Archives par étiquette : poésie

Rendre à la vie celui qui est parti

”Jaumain

Je ne parle pas la langue des morts

Autrice : Claire Jau­main

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 72

Prix : 14 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931324–20‑2

“Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe”, écrivait Vic­tor Hugo dans Ce que c’est que la mort, un poème des Con­tem­pla­tions… La mort est notre com­mune con­di­tion : écrire sur la mort ou sur l’amour sont deux des choses les plus dif­fi­ciles qui soient. Ici, Claire Jau­main parvient à faire d’une épreuve douloureuse de sa vie, par l’écriture et le souf­fle poé­tique, non seule­ment un chemin vers l’acceptation de l’inéluctable, mais une sculp­ture du silence et de l’absence. Elle réus­sit avec sincérité et pudeur, justesse et dig­nité à don­ner à voir, de la douleur, une forme hab­it­able. Une forme pour l’autre, qui est par­ti ; une forme pour elle qui est restée ; une forme pour cha­cun de ses lecteurs, qui a été, est ou sera con­cerné par cette com­mune con­di­tion : la vie et le deuil. Non seule­ment l’écriture fait sens là où l’ab-sens a fait le vide, mais elle est aus­si une forme de cathar­sis à la fois indi­vidu­elle et col­lec­tive : Con­tin­uer la lec­ture →

Sur les routes bleues

Un coup de cœur du Car­net

”Lison-Leroy

Haute transhumance

Autrice : Françoise Lison-Leroy

Illus­tra­trice : Francesca Scar­i­to

Mai­son d’édition : Esper­luète

Col­lec­tion : L’es­tran

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 72

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782359842081

Né, selon Françoise Lison-Leroy, d’une ren­con­tre furtive avec une famille menée par une petite fille qui chan­tait, ce recueil trans­forme cette vision en une médi­ta­tion sur le déplace­ment, l’exil, la migra­tion, mais aus­si sur ce mou­ve­ment intérieur qui pousse les êtres à chercher plus loin que l’horizon vis­i­ble.

Le titre mérite d’emblée qu’on s’y arrête. La tran­shu­mance désigne le déplace­ment saison­nier des trou­peaux entre dif­férentes ter­res de pâturage. En y ajoutant l’adjectif haute, Françoise Lison-Leroy lui con­fère une dimen­sion plus vaste, presque spir­ituelle. Dans cette « haute tran­shu­mance », il ne s’agit plus de pass­er d’un lieu à un autre, mais de tra­vers­er des paysages humains, mémoriels et sym­bol­iques. Con­tin­uer la lec­ture →

Dictée libre du cœur

”Crespo

Muyuy Kawsay. Être en mouvement

Autrice : Pao­la Guil­lén Cre­spo

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 94

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324158

Avec Muyuy Kawsay. Être en mou­ve­ment, Pao­la Guil­lén Cre­spo passe au tamis lan­gagi­er deux ter­res, celle de ses orig­ines – bolivi­enne – et celle de son pays d’accueil – belge. Artiste plurielle, ani­ma­trice socio­cul­turelle, mil­i­tante fémin­iste, inter­sec­tion­nelle et antiraciste, elle s’illustre en poésie, en slam, en danse libre, en pho­togra­phie et en vidéo. Écrire et per­former con­stituent chez elle « des gestes poli­tiques, sen­si­bles et pro­fondé­ment incar­nés ». Con­tin­uer la lec­ture →

Faire revenir les revenants qui nous habitent

”Baetens

Faire Tacite

Auteur : Jan Baetens

Mai­son d’édition : Les Impres­sions nou­velles

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 104

Prix : 13 €

Livre numérique : 7,99 €

EAN : 9782390703143

Et si, au fond du fond, écrire n’était que ça : tenir au mieux nos rôles de pas­sants et de pas­santes ? D’êtres tran­si­toires pas­sant, pro­vi­soire­ment dans l’ici-bas ? Et si, au fond, dans Faire Tacite, Jan Baetens nous don­nait, une fois de plus, et pudique­ment, une clé d’accès dis­crète, tout en finesse, à son monde intérieur ? À ce qui, pour lui, importe et fait bat­tre son cœur ? Dis­cré­tion, finesse, nuances, pudeur, allu­sions pas appuyées, mémoires, clins d’œil : dans le fond du fond, voilà des mots dont on pour­rait user pour cha­cun des ouvrages poé­tiques de Baetens, qu’il nous par­le, à pre­mière vue, de bas­ket-ball, de ban­des dess­inées, de nuages ou d’un amour per­du. Con­tin­uer la lec­ture →

À voix basse / je réchauffe le mot / ce qu’il va devenir/ une première étreinte / peut-être

