Archives de catégorie : Théâtre

Théâtre

Retrou­vez toutes nos recen­sions con­sacrées au théâtre

Une reine libre

Un coup de cœur du Car­net

Valéri­ane DE MAERTELEIRELa reine rouge, Lans­man, 2025, 63 p., 11 €, ISBN : 2807104312

de maerteleire la reine rougeLe min­istre: Au fond, tout ce qui vous intéresse, c’est le scan­dale! C’est que l’on par­le de vous.
La reine: Et qu’est-ce qui vous intéresse vous, “Mon­sieur le secré­taire général de l’OTAN”? Vous ne voulez pas vous enten­dre avec les Russ­es! Oh non, non, non! Vous préférez con­tin­uer à ven­dre des armes, des armes, encore plus d’armes. La guerre froide vous arrange bien. Ce sont les béné­fices de la FN Her­stal qui vous impor­tent !
Le min­istre: Mais la FN est une entre­prise de VOTRE pays bon sang! 
La reine: Et bien qu’elle se con­tente de fab­ri­quer des motos! Vous ne voyez que le prof­it. “Le cap­i­tal­isme provo­quera des crises de plus en plus impor­tantes puis fini­ra par implos­er.” Ce n’est pas de moi, c’est de Marx. Con­tin­uer la lec­ture

Un jour, tu seras un homme, mon fils… Ou pas !

Giuseppe SANTOLIQUIDO, La nuit du Fils, suivi de Por­ca Stra­da !, Sam­sa, 2025, 118 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87593–582‑3

santoliquido la nuit du filsGiuseppe San­toliq­ui­do a com­mencé sa car­rière en Bel­gique (Renais­sance du livre, Ker, Genèse), mais il a été ensuite pub­lié chez Gal­li­mard. C’est dire la per­cus­sion de son éclec­tique (essais, nou­velles, romans, théâtre) tra­jec­toire.

Ce livre sem­ble avoir été pub­lié pour accom­pa­g­n­er une pièce, La nuit du Fils, « créée en févri­er 2025 à Brux­elles, au Théâtre des Galeries ». Dès les pre­mières lignes me frappe une sen­sa­tion prousti­enne. Comme si j’avais déjà lu… De fait, j’ai lu naguère un Bel­giques de Giuseppe San­toliq­ui­do décom­posé en trois longues nou­velles, or la pre­mière, De père en fils, présen­tait les per­son­nages et la sit­u­a­tion de la pièce. Une adap­ta­tion ? Une vari­a­tion libre, plutôt, une relec­ture ou même une con­clu­sion, quelques années plus tard. Curieuse­ment, aucune men­tion ne con­necte les deux textes… Con­tin­uer la lec­ture

Les éclats de conscience

Chris­tine DELMOTTE-WEBER, Je voudrais mourir par curiosité, Oiseaux de nuit, coll. « Rideaux rouges », 2025, 94 p., 10 €, ISBN : 9782931101742

delmotte weber je voudrais mourir par curiositéNous décou­vrons Myr­i­am, seule chez elle. Elle par­le d’un effet par­ti­c­uli­er pro­duit au réveil, comme si sa con­science, à cet instant-là, ne fai­sait plus par­tie d’elle-même. Baba, sa com­pagne, arrive et la réveille. Mais est-elle bien réelle ? Nous com­prenons petit à petit que Myr­i­am est vis­itée par le fan­tôme de Baba. Quelques temps plus tôt, elles ont vécu un ter­ri­ble acci­dent de voiture. Baba est morte sur le coup, Myr­i­am s’en est sor­tie. Elle y a toute­fois vécu un phénomène assez sin­guli­er : une Expéri­ence de Mort Immi­nente (EMI). Depuis, elle essaie de com­pren­dre ce qui lui est arrivé, ain­si qu’à Baba, et s’intéresse beau­coup à la con­science délo­cal­is­able. Baba lui manque énor­mé­ment. Elle aimerait qu’elle vienne plus sou­vent la vis­iter. Con­tin­uer la lec­ture

