Archives de catégorie : Théâtre

Théâtre

Retrou­vez toutes nos recen­sions con­sacrées au théâtre

Jean-Marie Piemme. Le théâtre comme révélateur du monde

Jean-Marie PIEMMEBrux­elles, print­emps noir suivi de Scan­daleuses et 1953, Post­face de Pierre Piret, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2018, 288 p., 9 €, ISBN : 978–2875681492

Com­ment le théâtre est-il à même de ques­tion­ner l’Histoire, ses crises, ses tragédies ? Com­ment dress­er un dis­posi­tif scénique qui la prend au piège de ses pro­pres folies ? Dra­maturge majeur de la scène théâ­trale actuelle, Jean-Marie Piemme con­stru­it « un théâtre de sit­u­a­tions » (Sartre) comme l’analyse Pierre Piret dans sa très riche post­face. Créée par Philippe Sireuil, la pièce Brux­elles, print­emps noir évoque les atten­tats qui frap­pèrent Brux­elles le 22 mars 2016. Pour le pire, le réel a repro­duit l’imaginaire : alors qu’il avait rédigé une fic­tion sur le thème des atten­tats, ces derniers frap­pent la cap­i­tale, la plongeant dans un print­emps noir. Jean-Marie Piemme se livr­era à un tra­vail de réécri­t­ure, pro­duisant un texte théâ­tral mobile, lais­sé ouvert au sens où la mise en scène, le jeu des acteurs inter­vi­en­nent dans l’articulation des dix-huit tableaux qui la com­posent. Inter­ro­geant l’irruption des forces de mort dans le tis­su de la vie, la con­struc­tion de la tragédie adopte un point de vue kaléi­do­scopique : elle com­bine les voix des vic­times, des morts, leurs dernières paroles souf­flées par les bombes, les voix des blessés, les dis­cours entre cynisme et veine ubuesque des politi­ciens, des min­istres, l’intervention des Par­ques, l’interview d’un dji­hadiste, la voix de la faucheuse, de la camarde,celles de l’auteur, des acteurs jouant la pièce.

Con­tin­uer la lec­ture

Ulysse des temps modernes

René BIZAC, Je suis un héros, Lans­man, 2018, 54 p., 10 €, ISBN : 978–2‑8071–0210‑1

Un valeureux gail­lard, Jean-Denis Coum­ba, petit-fils de Sib­ri-le-Colosse, descen­dant de Mam­ba, le chef de cav­a­lerie du roi des Mossi, quitte l’Afrique et entre­prend la tra­ver­sée vers l’Europe. Un autre gars de son vil­lage, Dia­baté, son presque frère, celui dont le grand-père a trahi, l’accompagne. Le petit rafiot qui les trans­porte coule et emporte au fond des abysses tous ses occu­pants, excep­té Jean-Denis qui survit et nage jusqu’à Anvers. Là, le bourgmestre — un ancien gros qui cherche à redor­er son bla­son — le prend sous son aile et lui pro­pose de devenir lieu­tenant-colonel à cheval. Mais Jean-Denis s’ennuie rapi­de­ment et con­tin­ue sa route jusqu’à Paris. S’il veut vivre comme un prince, c’est là qu’il doit se ren­dre ! L’homme ne s’en sort pas trop mal : il tra­vaille illé­gale­ment à Rungis, aide les touristes au pied de la Tour Eif­fel et se nour­rit dans les poubelles du XVIème. Toute­fois, un chi­nois, Mon­sieur Ping, qui a remar­qué sa puis­sance, désire l’embaucher. À force de refuser, l’Asiatique lui colle l’inspection au cul. Dia­baté fait son grand retour. L’homme a égale­ment survécu au naufrage. Les aven­tures de Jean-Denis ne sont pas ter­minées. En échange d’une promesse de papiers, il se retrou­ve à garder le chien de la femme du patron de Rungis. Un petit chien nerveux qui ne cesse d’aboyer et qui fera bas­culer la pièce dans une toute autre dimen­sion. Con­tin­uer la lec­ture