Un coup de cœur du Car­net

”Corbusier

La parole précaire

Auteur : Jean-Marie Cor­busier

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Col­lec­tion : Les con­tem­po­rains

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 115

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782874502552

Au fil des recen­sions de recueils de poésie qui nous sont con­fiées, une ques­tion appa­rait de façon récur­rente en fil­igrane de ceux-ci : com­ment relever le défi de la for­mu­la­tion poé­tique du réel ? On observe un opiniâtre acharne­ment à iden­ti­fi­er – par le poème lui-même – le chem­ine­ment inqui­et de l’écriture. Le recueil de Jean-Marie Cor­busier exprime, dès son titre, La parole pré­caire, la fragilité, l’incertitude, une sorte de trem­ble­ment de la voix à don­ner à l’exploration sans cesse renou­velée de la voie poé­tique. Con­tin­uer la lec­ture →

Mettre sous pli la poésie

Un coup de cœur du Car­net

”Mathy

Une enveloppe

Auteur : Philippe Mathy

Illus­tra­teur : Willy Wanggen

Mai­son d’édition : L’ail des ours

Col­lec­tion : Graines d’ours

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 48

Prix : 12 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑491457–51‑8

Depuis 2022, la col­lec­tion « Graines d’ours » se con­sacre à la poésie pour la jeunesse. Jamais enfer­mée dans une caté­gorie d’âge, elle pro­pose des livres pour grandir en sen­si­bil­ité. Chaque vol­ume asso­cie un poète à un illus­tra­teur, dans un dia­logue dis­cret où le texte et l’im­age se répon­dent. Ses thèmes priv­ilégiés sont l’in­téri­or­ité et le lien au vivant. Cette col­lec­tion, ouverte aux poètes belges, nous a déjà don­né à lire Ludi­vine Join­not et nous annonce un texte de Carl Norac. Une enveloppe réu­nit le poète Philippe Mathy, dont c’est le troisième livre pour la jeunesse, et l’il­lus­tra­teur français Willy Wanggen. Con­tin­uer la lec­ture →

Vibrer l’alternative et le collectif

”Lombé

Ce que le ventre dit

Auteurs : Lisette Lom­bé et Marc Nam­mour

Mai­son d’édition : Mael­strÖm reEvo­lu­tion

Col­lec­tion : Book­leg

Année d’édition : 2026

Prix : 3 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875055446

Ouvrir Ce que le ven­tre dit, c’est sen­tir son tam­bour intérieur s’activer, se plac­er pro­gres­sive­ment au dia­pa­son de ses mots, baignés d’un feu puis­sant et aligné. Instan­ta­né­ment, on entend le souf­fle der­rière le texte – « l’écrit est tou­jours por­teur de ce corps debout » (Lisette Lom­bé) – et on cherche intu­itive­ment, sur inter­net, à en entrap­ercevoir une des per­for­mances. Une vidéo-témoin se glane aisé­ment, mais la joie d’entendre les voix irriguer le texte s’offrira tout prochaine­ment aux gens de pas­sage à Avi­gnon, au Théâtre des Doms, du 4 au 22 juil­let 2026. Con­tin­uer la lec­ture →

Rythme du chien-loup

Un coup de cœur du Car­net

”Declercq

Coup de chien

Autrice : Aurélia Decler­cq

Mai­son d’édition : Flam­mar­i­on

Col­lec­tion : Poésie

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 128

Prix : 17 €

Livre numérique : 11,99 €

EAN : 9782080150646

Voy­age poé­tique qui creuse la nuit du lan­gage, qui se love dans un lieu, l’Hôtel Bin­go Plaza, un espace tra­ver­sé de scènes intimes, de flux men­taux, Coup de chien génère le déchaine­ment des flots, la tem­pête mar­itime que le titre désigne. Dédié à Fran­cis Schmetz et aux chiens errants de Tbilis­si, le recueil (qui clôt la sou­veraine aven­ture de la col­lec­tion « Poésie » d’Yves di Man­no) esquisse le réc­it d’une nuit dont les seuls con­tours sont ceux de l’hôtel, de ses cham­bres, de ses couloirs, de son casi­no. Il explore un théâtre mou­vant où la syn­cope, les bifur­ca­tions de plans, les branche­ments en roue libre, les con­nex­ions ver­tig­ineuses dépor­tent l’histoire en l’irréalisant. Une irréal­ité pul­sée, con­tre­bal­ancée par la réal­ité matérielle d’un lan­gage dont Aurélia Decler­cq sonde la pâte, la chair avec une sin­gu­lar­ité unique. Deux­ième livre éblouis­sant après Riki­ki (Ed. de l’Attente, 2021, pré­face de Pierre Alferi), Coup de chien  ne laisse rien en place, creuse la mai­son Écri­t­ure comme si cette dernière était l’hôtel Bin­go Plaza, répond à la ques­tion qui ne cesse de revenir, de tournoy­er « Où habiter ? ». Con­tin­uer la lec­ture →

