Archives par étiquette : poésie

Tel un herbier éphémère…

”Nys-Mazure

Souffle fragile

Autrice : Colette Nys-Mazure

Illus­tra­trice : Marie Pierre Delorme Bourg

Mai­son d’édi­tion : L’Ate­lier des Noy­ers

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : n.p.

Prix : 12 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑494676–54‑1

L’ouvrage Souf­fle frag­ile que pro­posent les édi­tions L’Atelier des Noy­ers fait par­tie de ces objets-livres que l’on se plait à feuil­leter et à emporter avec soi, comme un petit calepin glis­sé dans la poche. Struc­ture édi­to­ri­ale indépen­dante et con­fi­den­tielle, l’éditeur, situé en Bour­gogne, développe plusieurs pro­jets autour du livre, du papi­er, de l’impression de cal­en­dri­ers ou de cartes postales. La col­lec­tion « Car­nets de vie » à laque­lle se rat­tache ce petit vol­ume au for­mat oblong pro­pose, quant à elle, un dia­logue entre un auteur et un plas­ti­cien. Con­tin­uer la lec­ture →

Célébration du grand âge

Nys-Mazure Grand âge, nous voici!

Grand âge, nous voici

Autrice : Colette Nys-Mazure

Mai­son d’édi­tion : Sal­va­tor

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 306

Prix : 18 €

Livre numérique : 12,99 €

ISBN : 978–2‑7029–3166‑0

Si Colette Nys-Mazure est surtout con­nue pour sa poésie, elle a aus­si con­quis un large pub­lic par ses essais, et en par­ti­c­uli­er ses célébra­tions dont le pre­mier Célébra­tion du quo­ti­di­en (Desclée de Brouw­er, 1997 ; Espace Nord, 2022). Toute son œuvre n’est, au demeu­rant, qu’une con­tin­uelle célébra­tion de la vie et de la lit­téra­ture. Avec Grand âge, nous voici, elle s’inscrit résol­u­ment dans cette dynamique, même lorsque pointe la vieil­lesse… Con­tin­uer la lec­ture →

Chanter sans voix est un acte politique

Panella Et pourtant, ils ne diront pas combien nous aurons veillé

Et pourtant, ils ne diront pas combien nous aurons veillé

Autrice : Cris­tiana Panel­la

Mai­son d’édi­tion : Mael­strÖm reEvo­lu­tion

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 85

Prix : 9 €

Livre numérique : /

EAN : 9782875055668

Dans Et pour­tant, ils ne diront pas com­bi­en nous aurons veil­lé, Cris­tiana Panel­la pro­pose au départ une tra­ver­sée vivante et col­lec­tive à par­tir de lieux brux­el­lois où elle dépose des mots éteints à leur nais­sance. Elle se dirige vers un théâtre où elle s’apprête à pass­er la nuit en com­pag­nie d’autres femmes artistes. Ensem­ble elles for­ment l’un des rayons d’une étoile octog­o­nale : Ishtar, Venus, l’étoile des mages. Elle écrit qu’elle n’est pas une habituée de ce genre de lieux, mais y recon­nait un écrin prop­ice à la capit­u­la­tion du cœur face aux intem­péries du des­tin. Dans cette suc­ces­sion de textes courts, elle saisit la vie qui pulse sans prévenir et narre des images réelles et rêvées, pris­es hors du temps, qu’elle restitue dans une langue à la fois onirique, baroque, foi­son­nante de pul­sions, de présences, de rythme et de folie. Con­tin­uer la lec­ture →

Poétiser Charleroi

”Joinnot

Notes de charbon

Autrice : Ludi­vine Join­not

Ilus­tra­trice : Rose­lyne Sibille

Mai­son d’édi­tion : L’ail des ours

Col­lec­tion : Grand ours

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 80

Prix : 9 €

Livre numérique : /

EAN : 9782491457570

Avec Notes de char­bon, Ludi­vine Join­not nous embar­que avec elle dans le Charleroi de son enfance. Dans ce court recueil pub­lié aux édi­tions L’ail des ours et illus­tré à l’encre par Rose­lyne Sibille, la poétesse parvient à faire remon­ter du fond des mines jusqu’au som­met des talus des sou­venirs à dépous­siér­er. Con­tin­uer la lec­ture →

Poètes au carré : la saison 2026–2027

poetes au carre 2024

Poètes2 est un cycle de per­for­mances poé­tiques pro­posé par la Mai­son Jacques Izoard. Un poète ou une poétesse est invité.e à par­ler d’un autre poète ou poétesse.  

