Archives de catégorie : Théâtre

Théâtre

Retrou­vez toutes nos recen­sions con­sacrées au théâtre

Cap ou pas cap ?

Stanis­las COTTON, Ce que baleine veut, coll. « Théâtre à vif », 2021, 48 p., 10 €, ISBN : 9782807103108

cotton ce que baleine veutQuelque chose ne tourne pas rond chez les Per­limpin. Capucine, la nar­ra­trice, a remar­qué un change­ment de com­porte­ment chez son petit frère Philib­ert. Ce dernier n’agit pas comme d’habitude. Du genre à râlot­er facile­ment et à hous­piller sa sœur, il devient tac­i­turne et accepte tout ce qu’elle lui demande. Il s’isole dans sa cham­bre, par­le tout bas et passe des heures devant son ordi­na­teur. Ses par­ents, Ali­da et Edmond, ne remar­quent pas tout de suite ses sautes d’humeur et ses actes inhab­ituels. Capucine par con­tre le sur­prend à net­toy­er de fond en comble la mai­son, tra­vers­er à toute vitesse un car­refour dan­gereux ou insul­ter vio­lem­ment ses par­ents. Le tout avec pho­tos ou vidéos à l’appui. La nuit, Philib­ert dort peu et écoute les chants d’une baleine qui ago­nise. Capucine a peur que son frère devi­enne fou. Il n’est plus lui-même. Les trucs tor­dus s’enchainent jusqu’à un acte final qui pour­rait bien lui être fatal. Qu’a‑t-il bien pu se pass­er pour que Philib­ert agisse de cette manière ? Con­tin­uer la lec­ture

Sans voix

Jes­si­ca GAZON, Syn­ovie, Oiseaux de nuit, coll. « Rideaux rouges », 2020, 108 p., 10 €, ISBN : 978–2‑931101–06‑3

gazon synovieÀ quinze ans, alors que la vie lui sourit, Syn­ovie est prise d’un mal mys­térieux. Sa voix devient molle. Son sourire se crispe. C’est un coup dur pour cette pas­sion­née de théâtre et de lec­ture à voix haute. Ce blocage, à pre­mière vue inof­fen­sif, devient de plus en plus fréquent. Per­son­ne, même le médecin du vil­lage, ne prend son prob­lème au sérieux. Quelques mois plus tard, elle voit un neu­ro­logue qui diag­nos­tique de la spas­mophilie. Ce mal serait donc psy­chologique. Toute­fois, son défaut d’articulation s’intensifie. Syn­ovie choisit la voie du silence et se tait autant au cours de théâtre qu’à l’école. Un an après l’apparition des pre­miers symp­tômes, même dég­lu­tir devient dif­fi­cile. Sa mère n’y com­prend rien. Son père est dans le déni. Comme les vrais médecins ne trou­vent rien, sa mère se tourne vers les sci­ences occultes et erre de mag­né­tiseuse en marabout… Mais rien ne marche. Ses paupières con­tin­u­ent de s’affaisser. Son vis­age de pen­dre. Son corps la lâche peu à peu. Une nuit, son état s’aggrave. Ses par­ents l’emmènent chez un vieux médecin de cam­pagne qui veut faire des exa­m­ens sup­plé­men­taires et l’envoie chez un bon neu­ro­logue. Le ver­dict finit par tomber : elle souf­fre de myasthénie, une mal­adie rare. Le chemin de la guéri­son com­mence alors… Con­tin­uer la lec­ture

« A day in the life »

Un coup de cœur du Car­net

Régis DUQUÉ, John Mal­one, Lans­man, 2020, 52 p., 11 €, ISBN : 978–2‑8071–0305‑4

duqué john maloneMar­tin, dix ans, fait ses devoirs dans sa cham­bre. Il décide de s’évader dans le livre, John Mal­one, que lui a offert Mar­got, la fille qu’il aime bien. L’orage se met à gron­der. Il com­mence sa lec­ture. Une attaque ter­ror­iste men­ace le pays. Heureuse­ment, le Bureau des affaires antiter­ror­istes veille. Le regard de Mar­tin s’élève vers la cathé­drale. Quelqu’un bouge sur le toit. Son esprit s’évade. Dans la pièce à côté, son père est occupé à con­stru­ire un nichoir à oiseaux. Il pal­abre, se sou­vient de l’époque où il tra­vail­lait sur un open space où chaque pause pipi était minu­tieuse­ment notée et cal­culée. Il se sou­vient du peu de poésie qu’il trou­vait par­fois en regar­dant la neige tomber par la fenêtre. Au même moment, dans les rues de la ville, deux policiers patrouil­lent. L’un s’ennuie fer­me­ment et aimerait plus d’action. Sur les toits de la cathé­drale, Tom Fox est à deux doigts de cap­tur­er John Mal­one, mais ce dernier lui échappe de justesse en héli­cop­tère. Tom parvient toute­fois à le fil­er. Con­tin­uer la lec­ture

