Carmelo VIRONE, Prendre ses quartiers, Herbe qui tremble, coll. « D’autre part », 2026, 103 p., 16 €, ISBN : 978–2‑488–229173
Carmelo Virone est un poète discret, rare. Avec ce nouveau recueil, Prendre ses quartiers, le troisième depuis 2002, Virone pose ses bagages de bourlingueur littéraire. Qu’ils soient d’hiver ou d’été, il prend ses quartiers dans les territoires de l’enfance, là où la frontière entre mémoire et nostalgie se fait plus poreuse. Au fil du mots, les souvenirs éclosent par bribes. Éclats, pépites qui surgissent comme une surprise découverte, avec émerveillement, dans le creux de l’œuf en chocolat. Un peu de jus de groseille sur les mains, une marelle dessinée sur le pavé ou la toupie que l’enfant rêve de voir tourner indéfiniment, voilà sans doute les remparts contre le temps qui passe. Continuer la lecture














