Le prix Première Victor du livre jeunesse pour Marie Colot

Marie Colot

La Foire du livre offre tra­di­tion­nelle­ment un cadre à la remise de dif­férents prix lit­téraires. Par­mi ceux-ci : le prix Pre­mière Vic­tor. Il récom­pense cette année Marie Colot. Con­tin­uer la lec­ture

Résidence de traduction à Seneffe : appel à candidatures

Le col­lège de Sen­effe — Pho­to Françoise Wuil­mart

Comme chaque année, le château de Sen­effe accueillera en août 2020 un cycle de rési­dence de tra­duc­tion et d’écri­t­ure. Il s’adresse aux tra­duc­teurs et tra­duc­tri­ces de la lit­téra­ture belge vers les langues étrangères, mais aus­si aux auteurs et autri­ces belges fran­coph­o­nes et aux tra­duc­teurs et tra­duc­tri­ces de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. Les can­di­da­tures sont atten­dues pour le 15 avril.

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Délivrez-nous du Mal

Emmanuelle POL, Le prince de ce monde, Fini­tude, 2020, 192 p., 17 €, ISBN : 978–2‑36339–128‑5

« ‘Pour suiv­re Jésus, le Christ, rejetez-vous Satan ?’ Satan ! Au vingt et unième siè­cle ! Donc l’Église admet­tait tou­jours l’existence du Dia­ble. Pourquoi nous cachait-on cela ? » Ain­si s’insurge la nar­ra­trice, une quadra banale, épouse et mère quel­conque, lors d’une céré­monie religieuse pronon­cée au cours d’une fête famil­iale. C’est que cette liturgie aux accents d’exorcisme revêt pour elle les atours d’une réelle sal­va­tion, un arrache­ment à « l’autre » qu’elle invo­quera corps et âme dans sa descente aux enfers. Qui l’y propulse ? Lui, l’autre, le « Prince de ce monde », le mal en per­son­ne, celui qui la séduira, l’obnubilera, la fascin­era, la pos­sédera, la détru­ira… Con­tin­uer la lec­ture

Brasiers : prix Fintro Écritures noires

Marie-Pierre JADIN, Brasiers, Ker, 2020, 153 p., 18 €, ISBN : 9782875862686

Lau­réate du prix Fin­tro Écri­t­ures noires remis dans le cadre de la Foire du livre de Brux­elles pour son pre­mier roman, Brasiers, Marie-Pierre Jadin pro­pose un réc­it à hau­teur d’hommes et de femmes aux fron­tières de leurs his­toires per­son­nelles et de la grande His­toire, celle de la Sec­onde Guerre mon­di­ale et de la Guerre froide. Con­tin­uer la lec­ture

Convulsions du verbe

Otto GANZ, L’œuvre de con­vul­sions, Tail­lis Pré, 2020, 84 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87450–154‑8

Sous une diver­sité  d’expressions — poé­tique, romanesque, plas­ti­ci­enne —, l’œuvre d’Otto Ganz se con­fronte aux expéri­ences-lim­ites et s’adonne à la tra­ver­sée des apparences. La rad­i­cal­ité de son geste se traduit dans le choix de la den­sité. Une den­sité atom­ique de la pen­sée et une den­sité inten­sive du verbe qui se tien­nent au plus loin de la pesan­teur et des con­ven­tions. Con­tin­uer la lec­ture

Prête-moi ta plume

Un coup de cœur du Car­net

Jean Marc TURINE, Vivre (si vous sauriez comme j’avions), Esper­luète, 2020, 136 p., 16.50 €, ISBN : 9782359841244

Il est des écrivains qui font hon­neur à la vie des autres et qui met­tent leur savoir-faire au ser­vice de réc­its de vie qui autrement ne ver­raient sans doute jamais le jour. Une démarche qui était déployée avec brio déjà dans les trois derniers ouvrages de Jean Marc Turine, dont La Théo des fleuves, qui lui a valu le prix des Cinq con­ti­nents. L’auteur de Vivre (si vous saviez comme j’avions) est de ceux-qui prê­tent leur plume aux sans-voix avec un tal­ent qui force l’admiration. Car dans cet exer­ci­ce déli­cat, il con­vient de respecter la parole de l’autre et la réal­ité des faits, mais l’on sait que cette mise en ombre de l’auteur n’est pas pour autant un efface­ment comme l’illustre à mer­veille ce vol­ume qui rassem­ble qua­tre textes dis­tincts. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Pen America : une mention pour Geneviève Damas