Un nou­veau cycle de sept per­for­mances est pro­gram­mé pour la sai­son 2026–2027. Con­tin­uer la lec­ture →

Eurydice vivante. Son devenir ménade

Un coup de cœur du Car­net

”Chlore

Orphée // Le monde vibrera comme une immense lyre // Eurydice

Autrice : Con­stance Chlore

Mai­son d’édi­tion : L’herbe qui trem­ble

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 308

Prix : 20 €

Livre numérique : /

EAN : 9782488229067

Poétesse, roman­cière, autrice de livres d’artiste, Con­stance Chlore délivre une puis­sante réin­ven­tion poé­tique du mythe d’Orphée. Elle en inter­roge la genèse, les ver­sions qui peu­plent la lit­téra­ture antique, chez Vir­gile, Ovide, Diodore de Sicile, qui nour­ris­sent d’innombrables œuvres lit­téraires (Rilke Cocteau, Yource­nar, Jelinek…), musi­cales (Mon­tever­di, Gluck, Char­p­en­tier, Glass…), elle ques­tionne la nature du chant du magi­cien, de l’initié Orphée, la sec­on­dari­sa­tion d’Eurydice, la dryade, sa réduc­tion au statut d’ombre au fil des siè­cles. Con­vo­quant les hauts faits de la légende, du des­tin d’Orphée et d’Eurydice, tra­vail­lant les sources, la fil­i­a­tion entre orphisme, pythagorisme et pla­ton­isme, les lec­tures du mythe par Calvi­no, Mar­sile Ficin, Etel Adnan, tant d’autres, Con­stance Chlore pro­pose un nou­veau regard qui choisit la voie royale de l’imaginaire pour faire revenir Eury­dice des Enfers. Là où Orphée a échoué à ramen­er sa femme vivante, à la sor­tir de l’Hadès, Orphée // Le monde vibr­era comme une immense lyre // Eury­dice narre en tableaux ryth­més la vic­toire d’Eurydice qui, par ses pro­pres moyens, regagne le monde des vivants alors qu’Orphée, incon­solable, la croit à jamais per­due. Con­tin­uer la lec­ture →

… D’une branche cassée, refaire tout un monde

Un coup de cœur du Car­net

”Colmant

Arbrissime

Auteur : Philippe Col­mant

Illus­tra­teur : Philippe Col­mant

Mai­son d’édi­tion : Le Coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 75

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑39052–083‑2

Orné d’aquarelles du poète, le recueil Arbris­sime, dédié à son père « qui fut un grand arbre », décline à la fois les saisons de la vie et celles de l’arbre. La poésie, telle une quête de l’Arbris­sime, l’arbre ultime / arbre de tous les jeux / Et de tous les aveux, explore la grâce ini­tiale, celle du pre­mier arbre, celui de l’enfance, lui qui mar­qua très tôt / dans mes paumes si nues / les lignes de la vie (…). Con­tin­uer la lec­ture →

Embrasser l’intensité

”Chaudat

L’odeur du sang séché

Autrice : Pauline Chau­dat

Mai­son d’édi­tion : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 124

Prix : 15 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931324196

Après des pod­casts dif­fusés sur la Pre­mière (La folle his­toire de l’aviation ou L’Heure H) et des pro­jets auto-pub­liés (Ton dic­tio­n­naire de rimes et L’amour n’est pas un évangile), Pauline Chau­dat signe, avec son pre­mier recueil, L’odeur du sang séché, une super­po­si­tion iden­ti­taire vibrante : sa grand-mère et elle meurent et renais­sent ensem­ble sur le papi­er. Imag­in­er sa pro­pre mort, en écho à celle d’un proche, offre une per­spec­tive orig­i­nale, à même de traduire ce que les dis­parus insuf­flent aux vivants : une rage de vivre, mal­gré tout. Con­tin­uer la lec­ture →

