Archives de l’auteur : Le Carnet et les Instants

Homo sum

Dominique COSTERMANS et Régine VANDAMME, Le bureau des secrets pro­fes­sion­nels. His­toires vécues au tra­vail, T. 1, Pré­face de Pas­cal Chabot, illus­tra­tions d’Allilalu, Renais­sance du livre, 2020, 248 p., 20 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2507056865

costermans vandamme le bureau des secrets professionnelsAlors que l’idéologie néolibérale a pro­gram­mé la déshu­man­i­sa­tion du tra­vail, qu’elle s’y attelle, que la révo­lu­tion numérique pousse à con­fon­dre le tra­vailleur et l’ordinateur, l’humain résiste, existe. Il n’a pas déserté le peu­ple des laborieux qui prend la parole autant que l’outil dans Le bureau des secrets pro­fes­sion­nels. Et tant qu’il par­lera, humain il restera. Con­tin­uer la lec­ture

Les prix littéraires de l’Académie : les sélections d’automne

academie royale

Le palais des Académies

Yves Namur, secré­taire per­pétuel de l’A­cadémie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique (Arllfb), a annon­cé ce lun­di 26 octo­bre les ouvrages et auteurs sélec­tion­nés pour les prix lit­téraires 2020 de l’A­cadémie. Les lau­réats seront dévoilés en févri­er 2021. Con­tin­uer la lec­ture

Nul ne peut confiner l’écriture

Tan­guy HABRAND, Le livre au temps du con­fine­ment, Impres­sions Nou­velles, 2020, 144 p., 14 € / ePub : 7.99 €, ISBN : 978–2‑87449–817‑6

Loin des indi­gestes jour­naux de con­fine­ment qui ont accom­pa­g­né la Covid-19 comme son ombre, loin de l’avalanche d’essais plus ou moins éclairés, se con­tentant le plus sou­vent de surfer sur la vague de l’opportunisme, dans Le livre au temps du con­fine­ment, Tan­guy Habrand analyse avec brio les impacts de la crise covi­di­enne sur la chaîne du livre. Davan­tage que s’en tenir à une radi­ogra­phie des manières dont l’industrie du livre a fait face, s’est adap­tée (ou pas) au con­fine­ment, Tan­guy Habrand appréhende la crise san­i­taire comme un révéla­teur, un « analy­seur » écrit-il, des champs du monde cul­turel, plus large­ment du monde socio-poli­tique. La pandémie posée en « analy­seur insti­tu­tion­nel » a per­mis de met­tre à nu le fonc­tion­nement de la république du livre. Con­tin­uer la lec­ture

Belette et Lapin

Un coup de cœur du Car­net

Marine SCHNEIDER, Tu t’appelleras Lapin, Ver­sant Sud, 2020, 48 p., 14 €, ISBN : 978–2‑930938–24‑0

marine schneider tu t'appelleras lapinL’univers de Marine Schnei­der se pelo­tonne dans un fan­tas­tique mys­térieux. Cette artiste crée des albums atmo­sphériques qui sur­pren­nent et intriguent. Son trait se fait épuré et expres­sif quand elle envis­age cer­tains per­son­nages, alors que sa tech­nique se ram­i­fie au moment de représen­ter la nature. Effets d’aquarelle et de pas­tel, rehausse­ments de con­tours, tex­ture en super­po­si­tions, per­spec­tives recal­i­brées, vari­a­tions autour des verts et du saumon… Par touch­es, aplats, traits et nuages, Schnei­der com­pose avec sen­si­bil­ité un imag­i­naire dense, silen­cieux et accueil­lant qui sus­cite une irré­sistible envie de le pénétr­er. Con­tin­uer la lec­ture

“Ad@ptez un classique” revient pour une 2e édition

ad@ptez un classique

“Ad@ptez un clas­sique”, le con­cours autour de la col­lec­tion Espace Nord des­tiné aux class­es de 5e et 6e sec­ondaires, revient pour une deux­ième édi­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Le plaisir (de fabriquer) des images

