’Histoire ?

Nathalie STALMANS, Bel­giques. Terre d’asile, Ker, coll. « Bel­giques », 2024, 122 p., 12 €, ISBN : 9782875864871

stalmans belgiquesEn lançant la col­lec­tion Bel­giques, les édi­tions Ker ont réus­si à mobilis­er nos écrivains autour d’un défi lit­téraire qui con­jugue la sphère per­son­nelle et les enjeux col­lec­tifs. Ce vingt-huitième recueil a été con­fié à une autrice qui s’est sin­gu­lar­isée jusqu’ici dans le reg­istre du roman his­torique et celle-ci nous fait la démon­stra­tion qu’elle peut déclin­er son art sous la forme brève de la nou­velle en puisant dans le passé de notre jeune État. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture

Prix littéraires de l’AEB : les lauréats 2023

L’AEB a décerné ses prix lit­téraires 2023 ce mer­cre­di 17 jan­vi­er. Qua­tre récom­pens­es ont été attribuées. Con­tin­uer la lec­ture

Battements d’ailes

Un coup de cœur du Car­net

Nathalie STALMANS, D’or et de grenat, Sam­sa, 2022, 226 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87593–422‑2

stalmans d'or et de grenatDe la suite dans les idées ! Le Car­net avait naguère attribué un coup de cœur à Si j’avais des ailes, con­sacré au séjour brux­el­lois des sœurs Bron­të. Trois ans plus tard, l’autrice-historienne Nathalie Stal­mans nous revient avec des insectes ailés, des abeilles, comme héroïnes. On ne plonge pas dans une ruche, il est ques­tion de bijoux, d’abeilles « d’or et de grenat » jointes au tré­sor funéraire du roi Childéric, fils du légendaire Mérovée et père de Clo­vis. L’histoire d’un tré­sor ? Oui, de son orig­ine à sa dilu­tion, au fil des mois, des années et des siè­cles, des péré­gri­na­tions et de la pré­da­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Pauvre Belgique ! Ou pauvre Charlotte ?

Un coup de cœur du Car­net

Nathalie STALMANS, Si j’avais des ailes, Brux­elles au temps de Char­lotte Bron­të, Genèse, 2019, 167 p., 19,50€ / ePub : 12,99€, ISBN : 979–10-94689–23‑3

Char­lotte Bron­të ! Jane Eyre ! Lec­ture de chevet durant l’adolescence, avec Les Hauts-de-Hurlevent de sa sœur Emi­ly. Roman­tisme exalté, tein­té de mys­tères, de sil­hou­ettes goth­iques, tourelles ou morts-vivants. Romans, films, séries télé… À coup sûr, des briques du manoir de mon imag­i­naire intime, mod­elé par tant et tant de ces grandes dames des Let­tres bri­tan­niques, d’Ann Rad­cliffe à l’immense Sarah Waters en pas­sant par Jane Austen, les Bron­të, Mary Shel­ley, Agatha Christie, Daph­né du Mau­ri­er, Kate Atkin­son.

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C’était au temps où Bruxelles ne rêvait pas vraiment

Nathalie STALMANS, Le vent du boulet, Genèse édi­tion, 2018, 248 p., 22,50 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 979–1‑0946891–27

stalmans le vent du boulet.jpgBrux­elles et la Bel­gique subis­sent le poids de l’occupation par la République française. Rue Neuve, la mai­son cadas­trée VIIe sec­tion n° 460–461 est occupée par deux familles : à gauche la famille Del­berghe, à droite les Durand. Cha­cun de leurs mem­bres est pris à sa façon dans les remous de cette époque trou­blée de l’instauration du nou­veau régime. Nathalie Stal­mans décrit ces dif­férents des­tins, le plus sou­vent très durs, si pas trag­iques. Les habi­tants des deux moitiés de la mai­son se croisent, sans plus. Pour­tant, l’arrivée d’un Français de Lille, qui utilise un ordre de réqui­si­tion pour s’installer dans la demeure, va créer des liens insoupçon­nés entre les habi­tants. Il n’est pas judi­cieux d’en dire plus ici pour préserv­er le plaisir de la décou­verte. Con­tin­uer la lec­ture

Le Prix des lycéens de littérature pour Emmanuelle Pirotte

e pirotteLe Prix des lycéens de lit­téra­ture a été remis ce mer­cre­di 10 mai au Théâtre roy­al de Namur. Dans le cadre de ce prix organ­isé par la cel­lule Cul­ture-Enseigne­ment du Min­istère de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles, cinq romans d’au­teurs belges avaient été soumis aux lycéens par­tic­i­pants, qui ont aus­si eu l’oc­ca­sion de ren­con­tr­er les auteurs tout au long de l’an­née sco­laire. C’est Today we live, le pre­mier roman d’Em­manuelle Pirotte, qui rem­porte le Prix des lycéens. Mais les autres ouvrages en lice n’ont pas été oubliés par le jury, com­posé de 3.400 ado­les­cents. Avec les prix annex­es qu’il a remis, ce jury a saisi la spé­ci­ficité de cha­cun des romans qui lui ont été pro­posés.

À lire : notre critique de Today we live

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Prix des lycéens : les livres sélectionnés

abel prix des lyceensDécerné tous les deux ans, le Prix des lycéens de lit­téra­ture est un prix lit­téraire dont le jury est com­posé d’élèves de class­es ter­mi­nales du sec­ondaire en Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. En 2015, les quelque 3.000 élèves par­tic­i­pants avaient élu Der­rière la haine de Bar­bara Abel.  Con­tin­uer la lec­ture