Archives par étiquette : Émilie Gäbele

Un huis clos familial et estival

Valen­tine de le Court,  Vacances Oblig­a­toires en Famille, Mols, 2015, 174 p., 18,90€/ePub : 12.99 €

Les vacances en famille ! Le plus sou­vent, c’est un bon­heur partagé. Un moment unique que l’on se dépêche de vivre inten­sé­ment. Une douce mélodie de sou­venirs — de baig­nades, de ceris­es bien rouges et de fous rires — qui res­teront gravés à tout jamais. Mais les vacances en famille peu­vent égale­ment être syn­onymes d’ennui et d’obligations éprou­vantes. Qui n’a pas reproché à cette sœur d’être trop mani­aque ? À ce beau-frère d’être fleg­ma­tique ? Ou à cette mère d’être intru­sive ? Con­tin­uer la lec­ture

Les vents de la révolution

Mohamed BARI, Le prince d’Arabie, Carnières, Lans­man / CTEJ, 2015, 36 p., 9€

Au pays strict, règ­nent l’ordre et l’autorité. Y domi­nent aus­si la police qui sévit, la cen­sure, la dom­i­na­tion mas­cu­line, l’oppression des femmes, la répres­sion… Au pays strict, il est inter­dit de se plain­dre, les enfants ne rient presque pas, la radio passe con­tin­uelle­ment la même chan­son, les fils doivent exercer le même méti­er que leur père. Cer­tains papas sont mys­térieuse­ment par­tis « en voy­age ». Con­tin­uer la lec­ture

Méfie-toi du loup !

Cather­ine DAELE, La nuit du san­gli­er, Carnières, Lans­man, 2015, 48 p., 10€

Térence et Eri­ka sont frère et sœur. Cette dernière, âgée de quinze ans, veut décou­vrir le monde et n’en a que faire de l’école et de ses oblig­a­tions. Les chemins détournés sont bien plus alléchants. Elle aimerait fon­cer tête bais­sée, tel un san­gli­er. Térence et Eri­ka vivent seuls, leur mère étant par­tie à New York. Térence se voit con­fi­er la garde de sa tur­bu­lente sœur, lui qui, au con­traire, préfère respecter les règles et ne pas s’écarter du droit chemin. Il suit de bril­lantes études et tra­vaille comme serveur dans une brasserie. Tout le con­traire de sa sœur qui incar­ne la pas­sion de la jeunesse, la soif de lib­erté. Térence ren­con­tre des dif­fi­cultés à faire respecter son autorité. Eri­ka ren­con­tre Alec, un homme qui lui fait tourn­er la tête. Elle décou­vre les joies de la vie noc­turne, les boîtes de nuit, les bois et les san­gliers. Le frère et la sœur s’éloignent chaque jour un peu plus. Eri­ka aime ce frère mod­èle, mais veut s’en écarter. Con­tin­uer la lec­ture

« Je vous aime, merci »

Jean-Luc PIRAUX, Six pieds sur terre, Carnières, Lans­man, 2015, 36 p., 9€

Jean-Luc Piraux n’est pas un comé­di­en ni un auteur comme les autres. Ce clown lunaire de haut vol a le cœur sur la main. En dia­logue con­stant avec son pub­lic, il l’emmène à tra­vers des petites his­toires du quo­ti­di­en, tou­jours tein­tées d’humour et de quelques grince­ments. Car tôt ou tard, le clown blanc laisse sa place à l’auguste. La tragi­comédie est son domaine de prédilec­tion. Six pieds sur terre en est la par­faite illus­tra­tion. Même si ce texte est le pre­mier que Jean-Luc Piraux pub­lie, il n’est pas son pre­mier écrit. Con­tin­uer la lec­ture

Des retrouvailles au goût amer

Jean-François Viot,  Au bord des lèvres, Marcinelle, Édi­tions du CEP, 2014, 131 p., 14€

Ellen vit avec son fils Bil­ly, à San­ta Cruz en Cal­i­fornie, dans une jolie mai­son bor­dant le Paci­fique. La vie suit son pais­i­ble cours : tan­dis que Bil­ly fréquente l’un des plus pres­tigieux col­lèges de la ville, Ellen vaque à ses occu­pa­tions, entre son boulot, les cours­es, le ménage, l’éducation de son fils et ses soirées papote avec sa voi­sine Lisa. Tout va pour le mieux jusqu’à ce qu’Ellen voie ses vieux démons ressur­gir et que frappe à sa porte Chet, un ancien amant. L’homme est au plus mal. Il est tox­i­co­mane et ne pos­sède plus rien. Sa car­rière est dans une impasse. Plus per­son­ne ne veut le pro­gram­mer. Ellen l’invite à s’installer chez elle quelques temps et tente de le faire décrocher. Petit à petit, leur passé com­mun refait sur­face. Com­ment se sont-ils ren­con­trés ? Pourquoi ne se sont-ils plus vus pen­dant dix-sept ans ? Vain­cra-t-il son addic­tion ? Con­tin­uer la lec­ture

Des revenants pas comme les autres

Émilie GÄBELE

debrouxLe mythe du vam­pire ne date pas d’hier. Depuis le XVIIIe siè­cle, nom­bre de romans, films, ban­des dess­inées et pièces de théâtre puisent leur inspi­ra­tion dans ce ter­reau fer­tile. Thier­ry Debroux pro­pose une pièce amu­sante où l’on retrou­ve les fameux attrib­uts du vam­pire et les légen­des qui courent sur son compte. Il explore cet univers goth­ique et fan­tas­tique, trans­posé au XXIe siè­cle. Con­tin­uer la lec­ture