Dans les plis d’un papier froissé…

”Namur

Les plis du mensonge

Auteur : Yves Namur

Mai­son d’édition : Arfuyen

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 141

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑845–90411‑8

Le dernier livre du poète-médecin Yves Namur, Les plis du men­songe, con­stitue le troisième recueil qu’il pub­lie aux édi­tions Arfuyen. Il s’incrit dans une bib­li­ogra­phie bien plus dense qui compte pas moins d’une quar­an­taine d’ouvrages pub­liés depuis le milieu des années sep­tante. Découpé en six sec­tions com­posées cha­cune de dix-neuf poèmes présen­tant tous la même struc­ture (un dis­tique, un ter­cet et une coda ten­ant en un seul vers), le recueil s’organise autour d’une sorte de leit­mo­tiv entê­tant. Chaque poème de six vers com­mence en effet par la même phrase, la même invi­ta­tion, Dis-moi quelque chose, qui n’est autre que la reprise du titre du pre­mier livre paru en 2021 chez le même édi­teur. Une for­mule d’apostrophe dont le poète est d’ailleurs cou­tu­mi­er et qui rap­pelle celles employées dans d’autres recueils[1] (« Apprends-moi », « prends-moi la main », etc.). Con­tin­uer la lec­ture →

Amour, toujours

”Huppen

Sous ce même ciel

Autrice : Iocas­ta Hup­pen

Illus­tra­trice : Chan­tal Bouthe­gourd

Mai­son d’édition : Unic­ité

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 102

Prix : 14 €

Livre numérique : /

EAN : 9782386383182

Dans son recueil Sous ce même ciel divisé en cinq par­ties illus­trées par les pein­tures de l’artiste Chan­tal Bouthe­gourd, Iocas­ta Hup­pen pro­pose au lecteur trois formes poé­tiques bien dis­tinctes : des qua­trains rimés, des acros­tich­es et des poèmes sans rime. C’est en usant de ces trois gen­res poé­tiques que Iocas­ta Hup­pen décline les thèmes uni­versels et inépuis­ables que sont l’amour et désir, le temps qui passe, la nature et les saisons. Con­tin­uer la lec­ture →

Relâcher les rênes

”Garin

Études d’une jument

Autrice : Fan­ny Garin

Mai­son d’édition : Isabelle Sauvage

Col­lec­tion : Présent (im)parfait

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 106

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782490385645

En exer­gue de son recueil, Fan­ny Garin cite Roland Barthes évo­quant le plaisir du texte qui « […] peut dire ne jamais s’excuser, ne jamais s’expliquer. Il ne nie jamais rien : “je détourn­erai mon regard, ce sera désor­mais ma seule néga­tion” ». Et le pro­pre réc­it de Garin de com­mencer : « une jument un jour, une jument par­fois, fut nom­mée la gana. l’étalon, sou­vent, fut appelé baron mychkine, ou alors, allez savoir pourquoi, quand le texte enflerait, mon mychkine. » Le pacte est scel­lé : la matière textuelle aura son pro­pre rythme, les per­son­nages mou­veront, les images se chercheront, la ponc­tu­a­tion se fera élec­tive. Con­tin­uer la lec­ture →

La « basse continue » des mots…

”Noullez

Opus 26 suivi de Je cherche mes mots

Auteur : Lucien Noullez

Pré­face : Lam­bert Schlechter

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 118

Prix : 18 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87450–257‑6

Noullez Une tasse d’étonnement

Une tasse d’étonnement : anthologie (1985–2023)

Auteur : Lucien Noullez

Pré­face : Jean-Pierre Lemaire

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 238

Prix : 20 €

Livre numérique : /

ISBN :978–2‑87450–253‑8

J’écoute le jardin, l’oreille au bord
Tout peut tin­ter encore
ou dépli­er les ombres. Un mer­le gon­fle le soleil
dans le corps d’un alto 
(Lucien Noullez, L’ouïe fine, 2001)

Trois ans après le décès du poète, l’œuvre de Lucien Noullez vibre tou­jours ! Comme une vibra­tion ténue, une « basse con­tin­ue » qui con­tin­uerait de réson­ner à l’oreille du lecteur-ami, com­plice de cette par­ti­tion que le poète n’a eu de cesse de réécrire et de jouer depuis la paru­tion en 1985 de son pre­mier recueil, Sim­ples chercheurs, paru à Brux­elles aux édi­tions du Pairy. Con­tin­uer la lec­ture →

La poésie, c’est la musique des langues

”François

N’avons-nous rien oublié?

