Étienne MARLOT, Comment tuer un loup-garou, Ker, 2023, 187 p., 10 €, ISBN : 978–2‑8758–6465‑9
Gareth est un jeune homme de 15 ans vivant à Attert, dans le Nord d’Arlon. Passionné de livres fantasy et de félins, il mène une vie routinière jusqu’au jour où il tente de chasser un chat noir se transformant sous ses yeux en panthère qui lui parle et l’attaque dans la foulée. Il est fort heureusement sauvé par Kzin, un chasseur qui apprend à Gareth qu’il est doté de pouvoirs magiques activés par cette bataille. Continuer la lecture
Les lichennes est un récit qui repose sur la rencontre de personnages provenant d’environnements radicalement différents. On y croise entre autres : Thelma, la chlorophilienne, mi-humaine mi-végétale, qui a grandi sous terre, dans une grotte pleine de végétaux dépolluants. Farouk, habille mécanicien habitant du satellite artificiel qui tourne autour de la terre. Ros, rebelle originaire des bas-fonds pollués de la planète, condamnée à trier les déchets qui sont exploités par la classe dirigeante. Anatol, étudiant médecin qui vit aux Arcades, la cité qui culmine au-dessus de la nappe toxique. Mais ce ne sont pas là tous les personnages du récit, d’autres personnalités faisant ensuite leur apparition pour jouer le rôle d’antagoniste ou d’allié auprès des héros et héroïnes précitées.
Fidèle désormais aux éditions fDeville puisque ce Vert atlantique constitue le troisième livre qu’il publie chez l’éditeur bruxellois, Marc Meganck, une nouvelle fois, nous surprend par sa capacité à nous entraîner, dès les premières pages, dans son sillage. L’aisance dans l’écriture, la structuration fluide du récit, la manière qu’il a de croquer en quelques coups de plume, un personnage, une situation et l’époque font de ce roman, qui se déroule dans un futur proche, un livre que l’on ne quitte pas. Indécrottable citadin, passionné par l’urbanisme et l’architecture, historien de formation, l’auteur nous emmène sur les traces d’Alex Larsen. Petit fonctionnaire d’un sombre département du ministère, il est notamment en charge du dépouillement de dossiers émanant des Assemblées de Vérification de Constructibilité dont l’acronyme, « A.V.C. », suffit à lui seul à résumer le désabusement dans lequel le plonge sa situation. 






Nous plongeons dans le tome 3 de cette tétralogie fantastique avec la suite des aventures d’Elwyn et Maïna en plein combat contre les troupes de leur ennemi Yrgalon. Le décès inopiné du héros
Discriminations liées au genre, écocide, manipulations du pouvoir et de l’information, importance de la mémoire et de la transmission : l’énumération des thèmes brassés dans ce premier roman peut faire peur. Pourtant, avec Biotanistes, Anne-Sophie Devriese évite l’écueil d’une littérature donneuse de leçons. Mieux : elle signe un roman-univers dont le lecteur met du temps à revenir même si, paradoxalement peut-être, il nous ramène sans cesse au présent. 


Au pays d’Eugène Savitzkaya, les mots rugissent, les phrases sortent de leur lit fluvial, les sensations courent à neuf dans des contes sauvages. Éblouissante fable, entre nouvelle version de la Genèse et légende des despotismes contemporains, Au pays des poules aux œufs d’or nous immerge dans une balade des origines, de la gestation de l’univers à l’avènement des rivières, des forêts, des cerfs, des hommes. Au commencement, les arbres n’étaient pas enracinés, « l’homme n’avait pas de face », un bel enfant fut dévoré par un chien, sa mère devenue folle forma un adolescent avec de l’argile, pétrit un petit Adam comme Savitzkaya pétrit comme personne l’alphabet primordial, les Noms et leurs odeurs, leurs saveurs, leurs folies fangeuses. L’éclosion du monde connaît des splendeurs mais aussi des ratés, le ver despotique est dans le fruit.