Archives de catégorie : Théâtre

Théâtre

Retrou­vez toutes nos recen­sions con­sacrées au théâtre

On n’a pas tous la chance d’être cool

Axel CORNIL, Jean Jean, Lans­man Édi­teur, 2016, 44 p., 10€   ISBN : 978–2‑8071–0119‑7

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Prénom : Jean. Nom : Jean… (non, ce n’est pas une blague). Âge : ado­les­cent. Pro­fes­sion : élève du sec­ondaire. Statut : céli­bataire. Traits par­ti­c­uliers : n’attire que l’indifférence. Con­tin­uer la lec­ture

Tiens bon la barre, matelot !

Un coup de coeur du Carnet

Veroni­ka MABARDI, Adèle, Lans­man, 2016, 42 p., 10 €   ISBN : 978–2‑8071–0112‑8

mabardiAdèle revient dans le vil­lage de pêcheurs de sa grand-mère Maria, là où elle a passé toutes ses vacances sco­laires. Ce vil­lage a vu naître tous ses jeux d’enfant, ain­si que cette infail­li­ble rela­tion entre une vieille femme et sa petite-fille. Ce vil­lage est aujourd’hui déserté de ses pêcheurs et de ses âmes, la ville les ayant tous appelés. Adèle ne sait plus très bien où elle en est. Un homme, Nico­las, traîne dans sa tête. Le fruit de leur amour grandit dans son ven­tre. Doit-elle garder ce petit être alors qu’elle ne rêve que de par­tir en mer ? De men­er une vie d’aventurière à tra­vers vents et marées comme son héroïne d’enfance, la pirate Anne Bon­ny ? Après tout, les femmes n’ont peut-être pas leur place par­mi les matelots. Et que faire de Nico­las ? L’attendrait-il tout en dessi­nant le fil des jours comme Péné­lope cou­sait en atten­dant Ulysse ? Lui-même n’est-il pas tout aus­si per­du depuis qu’il a ren­con­tré sur les routes des naufragés de la vie ? Adèle cherche des répons­es auprès de sa « Maria de la mer », aujourd’hui dis­parue, ain­si qu’auprès de La Vagabonde, l’épave de son grand-père René. Les fan­tômes de la vieille femme et du vail­lant navire sont omniprésents. Con­tin­uer la lec­ture

Lucy Ferney, avec deux Y

Daniela GINEVRO, Respire, Carnières, Lans­man, 2016, 44 p., 10 €

ginevroLucy a neuf ans et aujourd’hui est le jour où sa maman l’a oubliée. Ce matin, maman était en retard, comme tous les jours. Puis la voiture a refusé de démar­rer. Mau­vais début de journée pour maman. Des tra­cas, alors qu’elle en a déjà plein le dos de ce foutu boulot et de ce foutu apparte­ment. Mau­vais début de journée pour l’inspecteur aus­si, lui qui comme tous les jours a ten­té de par­ler à son père sans y par­venir. Et puis vient le soir et maman n’est pas là. A‑t-elle oublié son télé­phone ? Aura-t-elle dû faire des heures sup­plé­men­taires ? Où peut-elle donc bien être ? Lucy a l’impression de se fon­dre dans sa chaise. C’est que la garderie doit fer­mer et mon­sieur le sur­veil­lant com­mence à s’impatienter : il voulait aller faire les cours­es, acheter du poulet rôti, des hari­cots et de la purée, bref, pré­par­er un bon petit repas à ses enfants… Tant pis, pour une fois ce sera des piz­zas !  Mais l’heure tourne et la maman de Lucy n’arrive tou­jours pas. Ne serait-ce pas le moment d’appeler l’inspecteur ?  Con­tin­uer la lec­ture

