Yves-William DELZENNE, Journal de printemps, Samsa, 2020, 72 p., 16 €, ISBN : 978–2875933263
« Il m’arrive de croire que tout a été mis en péril du jour où l’on coupa les grands beaux arbres qui formaient une promenade devant la villa de mon enfance. »
C’est par ce « saccage » du paysage familier, destiné à faire place à une route élargie (« la folie de l’automobile » s’imposait dès la fin des années cinquante), qui est aussi un « saccage » de sa petite enfance, qu’Yves-William Delzenne ouvre son Journal de printemps. Continuer la lecture
La lumière et la chaleur rayonnent, en ce bel été, sur la cité balnéaire Delvester. Tout y respire le plaisir de vivre, l’insouciance chatoyante. Pourtant…
Tout être renferme au creux de lui des étincelles secrètes. « La vocation humaine est de faire jaillir ces étincelles, chacun selon sa propre voie. »
« Photographier, c’est écrire avec la lumière. »
Sous un titre joliment original, Sprimont s’enlivre, un recueil de treize textes nous invite à découvrir, à la porte des Ardennes, Sprimont et des villages environnants.
L’histoire de Bruxelles déroulée en chapitres courts, depuis 4000 avant notre ère, sous la forme d’un site néolithique en forêt de Soignes, jusqu’à nos jours.
Pas faite pour. Le premier roman de Véronique Adam.
La lecture vécue plus que jamais comme une aventure. À la fois intérieure et multiple.
L’histoire de Chantal-Iris Mukeshimana, Relève-toi et danse, s’ouvre sur les images d’une enfance heureuse, rythmée par les saisons, dans un village du Rwanda, au sein d’une famille de quatre enfants dont la mère est l’âme.
Le livre de Paul G. Dulieu, Louvain brisé, nous reporte au temps tourmenté de la scission de l’Université catholique de Louvain, les francophones se trouvant exilés de Leuven et appelés à fonder, en terre romane, Louvain-la-Neuve.
Dans Quand Dieu s’efface…, Vincent Flamand se penche sur le parcours singulier d’une foi en perpétuelle métamorphose : la sienne. Sous la forme de lettres à un presque inconnu dont le regard intense, qui ne le quittait pas, l’avait frappé lors d’une conférence sur le christianisme qu’il donnait à l’évêché de Liège, qu’il aurait voulu rencontrer mais qui s’était déjà éclipsé et dont il a seulement saisi au vol le prénom : Rodolphe Henri.
“La route était taillée d’un seul jet dans la toison broussailleuse du plateau, jusqu’à la limite du ciel où elle s’amincissait en une courroie étroite. À ras du sol, le vent soulevait un peu de poussière comme un chien de chasse qui bourre un lapin ; des nuages lourds de pluie fuyaient dans la même direction, vers le haut pays, si bien que le ciel et la route semblaient glisser d’une même poussée par-dessus la lande immobile. Un appel d’oiseau, trois notes brèves et inquiètes, s’éleva d’un bouquet de prunelliers.”
Dans Le bâton de Plutarque, deuxième volet de ses Miscellanées (le beau nom, quelque peu oublié, des mélanges littéraires), Cristian Ronsmans nous livre une nouvelle brassée de notes cueillies dans ses carnets, aux couleurs et humeurs variées. Groupées par chapitres fantaisistes : Aphorismes et périls, Aphorismes et mantilles, Aphorismes et basse continue, Aphorismes et vieilles dentelles…
L’hirondelle des Andes.
Nouvelles, souvenirs, évocations : les textes de Jean Jauniaux, réunis sous le titre Belgiques, égrènent sentiments, impressions, humeurs, couleurs.