La mémoire de l’eau

Céline DE BO, Étang de Thau, miroir de vies, Lans­man, 2024, 64 p., 11€, ISBN : 9782807104259

de bo étang de thau miroir de viesCéline De Bo a répon­du à une com­mande d’écriture de l’adjoint à la cul­ture de Mèze, com­mune riveraine de l’étang de Thau. Elle rend compte par les mots de cette éten­due d’eau et inter­roge les habi­tants sur leur rela­tion à l’étang, qui, soit dit en pas­sant, est en réal­ité une lagune. Situé à plus de 1.000 kilo­mètres de Brux­elles, dans le départe­ment de l’Hérault, l’étang de Thau est un grand plan d’eau, un cen­tre vital, végé­tal et ani­mal autour duquel l’homme a fait société et cul­ture. Con­tin­uer la lec­ture

Marche ou crève !

Mer­lin VERVAET, Le groupe de l’Ouest loin­tain, Lans­man, 2024, 76 p., 12 €, ISBN : 978–2‑8071–0424‑2

vervaet le groupe de l'ouest lointainAu début du 20ème siè­cle, l’Australien Dou­glas Maw­son con­duisit l’équipée du Groupe de l’Est loin­tain en Antarc­tique… (1911–1914). Plus d’un siè­cle plus tard…

Sur ces mots
Dou­glas Maw­son recom­mence son dossier
en véri­fi­ant soigneuse­ment l’orthographe
en crédi­tant chaque pho­to
pré­cisant un à un
les points de leur futur par­cours  
lis­tant les ressources néces­saires
le nom­bre de per­son­nes qu’il devra employ­er
le nom­bre de chiens de traîneaux
l’équipement, pas­sant du sim­ple pio­let au matériel de tour­nage
Son dossier est main­tenant par­fait
Dou­glas Maw­son le dépose une nou­velle fois au Min­istère pour la Relance et les Investisse­ments Stratégiques chargés de la Poli­tique Sci­en­tifique de Bel­gique
Il le dépose et attend de nou­veau une réponse qui cette fois il en est cer­tain sera pos­i­tive
C’est négatif Con­tin­uer la lec­ture

Jeune fille en quête d’identité

Yous­ra DAHRY, Kheir Inch’Allah, Lans­man, coll. « Lans­man Poche – Le Rideau », 2024, 56 p., 10 €, ISBN : 9782807104273

dahry kheir inch allahDans ce mono­logue, Yous­ra se racon­te et remonte le temps pour expli­quer la femme de trente-six ans qu’elle est dev­enue. Enfant unique, elle a gran­di auprès d’un père qui aurait aimé avoir un garçon et une mère qui aurait aimé qu’elle ait une vie bien rangée. Un père qui lui a coupé les cheveux très courts et lui a appris à recon­naitre toutes les mar­ques de voitures. Une mère vue comme une pau­vre mal­heureuse de n’avoir eu qu’un enfant… une fille en plus, ‘mski­na!’. Con­tin­uer la lec­ture