Le jardin extraordinaire

Leonor PALMEIRA, Camille PIER, La Nature con­tre-nature (tout con­tre), L’arbre de Diane Edi­tions, coll. « La tortue de Zénon », 2016, 80 p., 12 €

palmeiraIl s’en passe des choses dans la nature. Des choses que l’on n’imagine pas, que l’on ne veut pas voir, ou que l’on nous cache parce qu’elles rendraient chèvre l’ordre établi. Celui, par exem­ple, de la dif­férence entre les hommes et les femmes, cette fameuse dif­féren­ci­a­tion sex­uelle qui serait le dernier rem­part con­tre la con­fu­sion iden­ti­taire, l’ultime argu­ment pour défendre la famille tra­di­tion­nelle. Que n’a‑t-il pas fal­lu enten­dre, en France, au moment des débats pour le mariage pour tous – et toutes ! Quelles couleu­vres n’a‑t-il pas fal­lu avaler ! Même si, au fond, on peut être d’accord avec Juli­ette Gré­co quand elle chante « La nature com­plique jamais inutile­ment / Y’a que les hommes pour s’épouser ». Mais la nature est plus égal­i­taire que la société humaine ; dans le règne ani­mal c’est : le non-mariage pour toutes et tous. Con­tin­uer la lec­ture

Le nouveau « J’accuse »

Pas­cal VREBOS, L’accusateur ou La comédie étran­glée, édi­tions du CEP, 2016, 64 p., 8€

vrebos-accusateur.jpgUn homme vraisem­blable­ment en colère con­tre le monde nous prend à par­tie. Qui est-il pour se per­me­t­tre de nous recracher à la face tous les tra­vers de notre human­ité ? Un philosophe ? Un vagabond qui traîne son dis­cours de place en place ? Un despote ? Un prophète ? Un para-humain ? Il est un peu de tout cela à la fois. Con­tin­uer la lec­ture

Sur le chemin de Dallas

Thier­ry DEBROUX, Kennedy, Lans­man, 2016, 48 p., 10 €

derboux kennedyLe monde poli­tique et les jeux de pou­voir ont tou­jours con­sti­tué d’ex­cel­lents motifs dra­ma­tiques, que ce soit au théâtre, au ciné­ma ou à la télévi­sion. Le sujet fascine et pour peu que l’his­toire soit agré­men­tée d’un soupçon de scan­dale ou de tragédie per­son­nelle, l’œuvre sera bien sou­vent assurée d’obtenir les suf­frages du pub­lic. Au théâtre, c’est bien sûr une longue tra­di­tion qui com­mence dès le théâtre antique et qui ne s’est jamais inter­rompue depuis. On pensera notam­ment aux intrigues « poli­tiques » d’un Shake­speare ou d’un Ibsen, pour ne citer que ceux-ci, jusqu’à un récent Tom Lanoye dont la Revue Rav­age nous dévoilait en 2015 les mémoires d’un ancien chef de par­ti. Pas­sons le ciné­ma et ses nom­breux biopics trop sou­vent édul­corés, pour évo­quer la série télévisée, où les très réus­sis Bor­gen et House of Cards ont dernière­ment réal­isé le tour de force de cap­tiv­er des mil­lions de téléspec­ta­teurs. Con­tin­uer la lec­ture

L’exil en partage

Kenan GÖRGÜN, J’habite un pays fan­tôme, Brux­elles, Tra­verse, coll. « Caram­bole », 2016, 66 p., 8 €

"J'habite un pays fantôme" de Kenan Görgün (Représentations Bruxelles, Liège)  Edition du texteCréée au Cen­tre cul­turel de Dison l’automne dernier, la pièce J’habite un pays fan­tôme de l’écrivain belge d’origine turque Kenan Görgün, né à Gand en 1977, met en scène deux frères, Kenan et Oth­mane.

Le pre­mier est un auteur qui se cherche, mais espère trou­ver « de quel fil se tri­cote notre iden­tité » et démon­tr­er com­ment ce qui est fait peut être défait et refait à l’infini. Il pré­tend domin­er le sec­ond, à ses yeux un gen­til pan­tin qu’il aurait inven­té pour l’écouter penser. Con­tin­uer la lec­ture

