Archives par étiquette : Ker

Quand la transition écologique va de pair avec la transition intérieure

Géral­dine REMY, Qui veut la peau de la licorne ?, Ker, coll. « Témoins du monde », 2020, 279 p., 18 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑87586–275‑4

géraldine remy qui veut la peau de la licorneEn 2018, Géral­dine Remy nous fai­sait décou­vrir les licornes dans son pre­mier livre Les secrets de la licorne. On y appre­nait que dans le con­texte de tran­si­tion écologique, ce cheval fab­uleux avec sa corne unique au milieu du front représente toute per­son­ne qui cherche à con­som­mer (et vivre) dif­férem­ment. Dans son nou­veau livre Qui veut la peau de la licorne ?, on retrou­ve l’unicorne (alias Géral­dine, la com­para­i­son s’arrête là) pour un témoignage juste, franc, empreint d’autodérision où Géral­dine racon­te quel genre de par­cours – ini­ti­a­tique – elle a tra­ver­sé pour pass­er de l’écoanxiété à la résilience intérieure. Con­tin­uer la lec­ture

« Mourir, la belle affaire, mais vieillir… »

Vin­cent ENGEL, Les vieux ne par­lent plus, Ker, 2020, 200 p., 18 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑87586–273‑0

vincent engel les vieux ne parlent plus couvertureQue faire de nos aînés ? Alors que la pop­u­la­tion est de plus en plus vieil­lis­sante, que la crise fait rage, que les vieux sem­blent gên­er car ils ne sont pas renta­bles, le gou­verne­ment met en place un sys­tème aux apparences démoc­ra­tiques : les Vil­lages de San­té pour Aînés. Plus besoin de pren­dre en charge les finances et les fins de vie, par­fois dif­fi­ciles, de vos par­ents. On s’en occupe pour vous. Le gou­verne­ment a ain­si créé, un peu partout dans le pays, des étab­lisse­ments à la pointe où l’on prend soin des seniors et de leur pat­ri­moine. Con­tin­uer la lec­ture

La sélection du prix Première — Victor 2020–2021

Le prix Pre­mière — Vic­tor a livré sa sélec­tion pour sa nou­velle édi­tion. Le suc­cesseur de Marie Colot, primée cette année pour Jusqu’i­ci tout va bien (Alice jeunesse), se trou­ve par­mi les 5 livres retenus. Con­tin­uer la lec­ture

Brasiers : prix Fintro Écritures noires

Marie-Pierre JADIN, Brasiers, Ker, 2020, 153 p., 18 €, ISBN : 9782875862686

Lau­réate du prix Fin­tro Écri­t­ures noires remis dans le cadre de la Foire du livre de Brux­elles pour son pre­mier roman, Brasiers, Marie-Pierre Jadin pro­pose un réc­it à hau­teur d’hommes et de femmes aux fron­tières de leurs his­toires per­son­nelles et de la grande His­toire, celle de la Sec­onde Guerre mon­di­ale et de la Guerre froide. Con­tin­uer la lec­ture

Entre-chats sur un air de Brabançonne

Frank ANDRIAT, Les politichats, Ker, coll. « Bel­giques », 2019, 120 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87586–244‑0

Il a beau dire, l’ami Frank, que ces nou­velles « ne sont en rien un por­trait exact de leur per­son­nal­ité » (Celle de ces « stars poli­tiques qui lui (en) ont don­né l’idée »)… Pas d’exactitude au sens pro­pre, d’accord, dans ces Politichats signés Frank Andri­at mais, à tra­vers neuf textes zoomor­phiques, une évo­ca­tion piquante – et miaulante – des tra­vers et car­ac­téris­tiques des hommes et femmes publics qui prési­dent aujourd’hui aux des­tinées, certes prob­lé­ma­tiques, de cette Bel­gique qui donne son nom à la col­lec­tion pub­liée par Ker. Col­lec­tion qui se veut « un por­trait mosaïque » du pays dont la com­pli­ca­tion est, par con­fort, par tra­di­tion et faute de mieux, hap­pée par l’increvable cliché du « sur­réal­isme ». Con­tin­uer la lec­ture

15 nouvelles à liker

COLLECTIF, #bal­anc­etavie, Ker, coll. « Dou­ble jeu », 2019, 242 p., 10 €, ISBN : 9782875862525

