Archives par étiquette : Victoire de Changy

Portées portraits : le programme 2019–2020

maison autrique

La mai­son Autrique

Portées Por­traits, ce sont des ren­con­tres lit­téraires régulières dans le pres­tigieux cadre de la mai­son Autrique à Schaer­beek — et par­fois ailleurs. Des ren­con­tres qui font la part belle à l’o­ral­ité, puisque les oeu­vres mis­es à l’hon­neur béné­fi­cient de lec­tures et de mise en voix. Le pro­gramme de la sai­son 2019–2020 s’an­nonce par­ti­c­ulière­ment riche.


Lire aus­si : Portes et livres ouverts : Portées Por­traits (C.I. n° 193)


Con­tin­uer la lec­ture

Nous ne sommes pas seuls dans la mangrove

Un coup de cœur du Car­net

Vic­toire DE CHANGY, L’île longue, Autrement, 2019, 200 p., 17 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 9782746751262

Il s’agirait d’abord d’un départ : sur un coup de tête, la nar­ra­trice, jeune femme affamée de mys­tère part à Téhéran et « s’accorde au décor et dénote à la fois ». Prend ses mar­ques et le temps néces­saire pour décou­vrir l’Iran « qui ouvre ou qui ferme », « qui tend ou qui prend ». Lors de l’ashoo­ra[1], elle a ren­con­tré Tala, la ving­taine, qui la voit comme « sa pre­mière amie d’un autre pays ». C’est la fille aînée d’une fratrie dense. Sa mère est décédée il y a peu, dans une douleur qua­si­ment indi­ci­ble. Un mal qui pour­tant a été gravé en ondes sonores sur le répon­deur : « Dar­d­aram, j’ai mal » sont des mots qu’on ne voudrait plus jamais enten­dre. Tala a aus­si don­né la vie très tôt à Bijan. Toutes trois, la fille déliée de son mariage, la petite-fille qui touche si ten­drement les gens et les objets et cette nar­ra­trice invitée jusqu’au plus intime de cette famille, vont chercher à percer les secrets d’une mère dont sub­siste une col­lec­tion de phras­es sibyllines. Dans le « car­net du dedans » rési­dent sans doute des répons­es à toutes leurs ques­tions.

Con­tin­uer la lec­ture

Rossel 2017 : les finalistes

rossel jury

Le jury du Rossel ©René Bre­ny. Le Soir.

Le Prix Rossel, con­sid­éré comme le plus pres­tigieux prix lit­téraire en Bel­gique fran­coph­o­ne, a livré le nom des cinq final­istes de son édi­tion 2017. Les pre­miers romans s’y tail­lent une place de choix, tan­dis que les édi­teurs belges sont bien représen­tés. Le /a lauréat‑e sera connu‑e le 7 décem­bre. 

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Orbe, une nouvelle collection des éditions Esperluète

Ève BONFANTI et Yves HUNSTAD, Accueil­lir l’inattendu, Esper­luète, 2017, 100 p., 9,50€, ISBN : 978–2‑35984–083‑4 ; Colette NYS-MAZURE, Quelque chose se déploie, Esper­luète, 2017, 96p., 9,50€, ISBN :  978–2‑35984–081‑0 ; Jaco VAN DORMAEL, Écrire le chaos, Esper­luète, 2017, 78p., 9,50€, ISBN :  978–2‑35984–082‑7

orbe bonfantiOn con­naît déjà les dif­férentes col­lec­tions lit­téraires et imagées des édi­tions belges Esper­luète, cette mai­son qui soigne par­ti­c­ulière­ment les écri­t­ures sin­gulières alliées à un art visuel de choix. La ren­trée lit­téraire est pour Esper­luète l’occasion de présen­ter une toute nou­velle col­lec­tion, « Orbe », qui offre à lire, sous la forme des dia­logues, des réflex­ions d’auteurs à pro­pos de leur pra­tique d’écriture et de lec­ture. Con­tin­uer la lec­ture

Cœurs inaptes à aimer cherchent oxygène

Vic­toire DE CHANGY, Une dose de douleur néces­saire, Autrement, 2017, 142 p., 14,50€/ ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2‑7467–4586‑5

de changyLes deux héros se sont ren­con­trés dans un bar à Brux­elles où ils ont pris l’habitude de se racon­ter leur journée. Lui a 52 ans et tra­vaille à la radio ; elle a la moitié de son âge. Nous ne con­naîtrons pas leur prénom. Pen­dant quelques mois, ils se retrou­vent au même endroit sans se fix­er de ren­dez-vous, pour le plaisir de par­ler. Un lien se tisse peu à peu, ils vont à un con­cert, puis se voient chez elle, en journée et à rideaux fer­més unique­ment, c’est que l’homme est mar­ié et père de famille. Con­tin­uer la lec­ture

Bientôt la rentrée littéraire !