Écritures sans vouloir-dire

”Keguenne

Conversation avec Tito Dupret

Auteur : Jack Kéguenne

Mai­son d’édition : Tan­dem

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 80

Prix : 14 €

Livre numérique : /

ISBN : 972–2‑87349–162‑8

L’achevé d’imprimer de ce livre indique le 20 févri­er 2026. Deux mois plus tard, Jack Kéguenne per­dait la vie, âgé de soix­ante-neuf ans. L’entretien avec Tito Dupret doit donc être con­sid­éré comme un tes­ta­ment, d’autant plus émou­vant que l’auteur avait « l’intention de vivre vieux ». Il con­stitue surtout la syn­thèse dense et cir­con­stan­ciée d’un long par­cours, alter­nant l’art du poète et celui du plas­ti­cien. C’est ce dernier qui, à vrai dire, occupe le plus clair de l’entretien : Kéguenne attache une prédilec­tion à ses « cal­ligraphismes », pages cou­vertes d’une écri­t­ure résol­u­ment illis­i­ble qui ne sont pas sans rap­pel­er celles de Michaux ou de Dotremont. L’auteur tient pour­tant à se dis­tinguer de ces devanciers, expli­quant avec rai­son que son inten­tion et sa fac­ture plas­tique sont d’une nature dif­férente. Con­tin­uer la lec­ture →

Transcrire ce que le corps peine à transmettre

Un coup de cœur du Car­net

”Dony

Désir dingue

Auteur : Aurélien Dony

Mai­son d’édition : Bruno Doucey

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 120

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782362295751

Désir dingue, le dernier recueil poé­tique d’Aurélien Dony, est pub­lié aux Édi­tions Bruno Doucey. Der­rière sa cou­ver­ture d’un rose élec­trique et son titre évo­ca­teur se cache un ouvrage intro­spec­tif intense et addic­tif. Désir dingue est un texte pro­fond, abor­dant divers sujets relat­ifs au désir tels que le rap­port au corps, aux sen­ti­ments, au désir en tant que tel et à l’écriture de ce dernier. Com­ment vivre un désir si grand qu’il en devient inviv­able, qu’il sem­ble ne pou­voir exis­ter sans l’intervention du sen­ti­ment amoureux ? Com­ment deal­er avec un désir qui paral­yse, qui sème le doute sur ce que l’on veut vrai­ment et ce qu’on attend de l’autre ? Con­tin­uer la lec­ture →

Le chemin de vivre. Le voyage de lire, avec Tuyêt-Nga Nguyên

Un coup de cœur du Car­net

Nguyen tent City

Tent City

Autrice : Tuyêt-Nga Nguyên

Mai­son d’édition : M.E.O.

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 152

Prix : 17 €

Livre numérique : 9,99 €

EAN : 9782807005853

Quelle beauté d’écriture !

Quel art du réc­it ! Con­tin­uer la lec­ture →

Une feuille tremblante / de n’être plus le vent /et pas encore la terre

Warrant Calligraphie du silence

Calligraphie du silence

Auteur : Pierre War­rant

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 85

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931324–14‑1

Dira-t-on assez com­bi­en le titre d’un ouvrage – et sin­gulière­ment d’un recueil poé­tique – en fait pleine­ment par­tie ? Il con­stitue à la fois une énigme et une invi­ta­tion à son dévoile­ment, un mys­tère et sa clé.  Il est rare qu’il soit aus­si puis­sant et juste, adap­té à l’œuvre qu’il annonce que celui-ci : Cal­ligra­phie du silence. Celui qui, en vain, aurait cher­ché longtemps la déf­i­ni­tion de ce qu’est la poésie, en trou­verait avec le titre du dernier recueil de Pierre War­rant une for­mu­la­tion idéale. Con­tin­uer la lec­ture →

Une géométrie poétique de l’oxymore

Feyaerts Le carré de l’ovale

Le carré de l’ovale

Textes : Pas­cal Feyaerts

Illus­tra­tions : Amélie Lep­age

Mai­son d’édition : Le coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 45