Treize écrivains, quinze nou­velles, un sujet. Voilà le pro­gramme du nou­v­el ouvrage col­lec­tif que Ker édi­tions a con­sacré à la thé­ma­tique de la traça­bil­ité de notre vie sur le web. La mai­son n’en est pas à son coup d’essai puisqu’en 2015, elle avait pub­lié un pre­mier recueil de qua­torze nou­velles, Le peu­ple des Lumières, autour du fon­da­men­talise et du ter­ror­isme, puis, en 2017, L’heure du leurre, qui traitait du pop­ulisme et du racisme. Tou­jours dans la col­lec­tion Dou­ble jeu, qui a voca­tion à pro­pos­er des textes lit­téraires pour ado­les­cents sus­cep­ti­bles d’être lus et tra­vail­lés dans les class­es de l’enseignement sec­ondaire, #bal­anc­etavie s’empare d’un autre sujet d’actualité pour offrir aux pro­fesseurs un out­il ad hoc afin d’évoquer en classe cette prob­lé­ma­tique. Con­tin­uer la lec­ture

Quel avenir pour l’humanité ?

COLLECTIF, Les bâtis­seurs, Ker, 2019, 158 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87586–260‑0 

Les bâtis­seurs est un recueil de onze nou­velles écrites pas onze auteurs jouis­sant d’une cer­taine renom­mée dans le monde de l’écriture. Il nous pro­pose un flo­rilège de ce qu’il peut advenir dans le monde face à la crise cli­ma­tique. Tan­tôt opti­mistes, tan­tôt plus som­bres, sou­vent avec une fin ouverte, les nou­velles nous font décou­vrir des imag­i­naires très var­iés… Con­tin­uer la lec­ture

Entre douceur et mélancolie

Jean JAUNIAUX, Bel­giques, Ker, 2019, 124 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑87586–254‑9

Nou­velles, sou­venirs, évo­ca­tions : les textes de Jean Jau­ni­aux, réu­nis sous le titre Bel­giques, égrè­nent sen­ti­ments, impres­sions, humeurs, couleurs.

On par­ticipe à l’exaltante, foi­son­nante pré­pa­ra­tion d’une série d’émissions his­toriques con­sacrées à la Révo­lu­tion de 1830 dont la télévi­sion entendait com­mé­mor­er, en sep­tem­bre 1980, les cent cinquante ans. Épisode décisif dans la vie de Jean Jau­ni­aux, fraîche­ment sor­ti de l’INSAS, que l’un de ses pro­fesseurs lance dans cette aven­ture. « C’est là que sur­git dans ma vie le mir­a­cle de la Révo­lu­tion de 1830. » L’horizon s’ouvre et, avec lui, la chance de pou­voir ren­con­tr­er — et col­la­bor­er avec — des per­son­nal­ités tels Jacques Cog­ni­aux, Jacques Bré­dael, Armand Bache­li­er… Un pre­mier con­trat d’emploi s’apparentait ici à un moment de grâce. (Une journée hors norme) Con­tin­uer la lec­ture

Le bleu et le noir de la vie

Vir­ginie MOULIGNEAUX, Un trou dans la mémoire, Ker, 2019, 102 p., 12 €, ISBN : 9782875862501

Le texte qui ouvre le recueil de nou­velles de Vir­ginie Mouligneaux et lui donne son titre, Un trou dans la mémoire (prix de la Fon­da­tion Lau­re Nobels 2018), est prob­a­ble­ment le plus frap­pant.

Sur fond de guerre d’Espagne, un homme marche, au milieu de ses frères d’armes, vers le pelo­ton d’exécution. En ce moment ultime, lui, Álvaro Gar­ri­ga, qui « était mort un nom­bre incal­cu­la­ble de fois et il était né bien plus sou­vent encore », se sou­vient, au bout de tant d’années, du soir d’été « bleu et capi­teux », qui tourn­erait à l’orage, où Inès l’avait emmené voir la mer. Sans oser dire un mot ni faire un geste, il l’avait regardée s’éloigner sous l’averse alors qu’il aurait tant aimé l’embrasser. « Ses lèvres auraient eu un goût de pluie. » Et si cette heure-ci n’était pas la dernière…? (Un trou dans la mémoire) Con­tin­uer la lec­ture

Noir d’Espagne

François FILLEUL, Pois­sons volants, Ker, 2019, 246 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87586–248‑8