Un amour en diagonale

Frédéric ROELS, Ren­dez-vous, Lans­man, 2024, 40 p., 10 €, ISBN : 9782807104204

roels rendez-vousLéa et Ted se retrou­vent sur la Ram­bla, à Barcelone. Un ren­dez-vous qui sem­ble ne pas avoir été con­venu, mais qui est une évi­dence pour tous les deux. Qui sont-ils l’un pour l’autre ? Der­rière les for­mules de politesse, des mots laconiques et une cer­taine gêne, on sent une forte atti­rance. Ils sont comme hors du temps. Leur dia­logue est étrange, quelque peu philosophique. Leurs pas les mènent vers la mer. On remonte le temps au rythme de leurs foulées. Dix ans plus tôt, ils se sont ren­con­trés lors du tour­nage de Ren­dez-vous à Barcelone de Guy Long­prez. Léa Goldoni, actrice vedette française, y tient le pre­mier rôle. Ted, quant à lui, un Bri­tan­nique solaire et soli­taire, com­pose la musique du film. Pho­tographe ama­teur, il aime assis­ter au tour­nage, pour s’imprégner au mieux de l’am­biance et faire rejail­lir toutes ces émo­tions dans sa musique. Il prend quelques clichés de Léa qui font sen­sa­tion. Jamais per­son­ne ne l’avait regardée de cette manière, avec ce regard si atyp­ique, en diag­o­nale. Une rela­tion inédite et pla­tonique voit le jour entre eux, leurs rap­ports restant toute­fois pro­fes­sion­nels. Les vies de famille, les besoins du méti­er les acca­parent. Les années passent. Mais cha­cun con­tin­ue à chercher des signes de l’autre. Con­tin­uer la lec­ture

L’implacable patience de la montagne

Robin VAN DYCK, L’espoir de sauver les vivants, Lans­man, 2024, 48 p., 11, ISBN : 9782807104235

van dyck l'espoir de sauver les vivantsGuide de haute mon­tagne, Émile reçoit la vis­ite de Luca, un gars qu’il a aidé des années aupar­a­vant. Ce n’est pas le bon moment pour des retrou­vailles. Émile est énervé : qua­tre sauveteurs sont coincés en alti­tude parce qu’ils sont par­tis sec­ourir un homme poli­tique qui s’est pris pour un aven­turi­er. Là-haut, à plus de 2.500 mètres, la tem­pête fait rage et les con­di­tions sont très dif­fi­ciles. Luca annonce que l’homme là-haut est Bruno, son com­pagnon. Il a besoin de l’aide d’Émile pour le sec­ourir. La nuit est tombée. Il sem­ble com­plète­ment insen­sé de s’aventurer dehors à cette heure. Ce serait du sui­cide. Et pourquoi Émile devrait-il à nou­veau sauver la peau de Luca ? Ne l’a‑t-il pas déjà fait à Gênes, vingt ans aupar­a­vant ? Il avait alors accueil­li chez lui le jeune Luca, com­plète­ment défig­uré et abîmé. Mais Émile n’est plus cette bonne âme de l’époque. Depuis trois ans, de vieux démons le hantent, notam­ment le fan­tôme de Lucio, un homme qu’il n’a pas réus­si à sauver. Léa, sa com­pagne, essaie de le calmer. En vain. Parvien­dra-t-elle à lui con­fi­er ce qu’elle a à lui dire ? Pour­ra-t-il sur­mon­ter ses cauchemars ? Aidera-t-il Luca à retrou­ver Bruno ? Émile est plein de regrets. Mais com­ment se racheter une con­science ? On ne pour­ra de toute façon pas ressus­citer les morts. « L’espoir de sauver les vivants peut les ressus­citer », lui répond Léa. Con­tin­uer la lec­ture

Dans le ventre du feu

Un coup de cœur du Car­net

Lisa DEBAUCHE, Carcasses/L.R.D.P., Arbre de Diane, coll. « Hori­zons », 2024, 92 p., 14 €, ISBN : 9782930822327

debauche carcassesLa scène théâ­trale dressée par Lisa Debauche se présente comme une arche sur laque­lle mon­tent les désirs, le feu de l’amour, la reine des putes, les mil­liards d’animaux fuyant l’assassinat de masse. Après des études d’art dra­ma­tique, Lisa Debauche pub­lie chez Mael­strÖm La nuit est encore debout c’est pour ça que je ne dors pas, un pre­mier recueil poé­tique sai­sis­sant, tail­lé dans la nuit des mots et des corps. Autrice, com­positrice, inter­prète ayant sor­ti deux albums sous le nom de Lisza, elle livre avec Carcasses/L.R.D.P. une pièce de théâtre qui prend la forme d’un mono­logue de feu dansant comme un der­viche tourneur. Con­tin­uer la lec­ture