Nous vous l’an­non­cions en jan­vi­erIf You Cross the Riv­er, la tra­duc­tion améri­caine du roman de Geneviève Damas Si tu pass­es la riv­ière (Luce Wilquin), fig­u­rait par­mi les final­istes des prix lit­téraires de Pen Amer­i­ca, dans la caté­gorie “Tra­duc­tions”. La branche améri­caine du Pen Club a désor­mais choisi ses lau­réats. Con­tin­uer la lec­ture

Les sélection des prix Sorcières

Les prix Sor­cières récom­pensent chaque année des ouvres de lit­téra­ture jeunesse, dans dif­férentes caté­gories. Les sélec­tions de 2020 sont désor­mais con­nues.

Créés en 1986, les prix Sor­cières sont décernés con­join­te­ment par les librairies français­es spé­cial­isées en lit­téra­ture pour la jeunesse et par l’As­so­ci­a­tion des bib­lio­thé­caires de France. Ils récom­pensent des ouvrages dans 6 caté­gories : “Car­ré­ment beau, Mini”, “Car­ré­ment beau, Maxi”, “Car­ré­ment pas­sion­nant, Mini”, “Car­ré­ment pas­sion­nant, Maxi”, “Car­ré­ment sor­cières, Fic­tion” et “Car­ré­ment sor­cières, Non-Fic­tion”. Pour cha­cune d’en­tre elles, cinq ouvrages sont nom­més. Con­tin­uer la lec­ture

« Ode à l’amour, la souffrance et la mort »

Jas­mine NGUYEN, Po’aime-moi, Bleu d’encre, 2019, 52 p., 12 €, ISBN : 78–2‑930725–27‑7

La poésie joue un rôle ultime dans la vie des auteurs ; sans doute aus­si des lecteurs. S’il existe cent mille raisons de pren­dre la plume et d’écrire des poèmes, il en est une majeure où toutes peut-être se rejoignent : tran­scen­der la langue et par ce chemin, sub­limer la réal­ité. Or celle-ci est sans mesure pour Jas­mine Nguyen. Médecin spé­cial­isée dans les can­cers du sang, auteure ici d’un pre­mier recueil, elle a man­i­feste­ment acquis une con­science pré­cise de ce que l’écriture et la poésie appor­tent à sa vie. Un exu­toire et une libéra­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Partition aquatique et danse des crabes

Dominique LOREAU, Quelques pas de côté, gravures de Charley Case, Esper­luète, 2020, 54 p., 14,50 €, ISBN : 978–2‑35984–126‑8

Dans ce réc­it poé­tique, la cinéaste, pho­tographe, écrivain et poète Dominique Lore­au part de notre rap­port à l’autre, à l’animalité. Quelques pas de côté se tient sous le signe de l’eau. Des pro­tag­o­nistes non humains entrent en scène, des crabes chi­nois qui pro­lifèrent dans les eaux du Nord après que des larves ont été acci­den­telle­ment importées dans l’estuaire de l’Elbe à Ham­bourg. Dominique Lore­au explore mag­nifique­ment, sous d’autres guis­es, ce qu’elle a inter­rogé dans son film Dans le regard des bêtes. Que percevons-nous de la vie ani­male, de sa richesse ? Con­tin­uer la lec­ture

Le prix des lecteurs des librairies Club

Sylvestre Sbille

Sylvestre Sbille

Pour la qua­trième année con­séc­u­tive, la chaine de librairies Club organ­ise un prix lit­téraire qui met à l’hon­neur les romanciers belges. Les six final­istes de cette édi­tion sont con­nus depuis jan­vi­er, mais le lau­réat a été annon­cé ce mer­cre­di 4 févri­er, dans le cadre de l’in­au­gu­ra­tion de la Foire du livre de Brux­elles. Il suc­cède à Odile d’Oul­tremont, primée en 2019 pour Les déraisons (Obser­va­toire).  Con­tin­uer la lec­ture