Un gosse n’est pas un dossier

Un coup de coeur du Carnet

Céline DELBECQ, L’enfant sauvage, Carnières, Lans­man, 2016, 36 p., 10€

Comme tous les ven­dredis, un homme tra­verse la place du Jeu de balle avec ses col­lègues pour aller déguster un bon stœmp chez Josiane. Un môme qui crie arrête son regard. L’homme s’approche et essaie, avec d’autres pas­sants, de savoir où sont les par­ents de cet enfant, com­ment il s’appelle… Le gosse ne répond pas. Seuls d’horribles beu­gle­ments sor­tent de sa bouche. Il se débat et se mord le bras. Un type réplique que “c’est un enfant sauvage qui cause la langue des bêtes” et qu’il n’y a rien à faire. Alors que les badauds pour­suiv­ent leur route, l’homme ne parvient pas à quit­ter ce petit être. Il appelle les flics et les attend avec lui. C’est ain­si qu’il se rend compte que le gamin est une fille. Il l’appelle Alice. Cette dernière sem­ble se calmer en sa présence. Il décide de la pren­dre sous son aile. Con­tin­uer la lec­ture

Les vents de la révolution

Mohamed BARI, Le prince d’Arabie, Carnières, Lans­man / CTEJ, 2015, 36 p., 9€

Au pays strict, règ­nent l’ordre et l’autorité. Y domi­nent aus­si la police qui sévit, la cen­sure, la dom­i­na­tion mas­cu­line, l’oppression des femmes, la répres­sion… Au pays strict, il est inter­dit de se plain­dre, les enfants ne rient presque pas, la radio passe con­tin­uelle­ment la même chan­son, les fils doivent exercer le même méti­er que leur père. Cer­tains papas sont mys­térieuse­ment par­tis « en voy­age ». Con­tin­uer la lec­ture

Méfie-toi du loup !

Cather­ine DAELE, La nuit du san­gli­er, Carnières, Lans­man, 2015, 48 p., 10€

Térence et Eri­ka sont frère et sœur. Cette dernière, âgée de quinze ans, veut décou­vrir le monde et n’en a que faire de l’école et de ses oblig­a­tions. Les chemins détournés sont bien plus alléchants. Elle aimerait fon­cer tête bais­sée, tel un san­gli­er. Térence et Eri­ka vivent seuls, leur mère étant par­tie à New York. Térence se voit con­fi­er la garde de sa tur­bu­lente sœur, lui qui, au con­traire, préfère respecter les règles et ne pas s’écarter du droit chemin. Il suit de bril­lantes études et tra­vaille comme serveur dans une brasserie. Tout le con­traire de sa sœur qui incar­ne la pas­sion de la jeunesse, la soif de lib­erté. Térence ren­con­tre des dif­fi­cultés à faire respecter son autorité. Eri­ka ren­con­tre Alec, un homme qui lui fait tourn­er la tête. Elle décou­vre les joies de la vie noc­turne, les boîtes de nuit, les bois et les san­gliers. Le frère et la sœur s’éloignent chaque jour un peu plus. Eri­ka aime ce frère mod­èle, mais veut s’en écarter. Con­tin­uer la lec­ture

« Je vous aime, merci »

Jean-Luc PIRAUX, Six pieds sur terre, Carnières, Lans­man, 2015, 36 p., 9€

Jean-Luc Piraux n’est pas un comé­di­en ni un auteur comme les autres. Ce clown lunaire de haut vol a le cœur sur la main. En dia­logue con­stant avec son pub­lic, il l’emmène à tra­vers des petites his­toires du quo­ti­di­en, tou­jours tein­tées d’humour et de quelques grince­ments. Car tôt ou tard, le clown blanc laisse sa place à l’auguste. La tragi­comédie est son domaine de prédilec­tion. Six pieds sur terre en est la par­faite illus­tra­tion. Même si ce texte est le pre­mier que Jean-Luc Piraux pub­lie, il n’est pas son pre­mier écrit. Con­tin­uer la lec­ture