Claire Lejeune. La traversée du verbe

Un coup de cœur du Car­net

Claire LEJEUNE, Mémoire de rien et autres poèmes, Post­face de Christophe Meurée, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2024, 368 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–691‑6
Claire LEJEUNE, Ari­ane et Don Juan et autres pièces, Post­face de Christophe Meurée, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2024, 224 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–690‑9

lejeune mémoire de rienClaire Leje­une (1926–2008) a arraché à l’espace des Let­tres leurs habi­tudes, leurs balis­es, leur prêt-à-écrire pour les ouvrir à l’inconnu, à l’expérience d’un verbe autre. Remar­quable­ment post­facés par Christophe Meurée, les deux vol­umes que pub­lie Espace Nord — Mémoire de rien et autres poèmes, Ari­ane et Don Juan et autres pièces délivrent deux des mas­sifs textuels de son œuvre, les recueils poé­tiques d’une part, ses pièces de théâtre de l’autre. La sub­di­vi­sion de ses créa­tions en trois champs d’expérimentation qui cor­re­spon­dent à trois temps de sa tra­jec­toire (poésie, essais, théâtre) pèche par sa rigid­ité tant la langue et l’univers qu’elle mobilise font éclater les fron­tières des gen­res, lais­sent la poésie per­col­er dans des textes qui sont avant tout des stases d’une expéri­ence intérieure. Pub­liés dans leur ver­sion inté­grale[1], les recueils poé­tiques La gangue et le feu, Le pour­pre, La geste, Elle, Mémoire de rien (Le dernier tes­ta­ment ne fig­ure pas) dessi­nent une car­togra­phie où se dresse la scène d’une équiv­a­lence entre l’écriture et la nais­sance à soi, entre la ges­ta­tion du verbe et l’engendrement du sujet poé­tique par les mots. Con­tin­uer la lec­ture

« Faites des câlins pas les magasins »

Didi­er POITEAUX, Fast [Peut-on se réap­pro­prier ses désirs dans une société de con­som­ma­tion ?], Lans­man, 2024, 44 p., 11 €, ISBN : 9782807104211

poiteaux fastComme dis­ait Georges Perec, la société de con­som­ma­tion nous aliène, « toutes ces choses [que nous con­som­mons] ne sont là que pour entretenir une espèce de frénésie, de ver­tige, d’hypnose ». Nos désirs sont-ils réels ou sont-ils conçus de toutes pièces pour nous amen­er à con­som­mer plus ? Dans Fast, Didi­er Poiteaux abor­de le vaste sujet de la fast fash­ion – mode de pro­duc­tion de l’industrie tex­tile qui con­siste à pro­duire tou­jours plus à des prix tou­jours plus bas – et part de cette ques­tion : peut-on se réap­pro­prier ses désirs dans une société de con­som­ma­tion ? Con­tin­uer la lec­ture

Kusttram KT

Ilyas METTIOUI, Knokke-le-Zoute, Lans­man / Le Rideau, coll. « En direct de la scène », 2024, 56 p., 11 €, ISBN : 978–2‑8071–0414‑3

mettioui knokke le zouteLe rythme du tram, c’est le rythme du réc­it pen­dant lequel Déb­o­rah réflé­chit. À Knokke, après avoir longé toute la côte belge, elle sait qu’elle ouvri­ra l’urne funéraire dans laque­lle se trou­vent les cen­dres du père qu’elle n’a jamais ren­con­tré. Durant une journée, elle dis­cute avec les six per­son­nages aux­quels elle pense, se deman­dant si c’est elle qui écrit son his­toire et com­ment se débat­tre avec ce qui a été fait avant même sa nais­sance, con­ver­sant avec celles qui sont encom­brantes mais qui ont tou­jours été là, avec les ver­sions pos­si­bles de celui qui n’a jamais été présent, avec ceux qui pour­raient à leur tour dis­paraitre. La pièce s’ouvre sur un poème qui par­le d’eau. Il sera dit autant de fois qu’il y a de femmes dans le réc­it. Eau de la mère, eau dans la mer, dis­per­sion du père dans les flots. Sur la route, Déb­o­rah s’adresse à Cécil­ia et à Annette. Elle pense à qui elles sont pour elle et l’une pour l’autre. Elle invente Benoît et Mustapha, elle écoute Habib et David. Con­tin­uer la lec­ture

