Claire GATINEAU, Debout sur le toit, La place, 2025, 128 p., 16 €, ISBN : 978–2‑9602918–5‑8
Debout sur le toit invite à penser que notre rapport aux lieux s’établit dès notre enfance. Petite, la narratrice – « la femme », dans le récit – habitait dans une demeure « pleine de maisons miniatures », parents architectes obligent. Elle et son père « ouvraient les portes des maisons vides et se glissaient entre leurs murs pour les mesurer ». En elle, cette curiosité s’est établie. Un corps peut être appelé par un espace. Un jour, la « maison minuscule tout en hauteur » d’un quartier très médiatisé de Bruxelles se noue au ventre de la femme. Après avoir rendu toutes les clés des théâtres, elle fait l’acquisition d’une nouvelle. Avec ce manuel hybride foisonnant, Claire Gatineau déplie les étapes d’appropriation d’un lieu, innervé par les récits du corps qui l’investit. Continuer la lecture





Alice au paradis s’ouvre sur une scène classique, celle d’un échange épidermique entre une cliente et une employée d’un salon d’esthétique, croqué de façon foudroyante par cette même employée, en un monologue intérieur caustique, révélateur de son état d’esprit :
La collection « La tortue de Zénon », aux éditions de L’arbre de Diane, crée à nouveau des étincelles harmonieuses entre littérature et science, elles qui inscrivent de concert la beauté « au cœur [de leur] processus créatif », comme le souligne d’emblée l’éditrice Mélanie Godin. Dans Comment regarder plus loin, onze autrices attirent chacune dans leurs paumes une femme de science, qui a éclairé le monde d’antan ou d’aujourd’hui. Ces destins de femmes scientifiques, étudiés par ces autrices, dessinent une large constellation, composée de disciplines (sciences du climat, géodésie et sismologie, physique spatiale, astronomie, mathématiques, pathologie moléculaire des plantes, génétique, médecine et chirurgie, neuro-rééducation) et de contrées (Belgique, Danemark, France, Angleterre, Allemagne, Etats-Unis, Ethiopie, Italie) variées.
À Tournai, au MuFIm, musée du folklore et des imaginaires, lors d’une nuit « privée du regard d’autres visiteurs », deux habitantes ponctuelles se sont lovées : la philologue, poétesse et autrice belge Colette Nys-Mazure et Isabelle Gillet, commissaire d’expositions, professeure des universités (Artois) et essayiste. Le tour des abandons nous greffe à cette errance inspirante. 