Pierre STIVAL, Une car­a­vane attachée à une Ford Taunus, roman à haut poten­tiel poé­tique, Cac­tus inébran­lable, coll. « Cac­tus poche », 2020, 102 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39049–016‑6

stival une caravane attachée a une ford taunusAvec Une car­a­vane attachée à une Ford Taunus, l’auteur tour­naisien Pierre Sti­val signe un pre­mier roman.
Roman ?
Oui.
Hybride, certes, comme l’indique le sous-titre roman à haut poten­tiel poé­tique, mais roman tout de même.
Les édi­tions du Cac­tus inébran­lable (l’éditeur qui grat­te et qui pique, comme elles le rap­pel­lent sur leur site) ont pour ligne édi­to­ri­ale le texte court, la nano-fic­tion, le frag­ment. Le sous-titre roman à haut poten­tiel poé­tique vient rap­pel­er ce ton/cette brièveté, des fois que le lecteur oublierait qu’il va plonger dans un inclass­able. Un objet lit­téraire non iden­ti­fié tout à la fois roman poé­tique et long poème en prose. Con­tin­uer la lec­ture

Prix littéraire Charles Plisnier

Ariane Le Fort

Ari­ane Le Fort, lau­réate du prix Charles Plis­nier 2019

Le prix lit­téraire Charles Plis­nier a révélé le nom de ses deux lau­réates. Deux, car les prix 2019 et 2020, respec­tive­ment con­sacrés à la fic­tion et au théâtre, ont été dévoilés en même temps.  Con­tin­uer la lec­ture

La course à la vie

Geneviève CASTERMAN, Cours Lola, cours !, Esper­luète, 2020, 32 p., 16,50 €, ISBN : 9782359841305

Une fille aux cheveux rouges, débardeur clair et bas­kets, courant comme une dératée dans la cap­i­tale berli­noise afin de sauver son ami Man­ni. C’est cette image-culte que le titre Cours Lola, cours ! évoque à ceux d’« un temps que les moins de vingt ans ne peu­vent pas con­naître ». À présent, il réfèr­era égale­ment, dans l’esprit des plus jeunes cette fois, à un album jeunesse pub­lié chez Esper­luète édi­tions, celui de Geneviève Cast­er­man qui pré­cise elle-même que « le titre du livre n’a rien en com­mun avec le film éponyme que le prénom de son héroïne ». Con­tin­uer la lec­ture

« Il y a toujours une fin aux confins … »

Un coup de cœur du Car­net

Anna AYANOGLOU, Le fil des tra­ver­sées, Gal­li­mard, 2019, 97 p., 12,50 € / ePub : 8.99 €, ISBN : 978–2‑07–284427‑0

anna ayanoglou le fil des traverseesCréé en 1913, le per­son­nage de Barn­a­booth, voyageur libre et déli­cat, nous entraîne à tra­vers l’Europe du début du 20e siè­cle. Sous la plume pré­cieuse de Valery Lar­baud, les villes du vieux con­ti­nent se suc­cè­dent, se déplient, de Moscou à Lon­dres, de Paris à Berlin. Occa­sion pour Barn­a­booth de dessin­er une car­togra­phie intime et per­son­nelle que le lecteur devine au fil des frag­ments com­pilés du  jour­nal et des poèmes. L’un de ceux-ci éclaire par­ti­c­ulière­ment le con­texte sen­ti­men­tal dans lequel s’effectue cette tra­ver­sée, Con­tin­uer la lec­ture

La sélection du prix commémoratif Astrid Lindgren 2021

Anne Herbauts portrait

Anne Herbauts, sélec­tion­née pour le prix Astrid Lind­gren

Le jury du prix com­mé­moratif Astrid Lind­gren a livré sa sélec­tion pour l’édi­tion 2021 : 263 nom­més venus de 69 pays. Con­tin­uer la lec­ture

Garder en mémoire et mettre en lumière

Un coup de cœur du Car­net

Mar­i­anne SLUSZNY, Bel­giques. Chemins de femmes, Ker, 2020, 12 €, ISBN : 978–2‑87586–256‑3

marianne sluszny collection belgiques editions ker couvertureQui étais-je ? J’avais tant de mal à me rassem­bler qu’il me sem­blait incon­cev­able de m’inventer un avenir. La ques­tion se posait-elle d’ailleurs ? 

