Maxime BENOÎT-JEANNIN, Les enfants de l’Érèbe, Samsa, 2023, 207 p., 22 €, ISBN : 978–2‑87593–466‑6
Maxime Benoît-Jeannin, né dans les Vosges, a connu un beau début de carrière parisien avant de s’installer il y a une trentaine d’années à Bruxelles, où il publie tous ses livres (dont les épatants Brouillards de guerre ou On dira que j’ai rêvé), d’une fidélité exemplaire à Christian Lutz (Le cri puis Samsa), osant à l’occasion creuser des sujets très belges : Hergé, Ysaye, Maeterlinck ou Warbeck. Un parcours à l’envers ? Continuer la lecture

L’entrée en matière du livre est confortable. Fluide et classique. Le narrateur, qui est l’auteur du livre – et appelons-le Maxime pour nous faciliter la vie même s’il ne se nomme jamais –, descend vers Marseille en TGV. Sa destination ? Lyon, où un congrès de psychanalystes attend sa compagne Ida. Leur voisine de wagon feuillette de vieux Paris-Match, et voilà que s’affiche soudain une photo d’un homme intimement lié à la vie de Maxime. Petit échange entre les passagers. Ce Christian Didier, un camarade d’enfance, a eu son heure de gloire en 1993, lorsqu’il a abattu René Bousquet, le tristement célèbre patron de la police pétainiste sous l’Occupation.
Comme chaque année au début de l’été, Livres Hebdo a annoncé les chiffres de la prochaine rentrée littéraire en France. En 2017, ce seront 581 romans et recueils de nouvelles qui arriveront sur les tables des libraires. Ils étaient 560 l’année dernière. Parmi les 581, le magazine a recensé 390 titres d’auteurs francophones et 81 premiers romans. Plusieurs auteurs belges seront de la partie.