Sophie MUSEUR, Pop, Onlit, 2023, 250 p., 18,99 € / ePub : 9,49 €, ISBN : 9782875601735
Pop, c’est la gamine que sa sœur chambre. Ben oui, c’est quoi cette manie de s’asseoir sous le billard de La boule de Feu, ce café où trainent leurs parents tous les soirs, et d’observer « les jambes des gens, celles des tables, des chaises et du flipper aussi », chipoter avec les restes de chips tombés par terre, assister au spectacle des gens qui s’enivrent, se frôlent, remuent, titubent ? Et pourquoi cette petite lui colle aux basques quand elle désire s’éclater avec son copain du moment ou avec ses amies majorettes ? Et qu’est-ce qu’elle est pénible, aussi, lorsqu’elle lui rappelle les interdits et les punitions qui pleuvent alors qu’elle, Fani, aspire à un peu de vie et de légèreté. Mais, en même temps, elle l’adore, son encombrante sœurette ; elle la taquine et la rabroue, mais elle la défendrait contre n’importe qui, c’est sûr. Continuer la lecture











Au fil d’une saisissante fiction, Jean-Luc Outers nous embarque dans une remontée dans le temps, un vertige mémoriel, direction Sarajevo assiégée, au cœur des combats dans l’ex-Yougoslavie. Invité par Reporters sans frontières à se rendre à Sarajevo en qualité d’écrivain, l’auteur séjourne en 1994 durant une semaine à l’Holiday Inn où sont regroupés les journalistes internationaux. Vingt-cinq ans plus tard, une force irrépressible le pousse à remettre ses pas dans l’année 1994, à se donner rendez-vous avec un pan de passé collectif marqué par la douleur, avec un fragment de passé intime condensé dans le nom d’Anna, une anesthésiste italienne rencontrée dans un hôpital.
Un roman. Avec tout ce qu’il faut d’ingrédients d’avant l’ère du soupçon et la mort de l’auteur, d’avant le nouveau roman, la modernité, la postmodernité : le retrait du monde, une passion amoureuse interdite, une rivalité où l’être aimé est joué aux dés, une disparition et peut-être un assassinat – et même un duel ; un récit dans le récit – des carnets scellés divulgués. Et l’illusion du réel. Autant le dire, quand on commence la lecture du Vitrail en flammes, livre quasi oublié (publié une première fois en 1930) d’un auteur disparu des rayons des librairies (Alex Pasquier, 1888–1963) on plonge – avec plaisir – en plein texte old school. En belle écriture.
Pour son entrée dans le monde de la bande dessinée, l’auteur et illustrateur David Merveille s’est associé à un scénariste aguerri, son complice de longue date Zidrou. Avec Amore, le tandem nous emmène en Italie.
Assurément Olivia n’aurait pu être écrit en notre temps pétri de cynisme, pas plus qu’il ne semble dater des années trente, époque qui l’a pourtant vu naître (il a paru en 1936 chez Gallimard) tant il est empreint – ainsi que le montre l’écrivain Emmanuel Régniez dans sa postface – de l’esthétique romantique. Madeline Ley, autrice à la courte carrière littéraire (une décennie) le nourrit des agréments de ce mouvement littéraire tout en assumant subtilement que toute cette histoire n’est que littérature.