Autrice : Rose-Marie François

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 126

Prix : 15 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931324–24‑0

À la suite d’Est-ce que je suis ? (Asmod­ée Édern édi­tions, 2026), Rose-Marie François pub­lie avec N’avons-nous rien oublié ? le sec­ond vol­ume d’un ensem­ble poé­tique mémoriel et qua­si tes­ta­men­taire : elle y évoque avec ten­dresse, humour et grav­ité mêlés, dans une longue médi­ta­tion sur le temps et la vie, des thèmes for­mant la trame de sa voca­tion de philo­logue et d’écrivaine, de poète et de rhap­sode. On notera l’interrogation présente dans les inti­t­ulés de ces deux recueils : elle témoigne d’un souci de scrupule et d’exactitude qui doit habiter tout qui se voue d’une part à la créa­tion et à la vie mais aus­si au tra­vail des mots et de la mémoire. Con­tin­uer la lec­ture →

La grande respiration du monde

”Leuckx

Un peu d’air

Auteur : Philippe Leuckx

Illus­tra­tion : Philippe Col­mant

Mai­son d’édition : Le coudri­er

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 58

Prix : 18 €

Livre numérique : /

ISBN :978–2‑39052–087‑0

Pour Bachelard, l’imagination est mobile. Et dans son ouvrage L’air et les songes, il démon­tre que l’air n’est pas une sub­stance inerte : cet élé­ment représente la matière en mou­ve­ment, le flux et le dynamisme. Rêver de l’air, c’est s’af­franchir de la pesan­teur ter­restre. Invis­i­ble et impal­pa­ble, l’air est le sym­bole de la pen­sée et de la com­mu­ni­ca­tion. Il est lié à la lib­erté, à la légèreté, à l’in­spi­ra­tion et à l’ou­ver­ture d’esprit mais aus­si à l’in­tel­lect et à la sagesse. Philippe Col­mant, dont les illus­tra­tions bleues et blanch­es comme le ciel et ses tour­bil­lons de nuages ou de lumière dia­loguent avec les poèmes de Philippe Leuckx, souligne à juste titre dans la pré­face d’Un peu d’air que la poésie est affaire de souf­fle. Con­tin­uer la lec­ture →

Pour voguer jusqu’au zénith !

”Libert

Poèmes à la coque. Fables pour notre temps

Autrice : Béa­trice Lib­ert

Illus­tra­trice : Clau­dine Goux

Mai­son d’édition : Le Tail­lis Pré

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 108

Prix : 16 €

Livre numérique : /

EAN : 9782874502583

En ornant les Poèmes à la coque de dessins de Clau­dine Goux, les édi­tions Le Tail­lis Pré (où Béa­trice Lib­ert a pub­lié déjà qua­tre recueils remar­qués) ont don­né à la lec­ture de neuf d’entre eux (L’angle obtus, Le bol, Le cade­nas, La cruche, La hache, L’œuf, La porte, Le vélo, Le x) une espiè­g­lerie de bon aloi pour accom­pa­g­n­er, sourire aux lèvres, la lec­ture de l’ouvrage. Quelques poèmes du recueil avaient déjà paru, illus­trés par Pierre Laroche (sous le titre Fables de notre temps aux édi­tions du Ravin en 2017 et aux édi­tions des Deux Frères en 2025 sous le titre Poèmes à la coque – Abcd’r inso­lite). Con­tin­uer la lec­ture →

Rendre à la vie celui qui est parti

”Jaumain

Je ne parle pas la langue des morts

Autrice : Claire Jau­main

Mai­son d’édition : Abra­pal­abra

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 72

Prix : 14 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑931324–20‑2

“Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe”, écrivait Vic­tor Hugo dans Ce que c’est que la mort, un poème des Con­tem­pla­tions… La mort est notre com­mune con­di­tion : écrire sur la mort ou sur l’amour sont deux des choses les plus dif­fi­ciles qui soient. Ici, Claire Jau­main parvient à faire d’une épreuve douloureuse de sa vie, par l’écriture et le souf­fle poé­tique, non seule­ment un chemin vers l’acceptation de l’inéluctable, mais une sculp­ture du silence et de l’absence. Elle réus­sit avec sincérité et pudeur, justesse et dig­nité à don­ner à voir, de la douleur, une forme hab­it­able. Une forme pour l’autre, qui est par­ti ; une forme pour elle qui est restée ; une forme pour cha­cun de ses lecteurs, qui a été, est ou sera con­cerné par cette com­mune con­di­tion : la vie et le deuil. Non seule­ment l’écriture fait sens là où l’ab-sens a fait le vide, mais elle est aus­si une forme de cathar­sis à la fois indi­vidu­elle et col­lec­tive : Con­tin­uer la lec­ture →