C’est le bout du bout du sud d’une Andalousie qui n’a que peu de rap­ports avec le « divin par­adis que l’on dit friv­o­le » chan­té par Luis Mar­i­ano. C’est un ruban de ville qui s’étire sur l’isthme méditer­ranéen reliant la province de Cadix au ter­ri­toire bri­tan­nique de Gibral­tar, séparé par une fron­tière dev­enue poreuse  (jusqu’à nou­v­el ordre, l’ombre du Brex­it planant for­cé­ment sur le Rocher…). La ville a pour nom La Lin­ea. On y vit assez pau­vre­ment entre débrouille et magouilles et en faisant face plutôt mal que bien à l’invasion per­ma­nente de rats, si cat­a­strophique qu’elle con­traint même les hôpi­taux publics à fer­mer bou­tique. Autre inva­sion plus saison­nière et mieux accep­tée, celle des exo­cets qui four­nissent une nour­ri­t­ure abon­dante mais de piètre qual­ité, après séchage de ces « pois­sons volants » accrochés comme des chaus­settes aux réseaux de cordes à linge. C’est dans ce con­texte andalou bien con­nu de lui pour y avoir vécu plusieurs années que François Filleul, Borain d’origine et pro­fesseur de français à Brux­elles, situe le polar qui lui a valu le deux­ième Prix Fin­tro voué aux « Écri­t­ures noires ». Un cahi­er des charges qu’il n’a pas boudé en mas­sacrant d’emblée au fusil d’assaut sept per­son­nes : des cou­ples d’amis apparem­ment sans his­toire réu­nis dans une mai­son de week-end pour leur tra­di­tion­nel ren­dez-vous des fêtes de fin d’année. Seuls rescapés de cette tuerie à pri­ori inex­plic­a­ble : un Belge, époux d’une fonc­tion­naire européenne et sa petite fille ain­si qu’une som­melière qui, retenue par son tra­vail, est arrivée trop tard sur les lieux pour grossir le bilan macabre. Con­tin­uer la lec­ture

Pourquoi pas moi ?

Lola MANSOUR, Cein­ture blanche, Ker, 2018, 103 p., 12€ / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑87586–242‑6

L’auteure est une judokate belge ayant reçu de nom­breuses médailles, notam­ment la médaille d’or aux Jeux olympiques de la jeunesse 2010 et au cham­pi­onnat d’Eu­rope des moins de vingt ans en 2012. Pour­tant, ce n’est pas une auto­bi­ogra­phie qu’elle nous donne à lire, mais une fic­tion qui dévoile le par­cours d’Anya, douze ans. Celle-ci cherche un but à sa vie et en trou­ve un : elle veut devenir une cham­pi­onne, pen­dant que ses copines rêvent de devenir princess­es. D’où lui vient cette idée ? Pas de ses par­ents artistes, en tout cas. Mais peu importe. Anya est habitée par cette idée fixe. Le hic, c’est qu’elle ne sait pas dans quel sport briller. Con­tin­uer la lec­ture

Vivre selon les règles ?

Giuseppe SANTOLIQUIDO, Bel­giques – Rien ne vaut ce main­tenant, Ker, 2018, 135 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–287586-234–1

Dans ses romans précédem­ment parus, Giuseppe San­toliq­ui­do mon­tre des indi­vidus pro­fondé­ment mar­qués par leurs orig­ines sociales, sou­vent mod­estes. Dans leur pro­jet de con­stru­ire leur vie, ils doivent essay­er de dépass­er ces con­di­tions pour ten­ter de réalis­er leurs rêves ou leurs ambi­tions.


Lire aus­si : G. San­toliq­ui­do, le regard sur l’autre (C.I. n° 193)


C’est tou­jours cette prob­lé­ma­tique cen­trale qui se retrou­ve dans ce recueil de trois longues nou­velles, dont la pre­mière qual­ité est la cohérence. Les mêmes ques­tions fon­da­men­tales se posent aux per­son­nages, mais les répons­es vari­ent. Et donc chaque nou­velle doit être lue en fonc­tion des autres. Con­tin­uer la lec­ture

Vous avez dit Belgique ?