À la santé de Mlle Beulemans

Frantz FONSON et Fer­nand WICHELER, Le Mariage de Mlle Beule­mans, Brux­elles, Impres­sions Nou­velles, coll. « Espace Nord », 2015, 233 p., 8,5 € / epub : 5,99 €

le mariage de mademoiselle beulemansVotre servi­teur recon­naît s’être trou­vé légère­ment embar­rassé lorsqu’on lui a demandé de noir­cir deux ou trois feuil­lets sur Le Mariage de Mlle Beule­mans. La col­lec­tion Espace Nord réédi­tait la pièce de Fon­son et Wichel­er et l’on devait bien en dire quelques mots. Mais Mlle Beule­mans n’avait-elle pas déjà fait couler assez d’en­cre ? Et com­ment ne pas éprou­ver une cer­taine méfi­ance envers cette his­to­ri­ette fleu­rant bon la naph­taline et les valeurs bour­geois­es, qui comme une vul­gaire ker­messe de vil­lage se ter­mi­nait sur les cuiv­res lour­dauds et empâtés de la Bra­bançonne ? Il fal­lait donc com­mencer par relire le texte. Et puis, quelque peu sur­pris, con­trar­ié même, se deman­der d’où Mlle Beule­mans – à un âge aus­si avancé – con­tin­u­ait à tir­er sa fraîcheur indé­ni­able.
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Des retrouvailles au goût amer

Jean-François Viot,  Au bord des lèvres, Marcinelle, Édi­tions du CEP, 2014, 131 p., 14€

Ellen vit avec son fils Bil­ly, à San­ta Cruz en Cal­i­fornie, dans une jolie mai­son bor­dant le Paci­fique. La vie suit son pais­i­ble cours : tan­dis que Bil­ly fréquente l’un des plus pres­tigieux col­lèges de la ville, Ellen vaque à ses occu­pa­tions, entre son boulot, les cours­es, le ménage, l’éducation de son fils et ses soirées papote avec sa voi­sine Lisa. Tout va pour le mieux jusqu’à ce qu’Ellen voie ses vieux démons ressur­gir et que frappe à sa porte Chet, un ancien amant. L’homme est au plus mal. Il est tox­i­co­mane et ne pos­sède plus rien. Sa car­rière est dans une impasse. Plus per­son­ne ne veut le pro­gram­mer. Ellen l’invite à s’installer chez elle quelques temps et tente de le faire décrocher. Petit à petit, leur passé com­mun refait sur­face. Com­ment se sont-ils ren­con­trés ? Pourquoi ne se sont-ils plus vus pen­dant dix-sept ans ? Vain­cra-t-il son addic­tion ? Con­tin­uer la lec­ture

Quand les rocs se fissurent

Séverine RADOUX

Greenville, c’est le nom d’un groupe de rock for­mé par des ados mal dans leur peau. La pièce retrace son his­toire depuis ses débuts hési­tants jusqu’à sa dis­pari­tion, en pas­sant par son suc­cès ful­gu­rant. Après avoir enchaîné une tournée mon­di­ale de con­certs, les musi­ciens revi­en­nent dans leur vil­lage natal pour ren­dre hom­mage à leurs pre­miers fans dans un show gigan­tesque. Cepen­dant, les élé­ments d’un drame se met­tent peu à peu en place… Con­tin­uer la lec­ture

Portrait de femme(s) pluriel et singulier

Un coup de coeur du Carnet
Maxime HANCHIR


landuytSi tout texte de théâtre est écrit pour être joué, toute pro­duc­tion réussie néces­site au départ un texte de qual­ité. Sylvie Lan­duyt le sait qui signe avec Elles(s) un texte vif et per­cu­tant remet­tant en cause les préjugés de genre. Sans jamais tomber dans la leçon de fémin­isme.
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Histoires de familles

Thomas GUNZIG, Bor­gia, comédie con­tem­po­raine, Vau­vert, Au dia­ble vau­vert, 2015, 72 p., 5 €/ePub : 2.99 €

gunzigPour endormir sa petite-fille, la vieille Lucrèce lui racon­te son enfance et puis sa vie : com­ment elle a quit­té sa famille pour en trou­ver une autre, après s’être trompée de famille, et finale­ment com­ment elle en a « fab­riqué » une. Puis, la petite-fille racon­te sa pro­pre vision de la famille. Con­tin­uer la lec­ture