À la recherche des déesses grecques enrobées

Guil­laume DRUEZ, Nous, les gross­es, Oiseaux de nuit, coll. « Romans à jouer, pièces à lire », 2020, 78 p., 10 €, ISBN : 978–2‑931101–00‑1

druez nous les grossesBlanche, 46 ans, souf­fre de boulim­ie. Certain·e·s sont accros au sexe, à la cig­a­rette, à l’alcool… Elle, c’est le sucre. En totale fran­chise, Blanche nous racon­te ses déboires avec les régimes, ce fichu cal­cul de l’IMC (indice de masse cor­porelle), ses con­seils pour une pesée réussie, cette hor­ri­ble éti­quette d’ « obésité mod­érée » – qui, com­parée à l’ « obésité mor­bide » est encore accept­able… Être grosse, c’est aus­si avoir son lot de regards, de réflex­ions à demi-mot, de remar­ques hyp­ocrites, méchantes ou psy­chol­o­gisantes : « Oh, elle doit cer­taine­ment com­penser un manque, une perte… ». Mais n’a‑t-on pas le droit d’être gros·se, un point c’est tout ? Con­tin­uer la lec­ture

Qui croire encore ?

Thier­ry JANSSEN, Rumeur, Lans­man, 2020, 60 p., 11 €, ISBN : 978–2‑8071–0303‑0

janssen rumeurLisa Morin, jour­nal­iste vedette de l’émission « 24h/1 vérité », se rend en prison pour inter­view­er Mar­cus Zinger­man, un puis­sant homme d’affaires qui a dévelop­pé une alter­na­tive au pét­role : le SYNIO. Ce bio­car­bu­rant est pro­duit à base de bac­téries géné­tique­ment mod­i­fiées qui auraient déclenché une épidémie dans la région du Sichuan, en Chine. Jugé coupable par la Cour Pénale Inter­na­tionale pour géno­cide écologique, Mar­cus Zinger­man a été con­damné à per­pé­tu­ité. Lisa Morin cherche la vérité car de nou­velles rumeurs ont fait leur appari­tion. A‑t-il des choses à révéler ? Est-il coupable ou est-il une vic­time des puis­sances pétrolières, son SYNIO leur faisant bien trop d’ombre ? Con­tin­uer la lec­ture

Jean Louvet : l’art de sonner vrai

Jean LOUVET, Théâtre 5, textes réu­nis et présen­tés par Vin­cent Rader­meck­er, pré­face de Marc Quaghe­beur, AML édi­tions, coll. « Archives du futur », 2020, 464 p., 32 €, ISBN : 978–2507056940

louvet theatre 5Ce qui me séduit, c’est de ren­con­tr­er quelqu’un qui sonne juste. […] Quand je dis qu’il doit son­ner juste, c’est par rap­port à ce qu’il dit, à ce qu’il est et à ce qu’il va faire. […] C’est cette cohérence entre [son] vis­age, [son] sourire, [son] intel­li­gence et [ses] agisse­ments.

Ces pro­pos de Jean Lou­vet pour par­ler des autres offrent un point de départ idéal pour balis­er le chemin qui mène au cinquième tome du cycle con­sacré à son théâtre com­plet : Théâtre 5. Car une con­clu­sion s’im­pose au sor­tir des cinq pièces rassem­blées, aug­men­tées des com­men­taires de Vin­cent Rader­meck­er et de la let­tre-pré­face de Marc Quaghe­beur : le sen­ti­ment d’avoir lu quelque chose … qui sonne juste. Démon­stra­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Jacques De Decker sur le devant de la scène

Jacques DE DECKER, Théâtre, Édi­tion établie et présen­tée par Paul Emond, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es, 2020, 432 p., 20 €, ISBN : 9–782803-200559

de decker theatre

Une œuvre ne se laisse pas réduire à l’effet immé­di­at qu’elle a pro­duit lors de sa pre­mière appari­tion : ni dans l’espace soci­ologique, ni dans la mémoire de ceux qui l’ont côtoyée. Il faut y ajouter la lumière qui naît d’une entre­prise créa­trice quand elle échappe aux cir­con­stances orig­inelles et qu’elle entre dans la durée. S’agissant de Jacques De Deck­er, se sou­venir de son tal­ent de chroniqueur, de romanci­er, de débat­teur – et d’incomparable ami pour ceux qui ont pu jouir de sa fréquen­ta­tion régulière – ne suf­fit pas. On risque de man­quer le cœur du per­son­nage, le cen­tre de sa pen­sée, et de rester aveu­gle à l’essentiel. Con­tin­uer la lec­ture