De touchantes promenades imparfaites

Un coup de coeur du Carnet
Emilie GÄBELE

lambertDes êtres avan­cent dans une ambiance canic­u­laire. L’air se fait lourd. La nébu­losité aug­mente. Un obsta­cle et ils trébuchent. La chute était inévitable. Cer­tains se relèvent rapi­de­ment. D’autres, aux abois, plon­gent « pour un instant, pour un instant seule­ment », ou pour une plus longue durée. Ces hommes et ces femmes par­courent les villes, à pied ou en voiture, errent dans leurs pen­sées, leur passé, leurs rêves. Ce sont tous de grands blessés. Cer­tains ont été amputés d’une femme, d’une dig­nité, d’un rêve, d’autres d’une car­rière, d’une voix, d’un ami, d’une rai­son… Ils avan­cent clau­di­cant, bien sou­vent seuls, l’ombre d’une peur incon­nue leur col­lant à la peau. Con­tin­uer la lec­ture

Le monde se reflète dans une goutte d’eau

Un coup de coeur du Carnet
Émilie GÄBELE

cottonSix jeunes par­courent la ville à la recherche de l’amour, d’un tra­vail, du bon­heur, du plaisir, du récon­fort… Cha­cun à leur tour, par cou­ple ou seul, ils nous racon­tent leurs déboires sen­ti­men­taux, leurs pul­sions, leur soif de change­ment, leur envie de meurtre par­fois. Con­tin­uer la lec­ture

I wanna be a star

Émilie GÄBELE

kerbusch_gabeleSimon a quinze ans. Comme tous les enfants, il a une mère et un père, mais peu d’amis. Il n’est pas très cau­sant, ce qui lui vaut d’ailleurs de porter le surnom « la tombe ». Con­tin­uer la lec­ture

Une poussière parmi d’autres

Émilie GÄBELE

delbecq_gabeleComme sou­vent, Céline Del­becq met en scène un drame famil­ial. Dans Pous­sière, une mère et ses filles, Marie et Camille, emmé­na­gent dans un nou­veau loge­ment. Un incendie a rav­agé leur anci­enne demeure. Elles ont échap­pé à la mort, mais pas aux blessures, autant physiques que men­tales. Con­tin­uer la lec­ture

Rire avec l’ami Sam sur le macadam

Émilie GÄBELE

durnez_gabele« Quand mon dernier ami est mort… » sont les pre­miers mots de la pièce Le dernier ami. Depuis juin 2014, ils son­nent d’une autre manière. Éric Durnez, lui qui affec­tion­nait par­ti­c­ulière­ment le per­son­nage du vagabond, a pris le grand large pour ne plus revenir. Il laisse der­rière lui une œuvre con­sid­érable et nom­bre de textes inédits. Le dernier ami est l’un de ses derniers écrits, un texte com­mandé par son fidèle cama­rade Thier­ry Lefèvre et mis en scène en août dernier aux Ren­con­tres de théâtre jeunes publics à Huy. Un hom­mage de Thier­ry Lefèvre à son copain chanteur et poète Max Gély, mais aus­si aujourd’hui à son ami de tou­jours, Éric Durnez. Con­tin­uer la lec­ture

Enquête post-mortem

Valen­tine DE LE COURT, Explo­sion de par­tic­ules, Mols, 2014, 272 p., 19,90€/ePub : 13.99 €

de le courtEntourée de ses proches, Juli­ette s’avance dans l’église Saint-Charles de Suzer­il. La chapelle est noire de monde. La jeune femme a tou­jours rêvé d’un beau mariage. Arrivée devant l’autel, sa pho­to lui fait face. Quelque chose cloche. Con­tin­uer la lec­ture

Récit d’un Je

Yves WELLENS, Vert bouteille, Hévillers, Ker édi­tions, 2014, 84 p., 10 €/ePub : 6.99 €

wellensL’enfance ? Une péri­ode unique où se mêlent insou­ciance et joie de vivre. Pour Yves Wellens, le « vert par­adis de l’enfance » décrit par Charles Baude­laire a vite cédé sa place à un vert bouteille, un vert assom­bri par les nom­breuses fioles vidées par son père.

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De grandes espérances aux illusions perdues

Jean-Pierre DOPAGNE, L’école est finie, Carnières, Lans­man, 2014, 38 p., 9 €

dopagneL’école forme des mil­liers de citoyens. En imposant moult règles et décrets, ne sac­ri­fie-t-elle pas la lib­erté, la créa­tiv­ité ? Ne pro­duit-elle pas finale­ment que des pen­sées prêt-à-porter, des robots ?

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Le grand désarroi contemporain

Jean LOUVET, La souf­france d’Alexandre, Lans­man, 2014, 36 p., 9 € ; Une soirée ordi­naire, Carnières, Lans­man, 2014, 38 p., 9 €

louvetDans les deux pièces, La souf­france d’Alexandre et Une soirée ordi­naire, Jean Lou­vet met en scène des cou­ples qui s’interrogent sur le monde et sur eux-mêmes. Il fait état d’une société en crise. Cer­tains per­son­nages sont en pleine détresse per­son­nelle, tan­dis que d’autres doutent de leur cou­ple ou com­mentent la péri­ode de réces­sion économique et la mis­ère sociale gran­dis­sante. À quand la grande révo­lu­tion qui nous sor­ti­ra de cette indif­férence ambiante ? C’est la fail­lite des grands idéaux.

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