Arrestation arbitraire

Giuseppe LONOBILE, Emma K., Lans­man, coll. « Lans­man Poche », 2018, 66 p., 8€, ISBN : 978–2807101999

Le jour de son douz­ième anniver­saire, Emma K. reçoit la vis­ite d’un homme qu’elle ne con­nait pas et qui l’arrête. Pour quel motif ? Elle n’en sait rien. Ses par­ents et son frère ont été envoyés « en vacances », tan­dis qu’elle se voit privée de lib­erté. Elle doit toute­fois con­tin­uer à se ren­dre à l’école et est escortée en per­ma­nence par un agent, sorte de polici­er-nounou, qui aime regarder la télévi­sion et prend de plus en plus les allures d’une mouche. À l’école, per­son­ne ne sem­ble trou­ver cette sit­u­a­tion étrange. Sa prof, Madame Grubach, la met en con­tact avec son frère avo­cat, mais Emma K. se rend rapi­de­ment compte que per­son­ne ne parvient réelle­ment à l’aider. Per­son­ne ne sait surtout ce qui se trame réelle­ment. Elle apprend que nom­bre d’enfants comme elle atten­dent leur procès, trainent dans les couloirs de son immeu­ble et se ren­dent par­fois au gre­nier. Il se dit qu’une géante tir­erait les ficelles de tout cela. Emma tente de trou­ver des répons­es. Pourquoi veut-on les musel­er et les priv­er de lib­erté ? Ne peut-on pas remet­tre en ques­tion la parole des instances de pou­voir ? Sa recherche de la vérité la met en présence de nom­breux autres per­son­nages. Sa com­bat­tiv­ité, son besoin de jus­tice et sa soif d’être défendue pour­raient bien lui don­ner rai­son. Con­tin­uer la lec­ture

Être différent

Loris LIBERALE, Y a pas de lézard, Lans­man, 2018, 38 p., 9 €, ISBN : 978–2807102071

Léo a des dif­fi­cultés à se faire accepter. Quand il par­le, il arrive sou­vent que sa langue fourche, qu’il se mette à bégay­er et que son dis­cours en devi­enne incom­préhen­si­ble, ce qui provoque évidem­ment les rires et les moqueries de ses com­pagnons de classe. Ils le surnom­ment « Mon­key ». Léo essaie de pass­er out­re, mais au fond de lui, il est tou­jours un peu plus blessé. Par­fois, le poids des moqueries étant trop lourd, Léo pique des crises. Il passe le plus clair de son temps seul, à éviter ses cama­rades et zone dans les couloirs de l’école, ce qui ne plaît pas à l’éducateur. Un des élèves, Rémi, est par­ti­c­ulière­ment méchant avec lui et veut lui nuire. Con­tin­uer la lec­ture

Paul Emond. Descente dans la condition humaine

Paul EMOND, His­toire de l’homme, tome 2, Lans­man, 2018, 14 €, ISBN : 978–2‑8071–0193‑7

Art de l’illusion qui révèle les vérités cachées, le théâtre crée une scène sur laque­lle com­para­is­sent les pas­sions des hommes, l’échiquier du pou­voir, les con­flits entre morale et poli­tique, la grande tra­gi-comédie de l’Histoire. Dans ce deux­ième tome d’His­toire de l’homme, le dra­maturge et romanci­er Paul Emond agence une « pièce fleuve, mobile, chao­tique et à suiv­re » se découpant en saynètes qui revis­i­tent au fil d’un humour philosophique le mythique et le banal, la folie des hommes, des dieux et les grandes orgues des pul­sions. Le secret de la puis­sance cor­ro­sive des scènes a pour nom con­den­sa­tion. Qu’il déterre les facettes con­tem­po­raines du mythe d’Orphée, d’Ulysse, qu’il s’empare de l’invention de mon­sieur Guil­lotin, qu’il agence à ciel ouvert une curieuse trinité com­posée d’un provo­ca­teur, d’un pick­pock­et et d’une rêveuse, l’œil du dra­maturge noue le sur­réel à une analyse poé­tique des ressorts de la con­di­tion humaine. Pour ce faire, il con­joint point de sur­vol et descente dans la pâte micro­scopique des faits ; il se décen­tre, se fait ani­mal, ange, quit­tant l’ancrage humain afin de lire à rebours la mécanique des réc­its de vie et des hauts faits his­toriques. Con­tin­uer la lec­ture