Prix : 16 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39052–084‑9

Dans sa lumineuse pré­face au Car­ré de l’ovale, le poète Yves Namur s’exerce à iden­ti­fi­er la forme géométrique qu’évoque le titre de l’ouvrage de Pas­cal Freyaerts. Pour y arriv­er, il inves­tigue le recueil d’un autre poète, Guille­vic, espérant trou­ver dans Eucli­di­ennes (Gal­li­mard, 1967) de quoi sat­is­faire sa curiosité. Renonçant à la stérile objec­tiv­ité d’une déf­i­ni­tion, Yves Namur pro­pose une clé : « (…) un doute per­ma­nent et le besoin d’aller vers les con­traires (…) », per­me­t­tant d’« arpen­ter ce qui est juste un souf­fle entre deux mon­des ». Con­tin­uer la lec­ture →

Le bruit de fond de la poésie

Maszowez Cosmogonie du gouffre

Cosmogonie du gouffre

Auteur : Xénia Mas­zowez

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 108

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324134

L’écriture de Xénia Mas­zowez creuse le ter­ri­toire du con­tin­u­um, de la lignée con­tin­ue qui embrasse les humains et les non-humains, le fini et l’infini, les mots et les choses. L’expérience sen­sorielle est celle d’une immer­sion dans un tout auquel le corps est intime­ment lié. Les césures, les failles, les crevass­es passent dans d’autres zones, celles de la mémoire col­lec­tive et intime, celles de l’amour, du féminin, celles de la vie qui a côtoyé la mort. Couron­né par le prix Plis­nier avant sa paru­tion, le recueil poé­tique Cos­mogo­nie du gouf­fre entend ne pas faire du gouf­fre une métaphore mais danser au-dessus des abîmes que côtoie un soi poreux au dehors. Dans une langue qui emprunte dif­férents reg­istres d’écriture, tan­tôt abrupte, rêche, tan­tôt lyrique, il est ques­tion d’une cos­mogénèse des galax­ies mais aus­si de soi, de l’univers intime, d’une créa­ture-éboulis-ravisse­ment « née d’un trou noir et d’une mon­tagne ». Les caté­gories men­tales sous lesquels, en Occi­dent, l’esprit humain a car­tographié l’ensemble des choses du monde volent en éclats, la « chair de fruit » est « presque viande », l’être est une mon­tagne, un roc, une pluie, un vol­can. L’animisme con­sone avec un vital­isme qui célèbre l’identité des cheveux et des ronces, des ongles et des pétales, du verbe et du lynx, de la sève, du sang et de l’encre. Con­tin­uer la lec­ture →

(…) le périple d’un signe…

Un coup de cœur du Car­net

Jauzion-Graverolles Ciné-Tram

Ciné-Tram

Textes : David Jauzion-Graverolles

Gravures : Nadia Kup­ri­na

Mai­son d’édition : Le coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 71

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39052–080‑1

Cern­er – dans un lieu, un temps ou un mou­ve­ment – l’écriture poé­tique con­stitue une de ces con­traintes qui, au lieu d’entraver l’inspiration, stim­ule l’invention, l’audace, l’exploration. Ciné-Tram nous en donne une écla­tante démon­stra­tion, annon­cée dès l’entrée par une affir­ma­tion, (ce que nous sommes, ce tram nous en pré­pare la somme) dont l’apparence péremp­toire est instan­ta­né­ment nuancée par la gravure représen­tant la sil­hou­ette d’un pas­sager en équili­bre insta­ble, accroché à la poignée qui le retient de tomber dans le virage du tramway. Con­tin­uer la lec­ture →

Poèmes faits pour bondir

Un coup de cœur du Car­net

Loubry Poèmes avec mots et cicatrices

Poèmes avec mots et cicatrices

Auteur : Jean Loubry

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Col­lec­tion : Abra­pal­abra poche

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 62

Prix : 8 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324172

Dans une pré­face éclairante, les édi­tions Abra­pal­abra présen­tent dans quel état d’esprit Jean Loubry a écrit Poèmes avec mots et cica­tri­ces. Loubry pen­sait ne plus écrire. Avoir tout dit de ce qu’il avait à dire. Oui mais. On ne se débar­rasse pas comme ça des mots. Les baguettes mag­iques n’existent pas. Même si l’on aspire au silence, les mots per­sis­tent. Les mots s’imposent. Gravi­tent autour de nous. Dans les jour­naux ou sur le net. Dans les médias. Dans nos mémoires. Dans les réc­its, les des­tins et les poèmes qui nous ont touchés et tra­ver­sés. Pourquoi donc ne pas puis­er dans ce puis­sant mag­ma une nou­velle source d’inspiration ? Faire de ces mots flot­tants le point de départ d’autres poèmes qui don­neraient la part belle aux mots ? À leur capac­ité d’invention ? L’émotion et le sens venant après, ou grâce à la danse des mots, à leur capac­ité de chanter et de son­ner comme d’eux-mêmes. Con­tin­uer la lec­ture →