La révolution a ses raisons que la raison ne connait pas

Fab­rice GARDIN, Le droit à l’oubli, Sam­sa, 2020, 42 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87593–280‑8

gardin le droit a l oubli« J’ai hérité d’une som­bre forêt, mais je vais aujourd’hui dans une autre forêt toute baignée de lumière. » Ces mots de Tomas Tranströmer qui ouvrent le réc­it sont très éclairants sur les sen­ti­ments qui ani­ment Andréa, la pro­tag­o­niste de la pièce. Cette anci­enne ter­ror­iste racon­te à une jour­nal­iste de son âge, Dominique, ses actes passés. Elle assume totale­ment ses anciens choix, même s’ils étaient dépourvus de toute réflex­ion cri­tique. Le plus dur à présent est de ne plus avoir de nom ni de passé hon­or­able. Main­tenant qu’elle a purgé sa peine – dix-sept ans de prison –, elle souhaite tourn­er la page, con­tin­uer sa vie et avoir le droit à l’oubli. Con­tin­uer la lec­ture

Déjouer la prison

COMPAGNIE BUISSONNIÈRE, Brèche(s), Ceris­er, 2020, 80 p., 11 €, ISBN : 9782872672257

« On peut faire du théâtre partout, même au théâtre. »
Augus­to Boal

Louis, au pub­lic  Je m’appelle Louis. Je viens d’une bonne famille, j’ai fait des études, j’ai des amis, des pro­jets, une copine, j’ai de la chance surtout. De bonnes cartes en main. Aujourd’hui, je vais en prison pour la pre­mière fois de ma vie. Je suis comé­di­en-ani­ma­teur et je vais faire du théâtre en milieu car­céral. J’y ai pen­sé toute la journée. On me l’a pro­posé et sans y réfléchir plus que ça, j’ai dit oui. Et là, sur le park­ing de la prison, dans ma voiture, j’ai peur. En fait, je suis partagé entre l’excitation et la peur de l’inconnu. Il y a des mecs vio­lents là-dedans… J’y vais ou je n’y vais pas ?

Louis, le pro­tag­o­niste vis­i­teur-ani­ma­teur nous par­le et racon­te, sous la forme d’un théâtre épique, cette vie dedans-dehors la prison. Il fait entr­er dans son réc­it des détenus, des agents, des gar­di­ens, bref la pop­u­la­tion car­cérale. Con­tin­uer la lec­ture

Replier le temps

Vin­cent MARGANNE, Muzun­gu !, Lans­man et Rideau de Brux­elles, 2020, 48 p., 11 €, ISBN : 978–2‑8071–0292‑7

Vincent MArganne Muzungu!Un Muzun­gu, un homme blanc d’Afrique, racon­te son his­toire. Celle d’un petit garçon né au Burun­di en 1965 et rap­a­trié en Bel­gique en 1972. Celle d’un adulte d’une cinquan­taine d’années qui, après avoir retrou­vé, dans la cave de ses par­ents, douze bobines de films d’archives famil­iales, regarde le passé et con­tem­ple ses racines. 990 mètres de bobines qui vont de 1963 à 1975, filmées en grande par­tie par son père et soigneuse­ment con­servées au plus pro­fond du ven­tre de la mai­son famil­iale pen­dant de nom­breuses années. Con­tin­uer la lec­ture

Une famille comme les autres

Stanis­las COTTON, Mes papas, l’ogre et moi, Lans­man, 2020, 44 p., 10€, ISBN : 978–2‑8071–0289‑7

Clo­vis Patati et Flo­ri­mond Tic­tac souhait­ent adopter un enfant. Ils devi­en­nent les par­ents d’une petite Pétron­ille que tout le monde finit par appel­er Ninou. Ils aiment lui racon­ter les péripéties de son adop­tion : une véri­ta­ble série en trois saisons. Ninou, à son tour, se plaît à com­menter gen­ti­ment leurs con­ver­sa­tions et à racon­ter leur ren­con­tre dans un café. Con­tin­uer la lec­ture

Anna : crier pour exister

Un coup de cœur du Car­net

Pamela GHISLAIN, Anna, Lans­man, 2020, 44 p., 10 €, ISBN : 978–2‑8071–02288‑0

couverture d'anna de pamela ghislain éditions lansmanAnna com­pose le pre­mier volet de la Trilo­gie du Cri, un pro­jet où la jeune dra­maturge Pamela Ghis­lain dénoue, en trois pièces, l’éche­veau de la place de la femme dans la société. En don­nant une voix, non, mieux encore, un cri, à celles qu’on refuse d’é­couter ou qui n’osent se faire enten­dre.