« Samu Centre 67, je vous écoute… »

Un coup de cœur du Car­net

Flo­ri­an PÂQUE, Appuyez sur # [L’alouette], Lans­man, 2024, 100 p., 13 €, ISBN : 978–2‑8071–0413‑6

paque appuyer sur #Depuis la paru­tion d’Eti­enne A. chez Lans­man Édi­teur, Flo­ri­an Pâque n’a de cesse de met­tre le monde du tra­vail au cen­tre de sa réflex­ion, et de l’aborder par cer­cles spi­ralaires, dans une con­cep­tion soci­o­cri­tique du texte de théâtre. Appuy­er sur # [L’alouette] com­plète ain­si les trois opus précé­dents, le pre­mier cam­pant un employé de chez Ama­zon se trans­for­mant lit­térale­ment en col­is à expédi­er ; le deux­ième, Sisyphes met­tant en per­spec­tive le mythique con­damné per­pétuel, réin­car­né en divers per­son­nages invis­i­bil­isés par une société qui ne recon­naît que des pro­fils-types ; le troisième, Fourmi(s), ampli­fi­ant encore l’effet d’absurde en révélant à lui-même un livreur Uber englué dans la nasse de la rentabil­ité et dom­iné par un patron-robot. Con­tin­uer la lec­ture

La lutte finale

Alex LORETTE, Les grandes marées, Lans­man, 2024, 76 p., 12 €, ISBN : 978–2‑8071–0409‑9

lorette les grandes maréesDans une écri­t­ure « caméra sur l’é­paule », Alex Lorette, qui est déjà l’au­teur de plusieurs pièces et vient de recevoir le prix Charles Plis­nier théâtre, sait créer une intrigue sourde, faire mon­ter les con­flits, laiss­er enten­dre les reproches qui cou­vent entre les per­son­nages. Ici, encore dans sa dernière pièce en date, Les grandes marées, il plonge dans le con­flit des généra­tions poussé à l’extrême, comme une fin d’époque explorée par un père et son fils. Con­tin­uer la lec­ture

« On ne va nulle part en battant des nageoires »

Guil­laume DRUEZ, Cœur de pédé suivi de Bocal, Oiseaux de nuit, coll. « Rideaux rouges » 2023, 114 p., 10 €, ISBN : 9782931101674

druez coeur de pedeCœur de pédé nous met en présence de Guil­laume qui souf­fre du syn­drome du cœur brisé. Son cœur est totale­ment nécrosé, broyé par un cha­grin d’amour.

C’est vrai, je vis.
Avec un cœur brisé.
Hors d’usage.
Ratat­iné.
Mis en miettes. 
Con­tin­uer la lec­ture

Puissance des voix !

Adrien D’HOSE, Square Edi­son, Lans­man,  2023, 64 p., 11 €, ISBN : 978–2‑8071–0398‑6

d'hose square edisonAdrien d’Hose vient de pub­li­er sa pre­mière pièce de théâtre, Square Edi­son, aux Édi­tions Lans­man et, pour un homme ou une femme de théâtre, c’est tou­jours un événe­ment par­ti­c­ulière­ment déli­cat et for­mi­da­ble. Déli­cat en ce sens où l’au­teur publique­ment dévoile déjà les prémices d’un style et, for­mi­da­ble, en ce sens où l’édi­tion de théâtre per­met de venir et de revenir au texte en dehors même des aléas et des dif­fi­cultés de pro­duc­tion scénique. Con­tin­uer la lec­ture