Un coup de cœur du Carnet
Lucas MOMMER, Micro-drames, Cactus inébranlable, coll. « Microcactus », 2024, 110 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39049–105‑7
Chaque rentrée éditoriale offre des refrains déjà entendus mais révèle aussi des voix neuves imprégnées de ce miracle de la beauté sur ordonnance : la littérature. Micro-drames de Lucas Mommer, paru cet été dans la collection « Microcactus » , en ce sens, est une « potion magique » à déguster au plus vite… Continuer la lecture



Dans une écriture « caméra sur l’épaule », Alex Lorette, qui est déjà l’auteur de plusieurs pièces et
Adrien d’Hose vient de publier sa première pièce de théâtre, Square Edison, aux Éditions Lansman et, pour un homme ou une femme de théâtre, c’est toujours un événement particulièrement délicat et formidable. Délicat en ce sens où l’auteur publiquement dévoile déjà les prémices d’un style et, formidable, en ce sens où l’édition de théâtre permet de venir et de revenir au texte en dehors même des aléas et des difficultés de production scénique.
Dans ce roman, Le chant du chardonneret, Carine Mestdag nous offre une émouvante et grave pérégrination dans l’espace de la mélancolie d’un écrivain japonais Sakutaro, amoureux de la littérature et de la poésie françaises mais qui, un jour, décide de quitter sa vie parisienne, de faire table rase de la plupart des objets qui l’ont accompagné, de brûler ses vaisseaux et de partir s’installer dans le sud-ouest de la France afin de disparaître du monde. Là, il va se remettre à écrire et à se livrer à la vertigineuse revisitation du passé, de son amour pour Hatoko, leur vie commune, les moments partagés avec leurs familles au Japon, les circonstances de sa mort…
« Oléo : À l’enterrement d’une reine, il est prescrit de bander la jambe arrière gauche de son cheval personnel.
Le jury du prix Le Point du Polar européen 2024 a annoncé sa sélection composée de 8 titres. Le nouveau roman de Kenan Görgün, Oublie que je t’ai tuée, en fait partie. Le lauréat sera annoncé le 3 avril prochain. En attendant, on croise les doigts..
Les aphorismes de Blaise Lesire, dit le Marquis de l’Orée, dans ce premier livre Opuscule navrant, au titre d’une délicate ironie, se fondent sur une seule certitude, celle de l’incertitude, et, comme il le dit de façon apparemment tragique, de « l’insanité du bonheur ».
Le roman, dernier en date de Jacques Lefèbvre, L’amazone du Cirio, commence par une sorte d’accolade littéraire à un projet lancé dans la quiétude du célèbre café restaurant Cirio près de la Bourse de Bruxelles où nous rencontrons le narrateur, ancien professeur de français, romancier dilettante, fin connaisseur des pays de l’Europe orientale, ex pays de l’Est, et une collègue polonaise rencontrée lors d’un Congrès à Vienne et qu’il retrouve à Bruxelles.
Des amours de soie, le troisième roman en date de Martine Roland, confirme encore l’intérêt de l’autrice pour les sujets denses et mystérieux, voire hors normes en nous invitant à suivre les rencontres, les chocs psychologiques et surtout la violence des relations humaines. Dans ce roman, paru dans une nouvelle collection de livres noirs chez Academia, « Noirs desseins », l’auteure nous offre un thriller psychologique surprenant et aux échos les plus noirs.
Dans ce dernier opus, L’évangile par le menu, l’auteur, Marc Menu, joue avec délectation de tous les clins d’œil qu’il peut lancer au lecteur dans le souvenir de ses lectures de l’Évangile où les échos de ce texte fondateur sont malmenés avec, dirons-nous, une certaine amitié des protagonistes. On reconnaît l’auteur au titre qui nous invite à ne pas prendre l’Évangile à la carte mais à la déguster au menu. C’est en effet une forme de pochade que l’auteur nous délivre en un délire punk — rock’n roll des scènes bibliques.
Le premier roman de François Degrande, L’ombre d’une racine, a pour cadre la Côte de la Mort en Galice au moment où le Prestige coule en 2002 et déverse des tonnes de pétrole qui vont se répandre sur plus de 3000 kilomètres de côte.
C’est de mélancolie et dans le même mouvement, d’une fervente passion que se nourrit le dernier roman de Marc Pirlet, Une vocation. Marc Pirlet est né à Liège en 1961. Après de nombreuses années consacrées au voyage, il s’est réinstallé dans sa ville natale. En presque quinze ans, il vient de publier son huitième livre : des récits, des romans, des livres toujours marqués par une extrême attention aux trajectoires des personnages, et qui se lisent aussi comme des témoignages non « sur » l’époque mais issus des femmes et des hommes de notre histoire. Malgré la réticence de l’auteur à développer des fictions de rebonds et de mystères, il existe dans l’écriture de Marc Pirlet une puissance et une intimité de ton qui en font déjà un auteur qui compte dans le paysage littéraire. Témoins, entre autres, ces prix réguliers dont son œuvre est couronnée. Saluons ici aussi la fidélité des Éditions Murmure des soirs qui l’ont révélé en 2009.