Une unique pousse par foyer

Cécile MOUVET, Éten­dre ses branch­es sur le monde, Lans­man, 2018, 40 p., 10€, ISBN : 978–2‑8071–0194‑4

Deux êtres s’aiment, s’enlacent, veu­lent fonder une famille. Un jour, on plante une graine dans le cocon famil­ial. Quelques mois plus tard, naît le fruit de leur amour. D’autres pouss­es veu­lent égale­ment voir le jour, se bous­cu­lent dans le ven­tre de la terre, essaient de sor­tir leurs petites racines. Mais les Élagueurs ne voient pas leur venue d’un très bon œil. Trop de « mau­vais­es herbes » détru­iraient tout. Il n’y aura pas assez d’eau pour toutes les nour­rir. Une seule pousse par foy­er, c’est tout ! Mais deux êtres s’aiment tou­jours et con­tin­u­ent de s’enlacer. Une nou­velle graine est plan­tée… Con­tin­uer la lec­ture

Michèle Fabien. Soulèvement des corps

Un coup de cœur du Carnet

Michèle FABIEN, Jocaste, Claire Lacombe, Berty Albrecht, post­face de Veroni­ka Mabar­di,  Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2018, 176 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–403‑5

Michèle Fabien, JocasteJocaste, Claire Lacombe, Berty Albrecht… trois femmes que Michèle Fabi­en arrache au silence, celui de l’Histoire des hommes, des vain­queurs, trois femmes dont elle porte la voix comme un flam­beau éclairant les pas­sions humaines et les mythes, la roue du temps et l’avènement du nou­veau. Dra­maturge, femme de théâtre qui par­tic­i­pa à l’aventure de l’Ensemble Théâ­tral Mobile, fig­ure majeure du Jeune Théâtre belge dans les années 1970–1990, tra­duc­trice du théâtre de Pasoli­ni, Michèle Fabi­en (1945–1999) est l’auteure d’une œuvre ardente qui a renou­velé la scène du théâtre. Salu­ons Espace Nord de pour­suiv­re l’entreprise d’édition des pièces de Michèle Fabi­en. Après Char­lotte, Sara Z. et Notre Sade accom­pa­g­né d’une pré­cieuse lec­ture de Marc Quaghe­beur, ce vol­ume remar­quable­ment post­facé par Veroni­ka Mabar­di réu­nit trois textes qui réin­ter­ro­gent l’espace de la représen­ta­tion, l’émergence d’un corps porté par la let­tre et la réap­pro­pri­a­tion d’une vie, d’une parole, d’un nom, d’un sens. Con­tin­uer la lec­ture

« Je vins en un lieu où la lumière se tait »

Alex LORETTE, Géo­gra­phie de l’enfer, Lans­man, 2018, 50 p., 11€, ISBN : 978–2‑8071–0179‑1

lorette geographie de l enfer.jpgFranck, JC et Leslie vivent dans un trou per­du. Aucun voisin, aucune mai­son aux alen­tours. Que la nature à perte de vue, ses forêts, les bruits qui craque­nt, des hul­ule­ments, le vent qui souf­fle. Rien qu’eux trois et leur pro­fonde soli­tude, brisée par­fois par des échap­pées au tra­vail ou sur les routes. Qui sont-ils les uns pour les autres ? Deux frères et une sœur ? Un ménage à trois ? Des amis ? De sim­ples colo­cataires ? Con­tin­uer la lec­ture

S’accroche-t-on Malgrétout ou Tantpis, c’est fini ?

