Un coup de cœur du Carnet
Alexis LÉVRIER et Guillaume PINSON (dir.), Presse et bande dessinée : Une aventure sans fin, Impressions nouvelles, 2021, 380 p., 28 € / ePub : 28 €, ISBN : 978–2‑87449–838‑1
Voici un ouvrage passionnant, richement documenté et illustré, à propos du 9ème Art, qui, dès l’origine, se voit lié à une nouvelle culture du regard et de l’image. Sous la direction scientifique de deux éminents spécialistes de l’histoire de la presse et de la culture médiatique, différents chercheurs abordent le sujet en trois chapitres : La bande dessinée, un art du journal ; Les petits aventuriers du quotidien ; Fictions d’actualité et reportages dessinés. Une substantielle bibliographie et les notices des auteurs complètent l’ensemble. Les contributions offrent une compréhension historique et analytique, des origines à aujourd’hui, d’un art qui trouve sa source dans la civilisation du journal et de la presse au 19e siècle. Continuer la lecture
D’une présentation luxueuse – format généreux, papier de qualité, mise en page soignée, iconographie impeccable –, le livre d’Yves Vasseur est difficilement classable. Ni biographie, ni essai au sens strict, proche du “journal de fouilles” des archéologues, il réunit les récits de quatre enquêtes distinctes dont le commun dénominateur est Vincent van Gogh. La première concerne un portrait photographique longtemps considéré comme celui du peintre à l’âge de treize ans : à la suite de longues et minutieuses recherches, l’auteur démontre qu’il s’agit en fait de Théo, le jeune frère de Vincent, révélation qui a déjà causé un vif émoi dans le landerneau. L’enquête suivante porte sur deux dessins signés VG et représentant de vieilles maisons à Cuesmes. Retrouvés dans un grenier en 1958, ils sont authentifiés peu après, ce que conteste de façon très argumentée Y. Vasseur, pour qui le dilemme reste entier. Troisième investigation, à propos du tableau Marguerite à l’harmonium qui aurait été abandonné par van Gogh après avoir été gâché accidentellement, puis réparé par Paul Gachet fils ; mais celui-ci s’est rétracté ultérieurement, non sans avoir peint lui-même la scène. La quatrième enquête s’attache à une photo de groupe en fête provenant d’une collection new-yorkaise, et au dos de laquelle est imprimée la mention VINCENT VAN GOGH. Malgré l’insistance du propriétaire, et après avoir tenté en vain d’établir la plausibilité de l’évènement, l’auteur conclut par un démenti – avant de jeter le doute sur le revolver rouillé avec lequel van Gogh se serait suicidé, et qui fut vendu chez Drouot pour 162.500 euros… 

Dans ce troisième recueil de chroniques qui recense des textes courts philosophiques chapeautés par des titres parfois surprenants, Pascale Seys nous emmène dans ses réflexions sur des thèmes classiques tels la vieillesse, le bonheur ou la gentillesse, mais aussi des thèmes plus inattendus comme les distributeurs de savon automatiques. 