RL (2)Comme chaque année au début de l’été, Livres Heb­do a annon­cé les chiffres de la prochaine ren­trée lit­téraire en France. En 2017, ce seront 581 romans et recueils de nou­velles qui arriveront sur les tables des libraires. Ils étaient 560 l’année dernière. Par­mi les 581, le mag­a­zine a recen­sé 390 titres d’auteurs fran­coph­o­nes et 81 pre­miers romans. Plusieurs auteurs belges seront de la par­tie. Con­tin­uer la lec­ture

Ode au dialogue et à la diplomatie chez Versant Sud

Noémie FAVART, L’épouvantable his­toire de Valen­tine et ses 118 poux, Ver­sant Sud, 2016, 14,50 €  ISBN : 978–2‑930358–71‑0
Pao­la DE NARVAEZ, Rugisse­ment dans la nuit, Ver­sant Sud, 2016, 14,50 €  ISBN : 978–2‑930358–72‑7
Camille VAN HOOF, Drôle d’arbre, Ver­sant Sud, 2016, 14,50 €   ISBN : 978–2‑930358–73‑4

de-narvaezVer­sant Sud, mai­son brux­el­loise indépen­dante spé­cial­isée depuis quinze ans dans la bande dess­inée, l’histoire, la musique et le voy­age lance, cette année, un pan jeunesse des­tiné à la mise en lumière de jeunes auteurs-illus­tra­teurs tal­entueux de la cap­i­tale belge.

Les trois albums évo­qués ci-après sont de par­ti­c­ulière­ment belle fac­ture et tirés de la col­lec­tion « Les pétoches », des livres des­tinés à apprivois­er et tourn­er en déri­sion les peurs qui peu­vent gâch­er les nuits des tout-petits. Con­tin­uer la lec­ture

« Les projets naissent dans des cendriers »

Tom NISSE, Con­tre la tac­tique de l’horloge, édi­tions Dernier télé­gramme, 2016, 13€

nisseNe pas se laiss­er décourager par le texte un peu sim­pliste de la qua­trième de cou­ver­ture de ce nou­v­el ouvrage du poète brux­el­lo-lux­em­bour­geois Tom Nisse qui, par­lant d’une « oppor­tu­nité de pren­dre con­science de notre présent et de sa durée tou­jours frag­ile » ne rend, de mon avis, pas vrai­ment ni compte ni jus­tice au très beau con­tenu de Con­tre la tac­tique de l’horloge. Con­tin­uer la lec­ture

Regarde dans ton assiette !

Luc BABA et Mar­i­on DIONNET, Bonne fête, mou­ton !, Édi­tions de la Province de Liège, 15 € (à par­tir de 9 ans)

babaLe pro­pos de Bonne fête, mou­ton ! ne pour­rait être plus “à pro­pos”, juste­ment, en ces drôles de temps dans lesquels peur et amal­games côtoient de près, dans la cour de récré, la légèreté d’enfants qui s’amusent les uns avec les autres et n’ont rien demandé. Con­tin­uer la lec­ture

L’atout cœur à l’heure adolescente

Alexan­dre VAN HOECKE, Le valet de cœur, Ortheuville, Mem­o­ry, coll. « Jeunes auteurs », 2015, 13 €

CouvertureAlice vient de souf­fler ses dix-sept bou­gies lors d’une fête sur­prise entourée de famille et amis et ter­mine tout juste son année sco­laire. Comme les ado­les­cents que nous avons tous été, elle oscille entre quelques restes d’absolue can­deur enfan­tine et les ques­tion­nements exis­ten­tiels pro­pres à son âge, avec les pro­por­tions, tan­tôt jus­ti­fiées, par­fois démesurées, qu’on pou­vait, à l’époque, leur attribuer : les amours, les juge­ments, les drames invraisem­blables, l’image de soi que peu­vent ren­voy­er les autres. Comme les ado­les­cents de notre époque, elle se réfugie dans sa cham­bre sou­vent, est un peu secrète face à ses par­ents, recule subite­ment face à la pos­si­bil­ité d’une pre­mière fois un peu for­cée, par­le de dépres­sion à cause d’un savon passé, par­court fréné­tique­ment son fil Face­book et dis­cute, via la toile, avec ses copains de l’école. Con­tin­uer la lec­ture

Bien de chez nous

Marc MEGANCK, Si tu m’attends je vais chang­er ta vie, Léchelle, Zel­lige, coll. « Vents du Nord », 2015, 192 p., 19.50 €

attends_changer_vie_933x1400« Les his­toires d’amour passent et avec elles s’en va notre can­deur. » C’est par cette triste affir­ma­tion, dont l’éternelle ingénue que je suis valid­era la pre­mière moitié sans pour autant acqui­escer à la sec­onde, que s’amorce le neu­vième pro­jet de Marc Meganck. Con­tin­uer la lec­ture

Un soleil qui tanne les âmes

Victoire de CHANGY

lazlo_changyDif­fi­cile de se fig­ur­er autrement, en par­courant Les trem­ble­ments essen­tiels, le vis­age d’Alma Sol ressem­blant traits pour traits à celui de l’auteur qui l’a fait naître de sa plume. Alma Sol, comme Vik­tor Laz­lo, a le teint tan­né, des cheveux d’ébène. Alma Sol, comme Vik­tor Laz­lo, impose au pub­lic son nom par une représen­ta­tion à l’Eurovision.  Le per­son­nage, comme l’auteur, sem­ble se mou­voir au moins aus­si aisé­ment sur la scène que dans les mots et la philoso­phie. Gageons que les per­son­nal­ités de ces deux-là se rejoignent, elles aus­si, à bien des endroits. Con­tin­uer la lec­ture