Stanis­las COTTON, La pro­fondeur des forêts, Lans­man, 2018, 48 p., 11€, ISBN : 9782807101845

cotton la profondeur des forêts.jpgSir­ius Mal­grétout com­mence un nou­veau job dans un mag­a­sin d’électroménagers. Il passe ses journées à par­courir les longues allées d’un hangar, à charg­er des fri­gos ou des lave-vais­selles, à pouss­er un char­i­ot et à trans­porter le tout jusqu’à l’accueil. Un emploi fati­gant et extrême­ment répéti­tif : tick­et allée numéro untel, emplace­ment untel — charge­ment — déplace­ment — livrai­son. Et on recom­mence. De plus, Sir­ius n’a pas vrai­ment le physique du démé­nageur. Un curieux per­son­nage, Tom­my Tant­pis, le suit partout. Qui est-il ? Un fan­tôme qui le hante, comme le dit la légende ? Un mau­vais cauchemar ? Un ami qui lui veut du mal ? Son pro­pre dou­ble ? Le mys­tère reste entier. Con­tin­uer la lec­ture

Mon robot, mon amour !

Stéphane MANSYLe grand rem­place­ment, Le Cerisi­er, 2017, 58 p., 8,50 €, ISBN : 978–2872672080

mansy le grand remplacement.jpgLe grand rem­place­ment de Stéphane Man­sy vient d’être crée au Stu­dio-théâtre de la Lou­vière dans une mise en scène de l’auteur. Et comme tou­jours avec le théâtre au cœur des « effets indésir­ables » du monde, on recy­cle des mythes! Ceux des androïdes, des robots intel­li­gents, des « aliens » issus d’une human­ité qui s’emploie depuis des mil­lé­naires à se « rem­plac­er »… Que ce soient les fig­ures baro­ques des auto­mates, Franken­stein, … la ques­tion de l’invasion intérieure des humains par ses créa­tures est un thème éter­nel. La pièce a touché un pub­lic de plus en plus intriqué dans des appli­ca­tions tech­nologiques qui con­stituent aus­si un rap­port d’amour-haine au numérique et à ses suites. Con­tin­uer la lec­ture

Quand les rêves font sécher les larmes

Flo­rence KLEIN, À petits pas et Je suis une danseuse étoile, Lans­man, 2017, 52 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0171‑5

klein a petits pas.jpgCet opus reprend deux pièces de théâtre pour le jeune pub­lic. La pre­mière, À petits pas, nous plonge dans l’univers d’une enfant, Alice, qui aime bien racon­ter à la cica­trice sur son pied des his­toires de quand elle était petite et qu’elle ne dit pas à ses amies parce que ça les ennuie. Son père est mort et elle vit avec sa mère, qui est tou­jours pressée et qui ne la com­prend pas. Elle peut même aller jusqu’à la vio­lence ver­bale et physique. Con­tin­uer la lec­ture

Une femme légendaire au milieu de la tempête

Céline DELBECQ, Le vent souf­fle sur Erze­beth, Lans­man, 2017, 62 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0162‑3

delbecq le vent souffle sur erzebeth.jpgSix jours par mois, le vent souf­fle sur Som­lyo, petit vil­lage enclavé sur une île, entre mer et mon­tagne. Six jours par mois, les bour­rasques frap­pent, les élé­ments se déchaî­nent, les vagues rompent tout sur leur pas­sage, le vol­can Popra­ca­p­a­to crache. Six jours par mois, les débris volent, le sang coule, la mort s’active. Six jours par mois, Erze­beth Roz­gov­nyi, qui vit encore chez sa mère, délire et se laisse emporter par ses vieux démons : son père mort trop tôt, son amant Hyvàn éva­poré dans la nature, son enfance avortée. Au vil­lage, on s’accroche, on attend patiem­ment que la tem­pête passe. Mais tou­jours il y a quelques impru­dents qui sor­tent et se font hap­per par une branche, une vague, un rocher… Con­tin­uer la lec­ture

