Urgence poétique, orchestrée par Laurence VIELLE et Corentin LAHOUSTE, Presses universitaires de Louvain, 2020, 15 €, ISBN : 978–2‑87558–938‑5
Il y a urgence climatique, urgence environnementale, urgence de justice sociale et d’accueil. Et pour métamorphoser nos êtres en péril, il y a aussi URGENCE POÉTIQUE.
La poésie échappe à toute tentative de saisissement. Elle se module au gré des approches qui tentent de la circonscrire sans jamais l’enclore dans une définition univoque. C’est du moins le point de vue proposé par l’ouvrage Urgence poétique, publié aux Presses Universitaires de Louvain. Ce petit livre est un carnet d’atelier, « réalisé dans une certaine urgence – adéquat en cela à son titre », qui est le fruit de la résidence de Laurence Vielle, assistée de Corentin Lahouste, à l’UCLouvain. Continuer la lecture
Paru à l’occasion de 
Après
Dans ce premier volume d’une trilogie annoncée, le temps s’immobilise, reprend, ralentit, redémarre, nous offrant des épisodes contemplatifs dans lesquels, par petites touches, Victoire de Changy illustre, avec douceur, sa maternité. Elle nous plonge dans l’avant et l’après naissance de Nour, son fils, et nous permet de suivre cet enfantement, de le vivre, avec elle, en elle, intimement et intensément. 

Le roman Viande s’est retrouvé en finale du prix Fintro Écritures noires 2018. Et LiLys le publie deux ans plus tard. Avec une mise en page un peu rudimentaire (pas de retrait) mais un texte soigneusement poli.

Le roman débute par un événement inattendu. Nous sommes à Beyrouth, dans les années 1990. Jad, un jeune adolescent, s’en prend, sans raison apparente, à un camarade de classe et le poignarde avec un couteau à huîtres. Comment le jeune garçon, promis pourtant à de brillantes études, en est-il arrivé à commettre cet acte insensé qui le mènera en centre de rééducation ? Retour en arrière.
La Société des gens de Lettres (SGDL) a communiqué ses sélections pour ses traditionnels prix Révélation. Des prix qui couronneront de jeunes auteurs dans différents genres : la poésie, le roman et la traduction.
De but en blanc, le dernier opus en date de Jean-Marie Corbusier, publié au Taillis Pré, laisse entrevoir un grand lecteur de la poésie d’André du Bouchet. De fait, celui-ci est explicitement cité à la page 78 du recueil, après Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy dans les pages précédentes. Sans doute issue de cette constellation poétique (rappelons que la revue L’éphémère a notamment lié Yves Bonnefoy et André du Bouchet à la fin des années 1960), la voix de Jean-Marie Corbusier se distingue toutefois par une poétique de la neutralité, très sensible. Entre l’aube et l’ombre, la parole de Corbusier tente de capter et de formuler les éclaircies : celles-ci semblent émaner d’un « feu pâle sa flamme tremblée ». 
À l’Est, on maîtrise le grain de riz sur lequel dessiner le feuillu bambou avec minutie, ou encore l’œuf de jade où se croisent en détails les branches d’un arbre aussi minuscule que miraculeux. À l’Ouest, ce sont les intailles (en creux) et les camées (en reliefs) qui figurent de merveilleuses miniatures, entre gravures et sculptures ; souvent des portraits de la taille de petits médaillons. Cet art orfévré est très ancien : Les Romains, notamment, ont produit de remarquables camées en tirant parti des superpositions de tons de l’agate, de l’onyx, de la sardoine, etc., raconte Larousse. 