Du haut de ses 26 ans, l’au­teure et comé­di­enne Pamela Ghis­lain livre son pre­mier texte dra­ma­tique, fruit d’une rési­dence d’écri­t­ure au théâtre Le Boson. L’adap­ta­tion scénique d’Anna, prévue aux Rich­es-Claires en avril 2020, n’a hélas pas coupé à la crise san­i­taire. Con­tin­uer la lec­ture

Dounia, mon amour, mes larmes, mon sourire

Taha ADNAN, Dou­nia, Lans­man, coll. « Théâtre à vif », 2020, 66 p., 10 €, ISBN : 978–2807102781

Le réc­it démarre dans une rame de métro. Une explo­sion reten­tit. Tout se fige. Après le bruit assour­dis­sant, les cris et la peur font irrup­tion. Au milieu des corps, celui de Dou­nia, en robe de mar­iée blanche. Que fait-elle là ? Hasard ? Malchance ? Elle rassem­ble ce qui lui reste d’énergie et nous racon­te tout, depuis le début.

Dou­nia est la six­ième et dernière enfant d’une famille maro­caine immi­grée à Brux­elles. Non désirée, elle encaisse durant toute son enfance les mots froids et durs de sa mère. Aucune pho­to d’elle ne recou­vre les murs de la mai­son. On ne fête jamais ses anniver­saires. Dou­nia n’est pas comme les autres mem­bres de sa famille. Elle est de trop. Elle vit son exil dans son pro­pre foy­er, son pro­pre corps. Elle s’entoure de silence. Elle envie ses copines qui parta­gent une cer­taine com­plic­ité avec leurs par­ents. De son côté, elle ne reçoit que sar­casmes et cris. Jamais un geste affec­tif. Jamais un mot posi­tif. Chez elle, on ne par­le pas. Dou­nia rêve d’indépendance et de lib­erté. Alors elle en fait voir de toutes les couleurs. La nuit, elle prof­ite de l’accalmie pour se maquiller et essay­er des vête­ments aguicheurs. Une fois, son frère Milou la sur­prend. Il la roue de coups. Apeurée, acculée, elle saute par la fenêtre pour met­tre fin à son cal­vaire. Son corps est brisé. S’ensuivent deux années d’hospitalisation, des opéra­tions à la pelle et la décou­verte de la bes­tial­ité de l’homme. Con­tin­uer la lec­ture

Thierry Debroux. La cathédrale et le Stryge

Thier­ry DEBROUX, Notre D®ame  (d’après Vic­tor Hugo), Lans­man, 2020, 56 p., 10 €, ISBN : 978–2‑8071–0281‑1

Met­teur en scène, acteur, dra­maturge, auteur d’une œuvre théâ­trale impor­tante et sin­gulière (Le roi lune, Le cheva­lier d’Eon, Dar­win, Robe­spierre, Les mis­érables, L’odyssée, Vam­pires, Kennedy pour ne citer qu’une petite par­tie de sa foi­son­nante créa­tion), Thier­ry Debroux pub­lie aux édi­tions Lans­man Notre D®ame, une pièce dou­ble­ment inspirée, d’une part par Notre-Dame de Paris de Vic­tor Hugo, d’autre part par l’incendie qui a rav­agé la célèbre cathé­drale le 16 avril 2019. Un autre drame plané­taire, san­i­taire, économique, poli­tique et social lié au covid-19 a brisé net la vie de la pièce qui devait se jouer du 7 mars au 30 juin au Théâtre Tris­tan Bernard. En atten­dant de voir les comé­di­ens sur les planch­es, nous jouis­sons du texte qui n’a pas brûlé, qui n’est pas coro­n­aviré. Con­tin­uer la lec­ture

Quête du Graal au milieu des immondices

Thomas DEPRYCK, Le bousi­er, Lans­man, 2020, 70 p., 11 €, ISBN : 978–2‑8071–0277‑4

Le bousi­er de Thomas Depryck offre un écho sai­sis­sant à l’ac­tu­al­ité brûlante, sous le signe de l’épidémie, de la crise et de la peur. C’est que ce con­te fan­tas­tique et absurde, imprégné des codes de la tragédie grecque, met en scène deux hommes et une femme malades des suites d’un effon­drement cat­a­clysmique ayant décimé l’écras­ante majorité des humains. Con­tin­uer la lec­ture

Bras cassés et autres héros du temps

Valéri­ane DE MAERTELEIRE, Le frag­ile, Lans­man, 2019, 48 p., 10 €, ISBN : 9782807102583

Com­bi­en de bras cassés au théâtre, de vies épuisantes, d’enfances con­t­a­m­inées de frus­tra­tions et de vieil­lard tournoy­ant dans la grande salle de danse de l’ou­bli ?

Le frag­ile de Valéri­ane De Maerteleire est une pièce sur les désar­tic­ulés du temps, les par­ents angois­sés, des jeunes qui gran­dis­sent, qui dérapent et ces mêmes par­ents qui péda­lent dans le vide sou­vent. Con­tin­uer la lec­ture