Un Caméléon qui nous en raconte des vertes et des pas mûres…

_JWO7296Le cinquante-huitième Fes­ti­val de Théâtre de Spa de l’été dernier a levé le rideau avec la pre­mière d’un nou­veau Caméléon, spec­ta­cle bâti sur un choix de textes du romanci­er et nou­vel­liste Jean Muno (1924–1988), aux­quels l’acteur Nico­las Ossows­ki insuf­fle une force remar­quable dans un solil­oque per­cu­tant, mis en scène avec beau­coup de doigté par Daniela Bis­con­ti. Se trou­ve ain­si pro­fondé­ment retra­vail­lée la riche adap­ta­tion scénique de Patrick Bon­té, créée le 13 jan­vi­er 1981 avec le comé­di­en Jean-Paul Comart au Théâtre de l’Esprit Frappeur dans la cap­i­tale belge. L’écrivain brux­el­lois avait alors col­laboré étroite­ment à cette ini­tia­tive orig­i­nale, reprise exacte­ment vingt ans plus tard au Rideau de Brux­elles dans une ver­sion mod­i­fiée. Con­tin­uer la lec­ture

La caverne aux merveilles, l’Esprit Frappeur

Albert-André LHEUREUX, L’Esprit frappeur, réc­it d’une aven­ture théâ­trale, pré­face de Jacques De Deck­er, Genèse, 2017, 19,50 €, ISBN : 1094689092

lheureux.jpgLes sou­venirs de spec­ta­cles sont des luci­oles, elles sur­gis­sent de la nuit, nous illu­mi­nent avant de rep­longer dans l’obscurité. Les pho­tos, les vidéos, les cap­ta­tions, sont des traces sou­vent mélan­col­iques pour celles et ceux qui ont vécu la ren­con­tre de ces spec­ta­cles vivants. Con­tin­uer la lec­ture

Face à l’immensité

Un coup de cœur du Carnet

Régis DUQUÉ, Les voies sauvages, Lans­man, 2017, 62 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0159‑3

duqué.jpgLa mon­tagne a tou­jours fasciné le com­mun des mor­tels. Qui ne s’est jamais extasié depuis un avion sur­volant quelque mas­sif ? Qui n’a jamais levé les yeux vers ces grandes dames en louant quelque car­ac­tère sacré ? Il est toute­fois des hommes et des femmes pour qui la fas­ci­na­tion est si intense qu’elle en devient pas­sion­nelle, addic­tive, mys­tique. Con­tin­uer la lec­ture

Par amour, dit-elle

un-grand-amour_0057_lanon

©Vir­ginie Lançon

Un grand amour de Nicole Mal­in­coni (Esper­luète édi­tions, 2015), mise en scène de Jean-Claude Berut­ti.

Une femme seule en scène. Dans un salon (esquis­sé par le décor). Une femme, à la vie déjà vécue. Un livre à la main. Celui de la jour­nal­iste Git­ta Sere­ny, Au fond des ténèbres. Sur l’ex-commandant des camps d’extermination de Soli­bor, de Tre­blin­ka, Franz Stan­gl, l’époux de la femme en scène, There­sa Stan­gl. Qui se met à par­ler. À s’adresser à la jour­nal­iste, venue l’interviewer quelque temps aupar­a­vant. Sur ce qu’elle savait des activ­ités de son mari. Sur sa vie avec lui, pen­dant la péri­ode nazie, et ensuite, au Brésil. Où elle sem­ble avoir vécu heureuse. Elle se sou­vient de cet entre­tien. Revient sur ce qu’elle a dit et qui a con­tin­ué à tra­vailler son esprit. Con­tin­uer la lec­ture