Yves WELLENS, Bel­giques. Zones classées, Ker, 2018, 148 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑87586–238‑9

Le recueil de nou­velles d’Yves Wellens Zones classées, qui s’inscrit dans la col­lec­tion « Bel­giques » des édi­tions Ker, s’ouvre par une trou­blante intrigue autour d’une pho­togra­phie anci­enne : un por­trait de groupe, dont il se révèle qu’un per­son­nage a été effacé. « Une absence. Une dis­pari­tion. Quelqu’un. Quelqu’un était sor­ti du tableau ». Pourquoi ?… » (« Par la bande ») Con­tin­uer la lec­ture

L’Arche de Lalande

Françoise LALANDEBel­giques. Pas des anges, Ker, 2018, 82 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑87586–236‑5

La pub­li­ca­tion du « Bel­giques » con­fié par les édi­tions Ker à Françoise Lalande, et sous-titrée « Pas des anges » (même si ce titre n’apparaît pas sur la cou­ver­ture), s’inscrit dans une nou­velle col­lec­tion lancée par l’éditeur Xavier Van­vaeren­bergh, “Bel­giques” (et dirigée par Marc Bail­ly).

Sur le site de son « Vil­lage lit­téraire » (« KER » en bre­ton sig­ni­fie « vil­lage »), Xavier Van­vaeren­bergh évoque la spé­ci­ficité de ces « Bel­giques ». Cha­cun des recueils de nou­velles est con­fié à un auteur belge fran­coph­o­ne. Au fil des pre­mières livraisons d’auteurs (Engel, San­toliq­ui­do, Dartev­elle, Wellens, Baba) la col­lec­tion brosse « un por­trait en mosaïque de la Bel­gique. Des paysages, des ambiances, du folk­lore, des tra­di­tions, de la gas­tronomie, de la poli­tique, des langues… Tan­tôt humoris­tiques, tan­tôt doux-amers, cha­cun de ces tableaux impres­sion­nistes est le reflet d’une Bel­gique : celle de l’auteur. »

Les pre­miers titres con­stituent déjà un flo­rilège indis­pens­able de lit­téra­ture belge fran­coph­o­ne, dans un genre lit­téraire, la nou­velle, qu’il con­tribue ain­si à pro­mou­voir. Con­tin­uer la lec­ture

Durs comme frères

Yves WELLENS, Cette vieille his­toire, Ker, 2018, 152 p., 18 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑87586–227‑3

wellens cette vieille histoireLes fratries sont bien sou­vent ani­mées de sen­ti­ments con­tra­dic­toires. Rival­ités, jalousies et ressen­ti­ments le dis­putent à la sol­i­dar­ité et à la con­nivence selon une mécanique aux ressorts com­plex­es. Les trois frères Wellens – ce nom nous dit quelque chose — vivent dans des univers dis­tincts. L’un d’eux, le plus célèbre, est un mag­nat brux­el­lois de l’immobilier et des affaires, il est entouré d’une cour d’experts divers. Son aura est incon­testée, son emploi du temps est min­uté, ses appari­tions organ­isées, sa sécu­rité garantie. Un autre frère, qui a pris soin de se faire appel­er de son nom d’auteur, Varens, est un écrivain en vue et il mène une vie plus calme, entre écri­t­ure et flâner­ie, soucieux de ne pas se con­fon­dre avec les valeurs du pre­mier qu’il ne ren­con­tre que spo­radique­ment pour des repas brefs et silen­cieux. Quant au troisième, Gilles, il a un passé de con­tes­tataire, mais sem­ble s’être assa­gi, même s’il garde lui aus­si ses dis­tances. Con­tin­uer la lec­ture

Ring Est, prix Fintro Écritures noires

Isabelle CORLIER, Ring Est, Ker, 2018, 277 p., 18 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑87586–225‑9

corlier ring estC’est sur man­u­scrit et à l’occasion de la Foire du Livre de Brux­elles 2018 qu’Isabelle Cor­li­er a rem­porté le pre­mier prix Fin­tro Écri­t­ures noires 2017. Un prix tout à fait mérité pour Ring Est, que les édi­tions Ker ont pub­lié dans la foulée. Un pre­mier roman d’une grande matu­rité, tant dans la manière de men­er une intrigue hors norme que de décrire le quo­ti­di­en d’un jeune veuf, père d’une gamine en bas âge, juge d’instruction de pro­fes­sion : Aubry Daban­court. Con­tin­uer la lec­ture