« Hélène, Nicole, Mar­greet et les autres… Ces femmes belges qui ont vécu la guerre 14–18 et ses suites sont au cœur de ce recueil de nou­velles […] ». Aujourd’hui, en 2020, nous avons cer­taine­ment, toutes et tous, des sou­venirs rap­portés par nos grand-mères à pro­pos de leur vécu ou celui de leurs par­ents durant la Pre­mière Guerre mon­di­ale. Des sou­venirs inscrits jusque dans la mémoire de nos cel­lules. Con­tin­uer la lec­ture

Isabelle Corlier remporte le prix Soleil noir jaune rouge

ISabelle Corlier

Isabelle Cor­li­er rem­porte le prix Soleil noir jaune rouge

Isabelle Cor­li­er rem­porte la cinquième édi­tion du prix Soleil noir jaune rouge pour son roman Ring est Con­tin­uer la lec­ture

Prix Révélation SGDL : la deuxième sélection

La Société des gens de Let­tres (SGDL) a com­mu­niqué la deux­ième sélec­tion de ses prix Révéla­tion. Ils couron­neront de jeunes auteurs dans dif­férents gen­res : la poésie, le roman, la nou­velle et la tra­duc­tion.

La SGDL remet chaque année des grands prix, qui récom­pensent des auteurs con­fir­més. La société d’au­teurs décerne aus­si des prix Révéla­tion, qui met­tent en lumière de nou­veaux tal­ents lit­téraires. En 2019, le prix Révéla­tion de poésie avait récom­pen­sé le Belge Sébastien Fevry pour son recueil Soli­tude Europe. Une autre autrice de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles pour­rait lui suc­céder cette année. Con­tin­uer la lec­ture

« Écrire doit être une nécessité, tout comme la mer a besoin des tempêtes, et j’appelle cela respirer… »

Un coup de cœur du Car­net

Léonie BISCHOFF, Anaïs Nin sur la mer des men­songes, Cast­er­man, 2020, 192 p., 23.50 €, ISBN : 978–2203161917

léonie bishoff anais ninIl lui aura fal­lu huit ans pour trans­pos­er en images des pas­sages du réc­it qu’Anaïs Nin fit de sa pro­pre vie dans les dif­férentes ver­sions par­fois con­tra­dic­toires du Jour­nal. Dans un roman graphique de 190 pages paru en août 2020 chez Cast­er­man, Léonie Bischoff a choisi de racon­ter son Anaïs, celle qui l’inspira durable­ment lorsque étu­di­ante, elle décou­vrit son œuvre.


Lire aus­si : 1000 raisons d’aimer l’Ate­lier Mille (C.I. n°195)


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Henri Michaux. Des lances et non des formes

Hen­ri MICHAUX, Saisir, Fata Mor­gana, 2020, 112 p., 21 €, ISBN : 978–2‑37792–063‑1

henri michaux saisir fata morgana couvertureCon­nues pour leur très belle ligne édi­to­ri­ale, pour l’élégante fac­ture de leurs livres, pour leurs pub­li­ca­tions de nom­breux ouvrages de Michaux, les édi­tions Fata Mor­gana, dirigées par Bruno Roy et David Mass­abuau, vien­nent de pub­li­er Saisir, un des recueils les plus sai­sis­sants d’Henri Michaux, ryth­mé par ses textes et ses dessins à l’encre. « Livre d’artiste » ou plutôt livre michal­dien, Saisir (1979) ren­voie au poème éponyme de Jules Super­vielle, un ami de Michaux. L’ambition du livre est d’emblée posée : ten­ter de « saisir mieux, de saisir autrement, et les êtres et les choses, pas avec des mots, ni avec des phonèmes, ni des ono­matopées, mais avec des signes graphiques ». Une nou­velle fois, le poète s’engage à fray­er un abécé­daire, un bes­ti­aire éman­cipé du ver­bal, où l’encre de l’écrit et du dessin vise à retrou­ver la vitesse, le mou­ve­ment des choses. Dès l’enfance, il est en lutte avec un lan­gage ver­bal imposé. Écrire et pein­dre seront perçus comme des exor­cismes, comme des inven­tions de « signes pour retir­er son être du piège de la langue des autres » (Un bar­bare en Asie). Très tôt, le pro­jet de créer une langue qui lui soit pro­pre le mobilise. Dans Mou­ve­ments, paru en 1952, il explor­era un nou­v­el alpha­bet com­posé d’idéogrammes, de rythmes visuels. Con­tin­uer la lec­ture

Les rendez-vous du premier roman : les finalistes

Caroline Valentiny

Car­o­line Valentiny — © Car­o­line Valentiny

Les ren­dez-vous du pre­mier roman, prix lit­téraire québé­cois, ont livré la sélec­tion de l’édi­tion 2020–2021. Les lau­réat-e‑s seront dévoilés au print­emps. Con­tin­uer la lec­ture