Une étoile solitaire à la recherche de la rédemption

Un coup de cœur du Car­net

Mar­tine ROUHART, Les fan­tômes de Théodore, Mur­mure des soirs, 2020, 116 p., 16 €, ISBN : 978–2‑930657–60‑8

Comme tous les dimanch­es, Char­lie rend vis­ite à son père Théodore. Ces deux-là sont unis par une belle com­plic­ité où les mots sont super­flus : con­tem­plat­ifs, ils aiment se gorg­er des petites con­tin­gences de la vie. Con­tin­uer la lec­ture

La sélection du prix Régine Deforges

Car­o­line Valentiny — © Car­o­line Valentiny

Créé en hom­mage à l’autrice et éditrice Régine Deforges (1935–2014), le prix qui porte son nom récom­pense chaque année un pre­mier roman. Il est doté de 3.000 €. La pre­mière sélec­tion de l’édi­tion 2020, com­posée de huit titres, est con­nue. Con­tin­uer la lec­ture

Un thriller olympique !

Un coup de cœur du Car­net

Jean-Marc RIGAUX, Kipjiru 42… 195, Mur­mure des Soirs, 2020, 413 p., 22 €, ISBN : 978–2‑93065–757‑8

Il suf­fit d’une page. D’un coup d’œil en sur­plomb sur l’ouvrage. Et on pressent la magie du grand large :

Je cours. Poumons brûlés.
J’ai dégringolé la pente rocailleuse, frôlé des squelettes de séneçons géants et les lobélies.
Je cours. Je cours dans la caldera. À 4000 mètres.
Expir­er est une douleur. Jusqu’au dernier souf­fle.
La men­ace se rap­proche. Elle me frôle main­tenant. Ils sont là. Tout près. J’entends le roule­ment de la cail­lasse. 

L’écriture et la nar­ra­tion de Jean-Marc Rigaux sont tra­vail­lées, ten­dues. La struc­ture inter­pelle. Une alter­nance de chapitres et d’intervalles. Un chapitre 12 à l’entame, un pro­logue aux allures d’épilogue. Véri­fi­ca­tion sur la table : il y aura un chapitre 13 ! Con­tin­uer la lec­ture

Je suis Charlie !

Un coup de cœur du Car­net

Adolphe NYSENHOLC, Char­lie Chap­lin, Le rêve, Didi­er Dev­illez, 2020, 211 p., 25 €, ISBN : 978–2‑8739–6157‑2

Cet ouvrage con­stitue une réédi­tion d’un essai paru en 2018 chez MEO. La nou­velle édi­tion frappe d’emblée par son esthétisme. Char­lie Chap­lin, Le rêve est un très bel objet, le for­mat est supérieur, la mise en page, l’iconographie, la cou­ver­ture (Char­lot endor­mi et rêvant, peut-on le sup­pos­er, en gros plan) ont été superbe­ment tra­vail­lées. Instant de grâce ! L’auteur, qui a voué une par­tie de sa riche car­rière à Chap­lin [1], au point d’en être con­sid­éré de par le monde comme un expert som­mi­tal, a réus­si l’ultime syn­thèse, un essai d’une den­sité lou­voy­ant vers l’art poé­tique. Con­tin­uer la lec­ture

Un rêve de cinéma

Alain BERENBOOM, Le rêve de Har­ry, Genèse, 2020, 248 p., 22,50 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 979–1‑0946896–22

« Un rêve de bagel, c’est un rêve et non pas un bagel » dis­ait Har­ry, l’oncle de Michaël. Soit, le rêve du petit pain ne ras­sas­ie pas. Mais il peut don­ner faim ou créer des envies. C’est ce qui arrive dans ce roman, Le rêve de Har­ry, à Michaël, agent immo­bili­er dans le Brux­elles des années 2000, après avoir été détec­tive privé. Dif­fi­cile de faire for­tune dans ce méti­er où tous les coups sont per­mis. Mais le hasard peut bien faire les choses. Con­tin­uer la lec­ture