Un coup de cœur du Carnet
Victoire de CHANGY et Marine SCHNEIDER, L’Ours Kintsugi, Cambourakis, 2019, 32 p., 16 €, ISBN : 9782366244311
Grosses pattes, longues griffes, pelage brun. Sans conteste, Kintsugi est un bel ours, grand et fort. Un brin aventureux aussi, et peut-être trop orgueilleux. Un jour, parce qu’il aime être admiré dans son audace et qu’il se délecte des chatouilles du vent entre ses orteils, il s’approche tout au bord d’une haute montagne. Mais Éole, d’humeur chagrine, souffle si fort sur son dos qu’il est précipité dans une chute qui « dure tellement longtemps qu’il a le temps de penser à mille choses. Il se dit qu’il a les poils décoiffés. Il se dit qu’il a un peu froid. Il se dit qu’il l’a un peu cherché. Il se dit qu’il recommencera. Il se dit que peut-être en bas, pour l’accueillir, il y aura des bras ». Continuer la lecture



On connaît déjà les
Les deux héros se sont rencontrés dans un bar à Bruxelles où ils ont pris l’habitude de se raconter leur journée. Lui a 52 ans et travaille à la radio ; elle a la moitié de son âge. Nous ne connaîtrons pas leur prénom. Pendant quelques mois, ils se retrouvent au même endroit sans se fixer de rendez-vous, pour le plaisir de parler. Un lien se tisse peu à peu, ils vont à un concert, puis se voient chez elle, en journée et à rideaux fermés uniquement, c’est que l’homme est marié et père de famille.
Comme chaque année au début de l’été, Livres Hebdo a annoncé les chiffres de la prochaine rentrée littéraire en France. En 2017, ce seront 581 romans et recueils de nouvelles qui arriveront sur les tables des libraires. Ils étaient 560 l’année dernière. Parmi les 581, le magazine a recensé 390 titres d’auteurs francophones et 81 premiers romans. Plusieurs auteurs belges seront de la partie.
Versant Sud, maison bruxelloise indépendante spécialisée depuis quinze ans dans la bande dessinée, l’histoire, la musique et le voyage lance, cette année, un pan jeunesse destiné à la mise en lumière de jeunes auteurs-illustrateurs talentueux de la capitale belge.
Ne pas se laisser décourager par le texte un peu simpliste de la quatrième de couverture de ce nouvel ouvrage du poète bruxello-luxembourgeois Tom Nisse qui, parlant d’une « opportunité de prendre conscience de notre présent et de sa durée toujours fragile » ne rend, de mon avis, pas vraiment ni compte ni justice au très beau contenu de Contre la tactique de l’horloge.
Le propos de Bonne fête, mouton ! ne pourrait être plus “à propos”, justement, en ces drôles de temps dans lesquels peur et amalgames côtoient de près, dans la cour de récré, la légèreté d’enfants qui s’amusent les uns avec les autres et n’ont rien demandé.
Alice vient de souffler ses dix-sept bougies lors d’une fête surprise entourée de famille et amis et termine tout juste son année scolaire. Comme les adolescents que nous avons tous été, elle oscille entre quelques restes d’absolue candeur enfantine et les questionnements existentiels propres à son âge, avec les proportions, tantôt justifiées, parfois démesurées, qu’on pouvait, à l’époque, leur attribuer : les amours, les jugements, les drames invraisemblables, l’image de soi que peuvent renvoyer les autres. Comme les adolescents de notre époque, elle se réfugie dans sa chambre souvent, est un peu secrète face à ses parents, recule subitement face à la possibilité d’une première fois un peu forcée, parle de dépression à cause d’un savon passé, parcourt frénétiquement son fil Facebook et discute, via la toile, avec ses copains de l’école. 
